( 947827 )Louis XX : « Oublier la foi et les fidélités de nos ancêtres, c’est se condamner à ne plus comprendre les chefs-d’œuvre qu’ils nous ont légués » par Vexilla Galliae (2022-06-18 23:13:25)
Chers Amis,
J’adresse un grand merci à tous ceux qui ont contribué à l’organisation de cette journée passée à Compiègne. Ils m’ont permis de découvrir quelques aspects d’une ville si riche en histoire et en potentialités.
J’ai pu ce matin visiter un établissement scolaire parmi les plus performants, dans un secteur d’activités, celui de l’éducation, qui est si sensible de nos jours car si facilement détourné de son but, qui doit demeurer la formation des jeunes. Ma visite du château, la conférence qui va suivre et le recueillement en ce jour anniversaire de la victoire de Patay devant le monument édifié en souvenir de Jeanne d’Arc dont l’épopée a été stoppée ici, m’ont fait renouer avec l’histoire de Compiègne.
Enfin, ma rencontre avec vous, Monsieur le Maire, m’a permis d’entrer dans la connaissance d’une ville qui doit s’adapter en permanence pour suivre les évolutions et pouvoir rendre à ses habitants tout ce qu’ils en attendent. Je sais combien la gestion urbaine est délicate alors qu’il s’agit toujours d’œuvrer pour le bien commun. Lourde tâche dans une époque qui exalte les égoïsmes, les individualismes, voire les communautarismes. Il faut pourtant garder le cap pour assurer la vie sociale. Mais il ne s’agit pas pour moi d’empiéter sur le domaine du politique.
Je voudrais évoquer aujourd’hui une question qui m’est chère et que cette journée a particulièrement illustrée : celle du patrimoine, de sa préservation et de sa transmission. J’ai tenu tout spécialement à présider, Monsieur le Président, le dixième anniversaire de votre association des « Avenues de Compiègne » qui me paraît très symbolique de l’action qu’il convient de mener en faveur du patrimoine. Votre association a, en dix ans, effectué un important travail pour garantir la pérennité d’un ensemble majestueux d’allées qui, si elles n’existaient plus, feraient perdre à la ville beaucoup de son caractère, de son identité et de son harmonie.
Depuis une soixantaine d’années, les pouvoirs publics ont accompli des efforts méritoires pour préserver et mettre en valeur le patrimoine historique ou vernaculaire de la France. Des associations et de nombreux particuliers les ont secondés. Toutefois, il y a là un singulier paradoxe puisqu’alors que les Français se passionnent pour leur héritage culturel patrimonial, dans le même temps, jamais la société française ne s’est à ce point détournée des valeurs, des convictions, des principes qui ont façonné son histoire et contribuer à faire de la France un modèle de civilisation largement envié dans le monde.
C’est pourquoi je tiens à saluer ce que des associations telles que la vôtre parviennent à accomplir. Si la préservation du patrimoine matériel que nous ont transmis nos devanciers constitue bien une tâche essentielle, il n’est pas moins important de maintenir vivant l’immense patrimoine spirituel, culturel et humain dont les monuments qui nous entourent sont l’expression. Oublier la foi, la fidélité, les manières de dire et de penser qui distinguaient nos ancêtres, c’est se condamner à ne plus comprendre les chefs-d’œuvre qu’ils nous ont légués.
Alors j’en viens à ma conclusion, à ma double conclusion. Tout d’abord, s’il y a des villes remarquables par leur qualité de vie, c’est parce qu’elles ont su être fidèles à leur héritage. Elles ont su transmettre ce que les siècles leur ont légué pour en faire bénéficier les générations présentes à travers les apports successifs. Cette transmission est essentielle et notre époque devrait s’en souvenir, alors que, parfois, elle semble se complaire dans les ruptures et les mémoires tronquées ou galvaudées.
Ma seconde conclusion est pour rappeler que, plus que les règlements, ce sont des hommes qui sont derrière ces transmissions et ces préservations. La sensibilité, l’action et la patience sont les vecteurs nécessaires sans lesquels cet héritage ne pourrait ni être compris, ni être transmis. Il faut des personnes qui s’engagent dans des combats souvent difficiles à mener mais pourtant essentiels.
Nous voyons qu’à Compiègne vous êtes nombreux à l’avoir compris et mis en pratique, permettant à la ville d’envisager son avenir avec sérénité. Les générations futures nous jugeront à l’aune de ce que nous aurons su leur transmettre.
Que la journée que nous vivons nous encourage à être des passeurs de civilisation.
( 947838 )Le secrétariat par Super-Malouin (2022-06-19 13:26:53)
[en réponse à 947827]
De Pepito fait du service minimum.
« Passeurs de civilisation » autant dire gardien de musée.
Nos ancêtres n’avaient pas cette frilosité : ils bâtissaient encore plus beau que leur père.
Nous n’avons pas besoin de restauration nous voulons recréer une nouvelle civilisation chrétienne .
( 947839 )Tout à fait d'accord par Jean-Paul PARFU (2022-06-19 13:45:15)
[en réponse à 947838]
Il faut une société chrétienne qui serait, pour notre époque, non la semblable, mais l'analogue de ce qu'était pour le Moyen-Âge la cité française de St Louis.
( 947852 )Tout le monde est d'accord là-dessus par Vexilla Galliae (2022-06-19 22:53:26)
[en réponse à 947839]
C'est évident.
Dans ses vœux pour 2022, le Prince écrivait d'ailleurs : « La France dont certains de ses enfants semblent renier un passé plus que glorieux longtemps exalté et qu’ils feignent parfois de récuser ou d’oublier, alors que nombre de nations nous jalousent en l’admirant. Sans ce fondement fort, fruit des siècles de l’œuvre collective menée du roi au plus humble des sujets, l’avenir paraît parfois bien incertain tant il est fait de doutes et d’interrogations. Pourtant il ne s’agit pas d’être dans la nostalgie du temps d’avant.
Ce culte du passé pour lui-même n’est pas dans notre tradition. Pour sortir de la crise, il y a nécessité de retrouver l’énergie conquérante de ceux qui nous ont précédés et de redéfinir un projet de société. De retrouver le sens d’une communauté de destin. Allons ! Français, ayons du cœur et de l’énergie. Montjoie Saint-Denis ! Faire le contraire ne serait ni très capétien ni français ! »
( 947867 )Louis 10+10 fait-il concurrence à Mgr Vigano par JVJ (2022-06-20 11:22:45)
[en réponse à 947827]
sur le FC ?
Dès lors que le duc d'Anjou fait un compliment à un maire, faut-il le faire partager d'autant que je ne vois pas de rapport avec la liturgie traditionnelle ou ceux qui s'en prennent à elle ?
Il faudrait éviter le ridicule consistant à donner du "XX" à votre champion. On parle du comte de Chambord, non d'Henri V, même à Auray.
"des passeurs de civilisation" : c'est beau comme du Jean d'Ormesson ou du Leila Slimani.
Vu le niveau général, le mot "civilisation" mériterait de ne pas être galvaudé, surtout quand on peut prétendre être roi d'Espagne, de France et de Navarre (et co-prince d'Andorre).
Je serais curieux de connaître le nom du nègre qui lui rédige ses textes en Français... M. Pinoteau était d'un autre calibre.
Lui au moins savait que Jeanne a été vendue à un Bourguignon (Français en l'espèce) et totalement abandonnée par Charles VII !!! Les sacro-saints rois de France aux parcours impeccables.
Parfois, il ne faut donner des verges pour se faire battre. On ne parle pas de corde dans la maison d'un pendu.
"Alors j’en viens à ma conclusion, à ma double conclusion."
Pour l'oral du bac que je vais devoir évaluer entre 15 et 20 dans les jours qui viennent, j'aurai certainement ce genre de syntaxe.
L'évêque d'Orléans avait annoncé cinq points pour les obsèques d'un jeune prêtre qui s'était suicidé.
Le prince n'a pas même mentionné la garde à vue récente du maire de Compiègne, mais je vois qu'il soigne son réseau...
Le prince de Venise fonde des pizzerias... Sixte-Henri de Bourbon-Parme vend ses colliers du St-Esprit... Le roi d'Espagne s'est marié à une divorcée présentatrice de journal télévisé (et charmante comme dirait Meneau)... Son Altesse Sérénissime, souverain absolu d'un Etat avec le catholicisme pour religion d'Etat, s'est trouvé sur le tard une vocation de père de famille (pas forcément fidèle) avec une nageuse africaine qui ne va pas bien... L'archiduc se remarie, au moins civilement... Wikipedia m'a appris que Philomena n'était pas plus noble que le général de Gaulle (qui n'a jamais dit le contraire) et que ceux qui portent des chevalières avec usurpation d'armoiries... Cela ne vaut pas mieux que l'histoire qui nous a été vendue d'un prof de Français et son élève dans un lycée dit catholique. On voit d'ailleurs qu'il a reçu des leçons de théâtre à la maison dans la modulation de sa voix et la position de ses bras, son regard dans le lointain plus encore imprégné que celui de Napoléon à Ste-Hélène ou que François au balcon...
Cela me fait aussi de la peine quand je vois le comte de Paris à de rares cérémonies militaires, au deuxième rang, ou se faire bousculer au premier rang de la cathédrale d'Orléans par un sénateur socialiste soi-disant catholique et plus certainement maçon.
Je n'ai pas encore le communiqué de Mgr Vigano ou de Louis XX sur la grêle tombée sur les vignes de Champagne cette nuit.
On va bien trouver un naundorffiste ici, comme le regretté abbé Aulagnier, pour nous dispenser la bonne parole politique du jour...
NDLR : je n'ai pas voté hier ayant deux jumeaux à départager. Ceux qui connaissent mon bureau et mes bibliothèques savent que j'ai très peu de drapeau tricolore sur les murs... Je fais même dire des messes au comte de Chambord par le curé dudit village, sans aucun problème (et de source sûre, je sais que je suis le seul à le faire). Dans le NOM, évidemment.
( 947908 )[Réponse] par Vexilla Galliae (2022-06-20 16:55:04)
[en réponse à 947867]
Cher Monsieur, apprenez que vous n'êtes pas obligé de lire, et encore moins de vous attarder longuement et de commenter chaque fil de ce forum, où vous semblez passer vos journées et vos nuits...
Si Monseigneur le duc d'Anjou, de jure Louis XX que vous le vouliez ou non (au passage, vous semblez méconnaître l'histoire d'Henri V et de ses partisans) ou Monseigneur Vigano ne vous intéressent pas, personne ne vous oblige à lire les fils de discussion qui leur sont liés...
Lisez le titre, puis passez votre chemin, ne soyez pas masochiste... À moins que cela ne soit un moyen pour vous de vous mortifier, de faire pénitence pour le fiel que vous ne pouvez vous empêcher de répandre ici et ailleurs sans doute... Dans ce cas, nous vous encourageons à continuer, cela fait surement plaisir à Dieu !
( 947910 )Oui, nul n'est obligé, en effet par Adso (2022-06-20 17:09:54)
[en réponse à 947908]
Précisons d'ailleurs que certains renoncent à poser des questions, pour ne pas se voir jour après jours, noyées leurs questions sous une connaissance orgueilleuse qui s'éloignerait du sujet posé, déversée (et c'est dommage, parce que la forme nuit au fond souvent de qualité) sentencieusement ou peu s'en faut ...
( 947916 )Vive Henri V ! par Vexilla Galliae (2022-06-20 18:22:19)
[en réponse à 947867]
Une conférence de Korentin Denis sur Henri V et sa popularité en Bretagne, cela vous intéressera beaucoup :
( 947939 )Un "historien breton" (sic) inconnu au bataillon par JVJ (2022-06-20 21:32:39)
[en réponse à 947916]
Certains cercles sont davantage dans le folklore et la gonflette, que dans l'Histoire et le souvenir. Civitas essaie aussi de recruter, vous avez raison d'en faire autant. Le discours de Compiègne est bien parti pour remplacer celui de Bayeux.
Le comte de Chambord ne vous appartient pas, malgré tous les (modestes) cercles légitimistes qui doivent presque tout à Hervé Pinoteau. Le propre père de votre prince dut se faire à l'idée qu'il avait quelque prétention en France. Ce n'était pas évident, ni pour lui, ni dans l'absolu.
J'ai annoncé ici la mort d'Hervé Pinoteau, pour prier pour ce grand homme, avant que la presse et le moindre blog ne s'en fassent l'écho. Vous en déduirez ce que vous voulez.
Récemment, vous avez diffusé un dessin voulant annexé Raspail à vos goûts, alors que Raspail n'était pas du tout hostile au drapeau tricolore.
Parmi les lecteurs du FC, combien font dire des messes pour le comte de Chambord à Chambord ? Se rendent plusieurs fois dans l'année devant le seul monument du comte couronné à Auray ? Aux champs des martyrs ? A la chartreuse d'Auray ? J'y dors même... Combien ont un rayon sur les Bourbons d'après 1830 ? Combien ont participé à la relecture du catalogue de l'exposition de Chambord "Les lys et la république" dont j'ai l'affiche en face de moi dans mon bureau ?
Quand l'AF monopolisa le royalisme français contre les Orléans, ce n'était pas mieux. Avec toute l'admiration que j'ai pour l'oeuvre de Maurras.
Enfin, je dois être le seul prof de première, dans le public, à parler longuement du comte de Chambord dans les débuts de la IIIe république, trône à l'appui.
Un historien peut constater qu'il était mal formé, englué dans les obsessions (compréhensibles) de Marie-Thérèse, entouré par quelques nobles en retard d'un siècle et qu'il n'était pas du tout à la hauteur comme Chateaubriand l'a regretté pour son grand-père. C'est très beau de vouloir à tout prix le drapeau blanc pour que cent cinquante après des gens lui trouvent du panache e, buvant leur tisane autour d'une vieille marquise... Le compromis et la tactique, dans l'Eglise ou en politique, ne sont pas toujours synonymes d'abjuration et d'impureté. Il faut savoir être malin et rusé en politique.
En 1801, il fallut avaler le concordat, le Premier consul et la démission forcée d'évêques légitimes. Il fallut aussi avaler l'élection de Martin V comme le simili sacre d'Henri IV. Louis XIII dut finir par s'intéresser à sa femme... comme Henri III. Il fallut faire avec tout cela. Le comte aurait pu se remarier au lieu de finir ainsi, pour voir s'il pouvait avoir descendance.
Je ne vois toujours pas le rapport de Louis 10+10 avec la messe. Je n'ai jamais sorti les arguments contre ses prétentions ou son fort accent espagnol.
Voilà ce que le château de Chambord propose aux enfants pour jouer, comme vous savez certainement...
Parmi les légitimistes que je connais, il en est un du côté d'Autun qui est persuadé de descendre de Charles X par la jambe gauche. Il porte un nom qui a tout ce qu'il y a de plus banal, mais il a une grosse chevalière. J'en connais d'autres qui sont d'une autre tenue. Le ridicule n'épargne pas d'autres royalistes, je vous rassure. C'est dommage et même triste.
( 947941 )Insupportable monsieur JE par Adso (2022-06-20 22:56:43)
[en réponse à 947939]
tout est dans le titre...
Quelle énergie gaspillée, alors que le fond est parfois intéressant...
( 947950 )C’est un avis personnel par XA (2022-06-21 08:47:18)
[en réponse à 947941]
Notre ami a au moins l’énorme avantage de savoir de quoi il parle, en général. Contrairement à certain troll professionnel qui intervenait à tout propos à tort et à travers.
( 947974 )Non par Adso (2022-06-21 12:34:36)
[en réponse à 947950]
franchement la forme détruit complètement le fond... Le "troll" certes rebondissait sur tout, mais n'étalait pas sa confiture avec une louche sur une biscotte
( 947989 )permettez de n'être pas par Paxtecum (2022-06-21 15:46:28)
[en réponse à 947974]
d'accord avec vous.
Le fonds est toujours intéressant et la forme sort de l'ordinaire, en fait c'est un trait de personnalité , on aime ou pas c'est tout.
( 947945 )[Réponse] par Vexilla Galliae (2022-06-20 23:35:11)
[en réponse à 947939]
Korentin Denis n'est pas Jacques Le Goff ni Régine Pernoud, encore moins Justin Bieber ou même Michel Sardou, certes, mais qu'est-ce que cela vient faire dans cette discussion ? Qu'a-t-on à faire de la notoriété de M. Denis ? Universitaire, il a donné une conférence sur un point historique dont il est un spécialiste, dans laquelle il contredit certains de vos propos. Ni plus, ni moins.
Deuxième point. Nous ne tentons pas de récupérer Henri V, c'est mieux que cela, nous en sommes les disciples. Nous ne tentons pas non plus de récupérer feu Jean Raspail, dont nous savons même que, à la fin de sa vie, il trahit la cause légitimiste dont il avait pourtant été un compagnon de route durant de nombreuses décennies, ce qui ne nous empêche pas de rendre hommage régulièrement à son génie littéraire, ni à son combat pour Dieu, le Roi et la contre-révolution de manière générale. Beaucoup d'entre nous ont rejoint la Légitimité grâce à lui, et il a pour cela notre reconnaissance éternelle. Certains, cela vous étonnera peut-être, ont même rejoint l'Église en partie grâce à lui !
Enfin, cessez avec vos « Moi » et vos « Je » obsessionnels qui, le plus souvent, ne servent qu'à justifier votre rejet de tout et rien... Cela ne suffit pas, contrairement à ce que vous semblez croire, à donner de la profondeur et de la nuance à votre mécontentement perpétuel...
Et, par pitié, corrigez votre insupportable manie sophistisante de noyer le poisson dans un méli-mélo de références historiques et culturelles, bien réelles le plus souvent — on ne peut vous retirer cela, vous possédez une vraie culture —, certes, mais n'ayant jamais aucun rapport avec le débat.
( 947954 )La définition d'universitaire pour votre cercle svp ? par JVJ (2022-06-21 09:58:51)
[en réponse à 947945]
Le Goff n'est pas du tout une référence, et Mme Pernoud ne l'est plus.
A la place de "je", je vais songer à parler à la troisième personne... Je est un autre. Je peux aussi utiliser la voix passive et écrire en latin, cela me prendra plus de temps et je ne sais si Vexilla pourra me comprendre en dépit du latin de façade.
Je peine à trouver la fonction professorale de M. Korentin Denis que vous dîtes universitaire et même professeur d'histoire à l'Université (sic) catholique d'Angers. On le présente souvent, car il doit tendre des perches aux journalistes, comme un excellent connaisseur des traditions bretonnes. Je pense tout de suite à un compilateur folkloriste du XIXe s., pas à un historien.
Le Père Bedouelle n'est plus là pour me renseigner.
J'ai trouvé en vitesse une thèse annoncée pour 2009 sur Léon Degrelle, un parent certainement du comte de Chambord.
Les facultés catholiques usurpent, sauf à Strasbourg, la qualité d'université, soit dit en passant. Elles sont en revanche en pleine communion avec le pape régnant.
Vexilla est sans doute monomaniaque et ignore qu'il n'y a pas qu'une cause aux choses. Relisez la fin de "Guerre et paix". Il n'y a pas les gentils et les méchants. Vous relayez des articles de la presse locale sur une chasuble qui n'a certainement jamais vu Henri IV de sa vie ! Et cette chasuble ne devrait jamais être mise sur un ceintre pour sa conservation, et même ne devrait jamais être portée.
Les drapeaux blancs fleurdelysés frappés du Sacré-Coeur ou les tricolores frappés du même font plaisir aux nostalgiques (dont je suis), mais cela ne contribue pas à dissocier rite traditionnel et politique. Je conçois qu'on puisse aller à la messe de St-Pie V et républicain (et même socialiste, j'en connais au moins un qui chantait même le dimanche, séparé, directeur de recherche au CNRS et spécialiste des Bénédictins).
Raspail n'a rien trahi du tout et vous lui mettez un clou sur son cercueil, c'est très élégant. L'usage du verbe est révélateur. Raspail vous a fait même la courtoisie d'écrire un de ces derniers livres en parlant d'un jeune prince, quel qu'il soit, sans le choisir. J'ai parlé ici de ce mauvais livre à sa sortie. Stéphane Bern aussi est un traitre à la cause après avoir fait un petit tour chez le duc d'Anjou ? Ce sont des réflexions dignes des mouvements révolutionnaires entre les tenants de Lénine, Staline et Trotsky. Il demeure qu'Ardisson avait l'ancien prince comme parrain de l'un de ses enfants, ce qui pose une personne dans le milieu de la drogue et de l'échangisme. J'ai lu son bon et courageux "Louis XX".
Pour les lecteurs du FC qui ne connaîtraient rien au mouvement légitimiste, sachez qu'il avait quasiment disparu avant qu'Hervé Pinoteau ne le réactive. Ce dernier le dit encore dans des videos en ligne interrogé par des jeunes gens qui connaissent leur affaire. Il suffit de compter le nombre de séjours en France du père de Louis 10+10 avec sa prise en main patiente. Il n'y a aucune continuité entre la mort du comte du Chambord et ceux qui se l'accaparent pour en faire leur exclusive, malgré la gonflette de la notice wikipedia... Ce truc dit qu'Alfonso (Alphonse ?) fut invité aux manifestations du millénaire capétien. Lisez les mémoires de Favier qui pestait contre Mitterrand qui ne voulait entendre parler que du comte de Paris !
La photo qui illustre l'article de wiki n'a sans doute pas été prise en France, car le port d'ordre non reconnu par la république est interdit. Et d'ordre dissout depuis belle lurette. On peut toujours se déguiser en bailli grand croix de l'ordre de Malte pour faire plaisir à côté de Bernadette... Le roi d'Espagne (un usurpateur installé par Franco, aïeul du prince Louis ?!) décerne aussi la Toison d'or à Sarkozy ou au roi du Maroc, c'est dire si la Toison, qui siégeait au diocèse de Langres, est morte et enterrée depuis longtemps dans sa dimension chrétienne et anti-musulmane...
Il faudrait un peu de nettoyage et d'ordre, ne pas prendre le mille-feuilles pour exemple. J'en ai connu des jeunes qui roucoulaient devant une comtesse fauchée... Certains lecteurs de mes amis savent comme moi combien tel prince vivant en France coche peut-être toutes les cases du légitimisme et de l'honorabilité religieuse la plus pure, mais que derrière les apparences, trois fois hélas, il y a une déchéance totale et regrettable (du même genre qu'Henri d'Orléans)...
Je vais fonder un site internet sous un nom latin qui s'appellera Mitra maxima. Et je me déclare dépositaire de l'usage mitral et l'arbitre des élégances. J'annexe bien entendu les mitres abbatiales et canoniales. Et ceux qui ne prêteront pas allégeance à mon site seront déclarés traitres.
Vous n'avez pas réfléchi à ce que j'ai dit d'Hervé Pinoteau... qui a sans doute aussi trahi St-Nicolas au profit d'une chapelle ralliée à la fin de sa mort...
Philippe Ariès, un vrai historien, était un traitre, puisqu'il était orléaniste. Pierre Boutang, vrai professeur en Sorbonne, aussi.
Rapidement, je fais le tour de mes amis et connaissances, je dois avoir au moins une cinquante de légitimistes parmi eux, dont des historiens et universitaires (des vrais), mais aussi de simples gens qui n'ont pas de chevalières. Et l'un des lieux qui me serrent le plus le coeur est le monument de Ste-Anne d'Auray associé au champ des martyrs, surtout quand je vois les chardons dans le premier lieu et une chapelle salie dans le second. Seulement, je n'aime pas qu'on fasse prendre des vessies pour des lanternes... Vous n'avez pas compris, dans votre fortin assiégé par personne, que j'avais le plus grand respect des légitimistes (comme des orléanistes) sincères et qui ont les yeux ouverts. Le drapeau tricolore n'est pas grand'chose pour moi et je ne chante la Marseillaise qu'en présence de mus**...
Il faut supporter la contradiction.
Un exemple de gonflette qui fait croire que Mgr Centène et la foule attendaient le roi :
( 947958 )Léon Degrelle une fois ! par Jean-Paul PARFU (2022-06-21 10:31:58)
[en réponse à 947956]
( 947960 )Zorro par Jean-Paul PARFU (2022-06-21 10:47:42)
[en réponse à 947958]
avec Léon Degrelle dans les années 70. Alain Delon n'avait pas peur des photos compromettantes !
( 947952 )Re mariage ? par Roger (2022-06-21 09:23:42)
[en réponse à 947939]
Merci cher JVJ sur cette analyse à laquelle je souscris entièrement.
Une seule incompréhension de ma part.
Le prétendant est décédé en 1883 et n était pas veuf. Que voulez vous dire avec cette phrase
"Le comte aurait pu se remarier au lieu de finir ainsi, pour voir s'il pouvait avoir descendance."
Merci d avance pour vos précisions
( 947957 )Le comte de Chambord aurait pu se tourner vers le pape par JVJ (2022-06-21 10:31:17)
[en réponse à 947952]
et obtenir l'annulation de son mariage.
Louis XII n'a pas fait autrement en se débarrassant de la mal-formée Jeanne de France (son mariage était destiné à tarir la descendance des Orléans !), qui devint sainte à Bourges et fonda l'Annonciade de France. Sous Alexandre VI, on était peu porté dans l'Eglise à donner des leçons de fidélité...
L'Eglise sait faire pour fermer les yeux et trouver toutes les dispenses imaginables. Les historiens de la Pénitencerie apostolique vous le diraient. Allez voir du côté de Monaco, de l'Espagne...
Les derniers Bourbons n'étaient pas très prolifiques, cela sentait - dirait une mauvaise langue - la fin de race, à laquelle il faut ajouter la faiblesse politique de ses rois, l'obésité d'un autre, le couteau de Louvel. On sait que Louis XVI avait aussi des problèmes fonctionnels et même peu de goût pour sa femme. Il devait même recevoir des leçons de son beau-frère empereur... On s'est beaucoup moqué de lui, car avec saint Louis, il est le seul roi qui soit resté fidèle à sa femme... La réciproque n'est pas vraie. Ne soyons pas bégueule, catéchisme article 12 alinéa 54.
Les rares historiens (je ne parle que des gens sérieux qui travaillent sur des sources et dont le travail est critiqué par leurs pairs) des derniers Bourbons expliquent la stérilité du couple Marie-Thérèse de France / duc d'Angoulême, par le traumatisme de la première au Temple. C'est possible, mais qui le saura ? Je trouve que c'est un peu facile. Et la stérilité du mâle ?!
Napoléon a pu répudier Joséphine sous le même prétexte.
A cette époque, il est impensable que le mâle soit défaillant... Et de nos jours, je ne suis pas bien sûr que tout le monde (sans parler des pays musulmans...) soit bien convaincu que le problème peut venir du mâle impuissant... Nous avons eu des rois homosexuels qui ne voulaient pas trop se fouler pour honorer la reine, sans penser à leur devoir d'état malgré la présence pléthorique de clercs à la cour...
Evidemment, les ravis de la crèche trouveront que tout cela est peu reluisant et même sale... Mais quand on dresse des arbres généalogiques et quand on réfléchit à froid... La comtesse Isabelle de Paris reconnaissait elle-même par écrit que les Orléans pratiquaient la consanguinité à outrance, et que cela irait mal un jour ou l'autre. La même consanguinité de Marie-Thérèse et son mari,
Allez savoir si cela n'a pas empêché la grossesse...
Certains royalistes ont songé à faire de Marie-Thérèse la reine au sens plénier du terme et au mépris de la loi (inventée) salique. Le mariage servait aussi à "transmettre" le flambeau de Louis XVI au fils de Charles X (qui n'avait pas fait grand'chose pour aider son frère, sans parler du comte de Provence qui n'était pas mécontent du sort advenu à Louis XVII).
Il faudrait sortir, dans certains milieux, d'une histoire irénique où tout va bien d'un roi à l'autre, dans une fratrie... Ce n'est pas crédible. Les émigrés ont aussi de grands torts, alors qu'on peut, par romantisme, trouver qu'ils ont été visionnaires à s'agiter à des centaines de lieues de Versailles.
Le comte de Chambord, façonné par Marie-Thérèse, aurait pu réfléchir à ne pas transmettre le flambeau aux Orléans en trouvant une femme fertile (le version officielle vient d'une malformation de Marie-Thérèse de Modène)...
Le roi Baudouin avait un neveu qu'il formait et un frère.
On peut aussi vous servir une histoire providentielle Martine-à-la-ferme en vertu de laquelle, c'est Dieu qui voulut éteindre les Bourbons de France ! Au profit de la branche espagnole ou des Orléans, selon. Ou de Naundorff !
L'histoire providentielle peut se dire devant un feu de cheminée, mais ce n'est pas possible de la lire dans un livre d'Histoire. Dieu n'a rien à voir dans l'échec de Varennes ni dans les meurtres ou suicides d'enfants. On a le droit de penser le contraire, surtout si l'on est théologien... Pourquoi alors le comte de Provence parvint-il à s'échapper en même temps que Varennes, sans avoir de descendance ? Il aurait pu se remarier en 1810 : son obésité ne l'empêchait pas d'avoir une maîtresse...
Très bon livre lisible en ligne, mais il vaut mieux l'acheter...
Et lisez les biographies de Louis XVII et Marie-Thérèse de France, d'Hélène Becquet, chartiste, docteur en histoire, professeur en prépa à Dijon.
Seriez-vous étranger pour écrire comme vous écrivez, Roger ? Ou responsable d'un synode ?...
Par exemple dans ce livre :
Hélène Becquet
Une royauté sans reine : les princesses de la Restauration.
( 947959 )JVJ veut peut-être dire... par Pétrarque (2022-06-21 10:32:21)
[en réponse à 947952]
...que le comte de Chambord aurait pu faire annuler son mariage infécond (et inconsommé ?) avec Marie-Thérèse d'Este-Modène pour épouser une seconde femme mieux disposée, et, ainsi, assurer la descendance de la branche aînée des Bourbons ?
La question fut posée par des légitimistes et le Prince fut, semble-t-il, directement questionné sur cette option, mais il y opposa de toute façon un énergique refus.
( 947961 )Je n'oublie pas Pétrarque les mots délicats que vous par JVJ (2022-06-21 11:02:36)
[en réponse à 947959]
avez pu écrire à mon endroit, qui pèseront à mon procès de canonisation.
Je me souviens aussi du Pétrarque patraque.
Un aimable et très sérieux correspond - qui ferait bien de s'inscrire au FC - vient de me dire que le comte de Chambord n'est pas du tout celui que "je" crois par mes lectures. Nous en avions déjà parlé... Comme cette personne a de bonnes raisons d'en connaître mille fois plus que moi sur les sources henriciennes (de première main), je suis totalement prêt à réviser le peu que je pouvais savoir.
On pourrait se risquer à raisonner tout haut en disant que le comte était sans doute fatigué de vivre... Une approche naturaliste (qui n'est pas la mienne) dirait que son sang était lui aussi fatigué, que la mort rodait depuis son berceau (et même avant...)...
Et allez savoir si le problème ne venait pas de lui aussi. Il est commode d'incriminer le vagin de la reine (allusion à l'immonde oeuvre qui a sali le jardin de Versailles)... Même wikipedia daube là-dessus, se contentant de recopier sans doute et comme d'habitude la très bonne biographie de Daniel de Montplaisir, plutôt qu'un fascicule dactylographié.
Louis XVI est pour moi un saint, mais on ne peut tout de même se demander pourquoi tant de faiblesse politique dès le printemps 1789. Ce qui est fait, est fait. Nous ne saurons jamais tout. Tolstoï écrit des pages pénétrantes sur la place outrageante donnée à Napoléon et à Alexandre...
Méditation aux tradis : avec deux autres papes que Jean XXIII et Paul VI, les réformes (révolutions...) conciliaires et les conséquences seraient-elles advenues malgré tout ? Je ne parle pas de "sens de l'Histoire".
Je n'ai pas de réponse. Sans Hitler, pas de nazisme. Sed contra : sans Colomb, un jour quelqu'un découvre tout de même un nouveau continent...
Pour dédouaner toute responsabilité au comte de Chambord dans la restauration qui était possible, il est de bon ton chez les légitimistes de dire qu'il avait raison de garder le drapeau blanc et que de toutes les façons, son régime n'aurait pas tenu (comme il l'a écrit). Les justifications a posteriori sont commodes pour ne pas porter une responsabilité. La France n'a pas toujours eu un drapeau blanc et des lys... En 1801, les évêques légitimes ont dû avaler une grosse couleuvre.
J'ai un excellent ami tradi et légitimiste qui ne veut pas voter (comme moi dimanche dernier du reste...) sous prétexte qu'il veut garder ses mains propres et ne pas entrer dans la combine (j'entends bien !). Je lui dis régulièrement que c'est très commode quand on n'a pas d'enfants, par exemple, et la possibilité d'aller dans une abbaye "pure" tous les dimanches.
Le roi Baudouin s'est démis 24 h pour ne pas signer une loi sur l'avortement. C'est très beau, d'accord. Un henriquinquiste pur et dur de 2022 lui reprocherait de ne pas avoir abdiqué totalement et proclamé la république... Ou alors de ne pas avoir demandé à l'armée de prendre le parlement...
Je lis beaucoup Raspail, et les combats perdus sont les plus beaux, c'est entendu. Mais il y a la vie et les romans.
Les Français hostiles à l'avortement contribuent cependant au remboursement de ces actes comme leur impôt finance les subventions adressées aux LGBT et à l'école sans dieu...
Ce qui est impensable pour un catholique ou un évangélique américain hostile à l'avortement.
La vie fait que. Les écolos, parmi lesquels bon nombre de nos mitres, n'ont pas encore tous de toilettes sèches et de lampe à pétrole...
Pascal et Cioran ont écrit de belles choses sur nos contradictions, qui font notre condition.
Ici l'un des tableaux (un essai, pas un tableau finalisé) les plus émouvants du XIXe s., conservé au musée des Beaux-Arts d'Orléans. Il est tout petit (une dizaine de cm de diagonale). Léon Coignet n'était pas légitimiste et pourtant, c'est une lecture de 1830 qui peut se lire avec quelques larmes...
( 947967 )Petitfils par Roger (2022-06-21 11:53:25)
[en réponse à 947961]
Jean Christian Petitfils donne une interprétation crédible de la passivité de Louis XVI qui peut répondre à votre question
"Louis XVI est pour moi un saint, mais on ne peut tout de même se demander pourquoi tant de faiblesse politique dès le printemps 1789. Ce qui est fait, est fait. Nous ne saurons jamais tout."
Selon Petitfils, Louis XVI croyait (à tort ou à raison) que son second fils était un bâtard de Fersen. La mort de son fils aîné signifiait donc le passage de la Couronne sur une tête illégitime...d où sa dépression constante dès le mois de mai 1789...
Je n ai pas d avis pour ou contre cette hypothèse.
Et vous ?
( 947973 )Je n' y étais pas par Jean-Paul PARFU (2022-06-21 12:30:35)
[en réponse à 947967]
Que Marie-Antoinette et Fersen aient "fleurté", aient été plus ou moins amoureux l'un de l'autre, est une chose. Que la reine ait trompé le roi, physiquement dans une relation intime, si je puis dire, c'est autre chose. En outre, reine, Marie-Antoinette était constamment accompagnée, surveillée, etc ...
Par ailleurs, on ne laisse pas faire la Révolution, parce qu'on pense que son fils n'est pas son fils ; ça ne tient pas la route ! Louis XVI était un très brave homme, qui aurait fait un très bon roi dans une période normale, mais pour notre malheur et pour le sien, il n'était pas la personne adéquate dans cette tempête révolutionnaire. Le responsable royal indirect de la Révolution, il faut le rechercher en amont. Son nom est : Louis XIV !
( 947975 )Si M. Petitfils écrit cela, je fais bien de ne l'avoir jamais lu ! par JVJ (2022-06-21 12:35:30)
[en réponse à 947967]
Je n'avais jamais entendu pareille chose, odieuse par ailleurs.
Et pourquoi pas la reine lesbienne et incestueuse ?
Toute la captivité du roi et de son fils est édifiante au possible. Cela ne fait pas l'objet d'une seconde dans le programme de première, mais libre au professeur de s'y attarder. Pendant que les émigrés et les frères de Louis XVI bambochaient ou se querellaient, ce petit enfant et le roi étaient abandonnés de tous.
Fallait-être déjà gonflé pour écrire une biographie de Jésus sans être exégète ou historien de l'Antiquité...
Pétain était le parrain de Philippe de Gaulle, c'est bien connu dans certains milieux... Alors que c'est faux, mais si cela fait plaisir.
( 947982 )Nous avons fini par nous comprendre... je crois... par Pétrarque (2022-06-21 13:57:11)
[en réponse à 947961]
...en dépit du mal que peuvent parfois occasionner des claviers trop réactifs.
( 947986 )Je crois que vous êtes proche de la FSSPX par JVJ (2022-06-21 14:35:30)
[en réponse à 947982]
Trouvez-moi un seul message où je critique cette fraternité et leurs fidèles, Mgr Lefebvre ?
Quand je parle de "raides", je pense à des fidèles de toutes les chapelles... Sans parler des ayatollahs du dernier concile.
Et j'ai mes raideurs...
Je loue le Ciel d'avoir des amis prêtres de cette fraternité. L'abbé Célier est de loin l'un des plus sympathiques du club des hommes en noir et qui a une diction aussi limpide qu'enjouée. En revanche, quand tel abbé confit en dévotion met en garde dans une messe à St-Nicolas contre la lecture de Val'Ac'... Franchement ! Si tous les journaux avaient leur Laurent Dandrieu et leur Charlotte d'Ornellas... Ils ont même eu un patron qui pensait du bien de Georges de Nantes (j'avais soulevé le lièvre ici...) et le journaliste, sympathique par ailleurs malgré sa biographie enamourée de Poutine, avait dû s'amender dans ses colonnes.
Je n'ai jamais assisté à leur messe, parce que cela ne s'est jamais trouvé. J'ai pu leur demander des messes en revanche. J'ai la mémoire longue et je sais ce que furent les années de plomb (qui sont revenues, si jamais elles s'étaient évanouies).
Je ne me relis pas, et de fait, je ne frappe que des choses intelligentes, mais c'est aussi le cas à l'oral...
La charité, oui, oui.
Mais les vrais charitables enlèvent les serrures à leur porte, donnent tout ce qu'ils ont dans leur porte-feuilles quand ils croisent un pauvre (légal ou illégal), militent pour l'abolition des frontières, se taisent quand c'est le cirque où que ce soit, envoient leurs enfants au ""catéchisme"" de la paroisse, s'abonnent à La Croix et votent LAREM pour peser de l'intérieur selon les préconisations de l'évêque d'Orléans...
Qui suis-je pour juger ce pontificat ? et même Alexandre VI u Robespierre ?
Je ne crois pas que vous êtes ataraxique à ce point.
Les ordres militaires avaient aussi du bon et quand ils frappaient, ce n'était pas avec le plat de l'épée... Pour travailler sur eux, je puis vous dire que les pseudo-chevaliers de nos jours ont peu à voir avec eux, comme ceux qui se déguisent pour boire une coupe de Champagne dans les cours de châteaux et les hôtels parisiens... L'ordre du Temple et celui des Hospitaliers de St-Jean de Jérusalem n'étaient pas un ordre d'intellectuels et leur vie spirituelle, essentiellement collective, se réduisait à lire leur règle et leurs constitutions. L'urgence était ailleurs. Ce ne sont pas les prières des Chartreux qui ont coulé les bateaux à Lépante.
Je préfère lire un pamphlet, même d'un bord que je ne partage pas, que d'avaler une tisane tiédasse. Il y a ceux qui pleurent en chantant avec Voulzy dans les cathédrales et ceux qui adorent l'orchestration de 1812 ou les Te Deum qu'on jouait à Versailles.
Je suis marié, mais quelques-uns prennent des airs d'amoureux éconduits. Je n'aime que les femmes, tout en étant - sous réserve - le seul intervenant du FC à louer Julien Green et Oscar Wilde.
( 948105 )M'avez-vous compris ? par Pétrarque (2022-06-23 11:13:39)
[en réponse à 947986]
Quand je parlais des claviers, je pensais à ce que j'ai pu vous écrire il y a quelques lustres, et dont je regrette -au minimum- la forme.
Ataraxique ? Disons que ce n'est pas l'image que je donne habituellement, c'est le moins que l'on puisse dire...
Pour ce qui est de la FSSPX, j'adhère à 100% à ses positions, même si les circonstances de l'existence et la nécessité de la paix des chaumières font que je fréquente le plus souvent un lieu de culte et une communauté FSSP, pour les prêtres de laquelle j'ai la plus grande estime. Je considère plusieurs d'entre eux comme des amis, même si mon directeur spirituel, que j'estime tout autant, est membre d'une communauté amie de la FSSPX.
Même si les positions de ces deux Fraternités sont exclusives l'une de l'autre, je m'accommode tant bien que mal de ce grand écart, apparaissant certainement comme trop libéral pour les uns et pas assez pour antilibéral les autres...
Les étiquettes et les tiroirs n'ont jamais été mon truc, mais la cohérence est également chose difficile à juger à l'intérieur d'une conscience.
J'ai, moi aussi, un goût immodéré du pamphlet, tout en découvrant progressivement, l'âge venant, quelques avantages à la charité de certains échanges, tant que les principes restent saufs.
Quant à Julien Green et Oscar Wilde, je souscris.
Dans un autre style, j'aime beaucoup Lorca...
Au plaisir de vous lire !
( 948113 )Ego te absolvo... par JVJ (2022-06-23 13:37:20)
[en réponse à 948105]
Je n'aime pas trop les puristes, sauf en orthographe, qui me font penser aux islamistes ou aux cathares (qui trouvaient que le mariage conduisait au péché...). A puriste, puriste et demi.
Et je fuis les gens tristes.
Un homosexuel qui joue du clavecin est d'abord un claveciniste.
Je ne doutais pas que vous ayiez des amis un peu partout, dans les deux fraternités. Je peux comprendre les blessures et les choix, je ne raisonne pas seulement avec le catéchisme (lequel d'ailleurs ?) sous le bras.
Je connais des prêtres dans les deux fraternités, j'en suis l'ami même pour certains, et je ne les vois jamais critiquer l'autre "bord".
Je suis pire encore que vous, puisque marié par un jésuite théologien au concile (messe concélébrée par sept prêtres), après le sénateur-maire socialiste athée... Je ne vais pas tous les dimanches à la messe, pour ne pas me farcir le bruit et laideur des chants : je m'auto-confine et je me force souvent pour les enfants. Pour avoir lu le dernier article de l'abbé Berthe fsspx sur le précepte dominical depuis Vatican II, je suis même en paix avec l'Eglise qui n'exige plus rien !
Je parle à des collègues LFI, PS, FSU, SNES, que sais-je ? J'ai eu plusieurs amis prêtres en cravate, qui m'ont beaucoup soutenu et édifié. Ils ont été des curés courageux qui ont connu la vie difficile des séminaires d'antan, la faim en 40 et la débâcle, les espérances du concile, les zigzags des années qui suivirent, les mises à l'écart, les abandons...
C'est pourquoi je ne juge pas le prêtre en civil, et encore moins le prêtre en col romain ! Mes enfants voient plus de col romain et de soutane, à la maison et ailleurs, des habits religieux, que des représentants de commerce (métaphore d'André Frossard sur certains évêques, dans Le parti de Dieu, beau pamphlet anti-épiscopal de cet ami de Jean-Paul II, qui, lui, a vu Dieu).
Contre Drewermann dans les médias, il n'y avait que Frossard qui s'y collait. Qu'est-devenu ce cinglé ?
Je n'ai lu qu'une fois Lorca, et trois fois Pablo Neruda... J'ai honte.
On aime tellement l'eau tiède et le fadasse dans l'Eglise, que dès que quelqu'un dit des choses un peu raides conformes à la réalité, on le prend pour un subversif !
De mon point de vue, l'Eglise n'a plus rien à dire avant 50 ans dans le domaine sexuel et pour éduquer les enfants. Du moins en France. On ne compte pas par ailleurs le nombre d'écoles sous contrat qui ne sont plus rien, et depuis longtemps. Même des établissements sérieux et solides n'ont plus qu'un quart de pratiquants dans les classes, malgré d'excellents prêtres. Hier, pour une messe de fin d'année sur le créneau scolaire, deux tiers d'une classe ont séché (!!) et deux seules filles - courageuses car il faut entendre les sarcasmes des voisins ou leurs questions stupides - étaient à genoux au Sanctus. C'est le même ratio en paroisse, quel que soit le prêtre.
Si vous aimez les choses acides et décalées, puis-je vous proposer un auteur d'un livre édité chez PG de Roux (livre à la vérité bien décevant). Philippe Colin-Olivier, anar de droite. L'un des hommes les plus drôles de nos jours. Bercoff l'a aussi interrogé, c'était très spirituel. Cet entretien est moins tarte que celui de TV libertés par une dame qui surjoue la gamine. Les trente ans passés, on devrait abandonner le bandeau dans les cheveux...
Si je pouvais devenir l'ami de cet homme...
( 947997 )Celui qui se fait voler son argent par Vincent F (2022-06-21 17:51:45)
[en réponse à 947961]
contribue-t-il a l’usage qu’en fait le voleur ?
Les Français hostiles à l'avortement contribuent cependant au remboursement de ces actes comme leur impôt finance les subventions adressées aux LGBT et à l'école sans dieu...
D’autant qu’avec le prélèvement à la source, ce n’est plus le Français hostile qui contribue.
( 947976 )Mais ? par Meneau (2022-06-21 13:09:12)
[en réponse à 947959]
Sous quel chef de nullité ???
Cordialement
Meneau
( 947981 )Le seul qui serait justifié... par Pétrarque (2022-06-21 13:49:16)
[en réponse à 947976]
...sera la non-consommation.
Il me semble que, pour l'Eglise, un mariage qui n'est pas consommé est nul.
( 948005 )Pas tout à fait par Meneau (2022-06-21 18:55:17)
[en réponse à 947981]
Un mariage non consommé n'est pas nul. On est bel et bien mariés dès l'échange des consentements (sauf autres chefs de nullité), sans qu'il soit besoin de consommer illico devant l'autel pour convalider.
Il peut en revanche être annulé par le Pape :
Le mariage non consommé entre des baptisés ou entre une partie baptisée et une partie non baptisée peut être dissous par le Pontife Romain pour une juste cause, à la demande des deux parties ou d’une seule, même contre le gré de l’autre.
CIC 1983, can. 1142
Mais merci pour votre réponse. J'ignorais que ledit mariage n'avait pas été consommé.
Cordialement
Meneau
( 948106 )Attention, cher Meneau, je n'affirme rien ! par Pétrarque (2022-06-23 11:39:31)
[en réponse à 948005]
Je mentionnais cette éventualité de non-consommation comme un motif d'annulation possible, mais vous me dites que ce n'est pas automatique.
Du coup, retour à la case départ...
( 947983 )Croyez-vous que le droit canon et les circonstances par JVJ (2022-06-21 14:08:52)
[en réponse à 947976]
ne peuvent pas inventer une foule de prétextes ?
Les dispenses, grâces et indults sont là pour annuler tout interdit canonique.
Les canonistes savent que leur discipline est la reine de la souplesse, en dépit des apparences. Je taquine souvent mes amis prêtres canonistes qui sont les gens les plus lucides que je connaisse. Vérité en-deça des Pyrénées...
Louis VII a obtenu d'un concile (réunion d'évêques sans convocation du pape) à Beaugency l'annulation de son mariage d'avec Aliénor. Ces évêques trouvèrent l'argument de la consanguinité (qui a en elle-même une histoire, différente en Empire, en Angleterre, selon les siècles...). Ce mariage jugé ensuite abominable a tout de même donné Marie de Champagne, donc Chrétien de Troyes ! Deo gratias. Philippe Auguste eut moins de chance avec le pape, mais le passage en force a fini par triompher. Certains évêques observaient l'interdit, d'autres non... Vous voyez, dans l'Eglise, tout est à géométrie variable avant le second XIXe siècle.
Je ne crois pas que le comte de Chambord ait eu le moindre soutien à la curie, et il était le cadet des soucis de l'empereur d'Autriche. Mais avec des soutiens, il aurait pu se remarier. Quand on est l'héritier du trône de France, on pense à la France avant son catéchisme (ce qu'a fait le calviniste hédoniste Henri IV...) ou alors on se renseigne un peu sur la conformité physique de sa future.
On peut vous servir une belle histoire de François-Joseph inconsolable d'Elisabeth qui ne s'est jamais remarié, mais on peut aussi rappeler que l'impératrice n'était pas très équilibrée et qu'il connut plusieurs dames... Dois-je aussi rappeler Mayerling ? Quand je vois de pieuses personnes, même celles couronnées qui ont mon admiration, je me dis aussi que la nature humaine est ce qu'elle est (et j'appartiens à cette nature...). François-Joseph est arrivé au pouvoir dans des conditions fort tangentes. Je ne veux pas qu'on nous vende des jolies histoires pour enfants, dans le ton apologétique. De même dans l'Eglise...
On a arrêté sous la Restauration tout début d'enquête pour canoniser Louis XVI. Philippe Boutry a donné des raisons, du point de vue romain et des archives (tout n'est pas dans les archives !). Est-il besoin aussi de dire que Rome pensait à la France gallicane sur la longue durée ? Et que Louis XVIII était vu comme un voltairien, pas comme un protecteur des chevaliers de la foi ? Charles X revint à une foi bigote, une fois sa dernière maîtresse défunte. Et puis sous Louis-Philippe et les régimes suivants, il était vain de mettre Louis XVI sur les autels.
Soutenir que le roi n'est pas mort aussi pour sa foi, est gonflé. L'Eglise peut se dédire, canoniser à tour de bras, se passer des délais canoniques... Il faudra m'expliquer la différence d'attitude entre Elisabeth de France et son frère dont le testament est parfaitement christique... Mais les évêques de France ne veulent pas se faire embarquer dans une affaire qui sera récupérée par certains cercles...
Un comte d'Armagnac s'est marié avec sa soeur devant un prêtre et ses enfants furent baptisés. Pensez à la pauvre Jeanne de France répudiée après plus de 20 ans de mariage. Il était temps d'y penser ! Louis XI avait forcé le duc d'Orléans, pour éteindre sa branche. De mémoire, mais je peux me tromper, je crois que c'est la justice royale qui a annulé ce mariage, non l'Eglise.
J'adore certaines personnes qui distinguent entre validité, licéité, état d'exception, ... Eux au moins ont compris que tout était dans tout, et réciproquement.
C'est le roi qui régularisait les naissances des enfants naturels de prince ou de seigneurs, pour qu'ils deviennent évêques. Le duc de Bourgogne s'est aussi arrogé ce droit, comme celui d'anoblir, alors qu'il n'en avait pas le droit. Le duc de Bretagne aussi, sur le tard.
Le bon Benoît XVI nous a fait avaler que la messe de St-Pie V n'avait jamais été supprimée.
Il faut être très souple d'esprit pour être canoniste.
Le droit canon a pu déposer deux papes et en élire un troisième, a pu justifier l'élection d'un pape par des personnes qui n'étaient pas des cardinaux... Gratien avait écrit une Concordance des canons discordants. Le droit canon a une Histoire et tout peut s'arranger, dans le secret des bureaux romains. Nous n'avons pas à savoir ce qu'il en fut et ce qu'il en est.
Le pénitencier majeur et le pape ont à peu près toutes les possibilités en main, de manière souveraine et ils n'ont de compte à rendre à personne ! Et tout se faisait oralement, sans laisser de trace.
Les régularisations de mariage entre cousins germains étaient banales, des grandes familles aux gens plus simples. Je ne parle pas de dispense, mais de régularisation a posteriori. Il fallait un culot monstre pour prétendre qu'on n'était pas au courant qu'on épousait sa cousine au 1er degré et même au 2e degré.
Les cas réservés au pape montrent cela. Et nos familles royales sont championnes pour obtenir cela. Un prêtre ici m'a agoni parce que je m'en prenais aux Grimaldi. Sans doute parce qu'il est maintenant aumônier sur le rocher depuis lors, grâce à la princesse... (sous réserve). Un autre prêtre m'avait jugé odieux, car je révélais l'une des nombreuses hypocrisies épiscopales du côté de la Provence... Un évêque membre de la CEF qui fait payer ses communications, faut oser, et c'est l'Eglise de François. Je me méfie aussi des évêques en écharpe ou en col roulé sur les photos. Soit ils sont frileux, soit ils veulent cacher leur col romain. Il demeure que les magistrats et le préfet ont bien rigolé quand le diocèse a vendu un gros mensonge aux fidèles (pris pour des abrutis et des enfants). J'aimerais qu'on soit aussi indulgent et arrangeant avec les prêtres... Pour le coup, l'Eglise-hôpital de campagne m'agrée. Et ce n'est pas François qui a inventé la chose...
L'actuel roi de Bavière au moins, puisque vous êtes en Allemagne..., ne fait pas semblant en posant officiellement avec son amoureux en culotte de cuir. La Bavière catholique... Il y a eu suffisamment de femmes bafouées par leur mari homosexuel et qui devaient sauver les apparences. Jusque chez nos rois...
( 947985 )Soyons sérieux par Roger (2022-06-21 14:32:04)
[en réponse à 947983]
Pensez vous qu un pape du XIXe siècle exposé aux critiques des orléanistes, des Républicains et des bonapartistes aurait pu envisager une annulation de complaisance ?
Accessoirement, je ne crois pas que PIE IX, en particulier, ait éprouvé beaucoup de sympathie pour Chambord. N avait il pas qualifié le drapeau blanc de "serviette de table".
Cela dit, je vous laisse nous donner un exemple de complaisance politique du saint-siège dans le cadre des nullités demariage !.....
( 947994 )Vous connaissez Monaco et la France ? par JVJ (2022-06-21 17:03:14)
[en réponse à 947985]
Puisque wikipedia vous le dit (des milliers de femmes mal-mariées n'ont pas eu la même chance que la princesse...) :
"Elle épouse en premières noces Philippe Junot (né dans le 17e arrondissement de Paris le 19 avril 1940) à Monaco, civilement le 28 juin 1978 et religieusement le 29 juin 1978. Le divorce est prononcé par un tribunal monégasque le 9 octobre 1980. Une demande de reconnaissance de nullité du mariage religieux est introduite par la princesse Caroline en cour de Rome en 1981, et à la suite d'une procédure longue de 11 ans, le pape Jean-Paul II déclare officiellement la nullité du mariage religieux le 1er juillet 19921.
Avant l'annulation de son premier mariage, elle se marie une deuxième fois, civilement, avec Stefano Casiraghi le 29 décembre 1983 au palais de Monaco. Stefano Casiraghi décède le 3 octobre 1990 dans un accident de motonautisme. Ils ont trois enfants :
Andrea Casiraghi (né le 8 juin 1984), quatrième dans l'ordre de succession au trône ;
Charlotte Casiraghi (née le 3 août 1986) ;
Pierre Casiraghi (né le 5 septembre 1987).
Du fait du mariage civil de leurs parents, ces enfants sont légitimes selon le droit monégasque. Dès l'annulation de son premier mariage, Caroline adresse au pape, le 2 juillet 1992, une demande de reconnaissance par l'Église de son deuxième mariage, légitimant ainsi les enfants qui en sont issus. La demande aboutit, par une décision du pape Jean-Paul II du 25 février 1993, rendue publique début avril 1993 et confirmée le 5 avril 1994."
Par ailleurs, le comte de Paris s'est marié deux fois devant le bon Dieu, sans être veuf. Certes il a dû patienter, mais sa première femme put se sentir bafouée, et pas qu'un peu, avec la bénédiction de l'Eglise. Il eut quelques enfants du premier lit ! Son propre père était impeccable du point de vue canonique, l'honneur était sauf ! Mais il a toujours été un très mauvais père et un très mauvais mari. Sa déchéance avec une garde-malade dans un pavillon des confins de l'Eure-et-Loir est encore une autre affaire... C'est pourquoi les apparences "bourgeoises" du point de vue canonique me laissent toujours assez froid. Comme il a été dit ici plusieurs fois, des prêtres qui concélèbrent avec leur évêque ne sont pas du tout au clair avec la doctrine ou l'ars celebrandi les 364 autres jours de l'année.
Le comte de Paris actuel est, je crois, un chrétien exemplaire. Mais on me dira qu'il va dans les paroisses NOM...
Avec tout le respect que je lui dois, je ne vais pas l'appeler Jean IV pour faire mousser la chose.
Je vous présente aussi deux façons de voir Franz von Bayern, de la très catholique Bavière...
L'une pour les naïfs amoureux des babioles creuses, l'autre pour ceux qui s'attachent à une certaine vérité...
Il ne m'étonnerait pas que François ou François II demande un jour que leur union soit bénie par le cardinal Marx...
( 947996 )Il a été établi par Vincent F (2022-06-21 17:36:24)
[en réponse à 947994]
que Philippe Junot l’avait épousé pour gagner un pari.
Le motif est suffisant pour conclure au défaut de consentement qu’on soit Princesse de Monaco ou femme de chambre.
A la différence près que pour la femme de chambre pas besoin de remonter jusqu’à Rome, l’officia lité diocésaine suffit.
( 948027 )C'est du 6e degré votre histoire à dormir debout ? par JVJ (2022-06-21 22:18:15)
[en réponse à 947996]
Bien joué !
Ainsi la princesse donne-t-elle son coeur et le reste au premier qui fait un pari ?
Eh ben.
La dame a prouvé qu'elle n'était pas très regardante, jusqu'au roi de Hanovre protestant et alcoolique. Son amour de jeunesse parait-il.
La princesse Grace semblait très catholique et sérieuse. L'éducation de ses enfants a été loupée, comme largement celle des enfants d'Elizabeth II. Quand je les vois dans le choeur avec le vieux chapelain du palais... Principauté d'opérette. Cela me fait mal de le dire.
( 948001 )Pie IX et Monaco ??? par Roger (2022-06-21 18:09:54)
[en réponse à 947994]
Sans doute me suis je mal exprimé...
Je parlais de Pie IX et du Comte de Chambord.
L exemple de jean Paul II et de Caroline de Monaco me semble assez peu pertinent...