Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 950375 )Le pape et les tradis par Super-Malouin (2022-07-30 13:15:20) 


«Une Église qui ne développe pas sa pensée dans un esprit ecclésial est une Église qui recule, et c'est le problème aujourd'hui, de tant de personnes qui se disent traditionnelles. Non, elles ne sont pas traditionnelles, ce sont des «marche-arrièristes», ils marchent à reculons, sans racines et disent : «on a toujours fait comme ça, au siècle dernier on faisait comme ça». Et le «marche-arrièrisme» est un péché parce qu'il n'avance pas avec l'Église. Or, quelqu'un disait que la tradition - je pense l'avoir déjà dit - la tradition est la foi vivante des morts, alors que ces «marche-arrièristes» qui se disent traditionalistes, sont la foi morte des vivants.




Dans l’avion au retour du Canada

Source Le Figaro
images/icones/neutre.gif  ( 950380 )Donc? par Marc B. (2022-07-30 13:43:13) 
[en réponse à 950375]

Que faire?
Quelle action mener?
images/icones/vatican.gif  ( 950383 )La schizophrénie pontificale frappe encore n° 50 par ptk (2022-07-30 14:13:56) 
[en réponse à 950380]

... Rome n'est plus dans Rome, mais là, toute, où est François.

Ni les leçons des siècles écoulés, les messages des apparitions reconnues par l'Eglise ni les Saintes Ecritures n'ont de valeur que s'ils sont en accord avec les caprices de François.

Tout engagé dans son marche-arriérisme soixantard, il répète son mantra: depuis Vatican II on a toujours fait ainsi, il faut donc faire ainsi.

Les difficultés de l'Eglise ne viennent pas du Concile mais de l'insuffisante application du Concile.

Une fois de plus la critique que le Saint-Père croit adresser aux tradi se retourne contre les conciliaires désormais plus tradi que les tradi, bloqués sur un logiciel des années soixante.

Les tentatives de développer une continuité entre l'Eglise catholique et l'église conciliaire qui auraient pu laisser espérer que la sève multimilénaire de la Révélation vînt irriguer au moins un peu les rameaux flétris de l'église conciliaire sont récusées par les marche-arriéristes de l'intégrisme conciliaire.

Laissons périr ces branches mortes : elles tomberont d'elles-mêmes et continuons de cueillir les fruits savoureux que la vraie Tradition fait murir sur l'arbre éternel de la Sainte Eglise.

Que ce pauvre François continue de se réfugier dans les traditions épuisées de sa jeunesse et d'imposer à l'église une marche arrière qui ne mène à rien.

Libera nos Domine

images/icones/neutre.gif  ( 950390 )Roma Amor par Luc de Montalte (2022-07-30 14:41:01) 
[en réponse à 950383]


Roma Amor : on manifestera à l’égard du Souverain Pontife les égards dus à sa personne et à sa fonction. Le dénigrement ou la critique systématiques des paroles ou des actes du Pape seront bannis parce qu’ils sont incompatibles avec l’esprit de romanité que doit avoir tout catholique digne de ce nom.



Si ces 50 messages, puisque vous les numérotez, ne sont pas du dénigrement systématique, je ne sais pas ce que c'est.

Bien cordialement.
images/icones/2a.gif  ( 950393 )La fièvre n'est rien par ptk (2022-07-30 15:06:56) 
[en réponse à 950390]

seul le thermomètre est coupable.
images/icones/neutre.gif  ( 950394 )Juste ..une constatation par Germanicus (2022-07-30 15:37:23) 
[en réponse à 950390]

Ou un lachage de nerfs peut etre.

Ca se comprend mais oui,restons corrects !
images/icones/fleche2.gif  ( 950384 )Il faut commencer par dire la vérité sur le "mobilisme" par Scrutator Sapientiæ (2022-07-30 14:15:55) 
[en réponse à 950380]

Bonjour Marc B.

Il faut commencer, ou continuer davantage, à dire la vérité sur le "mobilisme" qui est à l'oeuvre dans l'Eglise catholique, depuis 1945, même s'il est vrai qu'il n'est officiellement en vigueur que depuis 1962.

La notion de "mobilisme" est utilisée par Romano AMERIO dans Iota unum, et elle veut bien dire ce qu'elle veut dire, en ces temps d'accusations d'après laquelle la prise d'appui sur la Tradition est porteuse d'immobilisme ou de marche-arrierisme, tandis que la prise d'appui sur le Renouveau serait propice à du mobilisme ou à du marche-ensemblisme.

Or, si la distinction, presque bergoglienne, entre marche-arrierisme et marche-ensemblisme, a du sens, que dire du marche-arrierisme de Paul VI en 1968, de celui de Jean-Paul II en 1993, en 1995, en 1998, en 2000, et de celui de Benoît XVI, notamment en juillet 2007 ?

Par ailleurs, qu'est-ce qui garantit à François, aujourd'hui, que lui-même ne sera pas considéré comme un pape aux enseignements contournables ou dépassables, demain ?

En d'autres termes, il faut commencer par dire la vérité aux catholiques sur les causes, le contenu et les effets de l'élévation, au rang de dogmes, de l'adaptation, de l'évolution, de l'innovation, de l'ouverture, du dialogue, de l'unité, etc.

Est-ce de la faute de ceux qui en font le constat, si le Concile Vatican II, en lui-même ou tel qu'il a été mis en oeuvre, constitue un Concile de dénaturation ou de fragilisation durable et profonde des structures mentales des catholiques, sous couvert de modernisation, seulement en surface, des structures et des relations ad extra et ad intra ?

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 950387 )Oui, il est de la faute de ceux qui font le constat par Marc B. (2022-07-30 14:28:42) 
[en réponse à 950384]

Et qui n'agissent pas
images/icones/iphone.jpg  ( 950399 )Donc ? par Super-Malouin (2022-07-30 17:59:23) 
[en réponse à 950380]

Il y a presque 50 ans que j’agis !

Que je fais connaître la messe, que je rencontre les évêques de mon diocèse.
Et je continue…
images/icones/neutre.gif  ( 950401 )Vous l'aurez compris par Marc B. (2022-07-30 18:25:24) 
[en réponse à 950399]

Ma question n'est personnelle.
images/icones/1x.gif  ( 950403 )On peut m'expliquer ! par baudelairec2000 (2022-07-30 19:20:09) 
[en réponse à 950375]

J'avoue que je me demande s'il y a encore quelque chose à comprendre à la "pensée" de François. " Une Église qui ne développe pas sa pensée dans un esprit ecclésial est une Église qui recule."

Sur la forme, la pensée du "marche-avantiste" est limite: une Eglise qui ne développerait pas sa pensée dans un esprit ecclésial? Ca ne serait pas une église, patate! Oui, il est dans la nature de la neige d'être blanche, le Français ne peut se comprendre que par rapport à la France, l'art a forcement un rapport substantiel avec l'esthétique. Je peux continuer comme ça pendant des semaines...

Notre pape jésuite, le fortiche en raisonnement comme tous ses confrères jésuites, pourrait-il prendre la peine de nous expliquer ce qu'est " l'esprit ecclésial "? On saurait en effet à quoi on échappe quand on pratique la marche arrière.

Faudrait-il en conclure que, faute de définir et de préciser, l'actuel successeur de saint Pierre pratique la marche en avant, simplement parce qu'il ne faut pas être rétrograde?

Lui peut conclure que le "marche-arriérisme" est un péché.

Intellectuellement, le pauvre François ne tient pas vraiment la route: à force de raisonner, un jésuite finit toujours par s'égarer, surtout si c'est un marche-avantiste forcené, un "esprit" - le terme est bien prétentieux pour le cas qui nous occupe - qui pratique la fuite en avant et qui, de plus, a perdu ses repères, pourtant contenus dans la tradition. Il est vrai que les Jésuites, depuis des décennies, et sur tous les continents, ont contribué à nous montrer la voie du progrès.

Le mal est ancien; je ne résiste pas au plaisir de rappeler aux uns et autres que, dans l'histoire de la pensée moderne, les incontournables Descartes et Voltaire ont été formés dans de bons établissements tenus par les Jésuites : le premier à La Flèche (1604-1614), le second à Louis-le-Grand (1704-1711).

Pauvre église de François, un bateau à la dérive. On comprend qu'il privilégie les voyages en avions.



images/icones/neutre.gif  ( 950406 )Ah! Ben l'église va beaucoup par ptk (2022-07-30 20:00:21) 
[en réponse à 950403]

Le Corniaud

moins bien marcher forcément.
images/icones/neutre.gif  ( 950407 )Ah! Ben l'église va beaucoup par ptk (2022-07-30 20:02:21) 
[en réponse à 950406]


le corniaud

moins bien marcher maintenant
images/icones/neutre.gif  ( 950408 )Ah! Ben l'église va beaucoup par ptk (2022-07-30 20:09:53) 
[en réponse à 950407]


moins bien marcher maintenant : le bon lien !

le corniaud
images/icones/fleche2.gif  ( 950414 )Ecclésialité du synode et synodalité de l'Eglise. par Scrutator Sapientiæ (2022-07-30 22:15:29) 
[en réponse à 950403]

Bonsoir, baudelairec2000.

C'est à peu près comme si le pape François recourait à un formulateur automatique pour actualiser la novlangue néo-catholique post-conciliaire ou pour développer sa propre novlangue.

Ainsi, comme chacun le sait, l'ecclésialité du synode et la synodalité de l'Eglise cheminent ensemble, pour pouvoir aller de l'avant.

En effet, de même qu'une Eglise non synodale ne fonctionne pas, est marche-arrieriste, de même un synode non ecclésial ne va pas bien, s'il n'est pas animé et éclairé par un esprit susceptible d'inspirer, d'orienter et d'unifier, toujours déjà, toute l'Eglise.

Dans cet ordre d'idées, ce qui est au centre n'est autre que l'ouverture sur les périphéries.

Et dans le même ordre d'idées, ce n'est pas un hasard si le discernement est évangélique : la lecture directe de l'Évangile, sans recours à la Tradition ni au Magistère, n'est-elle pas propice au seul discernement qui nous met à l'abri de la rigidité et du sectarisme, dès lors qu'elle nous fait accueillir le Dieu des surprises, tout en nous mettant en présence de son Esprit ?

On devine, à la lumière de ce qui précède, que seuls le discernement évangélique et l'ouverture sur les périphéries sont propices à une interaction marche-avantiste et marche-ensembliste, DONC porteuse de miséricorde, entre une ecclésialité de l'Eglise pleinement synodale et une synodalité du synode tout à fait ecclésiale.

Bonne soirée.

Scrutator.
images/icones/hum2.gif  ( 950421 )Ca me donne le tournis. par baudelairec2000 (2022-07-30 23:55:05) 
[en réponse à 950414]

"Ecclésialité du synode, synodalité de l'Eglise" qui vont de concert: ça passe. La priorité, me semble-t-il, est donnée à l'Eglise qui, par son esprit, par l'esprit qui l'inspire, anime à son tour l'esprit d'un synode.

Concrètement, les fidèles qui ont participé à ces synodes diocésains n'ont fait que développer, approfondir et avaliser les schémas qui venaient d'en haut, de la Rome qui veut aller de l'avant. Vu la moyenne d'âge des participants, des contemporains du concile Vatican II, dirons-nous, on peut comprendre qu'ils n'aient pas voulu rater le TGV de la modernité proposé par un homme qui, pourtant, ne se déplace plus qu'en fauteuil roulant - une drôle de locomotive que ce chef de l'Eglise. On fait une confiance absolue au chef du train, peu importe si ce dernier menace de le faire dérailler pourvu qu'on soit les derniers à être du voyage. Une église sans prêtres, sans fidèles, il y en a que cela ne gêne pas. On pourrait demander aux évêques qui tiennent ce discours de remettre leur charge. mais là, j'ai comme l'impression qu'on peut toujours attendre. Je reviens à mon sujet, celle de la motivation des participants au synode, même si on est dépassé par les enjeux, on participe, on veut être de la discussion, proposer quelque chose, parce que ce qui compte dans cette nouvelle église, c'est l'action ...

Morceaux choisis de la synthèse du synode tenu dans le diocèse de Versailles.

1/ Sur l'âge des participants:

" Nous avons eu du mal à toucher les jeunes générations, les enfants et les jeunes adultes. La grande majorité des participants a plus de 60 ans. Dans un diocèse comme le nôtre caractérisé par l’implication des jeunes générations dans la vie ecclésiale (de nombreux scouts, un presbyterium jeune…), c’est une limite à la représentativité de cette synthèse. "

2/ Sur la réception des consignes et des thèmes:

"Les difficultés de compréhension du thème proposé de la synodalité ont également été un frein à la participation : sentiment d’autoréférentialité déconnectée des enjeux missionnaires."

En somme la "base" ne comprend pas très bien pourquoi elle est là.


3/ Les tensions (passage in extenso):

- Certains paroissiens ressentent un manque de transparence du travail fait dans les équipes synodales

- Temps synodal trop court n’ayant pas permis de rejoindre toutes les périphéries

- Les questions ont favorisé la réflexion sur ce qui dysfonctionne et moins sur ce qui porte déjà beaucoup de fruit dans la paroisse

- Sensation de freins internes à l’Église pour sa transformation

- Quelques lieux en souffrance entre des paroissiens et leur curé, se sentant exclus par la communauté nouvelle en charge de la paroisse, dénonçant des décisions trop verticales, le manque de proximité et d’écoute. Des curés courageux faisant face à de vives critiques et incompréhension.

- Envoi direct à l’évêque pour être sûr de ne pas être censuré par son curé : Manque de confiance en son curé et ses équipes.

- « J’ai foi en mon Dieu, mais je manque de foi en mon Eglise »

Avec cette situation concrète, le synode de Versailles, on réalise pleinement ce qu'est "une ecclésialité de l'Eglise pleinement synodale et une synodalité du synode tout à fait ecclésiale": du foutage de gueule ...
images/icones/neutre.gif  ( 950450 )Qui suis je pour juger ? par Roger (2022-08-01 08:19:46) 
[en réponse à 950375]

Dixit François !