Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=948740
images/icones/mitre4.png  ( 948740 )Le communiqué glacial de l’évêque de Versailles par Super-Malouin (2022-07-02 13:15:34) 


Décès du Père François de Foucauld Communiqué de Mgr Luc Crepy – le 1er juillet 2022 J’ai la douleur de vous annoncer le décès du Père François de Foucauld qui a mis fin à ses jours. Son corps a été retrouvé cette nuit en forêt de Rambouillet. Le père François de Foucauld, 50 ans, était prêtre depuis 18 ans pour le diocèse de Versailles. Il a exercé son ministère dans plusieurs paroisses du diocèse. Suite à des difficultés dans l’exercice de son ministère , il n’avait pas de mission depuis septembre 2021. Nous partageons la peine de tous ceux qui ont pu le connaitre et l’apprécier dans son ministère paroissial. Nous portons ensemble dans la prière le père François, sa famille et ses amis, en demandant au Seigneur de l’accueillir dans sa miséricorde. +Luc Crepy, Evêque de Versailles

images/icones/bravo.gif  ( 948744 )Nos posts se sont croisés par Gereo (2022-07-02 13:36:22) 
[en réponse à 948740]

Même réaction que moi. Glacial et funèbre.
images/icones/1i.gif  ( 948745 )son dernier message par Cléopas (2022-07-02 13:55:03) 
[en réponse à 948740]

Tribune du P. François de Foucauld ce matin dans La Croix.
images/icones/5b.gif  ( 948746 )Non pardon, cela date de décembre 2021 par Cléopas (2022-07-02 13:57:43) 
[en réponse à 948745]

(cf. plus haut)
images/icones/neutre.gif  ( 948747 )Suicide ? par Roger (2022-07-02 14:19:33) 
[en réponse à 948740]

Un suicide n est jamais une bonne nouvelle- c est un malheur et un péché.

On voit mal l évêque se réjouir...
images/icones/neutre.gif  ( 948750 )Déjà effacé de l'annuaire comme j'ai pu le constater ce matin par Gereo (2022-07-02 14:25:32) 
[en réponse à 948740]

Je ne retrouve pas l'URL, mais c'est ce que cette lettre posthume dit aussi :

Lettre posthume à François de Foucauld, prêtre de 50 ans

François,

Nous ne nous connaissions pas. Je ne suis pas du même diocèse que vous. Vous à Versailles, moi en Alsace, deux contextes assez différents.

J’apprends ce matin votre suicide en forêt de Rambouillet, à 50 ans. Je lis sur les réseaux sociaux l’affliction de nombre de mes interlocuteurs habituels, des personnes engagées en Eglise mais aussi fort critiques sur son fonctionnement opaque, les abus de pouvoir répétés, les dissimulations organisées d’abus sexuels et spirituels depuis des décennies voire des siècles. Sur ces réseaux, la parole est libre désormais entre laïcs et quelques prêtres courageux désireux que la vérité et la clarté se fassent.

Je ne vous connaissais pas, François, mais je pense que vous étiez de ceux-là. En moins de vingt ans de ministère de prêtre, abîmé déjà par les contraintes arbitraires de l’obéissance ecclésiale. “Sans mission” depuis quelques mois. Pourquoi ? J’ai voulu me rendre sur le site du diocèse des Yvelines pour en savoir un peu plus sur votre carrière. Je tombe sur une page qui me dit : “Page non trouvée ! Cette page n’existe pas ou n’existe plus”.

Suite
images/icones/neutre.gif  ( 948755 )Déséquilibrée ? par Roger (2022-07-02 14:30:47) 
[en réponse à 948750]

La lettre de cette brave dame est inquiétante.

Elle devrait consulter un psychiatre...
images/icones/4b.gif  ( 948756 )??? par Gereo (2022-07-02 14:44:22) 
[en réponse à 948755]

Pourquoi dites-vous cela ? Elle a peut-être déjà consulté un psy, comme vous dites, cela n'invalide en rien ce qu'elle dit, dans lequel je ne vois rien de délirant, sinon l'expression de la compassion de quelqu'un qui a souffert elle-même et peut comprendre la souffrance d'autrui qui l'a conduit à l'irréparable. "Bienheureux les fêlés, car ils laisseront passer la lumière." (Audiard)
images/icones/croix.gif  ( 948800 )Un ami du père François de Foucauld témoigne par Gereo (2022-07-03 14:14:12) 
[en réponse à 948740]

Le Père François de Foucauld a mis fin à ses jours.
Accablé par la souffrance, le Père François de Foucauld a offert sa vie pour l’Eglise.
Souffrance de découvrir le parjure d’un évêque à qui il faisait confiance (il y a encore un mois il me disait que Mgr Crépy était bienveillant à son égard, avant de découvrir il y a trois semaines son parjure).
Souffrance du silence de ses confrères : ne pas faire de bruit pour ne pas nuire à l’Eglise qui est si attaquée aujourd’hui.
Souffrance en découvrant qu’un audit qu’il avait demandé pour faire la lumière sur les comportements inadmissibles dans sa paroisse, a été manipulé par des responsables du diocèse pour le diffamer.

SUITE
images/icones/coeurbrise.gif  ( 948803 )Pardon par XA (2022-07-03 14:49:37) 
[en réponse à 948800]

mais le dernier paragraphe de ce billet me semble vraiment inapproprié. Et sûrement pas catholique.
images/icones/neutre.gif  ( 948805 )Je suis d'accord sur le dernier paragraphe par Gereo (2022-07-03 15:14:09) 
[en réponse à 948803]

L'auteur lui-même fait référence au bouddhisme, qui est très éloigné de la conception chrétienne du sacrifice.

L'auteur a souhaité la publication de son texte même sans compte FB, je le livre tel quel en entier pour que les liseurs puissent juger. Les accusations sont graves, elles méritent d'être connues, conformément au souhait de l'auteur. Le diocèse rectifiera s'il y a lieu, et s'il souhaite communiquer, en dehors de quelques lignes laconiques :

Le Père François de Foucauld a mis fin à ses jours.
Accablé par la souffrance, le Père François de Foucauld a offert sa vie pour l’Eglise.
Souffrance de découvrir le parjure d’un évêque à qui il faisait confiance (il y a encore un mois il me disait que Mgr Crépy était bienveillant à son égard, avant de découvrir il y a trois semaines son parjure).
Souffrance du silence de ses confrères : ne pas faire de bruit pour ne pas nuire à l’Eglise qui est si attaquée aujourd’hui.
Souffrance en découvrant qu’un audit qu’il avait demandé pour faire la lumière sur les comportements inadmissibles dans sa paroisse, a été manipulé par des responsables du diocèse pour le diffamer. Ce qu'a reconnu Monseigneur Crépy qui a écrit que « les affirmations à l’égard du prêtre ne sont étayées par aucune preuve... sont infondées » ; et que «l’audit a suivi une méthodologie particulièrement contestable et contraire à la déontologie ».
Souffrance devant le comportement d’un évêque, tellement sûr de son pouvoir, qui au lieu de sanctionner les diffamateurs ou d’exiger qu’ils demandent pardon, ce qui aurait éteint immédiatement l'affaire, ose au contraire écrire dans un mail à François (mail que j’ai vu sur sa messagerie) que « les pièces touchant aux auditions seront détruites ». Alors que François veut que la lumière soit faite. (Au XXIème siècle détruire des preuves est passible du pénal, mais Monseigneur Crépy est tellement dans la toute puissance, qu’il écrit qu’il va le faire).
François se battait pour son honneur mais aussi pour que l’Eglise mette fin aux abus de pouvoir et d’autorité en son sein. Ces derniers temps, il me disait qu’il avait l’impression d’être un résistant en 1940. Un combat à mener mais une grande partie de la population indifférente ou qui ne risquera pas sa sécurité pour sa liberté ou pour la vérité.
François a été victime d’un abus de pouvoir et d’une contrainte au silence.
En décembre dernier il publiait une tribune dans La croix pour dénoncer les mécanismes d’abus de pouvoir dans l’Eglise pour écraser les victimes.
Pour préserver l’image de l’Eglise, la hiérarchie fait pression sur la victime pour qu’elle ne parle pas. Et si elle parle, on la discrédite, on l’accuse de troubles psychiques et on mute l’agresseur dans un autre diocèse. C’est exactement ce qui s’est passé avec François.
Un des responsables de la CEF m’a appelé il y a un an pour me dire que si François n’arrêtait pas son combat, on le ferait passer pour un malade mental. J’en avais été très choqué. Et un comité de presse est publié avant-hier pour annoncer la mort de ce pauvre prêtre qui a eu « des difficultés dans l’exercice de son ministère ». Mais qui a déclenché la dépression finale de François si ce n’est l’évêque qui se parjure ? Monseigneur Crépy qui accepte le 11 avril, au terme d’une négociation avec avocat, qu’une lettre soit envoyée aux membres du diocèse pour réhabiliter François, qui lui demande un mois pour la publier puis annonce le 13 mai à François que la lettre ne sera finalement pas diffusée et qui exige de lui « qu’aucune forme de procédure contentieuse, devant quelque juridiction que ce soit, contre qui que ce soit » ne soit engagée.
Évidement François n’aurait jamais attaqué en justice un confrère, il voulait juste être réhabilité. Le 11 avril il était heureux et soulagé. Et nous, ses amis, aussi. Il pensait à l’avenir. Alors quand l’évêque est revenu sur sa parole le 13 mai, parole en plus donnée devant avocat, cela a été un coup de massue pour François et nous avons eu peur qu’il s’effondre. Il a appelé l’évêque puis la directrice de la communication de l’évêché qui lui a expliqué que Monseigneur Crépy a subi une énorme pression pour qu’il revienne sur sa parole et ne diffuse pas la lettre de réhabilitation négociée.
Après ce parjure, François s’est rendu compte que personne ne le soutiendrait. « Mieux vaut qu’un seul homme meure » et que l’institution ne périsse pas disait Caïphe. Il ne restait que deux choix à François: arrêter son combat, accepter de servir sous un évêque parjure au sein d’une communauté de résignés, continuer à assister au déclin de l’Eglise de France ; ou continuer le combat pour qu’enfin de tels agissements cessent dans l’Eglise. Car le cas de François n’est pas isolé, comme en témoignent les trop nombreux suicides ou dépressions de prêtres en France ces dernières années.
François a choisi d’être prêtre car il était hautement idéaliste. C’était un combattant. Alors il a voulu mener son combat pour la renaissance de l’Eglise jusqu’au bout. Comme un prêtre bouddhiste, il s’est immolé pour qu’enfin un choc secoue l’Eglise et que nous puissions rebâtir une Eglise propre pour nos enfants. Une Eglise où la toute puissance de certains ecclésiastiques ne pourra plus s’exercer sur leurs victimes, une Eglise dont nous pourrons être fiers pour pouvoir de nouveau évangéliser.
Son ami Nicolas
images/icones/neutre.gif  ( 948809 )Parent de Charles de Foucauld canonisé le 15 mai dernier par Gereo (2022-07-03 16:54:08) 
[en réponse à 948803]

d'après ce que j'ai lu sur FB.
images/icones/fleche2.gif  ( 948804 )le lien ne fonctionne pas, on attend l'homélie en cinq points comme à Orléans par JVJ (2022-07-03 14:55:26) 
[en réponse à 948800]

Mgr Crépy est l'ancien supérieur du séminaire intercontinental. De mes amis qui l'ont connu, on dit de lui que c'est un homme de bien et de prière. La lettre publiée par La Croix (pour une fois que le journal ne fait pas barrage...) dit pourtant le contraire.

Le manque de soutien entre prêtres que vous évoquez Gereo, même à l'égard de quelqu'un qui se saurait coupable, est souvent la règle. Je ne sais pas combien de prêtres allaient visiter leurs confrères en prison.

Un curé de cathédrale en soutane - prometteur et qui donnait toutes les garanties à la Tradition - du centre de la France est en jugement je crois, l'évêque l'a démis il y a deux ou trois ans. J'espère qu'il a toujours le soutien d'anciens confrères... On pourrait espérer, tant qu'il n'y a pas d'enfants..., qu'il revienne à résipiscence. Comme cela peut arriver à des laïcs. Sinon il faut tous se pendre.

On peut être évêque, papa, faire payer ses conférences en écharpe et membre de la CEF. Comme de nombreux évêques depuis deux mille ans...

On a vu à Orléans l'évêque ne pas accompagner le cercueil du jeune curé jusqu'au fourgon (moi, si, avec mes enfants alors que je ne connaissais pas le défunt), et encore moins ne pas aller donner l'absoute dans la tombe très éloignée de la ville. La famille aura pu apprécier la sollicitude épiscopale. Cela collait mal avec la tête baissée que j'ai vue pendant une heure et demie.
Il faisait nuit et froid ce soir-là.

Pas de visite apostolique après la lettre publiée dans La Croix, c'est tout de même fou... Selon que vous serez à Toulon ou à Versailles, les jugements de cour apostolique vous... On diluera les responsabilités du suicide d'un prêtre. C'est la faute à pas de chance. Le défunt était... fragile.
Les accusations peuvent aussi toucher une catéchiste, un professeur, un éducateur, un entraîneur... Et là, à moins d'avoir un chef qui ait confiance et qui soit solide, c'est l'hallali. Il n'y a plus personne. Les regards se détournent. La famille qui apprend des choses. Un prof accusé par trois élèves de misogynie, d'islamophobie ou d'homophobie peut s'attendre à une inspection comme celle de Samuel P. Un soutien comme la corde qui soutient le pendu.

Un curé en soutane dans la région Aquitaine vient de partir pour une femme. J'espère qu'il reçoit des témoignages amicaux de prêtres. Il y a bien sûr scandale quand la situation fausse durait depuis des années, mais la miséricorde plein la bouche pour les assassins du Père Hamel ou tout clandestin criminel devrait aussi servir ad intra. On connaît des prêtres qui ont chuté avec une femme (un progrès par rapport à l'homosexualité ambiante, et je ne mélange pas avec ce qui concerne les enfants qui, pour moi, sont des cas impardonnables), qu'on a envoyés aux études, et qui sont revenus, droits et calmes.

J'en ai connu un (depuis, mort) qui a fait le dictionnaire de référence pour les noms propres de la Bible ! Le problème est qu'il présida aussi la commission d'art sacré et qu'il autorisa la vente illégale du maître autel de mon village par le curé enragé...

Hier j'ai prié avec mes enfants pour le prêtre de Versailles uniquement. Aurait-il tué une religieuse que cela ne méritait pas de se tuer. Comparaison n'est pas raison, mais on se souvient de Bérégovoy qui attendait en vain un signe de Mitterrand et de ses anciens amis. Son agenda était tout d'un coup vide. Je connais bien Nevers et des témoins d'avant ce suicide. Béré a même demandé à une dame et amie de sa rue de prier pour lui, trois jours avant son suicide, alors que Béré n'était pas du tout croyant. Il a eu des obsèques de premirèe classe conciliaire dans la cathédrale, mais sa tombe est celle d'un franc-maçon ou libre penseur.

On joue trop au mistigri dans l'Eglise. Un tel a des soucis, tant mieux pour lui, gardons nos distances pour notre carrière... Qu'il se débrouille ! C'est la même chose en entreprise, en politique ou dans l'enseignement.

A Orléans, le mot le mieux senti fut celui d'amis du prêtre sans doute pas tous croyants), à la fin, qui disait que son crime avait été de trop aimer les enfants COMME PRETRE (mains sur l'épaule, enfants sur les genoux, joie de partager avec eux). La gendarmerie et le procureur ont dit qu'il n'y avait rien, mais j'aurais voulu avoir les noms des paroissiens qui ont dénoncé à la légère et leur mise au ban solennelle de la paroisse. La tombe fermée, il fallait laisser les morts enterrer les morts. Un mort est vite oublié. Combien de gens synodaux ont demandé des messes pour l'âme du défunt ? Aucun synode ne pointe la raideur de certains évêques, mais pour les curés, c'est permis.

Il y a des évêques qui n'ont jamais été en paroisse ou alors seulement de passages, qui sont raides comme la justice et qui ne vont pas dans les presbytères de campagne, qui n'ont aucune chaleur malgré leurs "chers jeunes" de début de réunion ou d'homélie. Ce sont des fonctionnaires de Dieu, comme un prêtre défroqué allemand se plaisait à le dire.

