Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=949823
images/icones/marie.gif  ( 949823 )21/07 St Laurent de Brindes, confesseur et docteur, Ste Praxède, vierge par ami de la Miséricorde (2022-07-20 22:36:19) 



St Laurent de Brindes, confesseur et docteur

Biographie

SERMON I de Saint Laurent de Brindisi extrait

I) Jean, Apôtre et Evangéliste, le disciple bien-aimé du Christ, le fils en qui la Très Sainte Vierge, Mère de Dieu, mit sa préférence après la crucifixion, eut beaucoup à souffrir pour la foi en Jésus Christ pendant son exil sur l'île de Patmos.

Mais, en même temps, il y fut aussi consolé par Dieu au moyen de nombreuses révélations célestes. En effet, St Paul dit : « Car, tout comme les souffrances du Christ abondent en nous, notre consolation abonde en Christ » (2 Corinthiens 1, 5). Et de même, dans les Psaumes, nous lisons : «Quand les pensées s'agitent en foule au-dedans de moi, tes consolations réjouissent mon âme » (Psaume 94(93), 19).

Jean avait reposé sa tête sur la poitrine du Seigneur à la Sainte Cène, il avait aussi choisi Marie comme la meilleure part qui ne lui serait pas retirée (Luc 10, 42).

Grâce à cette extraordinaire dévotion qui le caractériserait, il fut, après l'Ascension du Seigneur Jésus Christ dans le Ciel, absorbé pour toujours dans la contemplation du divin. Mais c'est avec plus d'ardeur encore qu'il se consacra aux choses divines alors même qu'il était en pleine tribulation. Voilà bien ce que font les Saints.

Pendant ces temps d'épreuves, Jean, « dévoré par un feu d'amour toujours plus ardent et élevé sur les hauteurs par les flammes séraphiques de cet amour, fut plongé en Dieu. Il commença alors à déborder de cette douceur divine qu'apporte la contemplation, bien plus abondamment et copieusement qu'à l'accoutumé ; de même, il expérimenta plus parfaitement les dons que procurent les visites célestes. » (St Bonaventure).

Dieu, « le Père des Miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions » (2 Corinthiens 1, 3-4), consola Jean, tout comme il avait consolé autrefois le Patriarche Jacob par la vision de l'échelle céleste (Genèse 28, 12-16) ou Moïse par l'apparition divine du buisson ardent (Exode 3, 2-5), ou bien encore les trois jeunes gens dans la fournaise qu'Il réconforta en envoyant un Ange consolateur, accompagné d'une bienfaisante fraîcheur céleste (Daniel 3, 49-50) ; sans oublier Paul qui fut ravi au troisième Ciel, qui n'était autre que le Paradis lui-même. Dieu l'y consola et l'y revigora d'une manière ineffable par la vision de la gloire céleste (2 Corinthiens 12, 2-4).

C'est ainsi que Jean fut consolé de bien des manières. Souvent, les cieux s'ouvrirent et souvent Dieu lui montra, comme il l'avait montré à Etienne, la gloire du Paradis, la gloire du Christ, la gloire de Dieu. Souvent, il le réjouit par la vue et le discours des Anges, il le remplit d'une grande joie. Souvent, le plus doux des sauveurs lui apparut du haut des cieux. Souvent, il fut honoré de la vision de la gloire du Père. Ô bienheureux Jean qui est béni encore et toujours en gage de l'amour divin - c'est parce que Jésus l'a aimé. […]

Source : jesusmarie.free.fr

Prière de Saint Laurent de Brindisi

« Grâce à ce Geste sacré du Signe de Croix et par l'intermédiaire de la Vierge Marie, que le Seigneur vous bénisse et vous ait en sa sainte Garde ! Qu'Il vous montre son Visage et vous prenne en pitié pour vous conférer la Paix ! Puisse le Tout-Puissant vous rendre la santé après laquelle vous soupirez, par Notre-Seigneur Jésus-Christ ! Par ce Signe de Croix, que le Rédempteur vous guérisse, Lui qui calme toutes langueurs et infirmités en même temps qu'Il délivre tous les possédés du démon. Que Jésus-Christ et la Vierge Marie vous bénissent, par le Signe de la Sainte Croix ! Ainsi soit-il. »

