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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 949714 )19/07 St Vincent de Paul, confesseur (Missel Romain) par ami de la Miséricorde (2022-07-18 23:10:12) 



St Vincent de Paul, confesseur

En certains lieux : Messe propre

Litanies de saint Vincent de Paul

Prière de Saint Vincent de Paul

« Dieu soit loué ! Dieu soit béni ! De tout cœur, je Vous demande Miséricorde. Miséricorde, mon Dieu, oui Miséricorde. Pour tous les abus que nous avons commis de Vos grâces, pour toutes les négligences qui Vous ont déplu.

Ne Vous souvenez pas de nos péchés, ne considérez que les cœurs de ceux qui font appel à Votre Miséricorde. Ô Dieu Sauveur, je Vous en prie, donnez-nous l’humilité, Vous qui avez toujours cherché la gloire de votre Père aux dépens de Votre propre gloire, aidez-nous à renoncer une fois pour toutes à nous complaire en vain dans les succès.

Délivrez-nous de l’orgueil caché et du désir que les autres nous estiment. Nous Vous supplions, Seigneur Miséricordieux, de nous donner l’esprit de pauvreté. Et si nous devons avoir des biens, faites que notre esprit n’en soit pas contaminé, ni la justice blessée, ni nos cœurs embarrassés. Amen. »

Source : site-catholique.fr

Servir le Christ à travers les pauvres par Saint Vincent de Paul

Nous ne devons baser notre attitude envers les pauvres ni sur ce qui apparaît extérieurement, ni sur leurs qualités intérieures. Nous devons les voir à travers les lumières de la foi. Le Fils de Dieu a voulu être pauvre et être représenté par ces pauvres. Il n’avait presque pas la figure d’un homme, durant sa passion, et il passait pour fou dans l’esprit des gentils, et pour pierre de scandale dans celui des Juifs; et avec tout cela il se qualifie l’évangéliste des pauvres: «Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres» (Lc 4, 18). Nous devons faire nôtres ces sentiments et faire ce que Jésus a fait: soigner les pauvres, servir les pauvres, les consoler, les secourir, les aider.

Lui-même a voulu naître pauvre, accueillir les pauvres parmi ses amis, servir les pauvres, se mettre à la place des pauvres, au point de dire que le bien ou le mal que nous faisons aux pauvres il le considère comme fait à sa personne divine. Dieu aime les pauvres et, par conséquent, il aime ceux qui aiment les pauvres. En fait, quand on aime beaucoup quelqu’un, on a de l’affection pour ses amis et ses serviteurs. Nous avons donc raison d’espérer que, par amour pour eux, Dieu nous aimera aussi.

Quand nous leur rendons visite, nous essayons de les comprendre pour souffrir avec eux et nous mettre dans la disposition intérieure de l’apôtre qui disait: «Je me suis fait tout à tous» (1 Co 9, 22). Efforçons-nous de devenir sensible aux souffrances et aux misères de notre prochain.

Prions Dieu afin qu’il nous donne l’esprit de Miséricorde et d’amour, qu’il nous en remplisse et qu’il nous le conserve. Le service des pauvres doit être préféré à tout. Il ne doit pas y avoir de retards. Si, à l’heure de la prière, vous devez apporter des médicaments ou du secours à un pauvre, allez-y tranquillement. Offrez à Dieu votre action, en y unissant l’intention de la prière.

Vous ne devez pas vous inquiéter et croire que vous avez manqué, si vous avez quitté la prière pour le service des pauvres. On ne délaisse pas Dieu lorsque l’on quitte Dieu pour Dieu, c’est-à-dire lorsque l’on quitte une œuvre de Dieu pour en faire un autre. Si vous délaissez la prière pour aider un pauvre, sachez que c’est servir Dieu. La charité est supérieure à toutes les règles, et tout doit s’y rattacher. C’est une grande dame: il faut faire ce qu’elle commande. Tous ceux qui aimeront les pauvres durant leur vie ne craindront pas la mort. Servons donc les pauvres avec un amour renouvelé et cherchons les plus abandonnés. Ils sont nos seigneurs et nos maîtres.

Source : fondationjeanrodhain.org

Saint Vincent de Paul peint par ses Ecrits
images/icones/marie.gif  ( 949715 )Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu par ami de la Miséricorde (2022-07-18 23:13:26) 
[en réponse à 949714]



DEUXIÈME TRAITÉ

CHAPITRE V

De la foi de la très sainte Vierge


L'angélique docteur sur le chapitre LXIII d'Isaïe, enseigne que Notre-Seigneur fut délaissé de tous ses disciples dans le temps de sa passion, qu'il n'y eut que la très sainte Vierge qui ne le quitta pas, et qui demeura toujours constante dans la foi.

Les cierges qui servent pendant les ténèbres de la semaine sainte, et que l'on éteint, marquent que la lumière de la foi fut éteinte dans l'esprit des disciples ; et celui qui demeure toujours allumé, et qui est au plus haut du chandelier, est un signe que l'Église donne, que la foi de la bienheureuse Vierge a toujours été très brillante, et n'a jamais souffert même sur le Calvaire la moindre obscurité.

C'est aussi le sentiment de saint Bernard en ce qu'il a écrit de la douleur de cette sainte mère, que la foi de l'Église demeurait en la seule Vierge pendant le temps de la passion. Un chacun hésitait, dit ce Père, mais celle qui avait conçu par la foi, demeurait toujours constante en la foi.

Marie est la seule bénie entre toutes les femmes, c'est elle seule qui, pendant le triste jour du sabbat a persisté en la foi, et c'est en elle seule que toute l'Église a été conservée pendant ce temps-là.

C'est pour ce sujet que quelques-uns estiment que le samedi a été consacré en son honneur. Albert le Grand déclare que notre sainte maîtresse a possédé la foi dans un degré souverain : et saint Ildephonse l'appelle le sceau de notre foi.

Nous devons sur toutes choses nous appliquer à l'imitation de cette vertu, sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu, quelque intention que l'on puisse avoir de lui être agréable.

C'est pourquoi les hérétiques, quelques bonnes uvres qu'ils paraissent faire, quand ils donneraient tous leurs biens aux pauvres, quand ils souffriraient avec patience tous les maux du monde, quant ils passeraient leur vie dans la retraite, n'ayant point la foi, ne peuvent être sauvés.

Cette vérité nous doit bien faire rentrer en nous-mêmes, pour reconnaître les obligations infinies que nous avons à la bonté de Dieu de nous avoir donné la foi, nous ayant fait naître de parents catholiques.

Un esprit se perd amoureusement dans les Miséricordes de Notre-Seigneur, lorsqu'il considère d'où vient qu'entre tant de millions d'âmes qui vivent dans tous les pays étrangers, et qui sont infidèles, d'où vient que dans les pays où il a pris sa naissance, où il y a plusieurs hérétiques et qui sont ses voisins, il a plu à la Divine Miséricorde de lui donner le don de la foi.

Ô mon Dieu et mon Seigneur ! Que vous avons-nous fait ? Pourquoi nous prévenir de la sorte des bénédictions de votre douceur ? Ô mon âme ! Il est bien juste de dire avec le Psalmiste : Si le Seigneur ne nous eût aidé encore un peu, nous allions avoir pour demeure l'enfer !

Si nos pieds ont été tirés des malheureuses voies qui y conduisent. C'est votre Miséricorde, ô mon Sauveur, qui nous en a délivrés. (Psal., CXXIII, 1 et seq.)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde