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images/icones/marie.gif  ( 948704 )02/07 Visitation de la Vierge Marie par ami de la Miséricorde (2022-07-01 21:47:53) 



Lievens Jan, La Visitation, 1638-1640

Visitation de la Très Ste Vierge

Prière de Saint Alphonse de Liguori sur la « Visitation de la Vierge Marie à Sa cousine Elisabeth » :

« Vierge immaculée et bénie, puisque vous étés la dispensatrice universelle de toutes les grâces divines, vous êtes donc l'espérance de tous et la mienne. Je remercie toujours le Seigneur qui m'a fait vous connaître et connaître ainsi le moyen que je dois prendre pour obtenir les grâces et pour me sauver.

Ce moyen, c'est vous, ô puissante Mère de Dieu ! Car je sais que c'est d'abord par les mérites de Jésus-Christ et ensuite par votre intercession que je dois me sauver ».

« Ah ! Ma Reine, qui avez mis tant de diligence à visiter et à sanctifier par votre présence la maison d'Elisabeth, daignez visiter, mais visiter promptement, ma pauvre âme. Faites diligence ; vous savez mieux que moi combien elle est indigente, affligée de plusieurs maux, d'affections déréglées, d'habitudes pernicieuses, de péchés commis : maux contagieux qui la conduiraient à la mort éternelle. Vous pouvez l'enrichir, ô trésorière de Dieu !

Et vous pouvez la guérir de toutes ses infirmités. Visitez-moi donc pendant ma vie ; visitez-moi surtout à l'heure de la mort, parce qu'alors votre assistance me sera plus nécessaire. Je ne prétends pas et je ne suis pas digne que vous me visitiez sur la terre par votre présence visible, comme vous avez visité tant de vos serviteurs, mais qui n'étaient pas indignes ni ingrats comme moi ; je borne mon désir à vous voir un jour face à face régner dans le Ciel, pour vous aimer davantage et vous remercier de tout le bien que vous m'avez fait. A présent, je ne vous demande que de me visiter par votre Miséricorde, il me suffit que vous priiez pour moi. »

« Priez donc, ô Marie ! Et recommandez-moi à votre Fils. Vous connaissez mieux que moi mes misères et mes besoins. Que vous dirai-je de plus ? Ayez pitié de moi. Je suis tellement misérable et ignorant, que je ne saurais connaître ni demander les grâces qui me sont le plus nécessaires. Ma Reine et ma douce Mère, demandez-les pour moi, et obtenez de votre Fils les grâces que vous savez être plus utiles, plus nécessaires à mon âme. Je m'abandonne tout entier dans vos mains, je prie seulement la divine majesté de m'accorder, par les mérites de mon Sauveur Jésus, les grâces que vous solliciterez pour moi.

Demandez, demandez donc, ô Vierge très sainte ce que vous croirez le plus utile. Vos prières ne courent pas la chance d'un refus ; ce sont celles d'une Mère à un Fils, qui vous aime tant et qui se plait à faire ce que vous lui demandez, afin de vous honorer davantage par là, et de vous prouver en même temps le grand amour qu'il vous porte. Ma Souveraine, faisons ce pacte ensemble : je mets en vous ma confiance ; de votre côté, veillez à mon salut. Ainsi soit-il. »

Source : site-catholique.fr

Saint Bonaventure : Comment la bienheureuse Vierge Marie a visite sainte Elisabeth, et des cantiques Magnificat et Benedictus.



Valentin de Boulogne, Martyre de Saint Processus et Saint Martinien, 1629, Vatican

Mémoire des SS. Processus et Martinien, martyrs
images/icones/marie.gif  ( 948706 ) Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu par ami de la Miséricorde (2022-07-01 21:57:39) 
[en réponse à 948704]



DEUXIÈME TRAITÉ

CHAPITRE III

Honorer arec toute sorte de respect la maternité divine, et l'amour incomparable du précieux cœur de la glorieuse Vierge


C'est une chose qui n'avait jamais été ouïe, dit le dévot saint Bernard, qu'une Vierge fût mère et vierge tout ensemble : mais si vous considérez de qui elle est Mère, où est-ce que nous portera l'admiration d'une si éminente dignité ?

N'est-ce pas Marie, qui peut sans crainte appeler le Dieu et le Seigneur des anges, son fils, disant : Mon Fils, pourquoi avez-vous fait cela ? (Luc, II, 48) Qui est-ce des anges qui oserait parler de la sorte ?

Mais Marie se connaissant mère, donne avec assurance le nom de fils à cette sublime Majesté que les anges adorent avec respect ; ce Dieu à qui les anges font hommage, à qui les principautés et puissances obéissent, était sujet à Marie, et non-seulement à Marie, mais aussi à Joseph pour l'amour de Marie.

Qu'une Vierge, poursuit ce Père, domine dessus un Dieu, c'est une sublimité qui n'a jamais eu et qui n'aura jamais de pareille.

Mais toutes ces élévations si éminentes ont pris leur origine de ses humiliations abîmales : c'est par l'humilité qu'elle a conçu, disent les Pères, s'abîmant devant l'infinie majesté de Dieu, qui s'anéantissait pour nous dans ses pures entrailles au moment de l'incarnation :

et ce fut pour lors qu'étant élevée à une dignité presque infinie par la qualité de Mère de Dieu, que le ciel lui donnait, elle ne prit que celle de sa servante, et l'on peut bien croire qu'elle choisit même le plus bas et vil degré de servitude, qui est celui de l'esclavage.

Dieu ayant arrêté les yeux sur cette humilité de sa servante, comme elle le chante elle-même dans son divin cantique (Luc., I, 46 et seq.), c'est la cause pour laquelle toutes les nations la disent bienheureuse :

mais plus grand bonheur, et qui est la source de toutes les autres faveurs dont le ciel la comblée, est sa maternité divine, qui, lui donnant la qualité de souveraine des anges et des hommes, de reine du ciel et de la terre, fait le fondement de la dévotion de son saint esclavage.

C'est pourquoi tous ses esclaves doivent avoir tous les respects possibles pour sa maternité ; ils doivent vivre et mourir dans une dépendance très étroite d'une dignité si glorieuse ; invoquer souvent la très-sainte Vierge sous le nom de Mère de Dieu :

qualité admirable, qui a fait le sujet de toutes les plus tendres et plus fortes affections des premiers fidèles, et de tous les plus zélés catholiques.

Les fidèles esclaves doivent de plus honorer grandement l'amour de cette mère de la belle dilection, et son coeur virginal, qui a été le siège de cet amour et le principe de la vie humaine et sensible du saint enfant Jésus, puisque pendant que l'enfant est dans le ventre de sa mère, le coeur de la mère est tellement la source de la vie de l'enfant, aussi bien que de sa propre vie, que la vie de l'enfant n'en dépend pas moins que celle de la mère.

Coeur, principe de deux vies si nobles et si précieuses, principe de la vie très pure et très sainte de la Mère de Jésus, principe de la vie humainement divine, et divinement humaine du fils de Marie : coeur sur lequel le divin enfant Jésus a pris tant de fois son repos, qui par sa chaleur naturelle a produit et formé le très pur lait dont il a été nourri ; coeur, la partie la plus noble et la plus vénérable du corps virginal qui a donné un corps au Verbe éternel, qui sera éternellement l'objet des adorations de tous les esprits bienheureux.


Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde