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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 950822 )09/08 Vigile de St Laurent, martyr, St Romain, martyr, Ste Edith Stein par ami de la Miséricorde (2022-08-08 22:56:20) 



Vigile de St Laurent, martyr

Litanies de Saint Laurent

Homélie de Saint Augustin pour la fête de Sainte Laurent



Mémoire de St Romain, martyr



9 août : Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein)

Religieuse

Edith naquit en 1891, à Breslau, aujourd'hui Wroclaw, dans une famille juive.
Elle étudia la philosophie, et se rapprocha de la religion catholique puis se convertit en 1922 et reçut le baptême.
Elle entra au Carmel de Cologne et adopta le nom de Thérèse-Bénédicte de la Croix.
Déportée à Auschwtiz-Birkenau, elle y mourut le 9 août 1942.
Sainte Edith Stein est Co-Patronne de l''Europe et depuis le 1er octobre 1999, avec Brigitte de Suède et Catherine de Sienne.
Son prénom Thérèse en grec signifie " chasseresse", en latin " celle qui est bénie" et en allemand "femme forte".

Biographie sur le site du Vatican.

Le site de l'Institut Sainte Edith Stein

Une prière pour les souffrants et les défunts de Sainte Edith Stein

Bénis l'esprit humilié de ceux
qui sont oppressés par la souffrance,
La solitude pesante des âmes profondes,
L'être inquiet des hommes
Et la souffrance qu'une âme
n'ose confier à aucune âme sœur.

Et bénis cette bande d'exaltés ténébreux
Qui ne craignent pas le fantôme de chemins inconnus.
Bénis la détresse des hommes qui meurent en cette heure
Donne-leur, Dieu de bonté, une fin paisible, bienheureuse.

Bénis tous les coeurs ; surtout les [coeurs] affligés, Seigneur,
Aux malades donne soulagement ; aux tourmentés, la paix.
À ceux qui emportent leur amour dans la tombe, apprends-leur à oublier.
Ne laisse aucun coeur dans la peine du péché sur toute la terre.

Bénis ceux qui sont heureux, Seigneur. Garde-les sous Ta protection.
Tu ne m'as pas encore enlevé le vêtement de deuil.
Il pèse parfois lourdement sur mes épaules fatiguées
Mais si Tu donnes la force, alors je le porterai, expiant, jusqu'à la tombe.

Bénis ensuite mon sommeil, le sommeil de tous les morts.
Souviens-toi de la souffrance que Ton Fils endura pour moi
dans son angoisse mortelle.
Ton Être plein de Miséricorde pour toutes les détresses humaines
Donne à tous les morts le repos dans Ta paix éternelle.

Une prière au Saint-Esprit de Sainte Edith Stein.
Qui es-tu, douce lumière qui m'inondes
Et illumines l'obscurité de mon coeur ?
Tu me conduis par la main comme une mère,
Et si Tu me lâchais, je ne saurais faire un pas de plus.
Tu es l'espace qui enveloppe mon être et le garde en lui,
Abandonné de Toi, il tomberait dans l'abîme du néant
dont Tu me tiras pour m'élever à la lumière.
Toi, plus proche de moi que je ne le suis de moi-même,
Plus intérieur que mon être le plus intime
Et pourtant insaisissable et inouï.
Surprenant tout nom
ESPRIT SAINT, AMOUR ÉTERNEL.

N'es-tu pas la douce manne
qui déborde du coeur du Fils
Dans mon coeur, Nourriture des anges et des bienheureux ?
Lui qui s'éleva de la mort à une vie nouvelle
m'a éveillée aussi du sommeil de la mort
à une vie nouvelle et me donne vie nouvelle jour après jour.
Sa plénitude viendra un jour m'inonder,
Vie de Ta vie, oui Toi-même
ESPRIT SAINT, VIE ÉTERNELLE.

Es-tu le rayon qui jaillit du trône du juge éternel
Et fait irruption dans la nuit de l'âme,
Qui jamais ne se connut elle-même ?
Miséricordieux, impitoyable, il pénètre les replis cachés.
Effrayée à la vue d'elle-même,
Elle est saisie d'une crainte sacrée,
Le commencement de cette sagesse,
Qui nous vient d'en haut et nous ancre solidement dans les hauteurs
Par Ton action qui nous crée à neuf,
ESPRIT SAINT, RAYON QUI PÉNÈTRE TOUT.

Es-Tu la plénitude de l'esprit et de la force
Par laquelle l'Agneau délie les sceaux
De l'éternel dessein de Dieu ?
Envoyés par Toi, les messagers du jugement chevauchent de par le monde
Et séparent d'un glaive acéré
Le royaume de la lumière du royaume de la nuit.
Alors le ciel devient nouveau et nouvelle la terre
Et tout vient à sa juste place Sous ton souffle
ESPRIT SAINT, FORCE VICTORIEUSE.

Es-Tu le maître qui édifie la cathédrale éternelle,
Qui de la terre s'élève dans les cieux ?
Vivifiées par Toi, les colonnes s'enlacent bien haut
Et se dressent à jamais inébranlables.
Marquées du nom éternel de Dieu,
Elles se haussent dans la lumière
Et portent la coupole puissante
Qui couronne la cathédrale sacrée,
Ton oeuvre qui embrasse le monde,
ESPRIT SAINT, MAIN DE DIEU QUI FAÇONNE.

Est-ce Toi qui créas le miroir clair
Tout proche du trône du Très-Haut,
Pareil à une mer de cristal,
Où la divinité se contemple avec amour ?
Tu Te penches sur la plus belle oeuvre de ta création,
Reflet lumineux de Ton propre rayonnement
Et de tous les êtres, pure beauté Unie à la figure aimable De la Vierge,
Ton épouse immaculée
ESPRIT SAINT, CRÉATEUR DE L'UNIVERS.

Es-tu le doux cantique d'amour et de crainte sacrée
Qui retentit près du trône de La Trinité,
Qui marie en lui le son pur de tous les êtres ?
Harmonie qui assemble les membres à la Tête,
Et se répand plein d'allégresse,
Libre de toute entrave dans Ton jaillissement
ESPRIT SAINT, ALLÉGRESSE ÉTERNELLE

Source : evangelium-vitae.org

Quelques-uns de ses écrits sur le site du Carmel




images/icones/marie.gif  ( 950823 )Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu par ami de la Miséricorde (2022-08-08 23:00:14) 
[en réponse à 950822]



DEUXIÈME TRAITE

CHAPITRE VIII

De l'humilité de la très sainte Vierge


Le saint homme le P. de Condren se trouvant un jour obligé de coucher, faisant voyage, dans un lieu où les chiens passaient la nuit.

Et ayant pris un peu de paille qu'il y trouva, pour se reposer : comme il s'aperçut que cette paille servait à un chien qui était auprès de lui, il la quitta pour la lui laisser, dans la vue que ce grand serviteur de Dieu avait, qu'il était au-dessous des chiens par ses imperfections, qui assurément étaient bien légères, puisqu'ayant l'usage de raison depuis l'âge de deux ou trois ans, il avait été tellement appliqué à Dieu seul, qu'une personne ayant trouvé un papier où il avait écrit une confession de plusieurs années qu'il avait passées à la campagne à recevoir les compagnies, et dans les divertissements de la chasse, y étant obligé par ses parents, et étant encore bien jeune, et cette personne en ayant lu le commencement par mégarde, ne sachant ce que c'était, elle y trouva qu'il s'accusait d'avoir perdu la présence de Dieu tout au plus neuf ou dix fois durant plusieurs années, et dans des occupations si peu propres au recueillement.

Ce sont à la vérité des prodiges de la grâce : mais si ces personnes qui sont les miracles du christianisme, se mettent si bas, ces personnes qui doivent occuper les premières places d'un empire éternel, où se mettront celles dont les péchés méritent le dernier lieu de l'enfer ?

Le bienheureux François de Borgia disait, qu'il ne pouvait trouver de place assez basse, après qu'un Dieu s'était mis au-dessous des pieds de Judas.

Ajoutons à cette pensée, et qu'il s'est laissé porter par le démon. Disons encore, et que dans le très-saint sacrement il s'humilie sous une apparence de pain et de vin, et est exposé à la rage des impies qui l'ont plusieurs fois foulé aux pieds, qui l'ont jeté aux pourceaux, et aux sorciers qui l'ont porté à leur infâme Sabath.

Il faut que tout esprit s'arrête dans ces vues terribles, pour se perdre sans ressource dans des abimes anéantissants.

Plus de place donc pour nous dans le monde, plus de place dans aucun esprit pour y trouver la moindre estime, plus de place dans aucun coeur pour y trouver la moindre affection.

Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul ; ou si nous y avons quelque place, que ce soit pour y être crucifiés par le mépris et les opprobres, pour y être anéantis par le rebut des créatures.

Notre lieu est l'enfer, nous ne sommes dignes que de l'ire de Dieu et de sa colère éternelle.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde