Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=949811
images/icones/carnet.gif  ( 949811 )«De nombreux fidèles vont se tourner vers la FSSPX» (père Iborra) par Cristo (2022-07-20 18:11:31) 

et là, ça ne rigole plus !

https://www.cath.ch/newsf/de-nombreux-fideles-vont-se-tourner-vers-la-fraternite-saint-pie-x/


Seulement des fidèles, cher Père ?


Et puis il faut avouer que le coup de la confirmation en forme ordi insérée dans une messe extra, fallait l'inventer celle-là ! Je sais bien "qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse", mais quand même, sapristi !
images/icones/1q.gif  ( 949814 )Pour ma part par Lenormand (2022-07-20 19:17:09) 
[en réponse à 949811]

il se trompe car je n'irai pas chez la FSSPX, j'ai déjà donné pendant de nombreuses années et je me suis juré de ne jamais retourner à leurs offices. Sauf exceptions: mariages, baptêmes, etc. d'un proche. Je ne vais pas m'étendre sur le sujet, mais j'ai suffisamment de bonnes raisons (personnelles et familiales) pour agir ainsi.

S'il le faut j'irai au monastère tradi. le plus proche tous les dimanches et fêtes. Mais pour le moment nous n'en sommes pas encore là.
images/icones/neutre.gif  ( 949815 )D'autant que par Leopardi (2022-07-20 20:18:29) 
[en réponse à 949811]

le sacrement de confirmation ne comporte habituellement pas de messe.
C'est une innovation de Vatican 2 que d'insérer une messe à chaque sacrement, comme si son effet dépendait de la célébration d'une messe.
images/icones/fleche2.gif  ( 949816 ) pour mieux exprimer le caractère par AVV-VVK (2022-07-20 20:29:43) 
[en réponse à 949815]

ecclésial, communautaire du sacrement. Au lieu de dire "je vais à la messe"on dit dorénavant "nous allons célébrer ensemble l' eucharistie".
images/icones/neutre.gif  ( 949819 )Le tout.... par Pol (2022-07-20 20:56:37) 
[en réponse à 949816]

....'présidé' par un prêtre.
images/icones/neutre.gif  ( 949828 )Vous entendez vraiment cela ? par Fenestri (2022-07-20 23:25:29) 
[en réponse à 949816]

Je n'ai, de ma vie, jamais entendu une telle expression de la part de catholiques du quotidien. Franchement, à part des théologiens que personne ne lit, qui parle comme ça ?
images/icones/neutre.gif  ( 949825 )au vicaire de St Roch par Philippe (2022-07-20 22:51:04) 
[en réponse à 949811]






FSSPX séparée de Rome depuis 1988 , quelle lecture des évènements monsieur l'abbé!
images/icones/neutre.gif  ( 949827 )La phrase n'est pas de lui, mais du site internet par Fenestri (2022-07-20 23:24:06) 
[en réponse à 949825]

La phrase que vous citez est entre crochets dans une citation, ce qui indique qu'il s'agit d'un élément de contexte apporté par cath.ch aux propos du prêtre interrogé.
images/icones/neutre.gif  ( 949830 )merci par Philippe (2022-07-20 23:30:47) 
[en réponse à 949827]






de cet éclaircissement ... bonne nuit
images/icones/fleche3.gif  ( 949840 )Non. Les fidèles occuperont leurs églises par Gaspard (2022-07-21 10:23:15) 
[en réponse à 949811]

Les fidèles qui assistent aux messes traditionnelles diocésaines ne vont pas rejoindre la FSSPX, sauf marginalement. Ils se battront pour garder "leurs" églises, d'autant plus facilement aujourd'hui en 2022 par rapport à 1970 que ces églises sont vides. Et le maire préférera toujours payer l'entretien pour une église occupée que vide. C'est valable pour les campagnes comme pour les villes, en France en tout cas.
images/icones/1f.gif  ( 949843 )Les maires laisseront les églises au desservant envoyé par l'évêque ! par JVJ (2022-07-21 11:04:43) 
[en réponse à 949840]

Vous êtes bien optimiste !

Les maires respecteront la loi de l'affectation, ils feront ce que le directeur de cabinet du préfet leur dira dans la semaine avec, pour le coup, un second couteau de l'évêché très disponible.

95 % des évêchés préfèreront pas de messe plutôt qu'une messe traditionnelle. On ne le voit que trop lors des obsèques dans le NOM (un truc même pire que le NOM). Il y a quinze jours, un grand ami chrétien est enterré. Trois prêtres au choeur, dont deux fort classiques. L'équipe locale aurait fait un scandale si l'un des deux était arrivé en chasuble à l'autel. Dans l'église pleine à craquer, il y avait une grande majorité de croyants, des gens simples qui ne sont pas allés au synode. C'est au-delà du dégoûtant, mais c'est tellement ancré que plus personne ne songe à se rebeller. Et la plupart du clergé peau de chagrin est d'accord avec cela.

Je connais une église rénovée à neuf dans une campagne l'an dernier (sans être vandalisée par la suppression de meubles...). Le curé a une trentaine de clochers et ne dit qu'une messe le dimanche (pastorale voulue par bien des évêques, dingue quand nos vieux curés en disaient deux dans les années 90), outre la messe anticipée du samedi qui est parfaitement légitime dans nos campagnes (les gens des villes sont priés de se taire !).
Eh bien, comme personne du village ne vient à la messe, il a été décidé qu'il n'y aurait plus qu'une messe par an. Un membre de l'eap qui m'a dit cela la semaine dernière trouve cela parfaitement "logique" !
On récompense donc les rares pratiquants sur ce critère.
Si j'étais le maire de gauche et les conseillers, j'exigerais que le téléthon et les concerts en tous genres s'y fassent, en raison de l'argent placé. L'évêque a même mis de sa poche personnelle pour aider aux travaux.
Les enterrements y sont faits par des laïcs alors que le curé, qui n'a que cela à faire, en aurait entre un et trois selon les semaines.

Combien de fois n'entré-je pas dans des églises qui n'ont plus de messe depuis des années, ni des enterrements. Je vois la mort de la France et de la chrétienté. Il y a même une table en bois pour autel conciliaire, l'ancien autel a disparu ou alors n'a plus que deux chandeliers en fer. La sacristie est vide, en dehors des vases et des fleurs synthétiques. Je cherche les tombes des derniers curés si le cimetière est autour. Les gens des villes ne peuvent comprendre, y compris ceux de l'évêché qui se réjouissent des messes de rassemblement qui font illusion (250 personnes le dimanche matin pour trente villages, bravo !).

Même des paroisses gérées par les chers St-Martin n'équilibrent pas les messes. De très belles églises de village sont abandonnées à l'année et les baptêmes sont centralisés. Quand je vois des St-Martin concélébrer, cela me gêne en raison des églises vides à la même heure, dans leurs paroisses et ailleurs. Et une messe le dimanche matin... Des maires et les dames qui ont les clés font état de leur incompréhension aux services de l'Etat et à votre serviteur quand il les interroge sur la fréquence de messes au gré de mes visites.
Telle mairesse (sic) du Perche m'a dit qu'elle se réjouissait d'avoir le baptême de sa petite-fille dans une église que la commune entretenait impeccablement (frais de chauffage et ménage pris en charge). Les desservants CSM (que j'aime beaucoup) ont dit niet. Baptême avec d'autres au chef-lieu de paroisse. Leur diacre aurait pu convenir d'une date, la famille n'exigeait rien.
Même si personne d'un village ne vient à la messe semestrielle (!!!!)... (et qui peut le savoir a priori, car on peut trouver des vacanciers ou des gens qui se décident), le prêtre ne dit pas la messe uniquement pour faire plaisir à Jeannine et Gérard qui adorent prendre leur voiture électrique le dimanche pour meubler le vide de la semaine, et qui se réjouissent de bavasser avant la messe dans un joyeux bordel.
L'absence chronique de servants de messe dans bien des campagnes n'est pas leur souci.
Les gens demandent encore le baptême par endroits, mais ne pratiquent pas du tout. Je ne leur en veux pas spécialement, ils n'ont rien reçu et eu égard à la tenue des messes...
Pour notre part, nous n'en pouvons plus.
L'abandon du précepte dominical étudié récemment par un canoniste de la FSSPX résulte de bien des facteurs.

D'autres curés font aussi ce qu'ils peuvent, et j'en connais. Ils font tous les enterrements, avec messe quand c'est pertinent, ce qui permet de faire vivre ces lieux.

Les catholiques abandonnent ces lieux consacrés. Le journal de nos départements montre chaque jour d'été des concerts olé olé partout, sans parler de la nuit funeste des cathédrales avec Fiori à Langres et Voulzy à Orléans. Le bon goût de la musique sacrée. Et parfois l'autel conciliaire, amovible !, valdingué pour le concert et le chanteur qui monte en chaire. C'est très révélateur.

J'espère, Gaspard, que vous connaissez quelques dizaines de maire, notamment en campagne. J'en vois beaucoup qui sont très hostiles à l'église et au curé de leur commune, d'autres qui sont aussi familiers de l'Eglise que je le suis du rap. Dans la cure dont je dépends, le maire socialiste est d'une rare hostilité aux deux excellents prêtres du lieu. Lors d'obsèques d'un adjoint, la famille exigea que ce ne soit pas le curé qui s'en occupe. Et au nom de la paix, ce dernier se déchargea au profit de son confrère. Il n'y avait que cela à faire d'ailleurs. Mais si, moâ, je demandais par endroit que ce soit tel ami prêtre qui m'enterre, dans le VOM ou le NOM avec messe, je suis certain d'avoir une levée de boucliers. Pour mes grands-parents qui voulaient une messe NOM, il fut interdit au dernier moment de le faire par le curé avec lequel j'en avais souvent parlé. Je porte chaque jour ou presque cette souffrance. Cela m'a permis de faire un long mot d'accueil qui expliquait aux gens de l'eap et de la chorale que leur oukase était un pur scandale, d'autant que mes grands-parents, de modestes paysans pratiquants depuis leur enfance et chargés de l'église, n'étaient pas du genre à emm... les autres. Un jeune catholique faisait la leçon à des têtes blanches élevées avant le concile. La plupart de la nef était je pense d'accord avec moi. C'était avant l'évêque actuel qui a libéralisé la messe, mais quarante ans d'interdiction de la messe aux mariages et aux enterrements sont passés par là. Les gens parlent d'ailleurs de "messe" pour ces cérémonies présidées par les laïcs.
C'est irrécupérable. Le cliquet est là et la démographie se charge d'éradiquer le christianisme des campagnes (en ville, l'illusion, même à Limoges, est encore possible. si les cathédrales étaient en banlieue, on ferait moins les malins...).

Parfois, je préfèrerais qu'il n'y ait même plus de messe quand on voit ce que c'est devenu.
J'ai déjà montré des messes en video ici, dans mon diocèse natal, avec tel curé de cathédrale refusant d'être au choeur avant le canon, pour être au même niveau que les fidèles !

Chacun reconnaîtra l'église vosgienne... où les vitraux alignent les grands noms de la noblesse de France.
J'y ai assisté à l'ordination de deux Becket par l'ancien archevêque de Bruxelles, ou à la première messe d'un chanoine de l'IRCSP. Cela avait de la gueule. Mais c'était aussi sans lendemain. Les Becket sont partis de Domremi, l'accueil diocésain avait été frisquet et suspicieux. A côté, des religieuses asiatiques ou africaines très sympathiques et pieuses tenaient un restaurant, puis on a appris qu'il y avait maltraitance, pressions psychologiques et travail détourné. On n'en sortira jamais de ce cirque.

Tel prieuré remarquable peuplé d'amis d'une congrégation très classique (dont un prêtre bi-ritualiste) logeait jusqu'à cet été tout à côté d'une église très bien tenue et unique en son genre. Mais le diocèse ne donnait pas la desserte de celle-ci.

Ainsi, Gaspard, je ne crois pas que les maires accueilleront ou laisseront faire un clergé sans mission de l'ordinaire. Celui-ci saura sortir le droit canon et la loi pour se faire obéir. On est arrivé à tel degré d'anomie que ce serait risible si ce n'était à pleurer.
Des évêques ont préféré interdire l'église pour des obsèques d'un fidèle de la fsspx, mais ont autorisé des obsèques civiles ou protestantes, des concerts et des visites en tous genres, des ballades gourmandes avec spectacle et danses. J'ai mes coupures de presse et le souvenir de braves chrétiens des campagnes fsspx, connus de tous dans le village, qui ont dû se replier dans la salle communale pour leur messe. Immonde.

images/icones/tele.gif  ( 949845 )Autre photo d'une église avec curé que je préfèrerais voir fermée par JVJ (2022-07-21 11:22:05) 
[en réponse à 949843]

Ne cherchez pas où cela se trouve...

Déco pour le départ du jeune curé formé dans un séminaire inter-continental.

La déco est du même tonneau à chaque messe et cela fait presque l'unanimité.

Quand on arrive à ce degré d'immondicité (les anciens curés ont fait le ménage dans le choeur d'ailleurs), on ne peut plus rien.

Ils ne se rendent même pas compte que cela fait très années 70.

Vous noterez l'écran qui pendant le covid évite l'usage des feuilles. Les derniers pratiquants se croient à la télé et c'est d'ailleurs ce qu'ils regardent le soir avant de souper.

Des enfants éduqués aux musées et à l'histoire de l'art font immédiatement la grimace et se demandent s'ils sont encore dans une église. Les détournements des églises à la faveur des sauteries synodales sont aussi révoltantes que cela.
Pour ma confirmation avec un évêque, c'était déjà la même déco. Il serait amusant que les diocèses fassent une enquête sur le taux de pratique et de mariage pour ceux qui ont été confirmés il y a vingt ans. Confirmé de quoi, je vous prie ?!
Prenez tous les sacrements et regardez.
Mais le pape demande qu'on emm... ceux qui veulent être confirmés dans le rite ancien par l'évêque du lieu ou les jeunes couples sérieux qui veulent se marier ! Impensable sous Benoît XVI. C'est pourquoi les évêques qui emboîtent le pas du pape actuel ne peuvent qu'être des carriéristes, non des successeurs des apôtres, chefs de leur diocèse.



images/icones/neutre.gif  ( 949846 )Êtes vous masochiste cher JVJ ? par Roger (2022-07-21 11:31:02) 
[en réponse à 949845]

Pourquoi passez vous votre vie dans des paroisses ordinaires ?

N avez-vous jamais eu l idée de fréquenter un apostolat extraordinaire ? Vous seriez certainement moins douloureusement touché....sauf si vous aimez cela mais alors ne vous plaignez pas ....
images/icones/1g.gif  ( 949853 )Parce que ce sont les paroisses de mes familles par JVJ (2022-07-21 12:15:42) 
[en réponse à 949846]

et de la quasi-totalité de l'Eglise de France !

Parce qu'en voyant cela, l'apprenti historien de l'Eglise voit et essaie de comprendre pourquoi nous rejoignons le degré zéro de la pratique et du catholicisme en France. Il peut nuancer ce qu'il lit chez les spécialistes (universitaires ou préposés à la pastorale). On ne pourra pas me dire que le cirque liturgique s'est terminé dans les années 80, puisque je vois ici et là en 2022 ! Or des articles d'universitaires prétendent que ce bordel est passé. Ben non.
Quand on a ce spectacle sous les yeux, on se dit que les laïcs qui ont en main la paroisse sont des gens dégoûtants et que le lieu de formation du prêtre ne lui a rien transmis de sérieux sur ce point, au moins. Il devrait exister une certaine marge de manoeuvre, admettons, mais pas à ce point ! Les commissions diocésaines d'art sacré sont tantôt peuplées de gens sérieux, tantôt de fumistes incapables. J'ai souvent dit avoir des exemples très précis.

Et je pense aux curés et vicaires très courageux qui ne méritent aucun mépris. Ils doivent souvent subir la clique locale, et ne peuvent se les mettre à dos un quart d'heure avant la messe...

Il faut aussi occuper le terrain et témoigner, pour l'Histoire et les pastorales qui n'ont mené à rien. Les églises ne sont pas qu'à ces gens-là, ni même l'affectataire !

Je n'ai pas le tempérament d'un amish et je ne me réfugie pas dans une chapelle chaque dimanche, bien au chaud, entre personnes initiées et sans doute parfaites. Tant mieux pour les gens des villes qui le peuvent et qui ont le choix.

La Tradition dans les campagnes, on en parle ?!
Et dans les diocèses où il n'y a rien !?

De bons prêtres NOM sont aussi traditionnels qu'il est possible. Ils souffrent et ce sont eux qui tiennent à bout de bras le peu qui reste, qui se font mal voir et qui sont moqués des instances et de leurs confrères. C'est variable selon les diocèses. Dijon par exemple connaît d'excellents curés en campagne et dans les bourgs. Ailleurs, c'est la fin de la chrétienté.

Si vous saviez ce que je pense de ceux qui disent qu'il y a bien trop de prêtres eu égard au nombre de pratiquants ou qu'il faut tout miser sur les villes...

A l'heure d'internet, on peut savoir ce qui se passe ailleurs, mais traversez-vous des campagnes et des montagnes régulièrement ? Tout le monde n'a pas internet et tout le monde n'a pas des amis prêtres. Pourquoi un enfant ou un vieillard n'aurait-il droit qu'à des églises fermées à l'année avant de se faire enterrer par des laïcs qui font même l'admiration de G. Cuchet ?!
Pensez aux adolescents ou aux jeunes gens célibataires (parfois encore à 50 ans...) qui n'ont rien autour d'eux ! RIEN.

Je force un peu le trait, mais les photos postées me donneraient l'envie de tout saccager, je vois cela comme une puissance maléfique occupante. Je ne suis pas un chrétien parfait, loin de là. Mais ces trucs occupent l'espace, font illusion, amusent la galerie et cultivent en outre le mauvais goût (comme le Veni creator en français ou la communion donnée par des laïcs, même en présence de prêtres fort sérieux...).

Un évêque un peu courageux et aux références esthétiques certaines se permettrait de corriger ce cirque autour de l'autel. Mais non ! Il se croira obligé de féliciter la déco et au mieux n'en dira rien pour ne pas froisser. L'évêque est le liturge du diocèse, dixit le concile blablabla.





images/icones/neutre.gif  ( 949919 )J'ai cherché par Dam (2022-07-22 00:25:24) 
[en réponse à 949845]

Et quel dommage pour cette église plutôt jolie.
images/icones/1f.gif  ( 949928 )Eglise archi-banale par JVJ (2022-07-22 10:38:02) 
[en réponse à 949919]

qui est aussi celle de ma confirmation où j'ai tenu à bout de bras une pancarte avec le mot "espérance" pour la piquer à un grand panneau... Le ciboire est tombé sur la déco au pied de l'autel, au milieu du sable et des branches mortes. Plusieurs personnes sont venues récupérer les hosties à pleine main, pour se dépêcher de faire communier. Sic. J'étais aux premières loges. L'évêque est resté sur sa chaise.

Pas de crèche à Noël dans cette église, en raison de la superstition qu'elle représente. Toutes les statues sont dans une chapelle.

L'ancien jeune curé, qui refusait d'enterrer les gens (mais qui disait les messes en semaine dans les villages, à sa décharge), prit un 24 décembre au soir des selfies à l'autel, en demandant aux gens d'allumer la lumière de leur portable, en éteignant les lustres. Dernière fois où j'ai supporté ce bordel.
Il s'est aussi déguisé en soutane avec barrette avec sa voisine fleuriste, pour se f... des curés old school. Le journal a adoré et a loué son état d'esprit. Je connais tous les détournements et toutes les inversions ecclésiales bien traditionnelles, mais là, c'était méchant et débile. Il a été formé au bord de la Loire, ce qui ne vaut pas mieux que Lille ou Lyon. Tous les gens l'appellent par son prénom, précédé de "le" car on est dans l'est de la France.

Je suis habitué à passer sous les fourches caudines (les hommes mariés le savent, hi hi). Quand cela vient de l'Eglise, c'est encore plus dur à avaler (même si par devers moi, ils ne sont plus d'Eglise, mais je ne l'ai pas dit...).

Voici une église qui n'a plus de messe depuis des décennies, sans être désaffectée. Le curé, un grand ami très sérieux, le dernier à dire des messes aux enterrements, a soixante-cinq clochers.

J'ai étudié la première, ancien prieuré bénédictin.
Lieu magnifique entre tous, sur une butte au milieu des vignes et d'un très ancien cimetière (non-fermé !).

A pleurer.

L'autre est dans un "village" de trente habitants, lieu aussi magnifique tout près d'une commanderie hospitalière (ex-templière).

Je sais qui à la clé pour faire vivre une heure ou deux ces lieux.
L'an dernier, le 14 juillet au matin, par exemple, quand les derniers vieux patriotes (et républicains) regardent la télé !

Si on appliquait ce que les CDAS veulent, il n'y aurait plus rien sur les autels. Et on pourrait même les détruire. J'ai entendu un évêque et bien des curés me dire : un autel, car il n'y a qu'un seul Christ. Quelle bande de c...
J'ai répondu que c'était stupide et qu'il fallait trois autels, en raison de la Trinité. Je ne peux pas parler à ce genre de personnes. On se juge irrécupérable l'un l'autre.







images/icones/1e.gif  ( 949935 )Vous avez été confirmé au pays des sorciers par Meneau (2022-07-22 13:57:07) 
[en réponse à 949928]

dans une église dédicacée au saint patron des maris trompés ?

Ah, cela explique beaucoup de choses ! Hihihi.

Cordialement
Meneau
images/icones/1e.gif  ( 949936 )Et c'est pas tout... par JVJ (2022-07-22 14:44:11) 
[en réponse à 949935]

confirmé par un évêque en cravate col pelle à tarte qui fit de Gaillot un évêque et préparé à ce sacrement par un curé aujourd'hui marié et papa, marié par sénateur-maire socialiste (qui avait insisté pour ce faire malgré notre tiédeur), devant un jésuite théologien à Vatican II et teilhardien devant l'Eternel, dans une messe concélébrée dans une église jésuite selon un missel que je ne préfère pas évoquer mais que je me souviens avoir fabriqué avec une paire de ciseaux...
Il se trouvait dans la nef l'un des plus grands universitaires liturgistes de France, le plus grand spécialiste de la messe (avec un "m") médiévale, qui dut passer une sale heure, mais l'amitié aidant... Il a fermé les yeux et pensé à la France. A ses côtés se trouvait le plus grand connaisseur des évêques et des chanoines médiévaux, dont j'entends encore la petite vacherie amicale à mon oreille au vin d'honneur subséquent...

En principe, je pourrais plaider le défaut canonique pour tout cela !
Les canonistes sont les champions du vice de forme et du vice sous toutes les formes.
Ce fut fait exprès diront le malelingue...

Certains lecteurs de ce texte en sont déjà à chercher l'eau et le sel pour exorciser leurs yeux.
Leur président demande des économies d'énergie, alors qu'il devrait savoir que certains se douchent dans le noir en vertu de l'article 157 aliéna 54 q. 42. Il se dit que le pape va aussi intervenir, au nom de l'écologie intégrale, pour qu'on ne se douche pas plus de deux fois par mois, comme nos frères (autocensure...). Alors qu'il suffit de rétablir le missel et interdire les feuilles de chant, supprimer les réunions ecclésiales qui agitent les voitures, arrêter de faire venir en avion au coeur de la France des séminaristes du Pacifique et de l'île Maurice pour faire péniblement du chiffre...

Au mariage, Herr Kapellmeister Meneau, il y avait Boëllmann, Balbastre, Bach et Widor aux orgues, du moins le titulaire de la cathédrale qui devait faire avec des touches en moins, le pauvre ! Et nous avions des exigences en matière d'orgues... Il était d'ailleurs ravi que pour une fois on ne lui demande pas les morceaux sucrés ou nuls habituels.

Quand on est amoureux, on ne sait pas trop ce que l'on fait, lors même que les deux contendants étaient opposés à tout débraillé liturgique... Ils refusèrent catégoriquement que d'autres laïcs communiassent sous les deux espèces, ce fut bien spécifié. Et le prie-Dieu fut de circonstance.
Je ne voudrais pas faire atterrir de récents jeunes mariés en leur expliquant que les fiançailles - même sérieuses - ne sont un apprentissage en rien et que le plus dur dans le mariage (surtout pour la femme) sont les cinquante premières années...

Ceux qui ne fréquentent que des chapelles peuplées de zélotes et suppôts de l'orthopraxie depuis leur enfance, ne peuvent pas comprendre ce qu'est l'Eglise réelle, comme eut dit le maître de Martigues.

En toute modestie, ce fut cela à l'entrée (pour Meneau seulement) :

Marie-Claire Alain, une femme !

Et à l'offertoire... Le message était clair. Le maire, qui allait plus à la loge qu'à l'église (même dans un diocèse mortifère), nous a demandés s'il comprenait à peu près ce qu'il comprenait... Nous lui avons répondu oui, avec le sourire du jour. Celui qui avait gardé l'agenda de son chef et défunt premier ministre savait combien sa république n'a rien de désirable depuis le début...

St-Roch avec les partitions pour les organistes du FC

Bon, je vais lire.
images/icones/1e.gif  ( 949847 )L'évêque n'a plus de desservant à envoyer depuis longtemps ! par Gaspard (2022-07-21 11:35:34) 
[en réponse à 949843]

Je connais un certain nombre de maires mais sur les 36 000 que comptent la France mon échantillon n'est pas représentatif je le reconnais. Néanmoins il me semble qu'on peut distinguer :
* le maire hostile à l'Église: là quelle que soit la forme de la messe il n'entretient pas ou au minimum l'église et ne souhaite qu'une chose, qu'elle soit désaffectée et qu'il puisse faire une salle de concert, ou la transformer en restaurant, ou en faire une salle d'exposition d'art contemporain pour les plus acharnés. Disons : 20% des maires.
* les maires ni pour ni contre : 79%.
Eux seront pour le statu quo. Ils ne vont pas se battre pour que la communauté tradi reste, mais ils ne la mettront pas dehors - dans la pratique ils ne saboteront pas l'électricité ou le chauffage.
* les maires pour la messe tradi : 1%.
C'est peut-être optimiste, cela ferait 360 maires donc 360 églises où des tradis pourraient s'installer.

Reste donc l'attitude de l'évêque. Là aussi, il y aura quelques évêques qui enverront la police, qui tromperont leur ennui existentiel avec ce conflit, bien qu'ils n'aient aucun Jean-Robert à qui proposer de recevoir une châtaigne, on verra de nouveaux Port-Marly, mais il me semble quand même que l'essentiel des évêques fera ce qu'ils savent le mieux faire: rien.
images/icones/1b.gif  ( 949854 )Je vois que vous êtes plus lucide que le précédent par JVJ (2022-07-21 12:46:55) 
[en réponse à 949847]

message.

La personne est un grand ami, j'imagine que vous le savez même si je n'ai pas le plaisir de vous connaître (je vous rejoins presque toujours, ce qui fait de vous quelqu'un de pas du tout orthodoxe et de suspect aux yeux des gardiens de la Tradition, comme il y a des gardiens de la Révolution en Iran...).
Et on peut faire guère moins latiniste que lui en France dans le clergé (même si le VOM n'est pas son problème).
Vous lui accorderez qu'il a mouillé le col romain en protestant vigoureusement contre le rapport de la ciase. Et plusieurs des mitres sont ses anciens élèves et obligés. Cela a donc porté, même si c'est déjà oublié. Cela fut très mal vécu par ceux qui se croyaient contestables que par les zintégristes...

S'il y avait eu effusion de sang, j'espère que vous savez que frapper un clerc était autrefois un cas réservé au pape pour obtenir une absolution. Bref, même si l'envie a pu me traverser, frapper un clerc est aggravant.

Si, les évêques suivront illico ce que le bureau de la CEF aura dit.
Vous êtes prêt à dormir dans une église ? Moi, non, en raison de la dignité du lieu... et de mon dos. Et puis j'ai un travail alimentaire et suis chargé de famille. Je ne suis pas un député LFI avec des clandestins dans la cathédrale de Saint-Denis.
G. Moussa sortira sur son perron avec Mgr de Reims qui prendra sa mine des mauvais jours. Et La Croix prouvera ainsi qu'on avait raison d'être pousse au crime.
Et essayez d'occuper une cathédrale...

Si j'étais vache, je dirais qu'occuper une église de campagne par endroit ne soulèverait l'attention de personne, puisqu'aussi bien dans le presbytère situé à 40 km ou à l'évêché, personne ne se souvient y être allé...
Il y a cela dit des évêques qui disent, seuls, la messe le samedi soir ou le dimanche matin dans des église paumées. Gloire à eux.
Je le sais en regardant leur agenda et je l'ai vécu l'an dernier en août. Le mot d'accueil par le moins vieille de l'assemblée ! C'était quelque chose alors que l'évêque n'aime pas cela. Les cloches n'ont pas sonné. Le maire, pas là, évidemment. Le texte, pondu par les vieux du coin, remercia le "père-évêque". Et je savais que cette expression ne lui plairait pas. Comme cet évêque est paternel et a le sens des priorités dans un bateau qui fuit de partout, il s'est bien gardé de le dire. Le diacre concubin et avec sonotone (et méchant avec plusieurs anciens curés, de mes amis) était là, comme signe tangible des fruits du concile. J'avais fait 40 km aller...

L'ancien maire de mon village natal parlait de l'église comme de ma boutique. Ou il disait "la salle des fêtes". Quand j'ai voulu sonner à la main l'angelus en été trois fois par jour, après avoir eu le bac, il a tout suite menacé le maire d'alors, pater meus, en raison du signe d'emprise sonore sur les gens. Pour avoir la paix, les cloches se turent. Actuellement une seule des deux sonne, l'autre est fêlée. Mais pas question de les entretenir.

Les maires "de droite" ne sont pas plus disposés que les autres. Il y a la droite du fric et des maires en 4 x 4. Les maires paysans dans les campagnes n'existent plus. Et la métropolisation leur a enlevé tout pouvoir, jusqu'à l'entretien et à la police des routes entre les panneaux. D'ici peu on dira qu'on mutualise les églises au sein des communautés de communes, et l'évêque dira amen, faute de troupes et jugeant préférable de mettre 400 000 euros dans un terrain synthétique pour le plaisir dominical de la société, plutôt que 200 000 euros dans une toiture ou 30 000 euros dans une cloche fêlée.
On connaît aussi les évêques qui chouignent dans le bureau du DRAC pour exiger, encore de nos jours, des sous pour l'aménagement du choeur de leur cathédrale pour respecter les directives du concile. Si, si, même soixante ans après. Quand on leur explique que pas touche aux stalles, et que l'Etat ne peut financer le mobilier liturgique d'après 1905, ils font la tête. Mais on trouve toujours des sous dans l'Eglise pour détruire et faire du neuf, souvent de mauvais goût, rassurez-vous.
Sans 1905, nos églises de campagne seraient vendues comme en Belgique ou au Québec, et nos cathédrales ressembleraient souvent à St-Merry (où je confesse un jour avoir insulté copieusement une vieille qui expliquait à des touristes anglophones que les dauphins en ballon pendus aux voûtes exprimaient je ne sais plus quoi...).

Il y a des colloques publiés à n'en plus finir sur l'usage des églises rurales dans dix ou vingt ans ! Organisés par l'église (c'est rarement marrant et dans le bon sens, sauf quand c'est l'institut catholique vendéen...), les départements, l'Etat (souvent plus sérieux, c'est variable).
Encore jamais vu un colloque sur le vandalisme catholique et clérical. Et pourtant, il y aurait matière. Un grand critique d'art rédige un livre là-dessus, me grillant la politesse. Cela ne peut se faire qu'en travail d'équipe et de matière posée. On ne pourra pas lire un colloque organisé par la FSSPX par exemple, lequel serait aussi objectif que le centre national de pastorale liturgique fondé par mon compatriote et cousin...
L'Etat et même les universitaires athées ont encore peur du clergé, comme certaines personnes craignent encore leur grand-mère... Même un évêque en impose encore. C'est d'ailleurs curieux, car bien souvent des évêques n'osent même pas s'imposer à certains de leurs curés ou salariés... Par endroits, je sais que des prêtres ne saluent même pas l'évêque en réunion. Et après, on prendra une tête de circonstance pour réciter un Notre Père !




images/icones/1b.gif  ( 949857 )Pour corriger votre titre : un évêque aura toujours un desservant par JVJ (2022-07-21 13:08:39) 
[en réponse à 949847]

à envoyer !
Puisque le mot paroisse regroupe dix, trente, soixante clochers.
Et au pire il y aura un administrateur et même une équipe de laïcs (il n'y a pas que la messe dominicale, blablabla).

Il y aura toujours un nom en face de chaque village dans l'ordo !

C'est soviétique ou catholique, selon le système.
J'ai milité pour un parti présidé par un vendéen... Je fus bombardé président des jeunes d'un département (sans indemnité). Il fallait que l'organigramme présentât des noms partout en France. Ce qui fut fait. A ceci près que j'étais le seul jeune adhérent du département. Idem pour la campagne d'un candidat sarthois, il fallait que la carte de France montrât des points partout, avec des correspondants dans chaque village. Je fus appelé pour vérification par un militant à l'accent africain prononcé, que j'avais du mal à comprendre...
Ainsi, chaque église aura son prêtre-référent. On ne lâche pas le morceau (ce qui peut se comprendre). Trouver une personne-relais dans les villages est devenu un casse-tête et encore faut-il qu'elle plaise au curé, et ne soit surtout pas tradie...

Il y a toujours un curé de St-Nicolas canal diocésain à Paris, je crois, dans l'ordo.

C'est un peu comme durant le Grand schisme où Urbain VI envoyait des évêques qui ne pouvait prendre possession de son siège... et inversement quand Benoît XIII transféré Jean d'Armagnac d'Auch à Rouen en 1407...

Parfois, je me dis, si j'étais un évêque pervers, qu'il faudrait donner (à titre sacrificiel...) soixante clochers de campagne à la FSSP (ou IBP, ou ICRSP) avec totale liberté pour le caté et la liturgie.
Je ne blague pas.
Et on fait le bilan dans dix ans.

C'est au pied du mur (pas très frais j'en conviens...) qu'on jugera le maçon.

Et comme c'est du billard à douze bandes, l'évêque pervers n'osera pas (que dira La Croix de moi quand elle l'apprendra ? et mes confrères ?). Imaginez que cela fonctionne et que la machine remarche ?
(je ne le crois pas, mais quand on dit qu'on a tout essayé, c'est faux ! Jospin et Mitterrand le prétendaient au sujet du chômage, alors qu'ils n'avaient pas essayé de faire travailler les écoliers, les lycéens professionnels, les familles émigrées de pays très éloignés du nôtre, les charters de rémigration...).

L'évêque en apparence généreux embêterait peut-être ces prêtres traditionnalistes. Quand le prêtre arriverait à l'autel, qui lui répondrait ? Pour ma part, je ne sais pas servir cette messe.
Quand le prêtre demanderait au couple qui demande le baptême : bien, pourquoi n'êtes-vous pas mariés ? pouvez-vous me dire un ou deux articles du Décalogue ? connaissez-vous l'Ave Maria en latin ? non !? et même pas en Français ?!!!! Argh ! Les vieux, à genoux à partir du Sanctus et communion sur la langue obligatoire ! Vous êtes homosexuels et vivez dans le même lit ?! Je ne veux pas baptiser votre enfant ou alors sans autre personne que le parrain, à condition qu'il soit confirmé. Les enterrements seraient aussi un morceau de choix.
(l'uchronie donne souvent à réfléchir, notamment pour admirer une partie du clergé diocésain particulièrement méritant pris entre mille feux, et parfois les nôtres !).

Je vois d'ici des maires demander un entretien à l'évêque..., car il n'y a jamais eu de Peppone en France.

Cela ferait plaisir à la libre pensée et à la Croix, c'est certain. Libé ferait des articles réguliers, relayé par BFM. La CEF désavouerait l'évêque... Mgr C. y irait de son expérience de supérieur de séminaire intercontinental florissant et de sa sollicitude épiscopale pour le clergé...