Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=950119
images/icones/photo.gif  ( 950119 )L'effet François : messe dans l'eau avec un matelas flottant comme autel par Gaspard (2022-07-26 00:43:40) 


Article et d'autres photos sur le site du média local.
Cela vient de se produire, l'article est du 24 juillet 2022, en Italie. Prêtre et fidèles en maillot de bain, dans l'eau.
François tape comme un sourd sur la liturgie traditionnelle, et voilà ce qu'il encourage. Cela dépasse même les années 1970. Un tel cirque est incroyablement pathétique. L'information est donnée sur le site Missa in latino dans leur rubrique Novus horror missae et a été reprise par RC.
images/icones/neutre.gif  ( 950126 )Faut voir le bon côté des choses par Davidoff2 (2022-07-26 05:18:39) 
[en réponse à 950119]

Si une hostie coule et se dissous dans l'eau, ou qu'il renverse un peu du sang consacré dans la Méditerranée et qu'un migrant se noie, ça peut être profitable pour son Salut, non ?

Bon, sans déconner, c'est vraiment n'importe quoi, ... je me demande même s'il n'a pas un type payé pour trouver les idées les plus loufoques et les revendre à des curés en mal d'imagination.

Ceci dit, il y a 40 ans, me souviens d'avoir assisté à une messe en Italie pendant les vacances, il faisait chaud, le curé a expédié toute l'histoire en 12 minutes chrono !
images/icones/neutre.gif  ( 950141 )Et les ornements transparents par Donapaleu (2022-07-26 10:54:04) 
[en réponse à 950126]

ça a de la gueule !
images/icones/4a.gif  ( 950225 )c'est écolo responsable par Adso (2022-07-27 10:34:02) 
[en réponse à 950141]

très Laudato Si : ils se dissolvent dans l'eau, ces ornements !
images/icones/neutre.gif  ( 950130 )Quand je vous dis par Leopardi (2022-07-26 08:50:44) 
[en réponse à 950119]

Que les italiens sont encore moins catholiques que les français, malgré leur décorum.
images/icones/neutre.gif  ( 950132 )Non ! par Roger (2022-07-26 09:18:20) 
[en réponse à 950130]

Ils sont catholiques mais différemment...

L Église fait toujours partie de leur horizon quotidien...mais comme le changement initié en 1965 a été conduit très lentement et presque insensiblement, ils ne voient pas les problèmes qui nous ont sauté à la figure vers 1970 .
images/icones/neutre.gif  ( 950133 )Par contre, comme les espagnols par Donapaleu (2022-07-26 09:27:25) 
[en réponse à 950132]

ils ont le mauvais goût plus agressif qu'en France...ce qui est un exploit !
images/icones/hein.gif  ( 950135 )c'est valide un truc pareil ? par Cristo (2022-07-26 09:39:16) 
[en réponse à 950119]

j'espère que non.

Je note par ailleurs que ces dames ne portent pas de mantille.
images/icones/hein.gif  ( 950144 )Messe à la playa... par Abalban (2022-07-26 11:18:32) 
[en réponse à 950135]

A Lourdes, on demande aux dames de se couvrir les épaules, ici....
images/icones/neutre.gif  ( 950151 )Hihi par Meneau (2022-07-26 11:33:49) 
[en réponse à 950135]

J'ai bien aimé votre allusion à la mantille. On aurait pu aussi parler de la longueur de la jupe.

Valide ? A voir. On n'a pas vraiment suffisamment de précisions.

Cordialement
Meneau
images/icones/c_nul.gif  ( 950153 )c'est surtout sacrilège ! par Métronome (2022-07-26 11:50:36) 
[en réponse à 950135]

on aura tout vu...
images/icones/fleche2.gif  ( 950155 )non, pas "tout vu" ... par Cristo (2022-07-26 11:54:52) 
[en réponse à 950153]

... on n'est pas (encore) chez les naturistes, mais je vous accorde qu'on en voit déjà de trop !
images/icones/2e.gif  ( 950157 )Non evidemment par Thierry (2022-07-26 11:59:24) 
[en réponse à 950135]

Même avec une interprétation très extensive des normes du NOM ce genre de truc n'est pas valide. Vouloir faire la liste des défauts prendrait une bonne partie de l'après midi. Défaut le plus evident:les ornements.
Il est loin le temps où on disait des messes blanches sur les navires par crainte de renverser le précieux Sang
images/icones/neutre.gif  ( 950158 )? par Meneau (2022-07-26 12:02:26) 
[en réponse à 950157]

Les ornements sont-ils pour vous une condition sine qua non à la validité ?

