Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=947184

( 947184 )
Synode : tour de chauffe pour la Grande Apostasie par Justin Petipeu (2022-06-10 07:14:15)

( 947186 )
Un bel exemple de connerie synodale par Athanase (2022-06-10 08:25:04)
[en réponse à 947184]
Ce genre de propos:
Il est régulièrement souhaité que le célibat des prêtres soit laissé au libre choix de ceux-ci, de sorte que l’ordination presbytérale et le mariage soient compatibles.
Au secours ! Toujours les mêmes obsessions ! Un prêtre me disait une fois: "le mariage, plus personne n'y croit, sauf pour les prêtres et les homos..."

( 947188 )
Bonjour Monsieur par
Le Webmestre (2022-06-10 08:43:25)
[en réponse à 947186]
Merci de ne plus utiliser le compte d’Athanase. Votre style, très différent du sien, est reconnaissable. En outre, je vous invite à relire les règles du Forum.

( 947194 )
Comment est-ce possible ? par Jean-Paul PARFU (2022-06-10 10:38:51)
[en réponse à 947188]
Et comment se fait-il qu'Athanase ne réagisse pas ?

( 947201 )
Un emportement par Adso (2022-06-10 11:43:53)
[en réponse à 947194]
Qui ne correspond pas à Athanase, d’où la réaction genre carton de XA…
Mais c’est une colère compréhensible… exprimée par un mot malheureux qui sied point à un gentilhomme :)

( 947191 )
renaissance de l'église catholique par jejomau (2022-06-10 09:25:14)
[en réponse à 947184]
Vous avez parfaitement raison. J'ai lu il y a quelques temps la dizaine de pages du concentré de stupidités rassemblées dans le document synodal de mon diocèse : j'ai hâte que toutes les mesures préconisées soient adoptées
Il ne fera plus aucun doute alors à qui que ce soit dans 10 ans que Mgr Lefebvre a sauvé l'église Catholique et que la Foi est demeurée intègre dans tous les rameaux qui sont issus du tronc originel, la FSSPX...
Je n'ai jamais vu un tel ramassis d'inepties, de niaiseries bisounours et d'hérésies avoués dans l'église de François. A souligner, le document indique en première page la moyenne d'âge de ceux qui ont participé au synode. Je vous laisse deviner celle-ci...

( 947193 )
Mais par Roger (2022-06-10 10:34:21)
[en réponse à 947191]
Avez vous pris part aux débats ?

( 947199 )
[réponse] par jejomau (2022-06-10 11:30:06)
[en réponse à 947193]
Déjà : comment y prendre part quand vous n'y êtes pas invité, que vous ne savez pas quand ils ont commencé ? En revanche chaque diocèse remet publiquement le compte-rendu de ces ébats d'initiés entre boomerang et tout un chacun peut découvrir ce qu'ils ont décidé de faire en toute "démocratie" pour l'avenir de l'église. Voilà par exemple pour mon diocèse un copié-collé du résumé final:
"En dehors des appels à une réforme plus globale de l’Église, on relève les propositions suivantes :
o Alléger la charge des prêtres. Qu’ils puissent se rendre plus proches, en situation d’accompagner fraternellement, d’appeler, d’encourager les charismes et les initiatives.
o Lutter contre le cléricalisme en formant humainement et spirituellement, en rappelant sans cesse dans les mots, les actes, les attitudes, l’égale dignité de tous les baptisés.
o Appliquer les 45 recommandations de la CIASE.
o Ouvrir la fonction d’enseignement, d’homélie ou encore l’administration de certains sacrements (onction des malades) à des laïcs.
o Élargir, renforcer la présence de laïcs, et notamment de femmes, dans des instances plus « collégiales » de décision. Cela n’aura d’impact que si on améliore la communication et la transparence des fonctionnements pour les prises de décisions.
o Mieux communiquer sur les diverses composantes (communautés, mouvements, instances, etc.) qui composent nos communautés paroissiales ; « avoir un écho de ce qu’elles vivent.»
o La méconnaissance engendre la peur : créer plus d’espaces d’échange, d’écoute, de dialogue…
o Simplifier le langage et/ou le rendre plus accessible : «scrutins », «charismes », «consubstantiel», « diaconie »…
o Préparer les paroissiens au changement de curé ou à l’arrivée d’une communauté nouvelle.
o Clarifier les missions en rappelant le sens du service et sa durée limitée dans le temps : « la place qu’on tient sur un temps donné, et qui n’est pas chasse gardée ! »
Je vous passe toutes les perles relevées dans le corpus du texte comme par exemple la demande de suppression du mot "consubstantiel" qui ne serait plus compréhensible, etc...

( 947255 )
La modernisation du branding du management de l'Eglise par Scrutator Sapientiæ (2022-06-11 14:19:44)
[en réponse à 947199]
Rebonjour,
Grâce à vous j'aperçois un aspect des choses qui m'a échappé, à la première lecture.
Nous sommes aussi en présence d'une modernisation du "branding", ou de la gestion de l'image de marque du "management", ou de l'organisation et du fonctionnement de l'Eglise catholique. C'est presque flagrant.
On dirait que cette tentative de perestroika artificielle, au moins dans sa formulation, est complètement déconnectée de toute considération sur l'état de santé réel du corps de bataille et du corps de doctrine.
Bon après-midi.
Scrutator.

( 947251 )
François, chargé de recrutement du catholicisme traditionnel. par Scrutator Sapientiæ (2022-06-11 12:28:25)
[en réponse à 947191]
Bonjour jejomau,
Depuis bientôt dix ans, le pape François est le meilleur chargé de recrutement du catholicisme traditionnel. Sous cet angle, pourvu qu'il continue...
Autre conséquence "positive" de son pontificat : grâce à lui, les catholiques membres ou proches du courant traditionnel ont la possibilité de vivre au contact d'une ambiance, malveillante et méprisante, ou méchante et mesquine, actualisatrice de celle des années 1970.
Ce que certains, les plus âgés, ont subi pendant longtemps, puis ont cru, sous Benoît XVI, en voie d'extinction, se manifeste donc à nouveau, non seulement sous leurs yeux mais aussi sous les yeux des plus jeunes.
En outre, un pape qui, de toute évidence, n'aime pas les catholiques qui respectent, de tout leur coeur, les fondamentaux du catholicisme, notamment en matière liturgique et en matière spirituelle, favorise au plus haut point la lucidité de tous ceux qui s'interrogent sur la vraie nature du nouveau régime ecclésial qui se manifeste depuis le début des années 1960.
Enfin, les "meilleures choses" ayant une fin, en aval de ce pontificat, il conviendra de s'interroger sur le sens du "qui ne dit mot consent franciscophile" épiscopal qui aura sévi à partir du printemps 2013. Le management par la terreur exclue-t'il une part, jamais facile à mesurer, d'acceptation voire d'approbation idéologique ?
Bonne journée.
Scrutator.

( 947206 )
une méthode inspirée par les Jésuites ? par Cristo (2022-06-10 13:44:04)
[en réponse à 947184]
La Boston College’s School of Theology and Ministry évoquée dans cet article est dirigée par les Jés :
Eglise et monde, Théologie
« Discernement et prise de décision dans l’Eglise » : une formation ouverte à tous
Dans le cadre du Synode sur la synodalité
juin 09, 2022
par Hélène Ginabat
« Discernement et prise de décision dans l’Eglise » : une formation en « théologie et pratique de la synodalité », à travers une série de cours en ligne gratuits, est proposés aux catholiques du monde entier, dans le cadre du Synode sur la synodalité, indique Vatican News.
Ouverts à tous et dispensés en plusieurs langues (espagnol, anglais, portugais, français et italien), les cours commenceront en juillet par un cycle de trois semaines. Ils visent à fournir une formation en « théologie et pratique de la synodalité » à plus de 100 000 personnes.
La formation est parrainée par les conférences épiscopales d’Europe, d’Asie et d’Amérique latine, ainsi que par les jésuites d’Amérique latine et les organisations des supérieurs généraux des congrégations religieuses masculines et féminines. Elle est organisée par la Formation continue en ligne de la Boston College’s School of Theology and Ministry.
A travers conférences, approfondissements et témoignages, des intervenants de tous les continents, dont Sœur Nathalie Becquart, sous-secrétaire du Synode des évêques, partageront leur expérience de la synodalité.
Les personnes intéressées peuvent s’inscrire en cliquant sur ce lien.
Le Synode sur la synodalité en est actuellement à la phase diocésaine et devrait culminer avec le rassemblement des évêques à Rome en octobre 2023.
https://fr.zenit.org/2022/06/09/discernement-et-prise-de-decision-dans-leglise-une-formation-ouverte-a-tous/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=zenit-la-guerre-les-refugies-l-antisemitisme-4-titres-jeudi-9-juin-2022_85

( 947223 )
Mgr de Kérimel : "’l'accueil de l’Église doit être inconditionnel" par Gaspard (2022-06-10 18:08:06)
[en réponse à 947184]
Rappel : Mgr de Kérimel a ordonné la fermeture des deux paroisses traditionnelles de son diocèse de Grenoble pour la prochaine rentrée, a été nommé à Toulouse où il est installé en février 2022 et, ne perdant pas de temps, vient d'interdire par écrit le port de la soutane à ses séminaristes. Sa Grandeur est l'exemple même du cléricalisme ad intra, mais bien sûr s'affiche tout miel pour la galerie avec des mantras du type "accueil inconditionnel".
Beaucoup de gens ont souligné que l’accueil de l’Église doit être inconditionnel, sans jugement, sans préjugés, respectueux, humble et bienveillant. […] Toute exclusion de sacrements liée à l’état de vie suscite incompréhension et tristesse et paraît opposée à l’accueil de tous qu’a pratiqué le Christ. Diocèse de Toulouse
Citation mise en exergue sur la page de synthèse des synthèses diocésains (!)

( 947225 )
Concrètement par Roger (2022-06-10 18:24:19)
[en réponse à 947223]
Un mec en uniforme noir avec un brassard à croix gammée...pourrait bénéficier de cet accueil inconditionnel ???
Concrètement aujourd'hui qui se voit effectivement interdit d accéder aux offices et aux sacrements par le clergé ordinaire ?
Cela viserait en fait les divorces remaries et les protestants ???

( 947324 )
Trois réponses par Paterculus (2022-06-12 23:59:42)
[en réponse à 947225]
Pour votre première ligne, il en a été question
ici.
Pour la deuxième, il y a encore des membres du "clergé ordinaire" qui pensent avec Benoît XVI que ce n'est pas seulement l'intention de continuer dans l'adultère qui empêche les divorcés prétendument remariés de recevoir l'absolution et la communion, mais leur situation même.
Ou qui pensent avec le droit canon qu'on ne peut donner la communion à quelqu'un qui n'y croit pas.
Et qui agissent en conséquence.
Et faut-il dire "encore" ? Les prêtres ordonnés depuis une ou deux décennies sont très majoritairement dans cet esprit.
Enfin, pour la troisième, ce sont bien les divorcés-remariés qui sont visés plutôt que les protestants : ce n'est pas leur état de vie qui est en question pour qu'on leur refuse l'eucharistie, mais bien leur manque de foi en celle-ci.
Votre dévoué Paterculus

( 947354 )
Merci beaucoup par Roger (2022-06-13 14:47:53)
[en réponse à 947324]
Pour cette explication

( 947360 )
Pourriez-vous développer ? par Fenestri (2022-06-13 15:38:03)
[en réponse à 947324]
Monsieur l'abbé, vous dites : "Enfin, pour la troisième, ce sont bien les divorcés-remariés qui sont visés plutôt que les protestants : ce n'est pas leur état de vie qui est en question pour qu'on leur refuse l'eucharistie, mais bien leur manque de foi en celle-ci". J'avoue n'avoir jamais entendu la chose formulée ainsi. Pourriez-vous développer le "manque de foi en celle-ci" ? Merci par avance !

( 947385 )
Les protestants et l'eucharistie par Paterculus (2022-06-13 19:04:58)
[en réponse à 947360]
Il est difficile de parler des protestants en général, tant il en existe de nuances.
En tout cas ils n'adhèrent pas à la doctrine de l'Eglise catholique sur la transsubstantiation et donc ne croient pas à la présence réelle. Vous trouverez sans doute quelques protestants qui y croient, comme ce fut le cas du Père Bouyer dans sa jeunesse : il imaginait de lancer au sein du protestantisme un courant analogue à la High Church au sein de l'anglicanisme. L'échec de cette perspective le conduisit à entrer dans l'Eglise catholique.
Les luthériens parlent de consubstantiation (voyez
ici) - mais comme de toute façon ils n'ont pas le sacerdoce, leurs "eucharisties" ne sont qu'un culte sans sacrifice ni présence réelle.
Bref on peut dire de façon générale que les protestants ne croient pas que l'hostie consacrée soit Jésus, réellement présent. Or vous vous souvenez des paroles de Saint Paul (I Corinthiens) :
27 Et celui qui aura mangé le pain ou bu la coupe du Seigneur d’une manière indigne devra répondre du corps et du sang du Seigneur.
28 On doit donc s’examiner soi-même avant de manger de ce pain et de boire à cette coupe.
29 Celui qui mange et qui boit mange et boit son propre jugement s’il ne discerne pas le corps du Seigneur.
(Après le premier "boit", on devrait avoir une virgule, mais je reproduis sans changement la traduction de l'AELF disponible sur son site.)
On ne peut donc pas donner la communion à un protestant sans nuire gravement à lui, et surtout à soi-même.
Ai-je répondu à votre attente, cher Fenestri ?
VdP

( 947461 )
Merci ! par Fenestri (2022-06-14 12:13:47)
[en réponse à 947385]
Merci pour cette belle réponse !
A vrai dire, vous allez rire, mais je crois qu'il y a quiproquo (je mets ça sur le compte de mon manque de sommeil). Je pensais que vous parliez des divorcés-remariés quand vous disiez : "ce n'est pas leur état de vie qui est en question pour qu'on leur refuse l'eucharistie, mais bien leur manque de foi en celle-ci" ; j'ai lu trop vite et j'ai cru que vous disiez "leur manque de foi en celui-ci (l'état de vie)". En gros, le manque de foi dans le sacrement du mariage, que je trouvais une approche intéressante, car au-delà de la fidélité que l'on doit à son conjoint, il y a aussi la foi que l'on doit avoir dans ce sacrement... même si la fidélité naît le plus souvent de la foi dans le sacrement.
De la même façon que nous sommes souvent exhortés à "renouveler" notre baptême ou notre confirmation, j'entends moins que les catholiques mariés doivent puiser dans le sacrement reçu lors de leur union devant Dieu, que celui-ci ait eu lieu il y a 1, 10 ou 50 ans.
Bref, de la fatigue est née un quiproquo, de ce quiproquo votre explication très intéressante sur les protestants !

( 947465 )
Bon repos ! par Paterculus (2022-06-14 13:19:45)
[en réponse à 947461]
Moi j'attends avec impatience l'éternel (repos) et l'Éternel (tout court, bien qu'Il soit infini)...
VdP

( 947246 )
Un sentimentalisme moralinateur auto-référentiel. par Scrutator Sapientiæ (2022-06-11 11:07:11)
[en réponse à 947184]
Bonjour Justin Petipeu,
Il se dégage de certaines de ces synthèses toute une plate-forme, qui n'est pas dépourvue d'intérêt pour un historien des mentalités, dans la mesure où elle est la conséquence d'un travail de sape de soixante années, mais qui donne fréquemment l'impression de se placer sous le signe du sentimentalisme moralinateur auto-référentiel.
Cela ressemble à de l'adulescentisme et à de l'humanitarisme (certaines communautés chrétiennes ne sont-elles pas amoureuses d'elles-mêmes, à travers leur amour pour leurs bons sentiments ?), à du conformisme pluraliste (ceci n'est pas un oxymore), à du court-termisme (les synodalistes se demandent-ils un seul instant dans quel état seront l'Eglise et la Foi catholiques, une fois leur plate-forme appliquée ?), voire à du mimétisme, certains catholiques en synode des annees 2010-2020 ressemblant quelque peu (inconsciemment ?) à des catholiques en recherche des années 1960-1970.
Tout ceci semble vraiment émaner de personnes acritiques sur ce que l'Eglise catholique inflige fréquemment à elle-même, depuis Jean XXIII, mais ces personnes sont-elles amnésiques, apathiques, ignorantes ou inconscientes, face à cette dégradation de la situation, qui peut amener une catholique synodaliste à s'exprimer un jour comme Sandrine Rousseau : "Moi je vis dans une Eglise déconstruite et j'en suis hyper heureuse" ?
Bonne journée.
Scrutator.

( 947247 )
Surtout très individualistes par Meneau (2022-06-11 11:20:05)
[en réponse à 947246]
Cette "Eglise déconstruite", c'est finalement le rêve d'une religion individuelle à la carte et subjective, où chacun exerce sa liberté sans limites, et où il faut s'affranchir de toute prescription extérieure, qu'il s'agisse d'un système de valeurs partagées, d'une morale, ou même de la loi naturelle. C'est le protestantisme et son libre-examen poussés à l'extrême.
Cordialement
Meneau

( 947252 )
Néo-catholicisme, le tout à l'ego du rejet des dogmes par Scrutator Sapientiæ (2022-06-11 13:01:21)
[en réponse à 947247]
Bonjour Meneau,
Apparemment, la notion "d'Eglise déconstruite" ne vous a pas déplu.
Je pense aussi à un livre dont le titre serait celui-ci : "Néo-catholicisme : le tout à l'ego du rejet des dogmes".
C'est pourtant vrai que les catholiques synodalistes, qui n'ont, bien souvent, que le mot "communauté" à la bouche, sont des héritiers de la superposition de ces deux strates : le personnalisme communautaire et l'individualisme adogmatique.
Mais par ailleurs, quid de l'affranchissement à l'égard de toute prescription extérieure que vous-même évoquez ? Qui ne voit, au contraire, que cet individualisme va de pair avec un alignement sur bien des prescriptions qui proviennent, précisément, de l'extérieur de la foi catholique et de la morale chrétienne ?
D'où le titre que je suggère ci-dessus : en effet, le rejet des dogmes catholiques et celui des vertus chrétiennes, en tant que contraignantes, directrices, surnaturelles et théologales, conduisent à un phénomène d'accueil, presque inconditionnel, d'une assez grande partie des idées et des valeurs moralement et religieusement correctes à la mode, en vue du déversement de ces idées et de ces valeurs dans le tout à l'ego néo-catholique...
Bonne journée.
Scrutator.

( 947253 )
C'est le "vivre ensemble" par Meneau (2022-06-11 13:14:16)
[en réponse à 947252]
J'aime bien votre "tout à l'ego" aussi !
Cette antinomie entre individualisme et accueil inconditionnel tient du fait qu'on ne peut rejeter l'intégralité de la nature humaine : l'homme est fait pour vivre en société.
Ceux qui sont "à la recherche de sens", entendez par là la recherche d'un sens tout à fait subjectif et libre de toute entrave, ne peuvent échapper au besoin social. Mais dans cette même perspective individualiste, ce n'est possible qu'en ignorant toutes les différences. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, toutes les idées se valent, il n'y a pas d'unique Vérité. Cela conduit à un système complètement artificiel, mais peu s'en rendent compte.
Cordialement
Meneau

( 947256 )
D'où le passage du consensualisme au confusionnisme par Scrutator Sapientiæ (2022-06-11 14:32:52)
[en réponse à 947253]
Rebonjour et merci,
Le consensualisme fraternitaire inclusif ad extra ne peut que finir par déboucher sur un confusionnisme diversitaire excluant ad intra, dans le cadre duquel on considère par exemple que la moindre des choses est qu'un catholique soit à la fois extrêmement bienveillant à l'égard de toutes les traditions religieuses, et absolument pas bienveillant vis-à-vis des traditions religieuses inhérentes au catholicisme traditionnel.
Bon après-midi.
Scrutator.

( 947248 )
Vers un catholicisme sans Credo ni Décalogue ? par Scrutator Sapientiæ (2022-06-11 11:46:59)
[en réponse à 947184]
Rebonjour,
Encore plus depuis mars 2013 que depuis octobre 1962, allons-nous, oui ou non, en direction d'un néo-catholicisme sans Credo ni Décalogue, mais aussi sans péché originel ni fins dernières ?
En quoi donc la conception de la foi catholique que l'on trouve encore, globalement, dans Evangelii nuntiandi, de Paul VI, et dans le Compendium du Catéchisme, de Benoît XVI, fait-elle encore autorité ou référence, pour les catholiques inclusifs, en tant que synodalistes ?
En quoi donc la conception de la morale chrétienne qui figure dans Veritatis splendor et celle de la révélation divine, des confessions chrétiennes non catholiques et des religions non chrétiennes qui se trouve dans Dominus Iesus, font-elles encore autorité ou référence, pour les catholiques inclusifs, en tant que périphéristes ?
Ne sommes-nous pas en présence d'un néo-catholicisme liquide, dans l'acception baumanienne de cette expression, ou, en tout cas, en tant qu'état intermédiaire entre un catholicisme solide et un néo-catholicisme gazeux ?
Ces questions ne s'imposent-elles pas à tous, dans un contexte intra-ecclésial d'auto-dissolution, pseudo-évangélique, des capacités de réflexion personnelle orthodoxe et réaliste ad intra, mais aussi contrariante et dissonante ad extra ?
Bonne journée.
Scrutator.

( 947359 )
néo-catholicisme gazeux/liquide ou californien par Luc Perrin (2022-06-13 15:35:29)
[en réponse à 947248]
Une fois encore, tout ce que véhicule d'absurde ce synode sur la "synodalité" - et tout ce qui l'a précédé - n'est qu'une californisation ouverte de ce qui était rampant dans les "élites" catholiques avant 2013.
Scrutator a bien caractérisé dans ce fil cette californisation : extrêmement totalitaire et agressive ad intra, liquide déconstruite entièrement privée de toute référence stable ad extra.
Tout repose sur le relativisme philosophique le plus radical qui est propre au libéralisme : tempéré au XIX-XXe, il prend son visage libéral-totalitaire radical à compter des années 1990 et le processus va en s'aggravant.
Le commentateur "conservateur" Matt Walsh a produit un documentaire "What is a Woman ?" en référence à la question posée au Sénat à la juge, confirmée depuis, Ketanji Brown Jackson, qui n'avait pu répondre que "je ne sais pas, je ne suis pas biologiste".
Le "tout-à-l'ego" s'y déverse dans les interviews où tout se ramène à "je me sens ...", "je pense que" ... je, je, je ... Toute objectivité est impensable et Walsh choque ses interlocuteurs quand il dit chercher "la vérité".
Il existe une version sous-titrée en français sur Odysee mais ce documentaire où l'enquêteur sillonne l'Amérique d'une côte à l'autre pour chercher une définition de la "femme" est proprement ahurissant.
Ce serait pareil pour l'homme, l'enfant, le canard, le cactus, le perroquet ...
Le temps du pontificat bergoglien est celui de la Californie "gazeuse" et en effet du "tout-à-l'ego", un temps de l'incertitude généralisée où par essence Dieu, les Dix Commandements, le Catéchisme n'ont pas de sens que diffracté à travers les milliards de perceptions fugitives et contradictoires.
On comprend que Mgr Vesco, archevêque d'Alger, ait appelé à éradiquer la notion d'évangélisation en 2022 car elle n'a plus de sens à ses yeux.
A l'inverse, dans la Floride du Gouverneur De Santis, on sait qu'il n'y a que deux genres/sexes, qu'un enfant n'est pas un adulte ou un canard etc.
Le catholicisme est passé de la Floride à la Californie et c'est l'état américain qui est le n°1 en perte de vitesse (économique, démographique) depuis un an.
Les mêmes causes produisent les mêmes effets et nos Églises chrétiennes vivent avec leur temps. Le temps "californien" est celui de la déliquescence, de l'implosion, de l'auto-dissolution. On le voit, on le chiffre.
Pour mémoire, Alfred Loisy résumait son système moderniste dans cette formule :
"Le prochain dogme, et ce sera le dernier, sera celui de l'évolution du dogme".
C'était avant 1914 ...

( 947264 )
je vous trouve un peu excessif par Cathether (2022-06-11 19:47:11)
[en réponse à 947184]
il y a des choses positives quand même. Je note en particulier :
"Importance des cafés partagés, "des apéros partagés…, de temps festifs en communauté.

( 947392 )
Enfin ! par Davidoff2 (2022-06-13 20:14:19)
[en réponse à 947184]
Vivement débarrassé des nuisibles. Il faut de la clarté dans toute cette fumée, j'espère que le synode accouchera d'une certaine clarté pour que tout le monde puisse décider s'il veut être un catholique institutionnel ou un catholique de foi.