Le Forum Catholique

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images/icones/FleurDeLys.png  ( 950512 )Une réflexion qui peut s'appliquer à la finalité du Forum Catholique par XA (2022-08-02 09:07:06) 

Un extrait d'un sermon prononcé ce dimanche. J'ai mis en gras un passage qui me semble bien adapté au Forum.

Pour sortir enseignés de cette messe, il faut comprendre 2 choses : la fin ne justifie pas les moyens, en revanche, qui veut la fin veut les moyens.

La fin ne justifie pas les moyens :
On ne ment pas pour faire plaisir, on ne triche pas pour réussir, on ne fait pas le mal, car le mal est une destruction d’un ordre, pour prétendre à un bien qui est l’édification d’un être. Ou bien c’est le en même temps cher à notre prince : je fais le mal et en même temps espère le bien. Combien de chrétiens tombent dans ce piège ? aveuglés par le bien qu’ils désirent, mais ils n’acceptent pas l’enchainement logique des choses : ils acceptent de se renier et d’être enfants de ténèbres, pour briller ensuite comme des fils de lumière. Quelle pauvreté d’âme, quelle misère, quel manque de volonté à faire ce qui est bien du début à la fin.
Les enfants des ténèbres sont plus libres, me direz-vous ! Ils se permettent tout ! Et parfois pour de belles choses : la PMA pour aider à la maternité, la négociation dans l’éducation pour aider à la croissance de l’enfant, truander le fisc, mais pour agrandir le patrimoine qu’on lèguera aux enfants. Bien sûr ! La fin justifie les moyens ! et c’est ainsi que Satan gouverne : cela s’appelle le chaos, le règne de la sincérité. Mais en enfer, s’il y a des détraquées possédés par le diable, il y a aussi des sincères, qui sincèrement faisaient le mal, en ne voulant pas réfléchir sur toutes les conséquences ; on vise un objectif rapidement, et on exclut toutes les autres possibilités ? Ce n’est pas être libres ça, pardon. C’est être esclave de la fin, il n’y a pas d’amour, ni de choix, on subit la fin et on fait n’importe quoi.
Contre cet esprit mondain, voyons ce que le divin Maître exige de nous :

Qui veut la fin veut les moyens :
La fin est voulue, et les moyens pour l’obtenir sont choisis donc voulus aussi. Vous me direz, mais on peut choisir une fin bonne et des moyens accommodants quand même ! Je vous réponds que c’est moins fréquent dans ce cas-là : car on parle de la volonté, du choix. On fixe la fin, et on choisit les moyens adéquats. Cela sous-entend une volonté bonne, qui pour parvenir à sa fin, fecisset prudentes, a fait prudemment. En fait Notre-Seigneur nous reproche de ne pas désirer assez notre finalité qu’est l’union à Lui en toute circonstances. Il nous reproche de nous laisser faire par le prince de ce monde, sans prendre réellement les moyens de lutter contre lui.
En effet, on peut dire que le monde est dur, mais jamais, jamais, que Dieu ne peut plus rien faire. Car cela signifierait que ça y est, nous sommes comme des dieux, les égaux de Dieu dans la puissance. Le monde peut être victorieux sur beaucoup, Dieu est Dieu, et à nous de prendre les moyens de le servir.
A ce propos, j’attire l’attention sur un point. L’hygiène mentale. Combien de catholiques se remplissent la tête avec des mauvaises nouvelles sur l’Église ou leur pays ? Ils cherchent les informations morbides. Mais à côté, font-ils 7 heures d’oraison par semaine ? étudient-ils st Thomas d’Aquin 14 heures par semaine ? Je ne crois pas. Et après on s’étonne d’être inquiet. Il ne s’agit pas de faire le vide ou l’autruche, mais de conserver une hygiène mentale. Qui veut la fin, veut les moyens. La fin est alors l’espérance en Dieu.
Notre combat spirituel serait bien plus simple si nous vivions selon cet adage, parce que les ennemis de l’Église eux, en vivent plus que nous. Ce n’est pas mon avis, mais celui de Notre-Seigneur Jésus-Christ : Les fils de ce monde sont plus habiles en leurs affaires que les fils de lumière. Cette tendance à se plaindre tout le temps d’être persécuté (...) sans prendre les moyens de lutter, sont une insulte à Notre-Seigneur.

Alors mes frères, voyons la fin : l’union à Dieu, considérons les moyens : vie de prière stable avec le Christ, sacrements reçus avec fruit !! et actes de vertus (charité, prudence, force tempérance justice). Trois choses : prière, sacrement, vertus. Qui veut la fin, veut les moyens, le Seigneur donne sa grâce car il est le premier à vouloir et la fin et les moyens.
images/icones/neutre.gif  ( 950513 )Merci beaucoup par Roger (2022-08-02 09:16:58) 
[en réponse à 950512]

Pour ce partage très éclairant.
images/icones/5a.gif  ( 950517 )En l'appliquant, Jeanne d'Arc serait restée bergère à Domrémy par Gaspard (2022-08-02 11:44:23) 
[en réponse à 950512]

C'est un sermon instructif. S'il avait été prononcé entre le 7 juillet 2007 et le 16 juillet 2021, très bien. Mais prononcé dimanche dernier, là je ne comprends pas. Ainsi de la conclusion :

voyons la fin : l’union à Dieu, considérons les moyens : vie de prière stable avec le Christ, sacrements reçus avec fruit !! et actes de vertus (charité, prudence, force, tempérance justice).


Très bien.

Mais l'auteur de ce sermon semble avoir oublié que, précisément, les sacrements peuvent disparaître du jour au lendemain si Traditionis custodes et les Dubia sont appliqués dans le diocèse considéré. Sauf à ce que l'auteur ne s'adresse qu'à ses ouailles, ce qui est plausible, et considère que la FSSP sera protégée des vicissitudes sur la base d'un décret qui n'a pas été publié et que personne n'a vu à part la FSSP et François. Demain, un François II pourra dire: de quel décret parlez-vous ? Un projet, sûrement. Mais comme il n'a pas été publié, il n'existe pas. Donc, on ferme aussi les apostolats de la FSSP.

Plus largement, le problème de ce sermon, c'est qu'il prend pour acquis - les sacrements - précisément ce qui est menacé de disparition à très court terme.

Cela explique l'espèce d'apathie du monde tradi. Les homélies des prêtres continuent depuis le 16 juillet 2021 comme si de rien n'était, et même en privé les prêtres sont très rassurants.

On le voit sur le FC: les messages de Marc B. ne soulèvent pas les foules. La fédération Lex Orandi, lancée par trois associations de Nantes de Grenoble et une association de jeunes Paris/France, ne semble pas non plus mobiliser très fortement.

Un tel sermon contribue à endormir le tradi, qui se dit qu'à Grenoble tout est supprimé (mais c'est pas chez lui), ça doit être à cause de la personnalité de l'évêque ; à tel autre endroit, aussi. Et puis s'il a l'idée de faire la liste qui commence à être longue rien qu'en France alors son abbé lui dit "Halte au morbide" ! Ah bon.

En 1941 aussi, des Juifs sont resté en France alors qu'ils avaient des informations ; ils ne pouvaient pas concevoir le pire. Ils avaient au moins l'excuse que ce pire n'était pas annoncé expressément et publiquement. Dans notre cas, la suppression de la liturgie traditionnelle est écrite noir sur blanc dans TC et les Dubia. Ce n'est pas un dérapage de quelques évêques, ce sont les instructions de Rome.

Je dois dire que j'attendrais quand même de la part des abbés et de leurs Instituts un discours clair sur le massacre qui est déjà en cours (Grenoble, États-Unis etc.), avec certes un rappel de la vie chrétienne mais aussi de ce qui en découle en particulier pour les fidèles : l'action.

Prières, sacrements, vertus : Jeanne d'Arc n'y a pas manqué. Et cela ne l'a pas empêché d'agir, et au contraire cela lui a donné la force d'agir. Si elle avait appliqué ce sermon, elle serait restée bergère à Domrémy.
images/icones/neutre.gif  ( 950531 )Jeanne d'Arc ne se serait pas plainte perpétuellement en ligne par Fenestri (2022-08-02 14:48:15) 
[en réponse à 950517]

Si vous voulez filez la métaphore, allez jusqu'au bout !
images/icones/1e.gif  ( 950536 )Il faut admettre par ptk (2022-08-02 19:00:43) 
[en réponse à 950531]

qu'au XVème siècle, internet n'avait pas encore connu les développements actuels.
images/icones/fleche2.gif  ( 950534 )Une homélie par Super-Malouin (2022-08-02 17:51:42) 
[en réponse à 950517]

Est avant tout faite pour nous faire avancer dans la vie spirituelle en commentant si possible l’épître, l’évangile et quelques fois les oraisons.
Quand un prêtre commence à parler de la crise de l’Eglise je n’écoute plus !

Je fais partie de ceux qui ont connu les grands combats de la Tradition : St Nicolas, Port-Marly… les messes dans des arrières-boutiques, des salles de restaurant et des salons.

Je vois bien que le jeune génération n’a pas très envie de combattre de cette manière…
Même dans le domaine de la défense de la Vie le combat est mou du genou… où sont les priants devant les centres d’avortement ?

Nous avons gagné puis nous sommes en train de perdre énormément. Nos prêtres en sont conscients.

Le pape peut très bien supprimer demain matin les facultés accordées à nos instituts… où les discréditer.
Les diacres de Toulon ne sont toujours pas ordonnés.
La marche des mères des prêtres n’a toujours pas porté des fruits à vue humaine.

Que faut-il faire et comment le faire ?
Agir de manière désordonnée ? Manifester devant la nonciature (une dizaine de PPC* âgés) ?

Prier reste la seule solution sans risque de se tromper : on ne perd jamais son temps en priant.

Agir oui mais force, sagesse, détermination et avec les forces vives de la jeunesse catholique.



*PPC : «Prout prout catho » c’est imagé, pas très respectueux mais assez vrai (je mets dans cette catégorie !;
images/icones/find.gif  ( 950518 )L'un n'empêche pas l'autre par Jean-Paul PARFU (2022-08-02 11:54:59) 
[en réponse à 950512]

On peut se former et dénoncer le pape actuel, car "trop, c'est trop !"

Je partage la critique de Gaspard et me demande, comme je l'ai déjà dit, si ce type de discours ou de sermons n'a pas davantage pour but de garder ou de reprendre le contrôle sur les fidèles que de les appeler à rester simplement raisonnables.

Le respect ne se décrète pas, il se mérite !
images/icones/1i.gif  ( 950522 )Un sermon pour religieux ?... par vistemboir2 (2022-08-02 12:25:14) 
[en réponse à 950512]


Alors mes frères, voyons la fin : l’union à Dieu, considérons les moyens : vie de prière stable avec le Christ, sacrements reçus avec fruit !! et actes de vertus (charité, prudence, force tempérance justice). Trois choses : prière, sacrement, vertus.

.
Bien, mais pour les laïcs que nous sommes, il y a peut-être en plus les devoirs d'état...
images/icones/fleche2.gif  ( 950533 )La justice ... par Johanis (2022-08-02 16:20:11) 
[en réponse à 950522]

Je pense que la justice évoquée concerne pleinement le devoir d'état ; mais il est vrai que ce n'est pas mis en avant.
images/icones/bravo.gif  ( 950525 )Vertu d'espérance par Goupillon (2022-08-02 13:11:42) 
[en réponse à 950512]

Ce qui est souligné en gras est tout à fait juste.

Il y a quelques temps, une nette tendance à une mysticité morbide plus que suspecte a été observée chez certains commentateurs qui semblent fascinés par une Église déchue, cadavérique, indiscernable, volatilisée, devant certes ressusciter, mais à une époque tellement éloignée, sinon hypothétique, que l'on se demande si l'Église existera toujours.

Clairement, la foi en l'Église (article du credo), en son indéfectibilité visible, est entamée.

Cette déviance ne peut que nuire à l'espérance. C'est ce que souligne à mon avis le sermon. De nos jours, on peut tout à fait se sanctifier, malgré la crise, on peut recevoir les sacrements, pratiquer l'oraison, étudier les sciences divines. La pratique et l'étude devraient plus et mieux nous occuper, et renforcer notre foi en l'Église, nous porter à la défendre par une pensée claire et une parole droite.

Mon Dieu, j'espère avec une ferme confiance que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde, et si j'observe vos commandements, le bonheur éternel dans l'autre, parce que vous l'avez promis et que vous êtes fidèles dans vos promesses.
images/icones/bible.gif  ( 950528 )Le mystère de la Passion et de la Résurrection par Jean-Paul PARFU (2022-08-02 13:49:57) 
[en réponse à 950525]

du Christ (et de son Corps mystique) est le grand mystère chrétien !

"Là où a été établi le Siège du bienheureux Pierre et la Chaire de la Vérité pour la lumière des nations, là ils ont posé le trône de l'abomination de leur impiété ; de sorte qu'en frappant le Pasteur, ils puissent aussi disperser le troupeau. » Petit exorcisme de Léon XIII.

