Le Forum Catholique

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images/icones/marie.gif  ( 945994 )Prions pour le P. Joseph-Marie Verlinde par Vexilla Galliae (2022-05-20 10:44:32) 

fondateur et prieur de la Famille de Saint-Joseph, dont, nous prévient sa secrétaire, « l'état de santé l’oblige pour le moment à l’inactivité la plus complète ».
images/icones/neutre.gif  ( 945999 )Le P. Verlinde par Meneau (2022-05-20 12:02:48) 
[en réponse à 945994]

est surtout connu pour son combat contre le "new age" et autres ésotérismes malsains. Il en a lui-même fait l'expérience, il s'en est converti, et sait donc de quoi il parle. Accessoirement, il est docteur en sciences et en philosophie. Il est aussi fondateur et prieur de la Famille de Saint-Joseph.

Je prie pour lui.

Cordialement
Meneau





images/icones/livre.gif  ( 946021 )Il est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages par Anne Charlotte Lundi (2022-05-20 17:18:19) 
[en réponse à 945994]

- La fabrique du post-humain
- L'idéologie verte - Les dérives de l'écologisme
- L'idéologie du gender comme identité reçue...
- L'eugénisme démocratique
- L'eugénisme - L'éternel retour
- Euthanasie - Du droit de vivre au devoir...
- Avec toi Joseph, de Nazareth à Nazareth

Vous pouvez les retrouver sur Livres en Famille

images/icones/1g.gif  ( 946031 )Quelques problèmes dans sa communauté par Gereo (2022-05-21 02:13:15) 
[en réponse à 945994]

J'apprécie aussi certains enseignements du père Verlinde et j'espère son rétablissement, mais on ne peut pas occulter non plus les problèmes dans sa communauté.

Voir l'avis de l'AVREF

Un article de La Vie en a parlé (extraits) :

Depuis février 2020, au moins cinq femmes ont déposé plainte auprès des autorités civiles ainsi que devant le tribunal ecclésiastique et auprès du Vatican. Deux d’entre elles relatent des atteintes et agressions sexuelles de frère D. qu’elles auraient subies au début des années 2010 ; l’une était alors religieuse de la communauté, la seconde était accompagnée spirituellement par le prêtre. Les autres sont d’anciennes sœurs et « familières » de la communauté qui ont souhaité faire connaître les « abus spirituels, de conscience et de pouvoir » qu’elles estiment avoir subi dans cette communauté.

Face à la caméra pour un entretien en visioconférence, Anne (le prénom a été changé à sa demande) tremble en pensant à l’été 2011. Elle est alors religieuse de Saint-Joseph, installée dans la maison de Mont-Luzin, située dans la campagne rhônaise, à 30 minutes au nord de Lyon. Son quotidien est rythmé par la prière des heures, l’adoration et l’accueil de retraitants. Avec elle, quelques frères et sœurs, ainsi que frère D., prêtre de la communauté chargé des messes à Mont-Luzin.

Si elle remarque, au début de l’été, quelques « gestes » de la part de ce dernier, qui lui posent question (« une main glissée au bas de mon dos, entre l’habit et le scapulaire »), elle met d’abord cela sur le compte de la maladresse. Mais, à la fin de l’été, « ce qu’il faisait ne pouvait plus être compris comme des gestes fraternels ou sans intention particulière », décrit-elle : « Quand on se croisait dans le couloir, il se plaçait devant moi, je me retrouvais alors coincée contre le mur, et il me caressait, m’embrassait partout sur le visage. »

Jusqu’au jour où il la suit dans la laverie, bâtiment à part, dans le jardin : « Il s’est mis derrière moi après avoir fermé la porte derrière lui. Il a soulevé mon voile, m’a embrassé dans le cou puis a soulevé mon scapulaire et a posé ses mains sur mes hanches. Il est sorti et j’ai pensé : “Si tu ne pars pas maintenant, il va te violer.” »

Après quelques jours, Anne, dont la chambre se trouve au même étage que celle de frère D., réalise que « la peur de ce qui m’arriverait si je ne disais rien était plus grande que la peur que l’on ne me croie pas »… Elle se décide à se confier aux prieurs généraux : « Le père Verlinde m’a dit que je n’étais pas la première mais la troisième, et que les autres n’avaient pas fait de problème à continuer à vivre sur le même lieu de vie que lui. Qu’il ne pouvait pas renvoyer frère D., qu’il risquait de faire plus de mal en tant que prêtre séculier. »

Anne sombre dans la dépression et, après plusieurs mois d’hospitalisation, quitte la communauté. Le religieux, lui, est envoyé en Belgique, « avec obligation de suivre une psychanalyse », son retour ayant été conditionné à « l’accord du médecin », détaille le père Verlinde dans un courriel à Anne en réponse à sa demande, en 2019, de savoir ce qu’était devenu son témoignage. « Frère D. s’est plié à cette exigence, lui écrit le prieur. Mgr Carré était au courant de cette obligation (qu’il a approuvée) et au retour de frère D. en fin de thérapie, nous sommes convenus de rester extrêmement vigilants sur le comportement de frère D. avec les sœurs de la communauté. »

C’est pourtant dès 2012, moins d’un an après les faits concernant Anne, que Caroline rencontre ce frère. « Je cherchais un accompagnateur spirituel et je l’ai rencontré alors qu’il était prêtre à la maison de Mont-Luzin, raconte la mère de famille.
À l’époque, elle vit difficilement la séparation avec son mari et lui dévoile tous les ressorts de son intimité fragilisée. Frère D., en retour, lui aurait partagé son mal-être au sein de sa communauté. Quand ils commencent à avoir des relations sexuelles, Caroline est « vraiment surprise qu’il ait cette demande. J’ai levé mes barrières quand j’ai senti sa détresse… Aujourd’hui, je sais que je n’étais pas consentante, que j’étais sous son emprise.

Anne comme Caroline ont insisté sur l’environnement des faits rapportés dans leur plainte : le fonctionnement de la communauté aurait favorisé les « abus sexuels subis », et surtout l’abus spirituel qui les a entourés. Toutes deux ont noté une « toute-puissance » du fondateur de la Famille Saint-Joseph, Joseph-Marie Verlinde.

Quant à l’accompagnement spirituel, il semblait reposer uniquement sur les épaules du prieur général pour les frères et sœurs : « Tous et toutes, nous étions accompagnés par le père Joseph-Marie, parfois confessés par lui, souvent avec des accents de guérison intérieure. Une confusion totale du for interne et externe. »

D’autre part, 30 ans après la fondation de la Famille Saint-Joseph, les prieurs généraux n’ont quasiment jamais changé. Le résultat, pour les anciennes sœurs contactées par La Vie, d’une « mise en condition » : « Nos participations dans les votes étaient toujours orientées : “Pour le bien de la communauté, vous devez nous réélire mère Thérèse et moi”, c’est ce que j’ai pu entendre. » Une ancienne sœur explique que « le père Joseph-Marie nous disait qu’il ne pouvait plus avoir un nouveau mandat de supérieur, sauf si la communauté le demandait à l’unanimité à l’évêque. Nous le faisions donc ».

En 2005, le père Verlinde démissionne à la surprise générale, frère D. (celui qui est aujourd’hui mis en cause pour agressions sexuelles) devient prieur quelques mois avant de céder sa place à Joseph-Marie Verlinde à nouveau. « Et le père est revenu à “son” poste », commente une ancienne sœur.
images/icones/find.gif  ( 946032 )La totalité de l'article de La Vie sur la Famille St Joseph par Gereo (2022-05-21 02:56:51) 
[en réponse à 946031]

peut être lue ici
images/icones/fleche3.gif  ( 946034 )Comme d'habitude par Ptitlu (2022-05-21 04:01:54) 
[en réponse à 946032]

On retrouve les éléments du quinté habituel
- communauté nouvelle vaguement n'importe quoi
- mêmes supérieurs depuis des années
- apparences sauves (du monde, ça marche - un nouveau couvent dans l'Hérault, pas de vagues etc) donc pas de contrôle
- confusion des fors et autres dérives (la visite canonique parle d'un "usage décalé de l'onction des malades")
- des victimes fragiles et manipulées

Par ailleurs l'institution se protège elle même (même si la Vie a fait capoter le classement sans suite, le frère D. n'est pas n'importe qui) et puis je remarque, encore, Lyon.

Où on est quand même à trois cas de masse connus (Preynat, Gerentet et Ribes) et 11 affaires connues et médiatisées (dont 8 jugées). Le rapport de la Ciase fait état de 76 prêtres mis en cause de 1950 à 2020 dont 49 pour abus sur mineurs (et ce sans Ribes qui n'était pas dans les archives, il y a une demi-douzaine de victimes sur le diocèse de Lyon et 49 sur celui de St Etienne, avant et après 1970).

Même si c'est un gros diocèse, qui comptait en outre le territoire de celui de St Etienne avant 1970, c'est absolument énorme, et surtout il y a des affaires jusqu'à très récemment.