Vous vous égarez. Sont seuls requis pour la validité d'un sacrement la matière, la forme, l'idonéité et l'intention du ministre.

Cordialement
Meneau
images/icones/4c.gif  ( 950160 )CJC canon 929 par ptk (2022-07-26 12:06:19) 
[en réponse à 950158]


Can. 929 - Pour célébrer et administrer l'Eucharistie, les prêtres et les diacres revêtiront les vêtements sacrés prescrits par les rubriques.
images/icones/neutre.gif  ( 950161 )Toute désobéissance aux rubriques par Donapaleu (2022-07-26 12:09:06) 
[en réponse à 950160]

n'entraîne pas forcément invalidité.
images/icones/2a.gif  ( 950163 )Et le CJC par ptk (2022-07-26 12:14:17) 
[en réponse à 950161]

n'est là qu'à titre informatif.

Qu'importe le code si le Sacré Vicaire du Christ, source de tout droit en décide autrement.

Il change le Credo, le reste peut donc aussi varier.

Et Rome n'est plus dans Rome, elle est là, toute, où est François.
images/icones/1d.gif  ( 950164 )Blabla par Meneau (2022-07-26 12:16:24) 
[en réponse à 950163]

Le non-respect des rubriques n'est pas suffisant pour conclure à l'invalidité, vous pouvez pondre des tonnes de posts à ce sujet, ça n'y changera rien. Renseignez-vous !

Cordialement
Meneau
images/icones/1d.gif  ( 950165 )Le moucheron par ptk (2022-07-26 12:17:50) 
[en réponse à 950164]

et le chameau passeront tous les deux !
images/icones/neutre.gif  ( 950172 )Vous avez bien raison par ptk (2022-07-26 12:33:55) 
[en réponse à 950164]

Envoyons paître aussi les autres articles du III-1-3 du CJC

Can. 924 - § 1. Le très saint Sacrifice eucharistique doit être offert avec du pain et du vin auquel un peu d'eau doit être ajouté.

§ 2. Le pain doit être de pur froment et confectionné récemment en sorte qu'il n'y ait aucun risque de corruption.

§ 3. Le vin doit être du vin naturel de raisins et non corrompu.

Can. 925 - La sainte communion sera donnée sous la seule espèce du pain ou, selon les lois liturgiques, sous les deux espèces; mais en cas de nécessité, ce pourra être aussi sous la seule espèce du vin.

Can. 926 - Dans la célébration eucharistique, selon l'antique tradition de l'Église latine, le prêtre utilisera du pain azyme quel que soit le lieu où il célèbre.

Can. 927 - Il est absolument interdit, même en cas d'urgente et extrême nécessité, de consacrer une matière sans l'autre, ou même les deux en dehors de la célébration eucharistique.

Can. 928 - La célébration eucharistique se fera en latin ou dans une autre langue, pourvu que les textes liturgiques aient été légitimement approuvés.


Si le Saint-Père n'avait pas récemment décidé de virer végan, un bon steack et une bouteille de Bourgogne ferait aussi bien la matière, une mamy bigoudi le ministre et la volonté de se rapprocher de nos frères protestants vaudrait bien l'intention.

Pour inculturer la Très Sainte Eucharistie dans le rite zaïrois, si cher au Saint-Pire, la farine de manioc et le vin de palme, ou pour faire plaisir à Pékin le riz et l'alcool de riz.

Essayons aussi l'hostie sans gluten et le thé vert, le prêtre vaudou, la Messe noire ..., le sacrifice du coq, la soupe à l'oignon en fin de soirée ou le brunch avec café américain,

le pagne, la chemise de nuit, le kilt, le short tyrolien, la chemise hawaïenne

ou la nudité complète pour rendre hommage à notre père Adam dans sa pureté d'avant la chute, si chute il y a encore, puisque le péché originel n'est plus qu'une vielle lune!

images/icones/neutre.gif  ( 950175 )Blabla toujours par Meneau (2022-07-26 12:39:15) 
[en réponse à 950172]

Vous ne démontrez rien quant à l'invalidité. Mais je suis sûr que vous en êtes conscient.

Cordialement
Meneau
images/icones/1b.gif  ( 950178 )Thackeray donne quelques éléments de compréhension par ptk (2022-07-26 12:46:50) 
[en réponse à 950175]








images/icones/1d.gif  ( 950180 )Voui... par Meneau (2022-07-26 12:50:04) 
[en réponse à 950178]

Etudiez un peu la théologie sacramentelle, ça vous évitera peut-être, si vos "facultés compréhensives" sont à la hauteur, de citer le droit canon hors de propos.