La réalité eschatologique d'une Passion du Christ, vécue en son Corps mystique qui est l'Église, a été envisagée par l'Église catholique en application de la citation de St Paul qui rappelle que chacun doit participer à la Passion du Christ : "Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l'achève en ma chair, pour son corps, qui est l'Église" Co 1-24.

Ainsi, le pape Pie XI déclare, dans son encyclique "Miserentissimus Redemptor" du 8 mai 1928, consacrée à la réparation due par tous au Sacré-Cœur de Jésus :

« Ajoutons encore que la Passion du Christ se renouvelle, et d'une certaine manière elle se poursuit et s'achève, dans son corps mystique qui est l'Église. Car, pour nous servir encore des paroles de saint Augustin : "Le Christ a souffert tout ce qu'il devait souffrir ; la mesure de ses souffrances est désormais à son comble. La dette de souffrances était donc payée dans la Tête, mais elle demeurait entière dans son corps".

Le Seigneur Jésus lui-même a bien voulu nous l'apprendre, quand il disait à Saul, respirant encore la menace et la mort contre les disciples : Je suis Jésus que tu persécutes. Il laissait ainsi nettement entendre que les persécutions déchaînées contre l'Église visaient et atteignaient le divin Chef de l'Église lui-même. C'est donc à bon droit que, souffrant toujours en son corps mystique, le Christ veut nous avoir pour compagnons de son expiation. Notre situation envers lui l'exige également, car, puisque nous sommes le corps du Christ et ses membres chacun pour notre part, tout ce que souffre la tête, les membres le doivent souffrir aussi. »

En conclusion :

CEC n° 677 - L’Église n’entrera dans la gloire du Royaume qu’à travers cette ultime Pâque où elle suivra son Seigneur dans sa mort et sa Résurrection !


images/icones/croix_byzantine.png  ( 950526 )Un encouragement au combat par ptk (2022-08-02 13:24:09) 
[en réponse à 950512]

Parmi les phrases soulignées dans ce sermon fort sage, deux méritent plus particulièrement, encore, d'être reçues

Cette tendance à se plaindre tout le temps d’être persécuté (...) sans prendre les moyens de lutter, sont une insulte à Notre-Seigneur.

Alors mes frères, voyons la fin : l’union à Dieu, considérons les moyens : vie de prière stable avec le Christ, sacrements reçus avec fruit !! et actes de vertus (charité, prudence, force, tempérance justice). Trois choses : prière, sacrement, vertus.

Le premier combat de tout chrétien se mène contre soi-même et la pente qui depuis la première chute nous incline au péché.
La pratique des vertus théologales (foi, espérance et charité), comme des vertus cardinales (prudence, tempérance, force et justice) est le chemin majeur vers l'union à Dieu en ce qu'il permet de mettre Dieu au cœur de la vie et de tirer le meilleur profit des sacrements qu'Il a institué.

La foi engage à la confiance envers Notre Seigneur, en son pouvoir, en son intelligence et en son amour infinis. Il faut donc croire que ce qu'il a révélé et que son Eglise a enseigné pendant deux mille ans est plus vrai que ce que des clercs dévoyés essaient d'imposer au peuple chrétien depuis soixante ans.

L'espérance assure avec une ferme confiance, que Dieu donnera aux hommes, par les mérites de Jésus-Christ, Sa grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l'autre, parce qu'Il l'a promis et qu'Il tient toujours Ses promesses. Il convient donc de toujours agir en accord avec les commandements de Dieu et de toujours se souvenir du Sacrifice de Notre Seigneur, mieux de s'y associer en assistant à la Saint Messe, valide et sanctifiée par les siècles.

La charité conduit immanquablement à aimer Dieu par dessus toutes choses, de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces, parce qu'Il est infiniment parfait et souverainement aimable et à aimer aussi son prochain comme soi-même pour l’amour de Lui. Quelle meilleure preuve d'amour de Dieu que d'obéir à ses commandements tels que révélés puis fidèlement transmis par Son Eglise jusqu'au milieu du siècle dernier et d'amour du prochain que de tenter de l'aider à connaitre ces choses divines et de le corriger lorsqu'il s'égare.

Lorsqu'avec prudence et après une longue réflexion, il est devenu clair que ceux-là mêmes qui devraient guider le troupeau agissent pour l'égarer et veulent le priver des sacrements, La force d'âme ou le courage doivent conduire le chrétien à agir pour le bien, certes avec modération et tempérance, mais sans oublier que Notre Seigneur lui-même a connu de saintes colères.
C'est là œuvre de justice.




images/icones/fleche2.gif  ( 950529 )L'amour de la Tradition doit précéder la résistance à sa répudiation par Scrutator Sapientiæ (2022-08-02 14:01:31) 
[en réponse à 950512]

Bonjour XA,

Il est certain que l'amour de la Tradition doit inspirer, précéder, réguler, voire, quand c'est nécessaire, assagir la résistance à la répudiation dont la Tradition est victime, sous couvert de renouveau, puis sous couvert d'inclusion, au moins depuis 1962.

En d'autres termes, oui au catholicisme traditionnel, mais aussi non à un catholicisme traditionnel qui fonctionnerait avant tout, sinon seulement, à "l'anti-traditiophobie", primaire ou non, pour ainsi dire.

Or, qui dit amour de la Tradition dit connaissance et compréhension personnelles de son contenu, dans l'ordre de l'esprit, mais aussi prise en compte et mise en oeuvre personnelles de ce contenu, dans celui de la vie.

Nous devons donc être avant tout des témoins de Jésus-Christ, et nous ne devons donc pas être avant tout des juges de ce qui éloigne de Lui ou de ce qui oppose à Lui.

Sous cet angle, la Tradition n'est qu'un moyen, parmi d'autres : ainsi, il y a la Tradition, il y a l'Écriture, et il y a le Magistère, fréquemment défaillant, défectueux ou déficient, notamment depuis qu'une conception gravement erronée de l'unité a débouché, en quelque sorte, d'abord sur du diplomatisme, ensuite sur du consensualisme, et enfin sur du confusionnisme.

Sur le FC, faisons connaître, comprendre et aimer, par exemple, ceci :

"Les bâtisseurs de l'Eglise", de Benoît XVI, en deux volumes, aux éditions Salvator,

mais ce n'est qu'un exemple parmi de nombreux autres.

La proposition qui précède est une proposition positive : elle ne vise pas à faire connaître la Tradition avant tout à travers la réprobation, aussi légitime soit-elle, de telle stratégie d'élimination ou de telle volonte d'éradication de son contenu, mais elle vise à la faire connaître à travers l'explicitation de ce contenu.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/linux.gif  ( 950541 )C'est lourdeau ... par M (2022-08-02 20:24:54) 
[en réponse à 950512]

Vu que ce post sera détruit dans 30 secondes, vous conviendrez que

que je m'y attelle pas ...

Très vite !

Personne ici sur Terre ne sait ce que Notre Seigneur veut !

On a tous une expérience spirituelle .

Qui a entendu le Ciel ?


Personne .

On est juste livré à une naissance sur Terre, et après on apprend

que nous serons sous terre .


Reste la Foi !

Ben c'est le trésor !

Je pensais qu'on pouvais la perdre avec l'âge, mais non !

On voudrait même pouvoir la faire passer aux plus jeunes .


On ira tous au Ciel normalement .

Après, il y a les cas graves ...



Bien à vous .


M...


images/icones/neutre.gif  ( 950556 )Magnifique sermon ! par l'Hermitte (2022-08-03 13:43:42) 
[en réponse à 950512]

J'ai eu la chance d'entendre comme vous l'intégralité de ce sermon. Il est de ceux qui nous réveillent même après une nuit un peu courte et une messe bien matinale...

On se lamente, on critique, on commente, parfois même on porte le combat et on s'étonne de ne pas gagner la guerre. C'est la faute des vieux modernistes, du clergé, du pape, des jeunes qui ne s'engagent plus, etc. et du Bon Dieu qui s'endort. Je ne m'exclus des râleurs d'aucune catégorie bien entendu.

Mais que cherche-t-on vraiment ? La victoire de Dieu ou la victoire de notre combat ? Notre victoire sur ceux qui se trompent ou la gloire de Dieu en le laissant agir à travers nous ? Vaste sujet.

Nos ennemis sont plus subtils et savent flatter les oreilles et les sens pour parvenir à leur fin, celle de l'Ennemi, fin bien identifiée comme la chute de l'Eglise.

Nous interrogeons-nous bien sur la fin de notre mission et prenons-nous les moyens d'y parvenir ? Si nous prétendons travailler pour le règne de Dieu, alors il faut Le connaître d'abord (étude, prière, sacrements, oraison, etc.) et ensuite se mettre à l'écoute de l'Esprit-Saint pour agir comme Dieu le veut à la fin de la mission qu'il nous a confiée.

J'espère ne pas trahir le sens des propos de l'abbé, et que c'est une interprétation valable de ce qu'il a voulu nous dire dimanche.