A force humaine, le pardon de fautes mortelles est impossible.
Le mal dont on a été victime peut être porté à Notre Seigneur en son Agonie. Il a aussi offert sa Passion pour cela.
Il y a deux lieux : la prière et le sacrement du Pardon. En l'espèce, ce n'est pas une accusation de soi-même mais une supplication que l'autorité même de l'Eglise, Corps Vrai du Rédempteur, prenne en charge le mystère d'iniquité qui vous submerge.
Le pardon véritable n'est pas simple annulation du ressentiment. Il est cette capacité de l'âme à vouloir vivre loin des sources de la mort éternelle.
Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne.
Mt 5, 30
Etre disciple, c'est donc très humblement demander au Maître du Pardon de le laisser nous libérer de ce que nos pauvres forces ne peuvent soutenir.
Ce n'est plus vous qui pardonnez mais le Christ qui pardonne en vous (
cf. Ga 2, 20).