Le Forum Catholique
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( 950123 )
La schizophrénie pontificale frappe encore n° 46 par ptk (2022-07-26 02:04:45)
Malgré l'heure tardive, comment résister:
VaNews Les grands parents
Le Saint-Père déclare : C'est la journée des grands-parents: grands-pères, grands-mères, qui sont ceux qui ont transmis l'histoire, les traditions, les habitudes et beaucoup de choses», a affirmé le Pape, exhortant les jeunes à se tourner vers leurs grands-parents, à maintenir des relations avec eux.
«Les jeunes doivent retourner à leurs racines, non pas pour y rester, non, mais pour les porter en avant, comme l'arbre qui prend sa force dans ses racines et la porte en avant dans les fleurs ,dans les fruits», a expliqué le Souverain pontife argentin, citant un poème du poète argentin Francisco Luis Bernárdez (1900-1978): «Tout ce que l’arbre a de fleurs vient de ce qu’il a d’enterré, à savoir les grands-parents».
Malheur cependant à celui qui aurait la témérité de vouloir entendre Messe comme il l'entendait lorsqu'il accompagnait sa grand'mère, le dimanche à l'Eglise.
Seuls les grands parents conciliaires sont respectables au yeux du Saint-Père.
Que les grands parents tradis sachent bien que leur petits enfants se doivent de couper leurs racines, que l'histoire, les traditions, les habitudes qu'ils leur ont transmises n'ont pour le Saint-Pire aucune valeur.
Que les petits enfants de ces mauvais catholiques se détournent d'eux qu'ils coupent avec eux toutes relations, mieux qu'ils les dénoncent à la Sainte Inquisition conciliaire. Aucune fleur ne saurait faillir de tels sépulcres blanchis. Que seuls les morts enterrent ces morts.
Peut-être conviendrait il de se demander ce que les grands-parents conciliaires ont transmis mais ce serait déjà outrager la Rome de François.
libera nos Domine.

( 950131 )
Discours fondamental par Roger (2022-07-26 09:14:58)
[en réponse à 950123]
Au risque de me tromper je vais tenter une analyse.
François se lance désormais dans des propos totalement coupés non seulement de références catholiques mais plus largement chrétiennes ou religieuses : la vaccination, les grands parents, la viande,...on attend la suite (la prévention des coups de soleil?) ...
S' agit-il de se concilier la bienveillance des médias en donnant du message chrétien une apparence tout à fait inoffensive ? Ou s' agit-il simplement de la nouvelle lubie d' un spin doctor ?
En tout cas je pense que la visite à Rome de Mme Pelosi a eu un effet ..Le pape n est plus un chef d Etat respecté ni un leader charismatique ... il est tout au plus le porte parole d'une ong en ruine qui n' est tolérée que lorsque son discours converge avec celui des puissants.
Seule exception : l avortement...mais pour combien de temps ?

( 950185 )
La sécularisation du discours conduit jusqu'à son aplatissement par Scrutator Sapientiæ (2022-07-26 13:18:40)
[en réponse à 950131]
Bonjour Roger,
La sécularisation du regard et du discours ad extra des hommes d'Eglise sur l'homme et le monde contemporains à laquelle nous avons droit depuis Gaudium et spes, et plus remarquablement depuis la deuxième partie de cette constitution pastorale, conduit assez logiquement jusqu'à l'aplatissement de ce regard et de ce discours.
En d'autres temps pas si lointains, on parlait du naturalisme, en tant que mode de raisonnement le moins surnaturel et le moins théologal possible : un mode de raisonnement effectivement chrétien sur l'homme et le monde se devait d'avoir une composante ou une dimension surnaturelle et théologale, et, a contrario, un mode de raisonnement officiellement chrétien mais dépourvu d'une telle composante ou dimension était susceptible d'être considéré comme coupablement ou fautivement naturaliste.
Chenu, Maritain, Mounier, Teilhard, entre autres, et (surtout ?) ce que les clercs en ont fait, sont passés par là, et, depuis lors, on en est à un regard et à un discours assez proches, sinon soumis, au regard et au discours de tout "homme de bonne volonté" sur l'homme et le monde d'aujourd'hui, y compris sur ce qui relève du profane le plus situé au ras du sol.
Comme, dans le même temps, les clercs ont décidé de ne plus distinguer clairement et fermement ad extra entre la vérité et les erreurs, dans l'ordre du croire mais aussi, plus récemment, dans celui de l'agir, et que, par ailleurs, il faut bien continuer à dire quelque chose, pour pouvoir continuer à exister en tant qu'ONG chrétienne experte en humanité, on en arrive à la situation actuelle, parfois ridicule.
François n'est nullement le premier pape néo-catholique post-conciliaire qui joue à scier consciencieusement la branche sur laquelle il est assis, car enfin, qui d'un tant soit peu attentif et exigeant peut accorder de l'autorité à un responsable religieux qui s'exprime exactement comme s'il conseillait à des téléspectateurs, à la fin d'un bulletin météo, de boire de l'eau régulièrement, en période de canicule ?
On est en droit de se demander si, depuis 1960, les évêques, à commencer par celui de Rome, n'ont pas un énorme problème d'alignement d'une assez grande partie de leur registre de discours sur celui des médias, id est sur celui des "théologiens de l'actualité", comme l'a dit un jour un évêque français des années 1960-1970.
Bonne journée.
Scrutator.

( 950262 )
Absolument pas d accord par Roger (2022-07-28 11:15:33)
[en réponse à 950185]
Voilà comment parlait un pape en 1978
Loué soit Jésus-Christ.
Très chers frères et sœurs,
nous sommes encore tout attristés par la mort de notre très aimé Pape Jean-Paul Ier. Et voilà que les éminents cardinaux ont appelé un nouvel évêque de Rome. Ils l’ont appelé d’un pays lointain, lointain, mais toujours si proche par la communion dans la foi et la Tradition chrétienne. J’ai eu peur en recevant cette nomination, mais je l’ai fait en esprit d’obéissance à Notre-Seigneur Jésus-Christ et de confiance totale à sa Mère, la Très Sainte Vierge.
Je ne sais si je peux bien m’expliquer dans votre..., dans notre langue italienne. Si je me trompe, vous me corrigerez. Et voilà, je me présente à vous tous, pour confesser notre foi commune, notre espérance, notre confiance en la Mère du Christ et de l’Église, et aussi pour recommencer de nouveau sur cette route de l’histoire et de l’Église, avec l’aide de Dieu, et avec l’aide des hommes.

( 950193 )
François rend explicite ce qui est "implicite" depuis 1962 par Scrutator Sapientiæ (2022-07-26 16:03:36)
[en réponse à 950123]
Bonjour ptk,
Ce qui suit se veut une réflexion qui va un peu au-delà de l'actualité.
Pour François (l'écrire comme ci-après n'est certainement pas irrespectueux de sa position la plus probable), il est absolument hors de question que la mise en oeuvre d'une forme ou d'un type de "solidarité inter-générationelle", doctrinale, liturgique, pastorale et spirituelle, entre des catholiques, débouche sur une réception, sur une prise en compte et sur une transmission anti-modernistes ad intra et anti-mondialistes ad extra de la foi catholique, de la liturgie de l'Eglise et de la morale chrétienne.
Des catholiques qui, à travers plusieurs générations, sont fidèles au catholicisme, au point d'être vigilants et résistants, face aux erreurs sur Dieu, sur l'Eglise, sur l'homme, et face à l'esprit du monde ? Ce sont des gnostiques, des pélagiens, des rigides et des sectaires, déficients en DEMOP, voire dépourvus de DEMOP !
Dans cet ordre d'idées, il serait intéressant de savoir de quel "crime" sont "coupables" les catholiques qui, en prenant appui, notamment, sur la Tradition, entendent bien continuer à coopérer avec Dieu et à résister à telles erreurs ainsi qu'à l'esprit du monde.
Mais ne sont-ils pas coupables du crime qui consiste à refuser de contribuer au déploiement du "visage rajeuni de l'Eglise" ?
Dans le même ordre d'idées, on comprend mieux l'une des raisons pour lesquelles la liturgie ante-montinienne doit être bannie de l'Eglise : c'est que, voyez-vous, cette liturgie est propice à la prise de conscience du fait que "deux amours ont fait deux cités" et n'est pas propice au "culte de l'homme" ni à "l'accompagnement humanisateur" de l'homme et du monde...
Ce dont nous sommes témoins et victimes n'est donc pas réductible à une "guerre civile liturgique", puisque nous avons, d'un côté, des néo-catholiques, promoteurs d'une chimère, dans une direction et des domaines qui les condamnent à aller de plus en plus loin, au moyen de subterfuges et de surenchères, et, de l'autre côté, des catholiques qui essaient de l'être et de le rester, notamment grâce à une liturgie qui est d'autant plus combattue qu'elle est linguistiquement mais aussi pneumatiquement contra-positionnelle ad extra, ce qui constitue manifestement un crime "évangéliquement" inexcusable et impardonnable.
Bonne journée.
Scrutator.