Une autre dénonciation relative à une supposée femme dans mon diocèse natal a aussi conduit au suicide d'un curé . L'évêque était irréprochable dans ce cas.
Y Chiron raconte l'histoire d'un vicaire général de Nancy venu saquer un curé tradi. Les paroissiens ont crié tout haut le prénom de la maîtresse du vicaire général pour le calmer ! L'évêque a pris des sanctions dans la foulée contre le brave curé. YC ne dit pas si le vicaire général a été démis et même réduit à l'état laïc...
images/icones/neutre.gif  ( 948924 )Plus d’explications pour ceux qui veulent comprendre par Gereo (2022-07-05 14:16:16) 
[en réponse à 948740]

C'est le titre choisi par N.B ami du père de Foucauld pour ce texte, cité en partie par l'ancien rédacteur en chef du Pèlerin, lui aussi ami du prêtre sur son blog.

François de Foucauld a été nommé curé de la paroisse de Bois d’Arcy en septembre 2014. L’évêque, Monseigneur Aumonier, lui demande alors d’affermir une paroisse en déshérence pastorale. La paroisse reprend vite des couleurs sous l’impulsion du Père François, la catéchèse repart, de belles cérémonies jalonnent l’année…

Mais un groupe de cinq paroissiens, sans doute vexés de ne plus pouvoir gérer la paroisse à leur guise comme ils le faisaient auparavant, décide d’en découdre avec le Père François. Calmes au début ils se déchaînent à partir de la fin de l’année 2018. Des lettres sont envoyées à l’évêché, des homélies du Père François sont interrompues par des propos humoristiques… Un véritable harcèlement se met en place contre le curé mais aussi contre des membres de l’équipe pastorale qui sont insultés dans la rue. Une paroissienne témoigne : « quand la majorité silencieuse de cette paroisse vivait avec joie ce nouveau souffle, une minorité agissante manifestait bruyamment son désaccord ».

Le Père François demande le soutien de l’évêque. Mais des personnes mal intentionnées à l’évêché soutiennent les harceleurs. Et on accuse même François d’avoir produit un faux sms, comme si le curé avait piraté le système central d’Orange. François demande à lire les lettres de reproches qu’on a adressé à l’évêché. Monseigneur Aumonier refuse an arguant de la confidentialité des lettres. François demande alors une simple retranscription anonyme des lettres, l’évêque persiste dans son refus.

Finalement il est décidé avec l’évêque auxiliaire une rencontre avec les accusateurs du curé pour faire le clair. Ces derniers refusent de participer à la rencontre avec le curé et l’évêque auxiliaire. Ils continuent à propager des idioties comme le fait que la messe dominicale du samedi soir serait célébrée « sans célébration de la parole de Dieu ! »

Alerté par deux responsables du diocèse, François se rend compte qu’un mécanisme de dénigrement est en place au sein de l’évêché contre lui. Il consulte alors une avocate en septembre 2020, qui lui conseille de proposer dans un premier temps, une médiation professionnelle avec un médiateur extérieur, pour permettre à la hiérarchie de prendre en douceur ses responsabilités face à de tels harcèlements. Le 14 décembre, après 9 heures de médiation, le médiateur décide de la stopper en raison de la persistance des évêques à nier tout problème.
François entame alors une grève de la faim et demande la réalisation d’un audit pour faire le clair sur les dysfonctionnements à Bois d’Arcy comme à la curie diocésaine. Un prêtre m’appelle pour me dire que si François n’arrête pas sa grève de la faim on le fera passer pour fou. Finalement Monseigneur Aumonier accepte l’audit et François met fin à sa grève de la faim après vingt jours.

François n’a informé personne de sa grève de la faim car il ne voulait pas faire de scandale. De la même façon il a fait sa grève dans un autre diocèse pour que ses paroissiens ne soient pas au courant.
L’audit est réalisé en mars et avril 2021 par deux anciens DRH à la retraite. Il présente des accusations graves à l’encontre du curé et de son équipe (dont banqueroute financière, trésorerie exsangue, comptabilité non tenue…) sans apporter aucune preuve.

L’avocate de François demande communication des pièces du dossier le 20 avril. Cela lui est refusé (évidemment car c’est un audit à charge réalisé sans preuves).

L’avocate demande à deux reprises un débat contradictoire avec les auditeurs sur les accusations anonymes et non motivées de l’audit (30 avril et 16 mai). Cela lui est refusé. Et pour clore l’affaire, Monseigneur Crépy écrit le 16 juin 2021 que « les pièces touchant aux auditions seront détruites ».