Cordialement
Meneau

images/icones/fleche3.gif  ( 950196 )Invalide ? par Super-Malouin (2022-07-26 19:00:31) 
[en réponse à 950172]

Non certainement pas.
Un prêtre peut célébrer sans ornements, sans obéir aux rares rubriques du NOM et hélas c’est valide et c’est bien le problème ! Sinon on s’en moquerait complètement.
images/icones/1e.gif  ( 950169 )Justement, méfiez-vous du code ... par Rémi (2022-07-26 12:31:33) 
[en réponse à 950163]


Can. 841 - Les sacrements étant les mêmes pour l'Église tout entière et faisant partie du dépôt divin, il revient à la seule autorité suprême de l'Église d'approuver ou de déterminer ce qui est requis pour leur validité; et il appartient à cette même autorité suprême ou à toute autre autorité compétente, selon le can. 838, §§ 3 et 4, de fixer ce qui a trait à la licéité de leur célération, de leur administration et de leur réception, ainsi qu'au rite à observer dans leur célébration.




Plus sérieusement :


Combien faut-il de choses pour faire un sacrement ?

Pour faire un sacrement, il faut la matière, la forme et un ministre qui ait l’intention de faire ce que fait l’Église



(Source mal connue ... )
images/icones/fleur.gif  ( 950186 )Pour la source par ptk (2022-07-26 13:28:00) 
[en réponse à 950169]

le catéchisme du Concile de Trente en peut constituer une: voir à partir de la page 117 pour les sacrements en général et de la page 168 pour la Sainte Eucharistie

Catéchisme Concile de Trente

images/icones/fleur.gif  ( 950188 )Merci. par Rémi (2022-07-26 13:31:23) 
[en réponse à 950186]

J'aurais dû écrire "mal sue" , puisqu'il s'agissait bien sûr du catéchisme de saint Pie X, de fait très tridentin.
images/icones/1e.gif  ( 950189 )Très bonne source ! par Meneau (2022-07-26 13:34:31) 
[en réponse à 950186]

C'est sûrement là que vous avez trouvé que les ornements sont nécessaires à la validité du sacrement ? C'est à quelle page ?

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 950162 )On ne parle pas ici d'illécéité par Meneau (2022-07-26 12:10:36) 
[en réponse à 950160]

mais d'invalidité. Hors sujet.

Cordialement
Meneau
images/icones/1d.gif  ( 950167 )En tout cas par ptk (2022-07-26 12:20:53) 
[en réponse à 950162]

le Saint Pire n'aura pas de reproche à faire sur l'excès de dentelles.

S'il continue ainsi, il faudra cependant envisager de remplacer, dans son cas, le camail par la camisole ... de force.
images/icones/heho.gif  ( 950209 )Les épaules! par Dam (2022-07-27 03:36:23) 
[en réponse à 950135]

Et les épaules sont dénudées... Je me souviens, il y a quelques années, je récitais mon chapelet à Saint Nicolas du Chardonnet et la serveuse du café d'à côté est venue allumer un cierge à la Saint Vierge dans l'allée gauche, le dos dénudé, c'était l'été. Immédiatement un des récitants du chapelet quotidien s'est levé et la fait sortir, gentiment mais fermement.

Autre ambiance.
images/icones/4b.gif  ( 950156 )Et ce bon Monsieur l'abbé par ptk (2022-07-26 11:54:53) 
[en réponse à 950119]

qui, l'autre dimanche, rappelait à Saint Nicolas qu'il ne donnerait pas la Sainte Communion aux messieurs en bermuda et aux femmes aux épaules découvertes.

Que Dieu le garde et nous protège de la secte franciscaine.

Libera nos Domine.
images/icones/neutre.gif  ( 950168 )Oui, eh bien celui-là, prions pour lui ! par Davidoff2 (2022-07-26 12:23:31) 
[en réponse à 950156]

Ce bon Monsieur l'abbé n'est qu'un pharisien à mon sens :

"l'autre dimanche, rappelait à Saint Nicolas qu'il ne donnerait pas la Sainte Communion aux messieurs en bermuda et aux femmes aux épaules découvertes.

Que Dieu le garde et nous protège de la secte franciscaine."


Oui, que Dieu le garde bien, car il filtre le moucheron et laisse passer le chameau.

Je ne pense pas que le Christ faisait une figure de style ou de rhétorique en disant que les prostituées rentrerait dans le paradis avant les scribes et les pharisiens, je pense qu'Il disait la vérité.