Source : site-catholique.fr


Sainte Praxède attribué à Vermeer (1655)

Mémoire de Ste Praxède, vierge



Au Diocèse de Strasbourg : St Arbogast, Évêque
images/icones/marie.gif  ( 949824 )Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu par ami de la Miséricorde (2022-07-20 22:40:54) 
[en réponse à 949823]



DEUXIÈME TRAITÉ

CHAPITRE V

De la foi de la très sainte Vierge


L'on doit aussi conserver toujours un respect extrême, une soumission très profonde, et un amour filial pour notre Saint-Père le Pape, le père et le pasteur de tous les fidèles de l'Église universelle, et le vicaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ en terre, et ne se départir jamais de l'union que tous les Chrétiens doivent avoir pour le Saint-Siège apostolique et l'Église romaine, la mère et maîtresse de toutes les Églises. Considérant que les démons et les hérétiques leurs suppôts combattent toujours avec rage le Saint-Siège, et tachent d'en donner tout le mépris qu'ils peuvent, en diminuant l'autorité, et en retirant de l'obéissance sincère qui lui est due.

Au contraire, les saints ont des respects admirables pour la chaire de saint Pierre, où sont assis les Souverains Pontifes successeurs de ce prince des apôtres, avec un tel secours de Jésus-Christ et de sa glorieuse Mère, et des bons anges, que les portes de l'enfer n'ont jamais prévalu contre le Siège apostolique. Et quoique la foi ait manqué dans les lieux où les autres apôtres l'ont établie, cependant Rome, le siège de saint Pierre, l'a toujours conservée toute pure et en son entier avec une fidélité inviolable.

L'on doit aussi avoir haute estime pour les moindres cérémonies de l'Église, pour les indulgences, pour toutes les confréries et dévotions qui en sont approuvées, en parlant toujours avec respect, et ayant en horreur le libertinage de certaines personnes qui, se piquant d'esprits forts, raillent sur les choses les plus saintes, et pensent donner des marques de quelques lumières particulières en pointillant sur la religion ou sur les cérémonies de l'Église. L'on doit aussi détester une profanation criminelle qui se glisse en nos jours, de la parole de Dieu, des hymnes et cantiques de l'office divin, par des impies qui se servent des termes de l'Écriture pour sujet de leurs divertissements, et les appliquent aux choses profanes, et qui composent des chansons vaines et mondaines sur l'air des cantiques sacrés.

Le démon inspire encore une curiosité dangereuse touchant les matières les plus difficiles de la théologie, comme celles de la grâce et de la prédestination, et les hommes sans études, et même les femmes, les étudient et en disputent dans les compagnies, s'élevant quelquefois par une présomption diabolique, au-dessus de l'autorité du Saint-Père et des prélats, voulant décider des difficultés dont ils ne veulent pas que le Souverain Pontife et les évêques décident.

L'esprit véritablement catholique est bien éloigné de ces manières d'agir ; car il n'a que de l'horreur pour ses propres lumières, qu'il quitte avec humilité pour se soumettre aux lumières des prélats de l'Église.

Cela n'empêche pas que chacun n'ait ses sentiments, et ses vues, et son jugement ; mais la grâce de Jésus-Christ nous fait soumettre nos sentiments, nos vues et notre propre jugement. Ce n'est donc pas une excuse légitime de dire qu'on n'entre pas dans le sentiment du Saint-Père et des évêques, parce qu'on ne peut pas empêcher les sentiments que l'on a qui y sont contraires.

Autrement il n'y aurait presque plus d'obéissance ni dans l'Église ni dans les monastères, parce que l'esprit de l'homme, dans la corruption où il est, ne manque pas de prétextes, de beaux raisonnements, qui lui paraissent solides, pour se dispenser de l'obéissance; s'il ne fallait obéir que lorsque le propre jugement dicte qu'il est raisonnable, la soumission serait bannie de la plupart des esprits, et l'on ne verrait de tous côtés que de fâcheuses rébellions.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vus bénisse
ami de la Miséricorde