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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 950545 )03/08 Invention de St Etienne, protomartyr par ami de la Miséricorde (2022-08-02 23:08:15) 



De la férie

Messe comme au dimanche précédent




Charles Lebrun La Lapidation de saint Étienne, 1651 Notre-Dame de Paris

Avant 1960 : Invention de St Etienne, protomartyr

Catéchèse de Benoît XVI, le 2 mai 2012

La Légende dorée du Bx Jacques de Voragine

Sermon de Saint Augustin

1. Daigne le Seigneur m'accorder de dire utilement quelques mots, lui qui a accordé à saint Etienne de parler si longuement avec courage. Quand il commença à s'adresser à ses persécuteurs, on aurait cru qu'il les craignait: « Mes frères et mes pères, écoutez », leur dit-il. Est-il rien de plus doux, de plus condescendant ? S'il se conciliait ainsi ses auditeurs, c'était pour glorifier le Sauveur. S'il débuta sur un ton insinuant, c'était pour être longtemps écouté. Comme il était accusé de s'être élevé contre Dieu et contré la loi, il fit l'histoire de cette loi, il s'en montra le prédicateur quand on lui reprochait d'en être le destructeur. C'est ce que nous venons d'entendre encore, et vous avec nous.

Mais puisqu'on vous a lu si longuement, il n'est pas nécessaire que nous parlions beaucoup. Je voudrais seulement, pour édifier votre charité, vous faire observer que saint (550) Etienne a recherché la gloire du Christ, que ce saint martyr a été le vrai témoin du Christ, et que c'est au nom du Christ qu'il faisait alors de si nombreux miracles. Il est bon, en effet, de savoir, comme vous le savez, que saint Etienne a fait au nom du Christ des prodiges nombreux, mais que le Christ Notre-Seigneur n'en a fait aucun au nom d'Etienne ainsi vous ne confondrez pas le serviteur avec son Maître, le ministre avec Dieu, l'adorateur avec Celui qu'il adore. Ce discernement, en effet, vous attire l'amour d'Etienne lui-même; car ce n'est pas pour lui, c'est pour le Christ qu'il a répandu son sang.

2. Remarquez aussi à qui il a recommandé son âme : « Voici, dit-il : je vois les cieux ouverts, et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu ». Il voyait le Christ, lui qui confessait le Christ, qui allait mourir pour lui et s'élever jusqu'à lui. Lorsqu'ensuite les coups de pierres pleuvaient sur lui , lorsque ces coeurs durs lui faisaient de dures blessures , lorsqu'il se vit près, non de sa perte, mais de son départ, lorsqu'il vit son âme sur le point de s'envoler, il la recommanda, à qui ? à Celui qu'il voyait, à Celui qu'il adorait, à Celui qu'il servait, à Celui dont il prêchait le nom, à Celui dont il soutenait l'Evangile en acceptant la mort; à lui donc il recommanda son âme. « Seigneur Jésus, dit-il, recevez mon esprit ». Vous m'avez rendu vainqueur ; recevez-moi en triomphe. « Recevez mon esprit ». Eux me persécutent, vous, recevez-moi; ils me chassent, faites-moi entrer. Dites à mon esprit : « Entre dans la joie de ton Seigneur (1) ». Voilà, en effet, ce que, signifie: « Recevez mon esprit ».

3. Où le Seigneur Jésus reçut-il son esprit ? Dans quelle demeure ? Dans quel ciel des cieux ? Qui peut le comprendre ? Qui peut l'expliquer ? Veux-tu l'apprendre en peu de mots ? Prête l'oreille au Christ lui-même : « Mon Père, « je veux que là où je suis, eux aussi soient « avec moi (2) ». Etre avec le Christ ! quel esprit peut s'en faire une idée ? Quelle parole est capable de l'expliquer ? Qu'on le sache par la foi, sans attendre que le langage le développe. SUITE

images/icones/marie.gif  ( 950546 )Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu par ami de la Miséricorde (2022-08-02 23:12:31) 
[en réponse à 950545]



DEUXIÈME TRAITE

CHAPITRE VII

De la charité incomparable de la très sainte Vierge


L'amour, dit saint François de Sales, ne se paye que par l'amour ; ainsi les bontés incomparables du très-saint coeur de notre glorieuse maitresse demandent de nos coeurs toutes les tendresses possibles.

Mais elles ne peuvent être des marques d'une véritable affection, si nous ne prenons soin de lui plaire ; ce que nous ne ferons jamais bien que par l'imitation de son amour envers Dieu et envers le prochain.

Il faut donc aimer Dieu ; et premièrement il le faut aimer souverainement, faisant plus d'état de son amitié que de tout le monde et de toutes les choses du monde, et étant en la disposition de perdre plutôt tout son honneur, tous ses biens, ses charges, ses amis et sa vie même, et de souffrir toutes sortes d'injures et de peines, que de l'offenser par un seul péché mortel.

Sans cette disposition il n'y a point de salut, et il faut être damné. Davantage, il faut tâcher à ne commettre jamais aucun péché véniel avec une entière advertance : l'âme qui sait un peu ce que c'est que le pur amour aimerait mieux mourir de mille morts que de commettre la moindre imperfection volontairement.

Secondement, il le faut aimer généralement, l'aimant en tout ce que l'on aime, ne cherchant que ses intérêts dans nos intérêts et dans les intérêts de toutes les créatures.

Quelque part donc que l'on aille, c'est à Dieu qu'il faut aller ; quelque chose que l'on fasse, c'est pour Dieu qu'on la doit faire ; tout ce que l'on dit doit être dit pour la gloire de Dieu : il faut porter toutes les peines pour son amour, et dans toutes les affaires n'avoir qu'une seule affaire, qui est d'exécuter sa sainte volonté.

En troisième lieu, il le faut aimer uniquement. Oh ! Que trop est avare à qui il ne suffit ! Il ne faut donc pas aimer avec lui des choses qu'il n'aime pas, comme l'imperfection et les bagatelles du monde, il ne faut aimer que ce qu'il aime, et comme il veut qu'on l'aime.

Un enfant aime son père, une femme son mari, et Dieu le veut ; non pas par nature, mais par grâce ; et en aimant ce que Dieu veut qu'on aime, et comme il le veut, c'est lui seul qui doit être uniquement aimé en tous les objets aimés.

O Dieu seul, Dieu seul, Dieu seul, et toujours Dieu seul ! Quand l'âme est arrivée à ne plus aimer que Dieu seul, elle entre dans une parfaite indifférence pour toutes choses, ne voulant plus rien autre chose que ce Dieu seul.

Elle ne se soucie plus d'intérêts, elle ne se voit plus, elle ne pense plus à elle, elle ne s'attriste ou ne se réjouit que de ce qui déplaît à Dieu, ou de ce qui lui est agréable.

Dieu seul est son tout, et tout le reste ne lui est rien ; elle est dans le monde comme s'il n'y avait que Dieu seul et elle, et elle n'est touchée d'autre chose.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde