Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 945746 )Votre avis sur un passage romancé ? par Davidoff2 (2022-05-15 22:08:20) 

Je suis entrain d'écrire le Tome II d'un livre. ça se passe dans un futur très éloigné. Le monde est retourné au stade de chaos après une série d'événements, il ne reste que des clans et des marchés, et des barbares. Il y a bien entendu des légendes, car tous peuvent voir des ruines de notre civilisation et découvrir des objets complètement incongrus qu'ils ne comprennent pas. Bref, il y a des légendes, et UNE légende contemporaine : "Une ville de l'ancien monde a survécu au Chaos", c'est la Grande Ville de la Légende. On dit qu'elle se trouve au sud, mais personne n'y est allé et revenu vivant. Donc le tome I c'est "LE GRAND CHAOS, ou Le triomphe de la force".

Et le tome II, c'est "Octave, ou le triomphe de l'Esprit", plus difficile à écrire. En fait, la ville de la légende c'est Rome, elle a continué à évoluer derrière d'immenses murailles qui entourent la ville et plongent dans la mer, abritant un superbe port. Les romains ne sortent plus de leurs domaines. Ils ont essayé de ré-évangéliser les barbares, mais tous les prêtres se faisaient tuer, des dizaines de milliers de jeunes prêtres martyrs. Un jour, un pape a décidé que stop, le monde barbare était devenu beaucoup trop bestial, et il estimait qu'il était devenu impossible de discuter avec les hommes du Chaos sans les soumettre d'abord par les armes, ce dont le pape refusait. Au lieu de ça, il boucla Rome, Jérusalem, chassa tous les barbares de Californie qui devint une province romaine, et quelques îles isolées.

Donc c'est juste un dialogue entre le jeune génie, et le pape, et je me demandais si en privé, un pape pouvait parler ainsi ? Donc ce n'est que de la littérature, pas d'informations ou actualités, juste savoir si vous pensez que le pape doit être plus professoral même dans ses échanges privés, ou si ça peut passer :



Arrivé dans les appartements pontificaux, le Saint Père Grégoire l’informa qu’il souhaitait lui conférer l’épiscopat !

Octave prit peur : - « Moi, évêque ?, descendant des apôtres…, mais Saint Père, je n’ai même pas vingt-huit ans, je suis trop jeune, et puis, chaque évêque se voit attribuer le diocèse d’un quartier de Rome, de Jérusalem, de certaines terres californiennes et autres territoires où îles que nous contrôlons. Saint-Père, je m’excuse, mais je n’ai vraiment pas le temps de gérer un diocèse, Dieu me demande autre chose, puis-je refuser s’il vous plaît ? »

- « Tiens, rétorqua le pape interrogateur, et que fais-tu durant tes nombreuses absences du monastère ? »

- « Saint Père, je suis entrain de bâtir quelque chose qui changera la face du monde, et lorsque j’aurai achevé mon œuvre, vous en serez le premier invité pour la juger, mais souffrez que pour l’instant, alors que rien n’est encore fait, je garde mon travail secret. Vous jugerez de l’œuvre lorsqu’elle pourra être opérationnelle, voulez-vous ? »

- « Soit, je te fais confiance, indiqua le pape en souriant de voir Octave si secret, ... je pense d’ailleurs que c’est toi qui a construit ce complexe en Californie, certains romains se posent des questions sur ces installations ? »

- « C’est exact, répondit Octave. »

- « Bien, me voilà rassuré, repris le pape, je donnerais des ordres, et plus personne ne t’embêtera là-bas, ...de toutes façons, tout Rome a une dette envers toi, et je peux bien attendre un peu, car au final, tu me procures toujours de bonnes surprises. A ce propos, j’aurais besoin d’une trentaine de bracelets à bulles de plus, et une série de pastilles pour derrière l’oreille, j’ai mis sur pied une agence de service de renseignements, mais je fais très attention à ne recruter que des hommes d’absolue confiance, ce qui me prend du temps. »

- « Aucun problème, répondit Octave, je vous donnerai un stock de bracelets et de pastilles demain. »

- « Mais, répliqua le souverain, je vais quand-même te consacrer évêque, et rassure-toi, ça ne te donnera pas plus de travail, tu nommeras le père Martin vicaire, et tu lui laisseras s’occuper de ton diocèse. »

- « Entendu, reprit le jeune homme, alors ce sera quel diocèse ? »

- Le pape prononça en latin le nom qu’il avait inventé pour ce nouveau diocèse : « Lunares satellitas alien »

- Octave rit : « Évêque du satellite extra-terrestre lunaire ? »

- Exact, sourit le pape, le premier apôtre de la lune, c’est pas mal non ?

- « C’est surtout assez drôle, rétorqua Octave soulagé. Bon, le boulot ne sera pas extraordinaire, vu qu’il n’y a qu’une basilique sur la lune, et que le père Martin s’en occupe déjà. Vous voulez que j’y installe d’autres écrans de protection pour bâtir des choses sur la lune ?, un monastère ?, un hôtel ?, un terrain de golf ?, s’enquit ce dernier, amusé.

- « Tu arrives à créer ces espaces protégés, tempérés et oxygénés facilement ?, demanda le Pontife. »

- « Oui, vous me dites où, la superficie souhaitée, et je vous installe tout ça. Ensuite, on y met une porte de transfert, et n'importe qui pourra y accéder en un pas depuis Rome,...les ouvriers pourront bâtir ce qu’ils veulent à l’intérieur, répondit Octave. »

- « Bon, eh bien j’y réfléchirai, reprit Grégoire, pour l’instant, la basilique suffit, elle attire toujours du monde. Mais en tant qu’évêque de ce nouveau diocèse, il faudra tout de même que tu y dises de temps en temps la messe. Cependant, le père Martin m’a parlé de ta crainte de voler des parts d’admiration au Christ, et je suis d’accord avec lui, d’autant plus que ta popularité a encore explosé après ton invention des bulles collectives au sommet de la croix. Il y a toujours la file, les romains apprécient ces voyages. Je ne te demande donc pas de célébrer la messe tous les dimanches sur la lune, juste de temps en temps, d’accord ? »

- « Je le fais déjà à Noël, à la Saint Sylvestre et à Pâques, je dois augmenter la cadence ?, s’enquit le futur évêque. »

- « Non, répliqua le pape, ça va très bien comme ça, juste une présence symbolique pour montrer quand-même qui commande sur la lune, c’est très bien ! Bon, eh bien je ne vais pas plus te retenir, j’ai fixé la date de ton ordination au dimanche 26 mai de cette année, dans un peu plus de deux semaines, et je t’ordonnerai dans ta cathédrale, sur la lune ! »

- « Très bien, repris Octave, mais on se reverra déjà demain pour vous donner un stock de bracelets à bulles et de pastilles de commande. »

- « Entendu, répondit le pape, viens vers midi, on mangera ensemble, d’accord ? »

Octave donna son accord et s’en retourna à son labeur, stupéfait de bientôt devenir descendant des apôtres !

Le lendemain, le jeune prêtre apporta une cassette remplie de bracelets et de pastilles de commande au pape, ils mangèrent ensemble et Grégoire XX en profita pour vider son sac :

« Tu sais que tu es à l’origine d’une sacrée prise de conscience personnelle ? »

- « Moi ? » s’étonna le prêtre.

- « Oui, toi ! Bon Dieu Octave, j’ai septante huit ans. J’ai occupé tous les échelons ecclésiastiques dans ma vie, j’ai été responsable de tellement de choses, de tellement de gens, j’ai commencé à administrer une paroisse de Rome, c’est déjà du boulot, il y a de l’administration à faire, les messes et les veillées à présider, les confessions à écouter, tu ne t’imagines pas combien de vieilles biques venaient pleurnicher sur des histoires complètement stupides qui ne sont même pas des péchés. Bref, elle viennent raconter leur vie, et te demandent des conseils comme si tu étais le bon Dieu. Ahhh, pour ça, je préférais les hommes, ils arrivent, listent leurs péchés les uns après les autres, je leur donnais l’absolution et basta, on n’en parlait plus ! Mais les bonnes femmes !? Des pipelettes, je ne sais pas si elles se croyait chez un psychanalyste, mais il fallait rester écouter jusqu’au bout, en montrant un visage bienveillant, faire montre d’empathie… Pfff, c’est le genre de trucs qui font que tu commences à jouer un rôle. »

Octave écoutait, ne répondait rien, et sentait que le pape voulait se plaindre, mais pourquoi à lui ?