Votre bon curé s'attache à la lettre et oublie pourquoi le Christ s'est sacrifié, et donc il refuse le Christ à un type peut-être en état de grâce parce qu'il a un bermuda..., et qui mourra peut-être dans la journée.

"Vous n'entrerez pas vous-mêmes dans le Royaume des Cieux, et vous empêchez les autres d'y entrer !"


Bref, prions pour lui.
images/icones/hein.gif  ( 950170 )Et les pantacourts ? par Fenestri (2022-07-26 12:32:05) 
[en réponse à 950156]

Si les bermudas sont interdits, qu'en est-il des pantacourts ? Est-ce suffisamment long ?

Et quid des chemisettes, qui laissent voir les bras ? Et des t-shirts (sans col, donc) qui laissent voir le cou ?

Autre question : les femmes peuvent-elles porter des pantalons qui, par définition, dessinent leurs jambes ?

C'est quand même assez malsain de se réjouir que des jeunes hommes, sans doute en état de grâce, puissent se prendre un stop sur le banc de communion car ils sont en bermudas plutôt qu'en pantalon...
images/icones/1e.gif  ( 950173 )Les pantacourts sont une offense par Rémi (2022-07-26 12:37:11) 
[en réponse à 950170]

au simple bon goût. Comme la cravate sur chemisette, voire, horresco referens, sur le polo (si, si .. ) .

images/icones/neutre.gif  ( 950176 )Je vous l'accorde... par Fenestri (2022-07-26 12:39:22) 
[en réponse à 950173]

En revanche, je ne connaissais pas le concept de la cravate sur le polo. Le simple fait de l'imaginer me donne des sueurs froides !
images/icones/1e.gif  ( 950179 )tssss ! par Adso (2022-07-26 12:48:44) 
[en réponse à 950173]

des guêtres et des rangers, et on en parle plus ...
images/icones/fsspx.gif  ( 950171 )Heureusement par Rémi (2022-07-26 12:33:47) 
[en réponse à 950156]

de pareils impudiques impénitents ne se rencontrent pas à St. Nic, le Phare de la Tradition !
images/icones/fleche2.gif  ( 950195 )Vraiment le phare ? par Super-Malouin (2022-07-26 18:54:48) 
[en réponse à 950171]

Chaque phare a sa phase d’obscurité… connaissant St Nic depuis février 1977 je peux vous affirmer que si St a été et est une belle aventure : tout n’a pas toujours été reluisant.
Donc un phare oui mais un vrai avec ses zones obscures.
images/icones/1d.gif  ( 950232 )Autres temps autres moeurs… par Nemo (2022-07-27 12:04:35) 
[en réponse à 950156]

On n’a jamais dit que les premiers chrétiens se distinguaient des païens par leurs vêtements. Ils portaient une tenue correspondant à leur situation dans la société. Quand Saint Paul demande aux femmes d’être voilées, ça reviendrait aujourd’hui à leur dire de ne pas mettre de mini jupe ultra courte qui est la tenue des “allumeuses” et des prostituées.

Mais au 17e siècle des peintres vont jusqu’à représenter la Sainte Vierge sans voile dans les églises et peu s’en offusquent. On ne va pas évoquer les ignuti de la chapelle Sixtine.

L’éducation que j’ai reçue me conduit à ne pas aller à la messe le dimanche sans veste cravate, je m’en affranchis quand la température dépasse trente degrés et j’ai passé l’age d’y aller en culotte courte. Mes aïeux ne seraient pas sortis sans manteau et chapeau et se découvraient pour saluer et à l’église. Le roi soupait couvert, et les évêques étaient mitrés au repas du sacre.

Parce que je suis snob, je sais que l’on doit abhorrer la chemisette à manches courtes et que l’élégance consiste à rouler ses manches au niveau du coude, ce que je fais généralement par convention. Mais dans le privé ou a la campagne, quand personne de mon monde ne risque de me voir, quand ma réputation ne risque pas d’être compromise, je porte de jolie chemisettes à manches courtes qui, oh comble de la laideur, ont souvent une petite poche sur la poitrine !

En fait, la chose que je ne supporte pas à l’église est la provocation, le manque de respect.

Je ne comprends pas pourquoi les scouts n’étant plus des gamins auraient droit au short quand on interdit le bermuda. Parfois ils vont même préférer leur uniforme à l’aube ou à la soutane pour servir la messe.

Quant au prêtre qui va fustiger le bermuda, lui même omet la barrette pour célébrer qui elle est prescrite par les rubriques ! Question de mode, pas plus.
images/icones/fleur.gif  ( 950238 )Très juste mise au point, avec le sens par JVJ (2022-07-27 13:02:26) 
[en réponse à 950232]

du contre-pied qui déteste l'esprit grégaire et aime le bon vin plutôt que la verveine.

Dans le NOM, on aimerait parfois plus d'allumeuses et moins d'éteintes ou en voie d'extinction...
De toute ma déjà longue carrière conciliaire, je n'ai jamais trouvé qu'une femme sémaphore au pupitre qui ait une beauté extraordinaire, et la modestie en sus puisqu'elle disparaissait du choeur aussitôt le chant exécuté.

Et Nemo, on peut allumer avec trois fois rien... Il suffisait à un grand homme de voir une coquetterie dans l'oeil pour tomber amoureux (ou pas). Le vicaire demandera à telle journaliste de se refaire les lèvres, bien trop pulpeuses, et de changer de journal !
Il serait bon que toutes les femmes marchent yeux baissés, selon lui et quelques autres laïcs bégueules. L'espace sacré est au clergé puis aux mâles.

Le vicaire de Paris prendra le rouge à lèvres comme le début de la prostitution. Les Iraniens ont raison d'avoir une police religieuse dans les rues, pour éviter que filles et garçons discutent ensemble. Je crois que les sexes sont mélangés à St-Nicolas, non ? Or à Marzy, il était de bon ton de ne pas le faire. A pur, pur et demi.

Une femme a-t-elle le droit moral de porter des pantalons ? Pas sûr. Et les aristocrates, en culotte ! Je conseille à Nemo de porter la tenue d'Henri II, s'il est vraiment snob, histoire aussi de montrer qu'il est bien homme. Et la boucle d'oreille de ses fils...
Même le Père Williamson n'oserait pas porter autant de bagues au doigt que certains évêques du XVe siècle... Et pas de barbe en principe aux évêques !

Dans l'entretien que j'ai cité de l'abbé de Tanouarn avec Paul-Marie Coûteaux, le premier fait remarquer qu'il y a un puritanisme qui ne vient pas seulement des Etats-Unis ou de l'islam. Il est aussi dans un certain milieu traditionnel où des filles sont tenues d'être aussi tristes que leur mère en col roulé et vestis talaris, sous surveillance du père et pourquoi pas des frères comme en une autre religion. L'affliction est la preuve qu'on est conscient du péché originel à chaque instant et qu'on fera ainsi plaisir à certains clercs. Finalement, on devrait aussi faire une burka catholique, mais une vraie, non moulante, pour ne rien révéler des formes. Un sac en toile de jute et cilice, avec un trou pour passer la tête.
Je ne suivrai pas l'abbé de Tanouarn en revanche sur sa vacherie au sujet des dentelles et des souliers. C'est surfait et je n'ai jamais été accablé par cela dans les églises desservies par l'ICRSP. L'archevêque de Rouen est en sandales, pourquoi pas.

Il y a de braves tradis qui vous respirent, qui reniflent ou qui se raclent la gorge à quelques centimètres de votre cou, pour bien montrer qu'eux sont à genoux, et vous, assis. Il leur suffirait de se décaler ou d'être à genoux, le dos droit. C'est gênant quand c'est le cou d'une femme... La prochaine fois, je les inviterai à la prostration cartusienne, pour afficher davantage de piété.

Le port de la chevalière n'est pas non plus prescrite, surtout si l'on n'est pas chevalier. Un jour, on sortira un bouquin sur les armoiries de complaisance en milieu bourgeois (espèce honnie par Léon Bloy).

Le très regretté baron Pinoteau portait haut et fier son titre impérial et ses armes, tout légitimiste qu'il était... Allez comprendre.
La vie n'est faite que de contradictions. Dans l'Eglise cela s'appelle les indults... Vatican II a excellé avec "il faut faire cela, mais si les conférences veulent que...".

Je porte souvent des chemises courtes et mes pantalons n'ont pas d'ourlet extérieur. Mes chaussures sont achetées en solde dans des magasins où je croise plus de musulmans que de catholiques. Et je les cire moi-même. Vous risquez un jour d'être choqué. Il faudra aussi me dire si l'Eglise a des choses à dire sur la couleur et la forme des sous-vêtements des deux sexes, puisque toute notre vie doit passer par son crible (croyez-vous que je blague ?). Je sens que certaines personnes ont plus à surveiller et punir les sous-vêtements féminins que masculins... J'ai le nez. La modestie en toutes choses ! Le rayé, diabolique dans le second Moyen Âge, est-il toujours déconseillé ? Je vois bien civitas exorciser au sel les magasins de lingerie et supplier les vendeuses de revenir à Dieu...
Et bien sûr, la femme se doit de souffrir à son accouchement ! Tradition oblige. La gynécologie par Pie XII et ses conseillers mâles célibataires, c'est quelque chose. Et le vicaire de dire que cela expie en partie le plaisir pris neuf mois plus tôt, toutes lumières éteintes. Je ne sais si le père (officiel) a le droit moral d'assister à une naissance. Voyez tous les beaux vademecum qu'on devrait concevoir ! Fait-on encore les relevailles dans la Tradition ? Pourtant, rien de plus traditionnel de venir avec son cierge... Tout fout le camp, par-tout.

Le catholique doit-il prendre du thé ou du café ? Le cardinal Pie a-t-il rédigé un traité ? Qu'en pense Mgr Vigano ?
Un ami tradi et bourguignon et liturge était choqué que je ne prenne pas un litre de thé brûlant le matin, mais du café. J'étais ipso factu déchu. Je lui ai demandé s'il commandait régulièrement du thé place du Panthéon à Rome...

Même mes chers Anglais ne montrent plus leur jarretière (un vrai ordre !).

images/icones/neutre.gif  ( 950247 )Et les tradis écossais... par Candidus (2022-07-27 14:51:17) 
[en réponse à 950156]

... en kilt ? Privés de communion aussi ?



images/icones/1b.gif  ( 950255 )aucun problème à Saint Nicolas par ptk (2022-07-27 22:57:12) 
[en réponse à 950247]

pour les porteurs de kilts.
images/icones/mitre4.png  ( 950257 )La réaction de l'évêché est claire par XA (2022-07-28 09:43:36) 
[en réponse à 950119]

"La messe célébrée dans la mer, sur un matelas gonflable et en maillot de bain, par un groupe paroissial de Milan, a fait grand bruit dans les médias. A travers le reportage proposé par la presse, on peut saisir toute la beauté et la gravité de l'expérience vécue par ces jeunes, qui ont choisi notre territoire pour s'engager dans un camp de volontaires et s'interroger sur le thème de la légalité. Un choix à apprécier et à être reconnaissant. Ces jeunes ont enrichi notre terre de leur présence et ont vécu un moment de croissance qui aura également un impact sur les lieux de leur vie quotidienne.

En s'inspirant de cet épisode, il est toutefois nécessaire de rappeler que la célébration de l'Eucharistie et, en général, la célébration des sacrements possède un langage particulier, fait de gestes et de symboles que, de la part des chrétiens et surtout des ministres ordonnés, il est juste de respecter et de valoriser, sans y renoncer trop superficiellement.

Dans certains cas particuliers, lors de retraites, de camps scolaires, sur des lieux de vacances, il est également possible de célébrer la messe en dehors de l'église. Il est cependant toujours nécessaire de prendre contact avec les responsables ecclésiastiques du lieu où l'on se trouve, afin de se conseiller mutuellement sur la manière la plus appropriée de réaliser une célébration eucharistique de ce type. Il est surtout nécessaire de maintenir le minimum de décorum et d'attention aux symboles requis par la nature même des célébrations liturgiques.

" Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux " : c'est ce qu'a promis Jésus (Évangile selon Matthieu, ch. 18). Bien sûr, tout lieu et toute circonstance sont propices pour parler de lui, pour témoigner de la joie d'être ses disciples et la partager avec ceux que nous rencontrons. Or, nous, les humains, sommes des "êtres de symboles" : le corps, l'habillement, les objets que nous utilisons sont des véhicules de communication. La liturgie est le moment où les symboles simples mais éloquents développés au cours de nombreux siècles de vie des communautés chrétiennes sont utilisés pour rendre accessible une expérience : la rencontre avec Jésus ressuscité et le "nous" ecclésial. C'est pourquoi un certain formalisme est également requis pour la célébration. Il est clair que le seul soin de la forme ne garantit pas l'authenticité d'un geste liturgique. Toutefois, il ne s'agit pas d'une dimension à négliger. (...)"

Crotone news - 25 juillet
images/icones/abbe2.gif  ( 950258 )Le curé présente ses excuses. par XA (2022-07-28 10:01:25) 
[en réponse à 950119]


"(...) , le père Bernasconi préfère ne pas parler. Joint au téléphone, il abrège : "Le parquet ira de l'avant, s'il y a un crime, il le constatera. J'ai déjà tout dit, je ne veux pas jeter plus jeter de bois sur le feu".

Dans une lettre publique adressée à l'archevêque de Milan, Monseigneur Mario Delpini, aux vicaires épiscopaux, à ses confrères et à tous les fidèles, il s'excuse et espère "que vous pourrez comprendre mes bonnes intentions, entachées de trop de naïveté, et accepter ma sincère demande de pardon". Mais il ne s'interdit pas d'expliquer la nature de cette célébration et les intentions qui l'ont animé. "Il n'était absolument pas dans mon intention de banaliser l'Eucharistie, ni de l'utiliser pour d'autres messages de quelque nature que ce soit. Il s'agissait simplement de la messe de clôture d'une semaine de travail avec les jeunes qui ont participé au camp. Le contexte du groupe (des jeunes qui ont célébré et travaillé avec moi pendant une semaine) m'a semblé suffisamment préparé pour préserver le caractère sacré du sacrement même dans la simplicité et la pauvreté des moyens"."

Source : La Repubblica


La lettre en italien :

Lettera all’Arcivescovo, ai Vicari episcopali, ai miei confratelli e a tutti i fratelli e sorelle nella Fede

Carissimo Arcivescovo Mario,

carissimi vicari episcopali,

carissimi confratelli,

carissimi fratelli e sorelle nella Fede,

vi scrivo poche ma sentite righe per chiedere scusa per la celebrazione di domenica 24 mattina nelle acque del mare di Capo Colonna.

Mi trovavo lì con un gruppo di ragazzi dell’oratorio con i quali abbiamo condiviso una bellissima esperienza di lavoro presso i beni confiscati alla mafia e gestiti da Libera. Domenica, ultimo giorno di campo, avevamo in programma di celebrare la Messa e poi di vivere una giornata di mare prima del rientro a Milano.

Quando siamo arrivati presso la pineta dove era prevista la celebrazione, nei pressi della spiaggia, non ci è stato possibile entrare per via di una manifestazione organizzata da un’altra associazione che aveva riservato l’intera area alle proprie attività. Gli organizzatori del campo ci hanno quindi portati in un’altra spiaggia, dove però non erano presenti zone d’ombra e la sabbia era già rovente. Abbiamo cercato altre zone idonee alla celebrazione, ma non avendone trovate mi è sembrato significativo, nel contesto del campo appena vissuto, celebrare in acqua, immersi nella “terra” che ci ha accolto per lavorare e riflettere nei giorni che avevamo appena trascorsi. Quando una famiglia che si trovava nei paraggi ci ha sentiti ci ha offerto il suo materassino come altare e io ho deciso di accettare.

Non era assolutamente mia intenzione banalizzare l’Eucarestia né utilizzarla per altri messaggi di qualunque tipo, si trattava semplicemente della Messa a conclusione di una settimana di lavoro con i ragazzi che hanno partecipato al Campo e il contesto del gruppo (ragazzi che per una settimana hanno celebrato e lavorato con me) mi è sembrato sufficientemente preparato per custodire la sacralità del Sacramento anche nella semplicità e nella povertà dei mezzi.

Ma i simboli sono forti, è vero, e parlano, a volte anche in maniera diversa da come vorremmo. É stato ingenuo da parte mia non dare loro il giusto peso.

Vi assicuro che non sono mancate l’attenzione e la custodia alla Parola e all’Eucarestia, ma fuori contesto la forma è più eloquente della sostanza e un momento di preghiera vissuto con intensità e significato dai ragazzi lì presenti ha urtato la Fede di molti: ne sono profondamente amareggiato.

Leggendo il bellissimo comunicato della Diocesi di Crotone e Santa Severina, rilanciato anche dalla nostra (Riscoprire la bellezza dei simboli liturgici), riconosco di aver mancato nell’attenzione necessaria alla valorizzazione di un Mistero così grande e così indegnamente affidato alle nostre umili mani. Ho sempre vissuto la celebrazione eucaristica con profonda consapevolezza dell’immenso Mistero di amore che esso cela e veicola e in otto anni di ordinazione quella è stata la prima volta che non ho indossato almeno camice e stola. Ma mi rendo conto che anche solo una volta è di troppo.

Chiedo umilmente scusa dal profondo del cuore anche per la confusione generata dalla diffusione mediatica della notizia e delle immagini: non era assolutamente mia intenzione che avesse tale risalto, tanto che per la celebrazione avevamo scelto un luogo inizialmente isolato e lontano dagli ombrelloni (anche se poi qualche persona, avendoci visti da lontano, si è aggiunta alla celebrazione).

Nella Messa che lunedì pomeriggio ho celebrato in chiesa in parrocchia a San Luigi ho chiesto perdono al Signore per la mia superficialità che ha fatto soffrire tanti.

Spero che possiate comprendere le mie buone intenzioni, macchiate da troppa ingenuità, e accettare la mia sincera richiesta di perdono.

Con una preghiera per la nostra Chiesa e per tutti noi,

don Mattia

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Traduction française par mes soins avec l'aide de Mister Deepl :

Lettre à l'Archevêque, aux Vicaires épiscopaux, à mes confrères et à tous mes frères et sœurs dans la Foi

Très cher archevêque Mario

chers Vicaires épiscopaux

chers frères,

chers frères et sœurs dans la Foi

Je vous écris ces quelques lignes, mais sincères, pour m'excuser de la célébration du dimanche 24 matin dans les eaux de la mer à Capo Colonna.

J'étais là avec un groupe de garçons de l'oratoire avec lesquels nous avons partagé une merveilleuse expérience en travaillant dans la propriété confisquée à la Mafia et gérée par Libera. Le dimanche, dernier jour du camp, nous avions prévu de célébrer la messe puis de passer une journée à la mer avant de rentrer à Milan.

Lorsque nous sommes arrivés à la pinède où la célébration était prévue, près de la plage, il ne nous a pas été possible d'entrer en raison d'un événement organisé par une autre association qui avait réservé toute la zone pour ses propres activités. Les organisateurs du camp nous ont ensuite emmenés sur une autre plage, mais il n'y avait pas de zones d'ombre et le sable était déjà chaud. Nous avons cherché d'autres endroits propices à la célébration, mais comme nous n'en avons pas trouvé, il nous a semblé significatif, dans le contexte du camp que nous venions de vivre, de célébrer dans l'eau, immergés dans la "terre" qui nous avait accueillis pour travailler et réfléchir pendant les jours que nous venions de passer là. Lorsqu'une famille qui se trouvait à proximité nous a entendus, elle nous a offert son matelas comme autel et j'ai décidé d'accepter.

Il n'était nullement dans mon intention de banaliser l'Eucharistie ou de l'utiliser pour d'autres messages de quelque nature que ce soit, il s'agissait simplement de la messe qui clôturait une semaine de travail avec les jeunes qui avaient participé au camp, et le contexte du groupe (des jeunes qui avaient célébré et travaillé avec moi pendant une semaine) me semblait suffisamment préparé pour préserver le caractère sacré du Sacrement même dans la simplicité et la pauvreté des moyens.

Mais les symboles sont forts, c'est vrai, et ils parlent, parfois d'une manière différente de celle que nous souhaiterions. C'était naïf de ma part de ne pas leur donner le poids nécessaire.

Je vous assure qu'il n'y a pas eu de manque d'attention ni de soin pour la Parole et l'Eucharistie, mais hors contexte, la forme est plus éloquente que le fond, et un moment de prière vécu avec intensité et sens par les jeunes présents a offensé la Foi de beaucoup : j'en suis profondément attristé.

En lisant le beau communiqué du diocèse de Crotone et Santa Severina, également relancé par le nôtre (Redécouvrir la beauté des symboles liturgiques), je reconnais que je n'ai pas accordé l'attention nécessaire à l'appréciation d'un Mystère si grand et si indignement confié à nos humbles mains. J'ai toujours vécu la célébration de l'Eucharistie avec une conscience profonde de l'immense Mystère d'amour qu'elle recèle et véhicule, et en huit ans d'ordination, c'était la première fois que je ne portais pas au moins un surplis et une étole. Mais je me rends compte que même une seule fois, c'est trop.

Je demande pardon humblement du fond du cœur également pour la confusion causée par la médiatisation des nouvelles et des images : il n'était absolument pas dans mon intention qu'elle ait une telle importance, à tel point que pour la célébration nous avions choisi un lieu initialement isolé et loin des parasols (même si quelques personnes, nous ayant vus de loin, se sont jointes à la célébration).

Dans la messe que j'ai célébrée lundi après-midi dans l'église paroissiale de St Louis, j'ai demandé pardon au Seigneur pour ma superficialité qui a fait souffrir tant de personnes.

J'espère que vous pourrez comprendre mes bonnes intentions, entachées de trop de naïveté, et accepter ma sincère demande de pardon.

Avec une prière pour notre Église et pour nous tous,

don Mattia