François s’insurge contre la destruction des preuves, il veut au contraire que toute la lumière soit faite. L’évêque estime ne pas être tenu aux principes fondamentaux du droit applicable en France, qui oblige tout accusateur à établir lui-même des éléments de preuve et des explications objectives à toute accusation.

D’autre part, le rapport est basé sur des accusations qui sont toutes anonymes. En prétextant se soucier de la confidentialité des personnes auditionnées, la curie diocésaine pose comme un droit acquis la délation anonyme et officielle dans les audits officiels du diocèse. Les rapporteurs justifient leurs affirmations de simples phrases telle que « on parle de… les bruits vont bon train… ».
Enfin, l’évêché méprise un principe élémentaire du droit français, qui veut qu’on présente à la partie adverse les éléments et les pièces d’une accusation qu’on affirme.

Le 2 décembre François écrit une tribune dans le journal La Croix. Il veut se battre contre les abus de pouvoir dans l’Église et les mécanismes mis en place pour décrédibiliser les victimes : « On fait passer la victime pour une personne fragile, on l’accuse de troubles psychiques. Ces accusations par l’émoi qu’elles suscitent, dispensent la hiérarchie de l’Église comme les proches des victimes, de toute évaluation objective de ces fameux troubles. La seconde étape est alors facile : la victime étant sortie hors du cercle de la raison, et son entourage anesthésié ; l’évêque et son conseil peuvent alors procéder sans contrôles à toutes décisions à son sujet. Elle n’est plus une personne aimable ou de droit. Elle devient juste une chose, un dossier à régler. »

François menace de porter l’affaire à Rome. Le 3 mars 2022 Monseigneur Crépy accepte alors une ultime médiation judiciaire avec avocat. Plusieurs rencontres ont lieu pour négocier la rédaction d’une lettre. Finalement le 11 avril l’évêque donne son accord à une lettre où il reconnaît que « les affirmations à l’égard du prêtre ne sont étayées par aucune preuve » et « sont infondées » ; et que «l’audit a suivi une méthodologie particulièrement contestable et contraire à la déontologie ». Il demande un mois à François avant de diffuser la lettre.

François est soulagé, il part marcher sur les chemins de Saint Jacques pour se reposer. Nous, ses amis, sommes aussi soulagés. François réfléchit à son futur, il est heureux.

Mais le 13 mai, Monseigneur Crépy revient sur l’accord. Il exige «qu’aucune forme de procédure contentieuse, devant quelque instance que ce soit, contre qui que ce soit » ne puisse être engagée. Il est étonnant de constater que l’évêque qui a été choisi pour faire la lumière sur les abus dans l’Église en France, organise lui-même l’opacité la plus totale sur les abus de pouvoir commis dans son propre diocèse, réclame la destruction des preuves et exige l’impunité judiciaire de ses responsables.

François n’avait pas l’intention de porter l’affaire en justice.
Ce qui a écrasé François, c’est le parjure de l’évêque qui exige, en plus, que la lettre qui devait faire la lumière sur cette affaire et qui avait été si longuement négociée, reste strictement confidentielle.

Je souhaite que la lumière soit faite sur cette histoire car je veux pour mes enfants une Église belle et rayonnante. Nos prêtres sont, dans leur immense majorité, des personnes extraordinaires qui ont fait don de leur vie pour l’humanité. Nous ne devons pas laisser des personnes malhonnêtes salir leur sacerdoce.
images/icones/coeurbrise.gif  ( 948927 )Ce harcèlement et les mauvaises manières par Jean-Paul PARFU (2022-07-05 15:11:29) 
[en réponse à 948924]

Des deux évêques successifs ne peuvent justifier un suicide.
images/icones/ancre2.gif  ( 948928 )Il s'agit de comprendre par Semetipsum (2022-07-05 15:25:28) 
[en réponse à 948927]

pas de justifier. Un peu de réflexion ne saurait nuire !
images/icones/carnet.gif  ( 948972 )autre recension de cette situation dramatique par Cristo (2022-07-06 14:30:40) 
[en réponse à 948740]


et bien complexe à première vue :

https://www.cath.ch/newsf/le-diocese-de-versailles-mis-en-cause-apres-le-suicide-dun-pretre%ef%bf%bc/