« … bref, à trente-deux ans, je suis devenu recteur de l’université Grégorienne de Rome, et là c’était tout un tas de problèmes supplémentaires à régler, en plus de devoir régenter toute l’université et ses programmes, il fallait encore gérer les professeurs, écouter les doléances des élèves et de leurs parents, concilier tout et tout le monde. Ensuite, on m’a nommé président des Académies Pontificales, et tout le monde se pressait pour me demander des directives sur tel ou tel sujet, des conseils, des faveurs, des avis théologiques, des ordres, ...oui oui, je t’assure, il y a des professeurs qui souhaitaient recevoir des ordres ! Donc il fallait encore ordonner, administrer, nommer, licencier, écouter les insatisfaits… Et ensuite, évêque du Palatin, et là c’est encore pire que curé de paroisse, il faut écouter les confessions des prêtres. Y’en a qui auraient mérité des raclées mais je n’avais que le droit de les absoudre, leur faire un peu de morale, et les laisser repartir en sachant que la semaine suivante, ils reviendraient avec les mêmes péchés. Bon sang, tu sais ce que je commencé à faire après une dizaine d’année d’épiscopat ? …, eh bien je refusais d’en absoudre certains, juste pour les emmerder et les empêcher de dire leur messe, car en état de péché grave, tu sais très bien qu’on devient inapte à consacrer les Saintes espèces ? Oui bon, bien sûr que tu le sais. Donc je faisais passer ça pour une punition divine afin qu’ils se corrigent. Et crois-le si tu veux, certains se sont réellement corrigés grâce à ça. Bon, d’autres ont fait des dépressions, et c’était encore à moi d’aller les ramasser à la cuiller et finir par leur donner l’absolution que je leur avais refusée précédemment. Quel bordel ! »

« Mais ça ne s’est pas terminé comme ça, car comme j’étais un excellent gestionnaire, le pape s’est mis dans la tête de me créer Cardinal, et bien sûr, après il faut conseiller le pape en personne. Et un pape, tout successeur de Saint Pierre qu’il est, peut quand-même être un sacré énergumène. Avant Philippe VI, le souverain Jules V était un éternel indécis. Il me demandait conseil, je priais, puis je lui répondais ce que m’avait inspiré ma prière, et le vieux Jules allait demander conseil à un deuxième Cardinal, qui lui disait autre chose que moi, du coup, … comme il ne savait plus sur quel pied danser, il demandait l’arbitrage d’un troisième Cardinal, et ce dernier trouvait encore une nouvelle solution ! Non mais quel cirque ! Bon, il est mort pendant la messe, c’était la meilleure décision qu’il ait pu prendre, ou plutôt que le bon Dieu ait prit pour lui, sinon il se poserait des questions à savoir s’il doit aller en enfer, s’il peut aller au purgatoire, ou s’il mérite le Ciel. »

Octave sourit, mais laissa Grégoire continuer.

« Heureusement, après Jules il y a eu Philippe, et lui décidait, c’était un bon pape, mais quand il avait une décision trop difficile à prendre, il priait, et si sa prière ne donnait rien, il picolait et décidait ensuite. Cependant, il avait un bon jugement et c’était une très bonne personne, un saint homme pourrait-on dire. J’étais avec lui lorsque ton prof est venu lui montrer ton invention du chiffre π. Il décida de te confier au père Martin. Un jésuite voulait te confier au Cardinal Sozzi, un grand scientifique comme tu le sais, mais le pape Philippe perçu le danger de te former dans la lumière des hautes instances, et il préféra t’envoyer dans un obscur monastère pour éviter que tu ne prennes la grosse tête. »

« J’étais aussi là lorsqu’il t’a conféré le sacrement de la confirmation. Ah bon sang Octave, lorsque tu lui as parlé du vin de messe, vraiment tu as fait mouche !… Oui je sais que tu ne t’en souviens plus, tu as été inspiré par l’Esprit Saint directement après l’avoir reçu des mains du pape, et Il lui est retourné comme un boomerang ! Tu sais qu’après cet épisode, il a complètement arrêté de boire, et s’est contenté d’un plaque de chocolat chaque dimanche ? Alors qu’avant, il devait en manger trois ou quatre par jour. Je pense que comme c’était vraiment un bon pape, le Saint Esprit a voulut lui éviter le purgatoire, et il lui a donné l’occasion de s’amender. Il est au Ciel, j’ai recueillit sa dernière confession, et vraiment, que des babioles... Puis je lui ai donné l’extrême-onction et il est réellement mort en odeur de sainteté. Tant mieux pour lui, mais moi Octave, moi, après toutes ces années…, oui bien sûr, je crois dur comme fer à notre Dieu, à Jésus, je savais faire des sermons ciselés au scalpel, j’étais un excellent théologien, et j’ai toujours été un bon orateur. C’est d’ailleurs grâce à l’hommage que j’ai rendu à Philippe durant son enterrement que les Cardinaux ont votés pour moi lors du conclave qui a suivit. »

« Mais franchement, après 50 ans de gestion, de direction, de confessions, de conciliations, je m’étais un peu perdu. Bien sûr, j’étais capable d’administrer la religion, de gérer Rome, mais la ferveur dans tout ça ? Alors oui, il y a les messes, les prières, les veillées, les Laudes et les Vèpres, les rosaires et tout ça, … mais pour te dire sincèrement, j’étais devenu un administrateur de la religion, une espèce de technocrate hyper-doué en théologie et en gestion, mais où était donc passé mon élan du coeur de ma jeunesse ? Celui que le Christ avait utilisé pour m’appeler au sacerdoce ?… oui Octave, il avait disparût mais j’étais devenu le pape, l’homme le plus puissant de ce monde de chaos !... »

Alors Octave osa une question : « Saint Père, pourquoi me dites-vous tout ça ? »

- « Mais…, le Saint Père avala un bout du filet d’agneau qu’il avait oublié de manger, tout absorbé par son récit, ...mais parce que c’est toi ! Octave ! Bon sang, lorsque tu es venu dans mes appartements pour cette émission scientifique, du haut de tes 22 ans, tu m’as renvoyé en pleine face le jeune séminariste que je fus ! Au début, j’étais étonné et amusé par tes réponses, je voyais bien que les autres grands savants de la ville ne touchaient pas le puck, et puis, tu as fait disparaître le Docteur Rinaldi, j’étais stupéfait, mais comme tu l’as si bien dit ensuite, ce n’était rien, que des tours de passes-passes. Bon sang, tu as ridiculisé tous les savants, et ensuite tu as ridiculisé toute la science pour nous montrer le seul vrai chemin, dans une fougue, dans un amour de Dieu, dans une ferveur que je n’avais plus vue depuis longtemps, ...et tout cela, sans arrogance ni orgueil, tu ne souhaitais véritablement que la sanctification du peuple de Rome, voilà la seule chose qui importait. Tu l’as si bien dit. J’étais ébranlé, je t’enviais cette foi, cette ardeur, et je savais très bien que je l’avais possédée avant de me faire happer dans les responsabilités, l’administration et la politique. Octave, ce jour-là tu m’as changé, oui, vraiment changé : j’ai délégué toutes les décisions administratives et politiques à ma secrétairerie d’État, et j’ai retrouvé le Chemin, j’ai retrouvé l’Amour de Dieu. Vous les moines, vous avez tellement de chance, vous pouvez vous consacrer entièrement à l’adoration et à la prière, vous n’êtes pas importunés par des paroissiennes pleurnichardes, votre voie est toute tracée, vous ne vivez que pour votre Salut et celui des autres par vos prières et sacrifices. Oui, vous avez bien de la chance, et c’est pour ça que je te nomme évêque sans toutes ces contraintes, il faut que tu reste celui que tu es, promis ? »

-  « Ce n’est pas une promesse que l’on peut donner Saint Père, répondit Octave, tout cela dépend de la grâce que Dieu ou Sa Sainte Mère veut bien nous envoyer. »

- « Oui, bien sûr, mais encore faut-il ne pas laisser passer ces grâces, il faut sans cesse continuer à les capturer par la prière et l’adoration. Donc d’un certain côté, ça dépend aussi de nous, alors promis ? Tu continues à collectionner toutes ces grâces et tu ne les gâches pas ? »

- « Je m’y emploie Saint Père », rétorqua Octave.

- « J’espère…, oui j’espère Octave, tu dois conserver cet Amour, tu l’as dit toi-même, l’important c’est le Salut du genre humain ! Ne l’oublie jamais !… mais une chose m’inquiète un peu quand-même. »

- « Quoi donc Votre Sainteté ? », s’inquiéta Octave.

- « Pour qui tu travailles ? », demanda le pape en le fixant sérieusement.

- « Mais justement, pour la gloire de Dieu et le Salut des hommes ! », répondit le jeune prêtre.

- « Mouiii… reprit le pape pensif. Mais je m’inquiète quand-même un peu. Tu as réussi à créer des portes de transfert, de l’antimatière, des bulles de transport qui traversent les murs et voyagent à la vitesse de la pensée, de l’illumination quasi sans énergie, tout cela en allant juste piquer certaines machines et matériels dans divers laboratoires des universités de Rome. Et tu as bricolé tout ça tranquillement dans une salle de ton monastère. Mais là tu as bâti en un temps record des infrastructures incroyables en Californie. On voit tout ton complexe depuis nos satellites dans l’espace, et ça m’inquiète un peu. »

Octave sourit et répliqua, taquin : « Alors il faudra que je pirate vos satellites pour aveugler mon domaine ? »

Mais le pape restait sérieux : « Écoute Octave, si tu as été capable de faire tout ce dont je viens d’évoquer dans un sombre monastère, je me demande bien ce que tu peux fabriquer de plus dans des laboratoires à la pointe du progrès ? Ça doit être quelque chose d’énorme, et je ne te pose aucune question là-dessus parce que je te fais confiance. Mais ce qui m’inquiète, c’est ta foi, ta fougue, ton ardeur dans l’adoration et la prière. Ne te laisse pas complètement absorber dans ce projet, quel qu’il soit. Fais-le, mais prend le temps de rester toujours connecté avec le Seigneur, tu y arrives ? »

- « En fait, répondit le jeune prêtre, je suis toujours resté connecté avec le Seigneur, comme vous le dites. Mais il est vrai qu’au début, j’en étais arrivé à un point où il devenait difficile de conserver mes heures de prières et d’adoration. J’y suis arrivé, mais j’étais aux limites de l’épuisement. C’était difficile et j’ai perçu le danger dont vous parlez, alors j’ai fait comme vous, j’ai délégué, et maintenant je suis nettement plus tranquille. »

- Tu as délégué à qui ?, interrogea le Saint Père.

- « A personne, en fait…, à des robots que j’ai mis au point, ils travaillent pour moi, ils font les corvées ennuyeuses, et moi je peux continuer mon projet uniquement dans ce qui me fascine et m’intéresse. Donc avant tout, je garde mes priorités : Le Saint Sacrifice de la messe, l’adoration, la méditation et la prière dans mon monastère,... et ensuite, je passe en Californie faire ce que j’ai à faire. Mais ce n’est plus une monstrueuse charge de travail, maintenant que tout est au point, je vois ça plutôt comme un hobbies. Certains aiment aller conduire ou surfer en Californie, moi j’aime inventer, ...oui, c’est juste ma passion. »

- « Et le but de ton invention secrète reste comme tu me l’a dit hier : Le Salut du monde et la gloire de Dieu ? »

- « Oui, c’est exactement ça, je vois ceci comme la mission que Dieu m’a confiée », conclut Octave.

- « Très bien, je suis curieux de voir ça, tu en as encore pour long ? »

- « J’ai commencé il y a une année et demi, et je pense qu’il me reste encore pour un peu moins de trois ans, comment dire, c’est très compliqué. »

- « Enfin, si Dieu t’as donné un talent pareil, je pense qu’il est judicieux de l’utiliser, continues ! », termina le pape.

Mais le Saint Père voulait encore son avis sur l’un de ses hommes de confiance. Pour les bulles individuelles, il ne confiait ce système qu’à des prêtres. Comme disait Grégoire : « Dans mon service de renseignement, je n’ai pas besoin de James Bond, mais d’hommes de foi ». Bref, l’un d’eux souhaitait ardemment que le pape débloque la vitesse lumière pour lui permettre de relier un point à 1400 années lumières à la vitesse de la pensée, et revenir à la même vitesse pour voir le Christ. Il voulait prendre une citerne de 500 litres d’eau, des valises de nourriture concentrée, et aller prier avec le Christ au jardin de Gethsémani dans son agonie, alors que tous les apôtres s’étaient endormi. Le prêtre savait qu’il serait perdu et qu’il finirait par mourir de faim ou de soif dans sa bulle, et qu’il ne pourrait jamais accoster ni revenir au temps présent, mais il acceptait cette issue s’il pouvait voir et prier avec le Christ. Le pape souhaitait entendre l’avis d’Octave là-dessus.

Ce dernier n’hésita pas une seconde : « C’est un égoïste ! C’est tout. S’il n’en tenait qu’à moi, je le relèverai de ses missions d’explorations et je l’expédierai dans un cloître. Là, il pourra prier et souffrir avec le Christ ! Mais il croit quoi ? Bien sûr que le Christ saura qu’il y a un hurluberlu à côté de lui au jardin de Gethsémani, dans une autre dimension, mais bon sang, s’indigna Octave, tous les prêtres aident le Christ dans le renouvellement du Saint sacrifice à chaque messe ! En fait, il ne cherche qu’à satisfaire sa curiosité, et ne sera plus d’aucune utilité pour l’évangélisation et le Salut des âmes ! Ne gardez pas un prêtre avec un état d’esprit pareil dans vos hommes de confiance. »

- « C’est clair que vu sous cet angle, tu as raison, conclut le pape. Lui, il parle de charité envers le Christ agonisant, mais en effet, tu as raison, ce n’est qu’un prétexte, car on perpétue nous-même le Saint Sacrifice du Christ. Je vais faire comme tu as dis, l’expédier dans une cellule de chartreux ! »

Ainsi fut réglé le dilemme du pape, et Octave repartit l’esprit tranquille. Il pouvait continuer son « travail » hobbies, et dans deux semaines il recevrait l’épiscopat du pape en personne, sur la lune, et sans aucune responsabilité supplémentaire, tout était parfait : le pape et le bon Dieu faisaient tout ce qu’il fallait pour que ce dernier puisse arriver à ses fins dans ses laboratoires !





Vous avez le droit de critiquer, en fait ça m'arrangerait ;-)
images/icones/neutre.gif  ( 945751 )j'ai été captivé.... par Pol (2022-05-16 08:28:33) 
[en réponse à 945746]

....je vais relire et vous ferai un ou deux commentaires.
images/icones/neutre.gif  ( 945765 )Pour mieux comprendre le dialogue ci-dessus. par Davidoff2 (2022-05-16 11:42:19) 
[en réponse à 945746]

Lorsque le pape parle à Octave, c'est à la suite de cet épisode, ça rendra plus compréhensif le dialogue en question :




Six mois plus tard, Octave présenta au pape son prototype, une petite boite qu’il tenait en main. Curieux, le pontife le questionna sur la chose, et le jeune prêtre lui demanda d’éteindre toutes les lumières dans la basilique, ce qui fut fait. Alors il ouvrit sa boite, aussi petite qu’un paquet d’allumette, appuya sur un bouton sur le côté, et fit glisser son index sur la boite. Au début, l’air s’illumina doucement, et plus Octave avançait avec son index, plus l’air devenait lumineux dans toute la basilique, tant et si bien qu’au bout d’un moment, le pape se couvrit les yeux et dit : « Stop, c’est trop lumineux, diminue un peu ! ». Le souverain était sidéré : « Mais…, comment as-tu fait ? » Octave tenta de lui expliquer techniquement le bidule, mais le pape n’y comprenait rien, il demanda au jeune prêtre de vulgariser.

- Moui, … c’est un peu complexe, mais pour faire simple, il suffit d’exciter suffisamment les photons présents dans l’air, et la boite émet des ondes électromagnétique à la bonne fréquence pour y arriver. Mais ce n’est pas tout à fait de la lumière sans énergie, la boite a besoin de quelques volts pour fonctionner, une pile au lithium devrait suffire pour deux ou trois ans d’éclairage de la basilique.

La dépense énergétique était minime, et le Souverain Pontife lui demanda d’éclairer ainsi toute la ville, mais Octave ne s’en occupa pas, il se contenta de lancer une production en série des ces boîtiers, et ensuite, eh bien,... que des ouvriers les placent dans toutes les rues, les basiliques, les maisons, bref, où ils le voulaient.

Avec ce nouveau changement, les romains voulaient tous connaître le génie qui avait été capable d’une telle prouesse. En quelques mois, toute la ville fut éclairée grâce à cette technologie, les basiliques, la grande croix toute récente, les maisons,... le nom d’Octave Bellaciao était sur toutes les lèvres, et le peuple le réclamait. Le nouveau Pontife Grégoire demanda au père Martin si son jeune ami prêtre voulait bien accepter une invitation dans un entretien public qui sera diffusé dans toute la ville, mais Octave n’était pas emballé et refusa dans un premier temps. Mais le pontife insista, et il promit de participer lui-même au débat en présence de savants romains, alors Octave n’eut d’autre choix que d’accepter.

Le jeune prêtre, du haut de ses 22 ans, arriva mal assuré dans les appartements pontificaux où l’attendaient le pape, une demi-douzaine des plus importants scientifiques de Rome, le modérateur du débat, et les équipes chargées de reconstituer les hologrammes dans toute la ville pour que chaque citoyen romain puisse voir leur bienfaiteur. Octave n’avait plus rien inventé ni étudié depuis qu’il avait accepté la représentation, et était resté les deux semaines suivantes à prier, il demandait à Dieu quel message il pouvait faire passer au peuple. La seule réponse qu’il obtint de Dieu est celle que le Christ avait donné à ses apôtres lors de Son départ de ce monde : « Ne vous inquiétez pas de ce que vous allez dire, laissez l’Esprit Saint s’exprimer à travers vous. » Il n’avait donc aucune idée de ce qu’il allait transmettre, mais était confiant en l’Esprit de Dieu.

Le débat commençait avec le pape qui interrogeait les vieux scientifiques sur les exploits d’Octave. Ce dernier était en coulisse et écoutait leur théories qui ne l’intéressait pas. Puis, après un moment, le modérateur informa : « Bien, nous allons maintenant accueillir celui qui, en à peine 4 ans, a transformé la vie au sein de la cité éternelle, j’ai nommé : Le père Octave Bellaciao », et on indiqua au jeune prêtre d’entrer dans l’appartement. Ce qu’il fit sous les applaudissement de tous, même du pape. Silencieux, Octave prit place, et le modérateur l’interrogea :
- Alors, père Octave, quel effet cela fait-il d’être la personne la plus populaire et admirée de Rome ?
Octave répondit : « Merci pour votre sollicitude, mais vous savez, je vis dans un monastère, caché du peuple de Rome, donc cela ne me change pas à grand-chose d’être populaire ou pas. Si j’ai pu être utile, tant mieux, mais remerciez plutôt le Seigneur qui me permet de percer les mystères des lois de la physique qu’Il a inventé. »

Un vieux scientifique prit alors la parole pour tenter d’expliquer les obstacles qu’il a dû surmonter pour traverser l’espace avec la téléportation. Il conclut en disant : « Téléporter une particule ou à la rigueur un objet inerte, d’accord, mais un corps vivant, un cerveau, une conscience, … comment avez-vous fait ? »

Surpris, Octave rétorqua : « Mais..., je ne téléporte rien du tout, je n’ai fait que creuser des trous dans l’espace entre deux points donnés. Une fois que les points sont opérationnels, il peuvent creuser l’espace dans n’importe quelle direction, je suis désolé, mais je crois, Professeur, que vous n’avez rien compris au système des portes. »

Le plateau rit, et le peuple de Rome était dès lors suspendu aux paroles du jeune homme.

Un second scientifique parla encore de l’illumination de l’air sans source, mais Octave perçu que celui-ci non plus, ne comprenait même pas ce qu’il racontait, se mélangeant les pinceaux, alors Octave coupa court à ces explications : « Écoutez, vous faites fausse route, et vous m’interrogez sur des problèmes sans importance. Je vous donnerai tous les schémas pour reproduire à l’infini mes inventions, mais si vous le permettez, Saint Père, j’aimerai orienter le débat sur ce qui est important, puis-je ? »

Le pontife Grégoire, amusé, lui répondit : « Attendez père Bellaciao, juste pour le public de Rome, pouvez-vous me dire ce qui est possible de ce qui ne l’est pas ? »

- Soit, répondit Octave.

Le pontife : « Votre ami, le père Martin, nous a dit que vous êtes capable de donner la jeunesse éternelle, la source de jouvence, est-ce vrai ? »

- Mais cela, vos scientifiques seraient déjà capable de le faire, non ?

Un savant en biologie moléculaire répondit : « Oui, je pense que c’est à note portée, il faudrait agir sur les cellules du vieillissement et les gènes, non ? »

- Pour stopper le vieillissement, ça suffira, mais pour rajeunir une personne il faut une action directe sur son arbre ADN, je crois que j’ai la solution théorique, mais quel en serait l’intérêt pour le peuple de Rome ?

Le Pape rétorqua : « Aucun, vous avez raison. Et le voyage dans le temps, est-ce possible ? »

Le jeune prêtre répondit : « Seulement en tant qu’observateur, car le temps est fini, ce qui s’est déjà passé s’est écroulé dans le passé, tandis que ce qui adviendra n’est pas encore sûr. Alors non, on ne peut pas voyager dans le temps. Le futur n’existe pas, et le passé est englouti dans l’Histoire. La seule chose qui serait possible serait de tourner autour de la terre à une vitesse nettement plus rapide que celle de la lumière, et observer le passé, mais on ne pourra pas se poser ou interagir avec le passé, il est mort, il n’en reste que le reflet. »
Un autre scientifique, le Docteur Rinaldi, très réputé à Rome, et d’un air un peu hautain, répliqua : « Vous énoncez une banalité, Einstein a déjà découvert ça au 20ème siècle, et tout le monde sait qu’aucune matière ne supportera une vitesse plus rapide que celle de la lumière. L’or peut approcher des 300’000 kilomètres par seconde, mais à la vitesse de la lumière, il se désintègre. Vous jouez au savant mais sur ce point précis, votre théorie est moyenâgeuse ! 

- Mais qui vous parle de faire voyager de la matière ?, s’indigna Octave. Es-ce que j’ai parlé de faire voyager de la matière plus vite que la vitesse de la lumière ?

- Alors votre exposé ne sert à rien, ce n’est qu’une théorie éculée ! Se moqua le fier Docteur.

Octave se leva, s’approcha de l’orgueilleux savant, et il sortit un anneau de sa poche. Il le tint un peu au-dessus de la tête du savant, et tout à coup, le grand scientifique disparût.

Tout le monde était bouche bée, le pape intervint : « Mais…, mais bon Dieu, il est où ? »

- Dans une bulle d’antimatière, répondit Octave, et maintenant voyez, je remets l’anneau dans ma poche, le Docteur Rinaldi est actuellement dans ma poche.

Le vieux savant qui avait tenté d’expliquer l’illumination sans source répliqua : « Qu’il y reste, non mais quel gonflé ! Vous parler ainsi alors que vous avez amélioré la vie de toute la population, non mais il se prend pour qui ?

Tout Rome éclata de rire, le pape était aussi amusé, mais demanda : « Donc si je comprends bien, vous avez inventé une manière de forcer la vitesse de la lumière ? »

- Pas tout à fait, répondit Octave, j’ai inventé une sorte de bulle capable d’exploser la vitesse de la lumière, mais comme c’est de l’anti-matière, je n’ai pas encore réussi à inventer un moyen de la piloter. Il faudra que je découvre comment la conduire par la pensée, … c’est, comment dire, … c’est très compliqué ! Pour l’instant je cherche, mais je ne pourrais rien faire sans une intelligence artificielle consciente d’elle-même. Tenez Saint-Père », il tendit l’anneau au pape, qui le tint dans sa main. « Le Docteur Rinaldi est maintenant sur votre main Saint-Père, vous ne pouvez ni le voir ni l’entendre, mais lui le peut, il croit qu’il est en suspension dans une bulle d’antigravité, mais en réalité, de l’extérieur, il n’existe plus, vous permettez ? »

Grégoire XX tenait toujours sa main ouverte avec l’anneau au-dessus, et Octave mis sa main sur celle du pape, ajoutant : « Voilà, actuellement le Docteur Rinaldi est entre nos deux mains, il est dans le noir, je crois qu’il ne sait pas ce qui lui arrive. Mais mettons un terme à ses tourments, d’accord ? » Le pape acquiesça, et Octave repris l’anneau, le tint sur le siège qu’occupait le savant lors de sa disparition, et, en donnant une pichenette de l’index sur l’anneau, le savant réapparût en tombant de travers sur son siège. En voyant l’hébétude du grand scientifique, l’hilarité gagna toute la ville de Rome. Le jeune prêtre était entrain de devenir la coqueluche de la ville, il venait de ridiculiser l’un de ses plus grand savant.

- « Écoutez, repris Octave, tout cela, cette science, ces découvertes, ces possibilités, finalement, ce ne sont que des gadgets, c’est insignifiant ! Parce qu’en fin de compte, qu’est ce qui est important ? Je veux vous montrer ce qu’il y a d’important dans cette pièce ! » Octave désigna le mur : « Voyez ce qu’un jeune homme a produit il y a 1400 ans, quelque chose dont je n’en serai jamais capable, oui, réalisateurs, capturez l’image de ce mur et modélisez-le pour la population, qu’y voyez-vous ? »

Un scientifique qui n’avait pas encore prit la parole et qui voyait le débat lui échapper complètement tenta de reprendre la main pour montrer qu’il existait : « Voyons père Octave, il ne s’agit que de la peinture de Raphaël, tout le monde la connaît ! »

« Non, répondit Octave, tout le monde l’a déjà vue, mais qui la connaît vraiment ? Qu’a peint le jeune génie Raphaël ? : L’ange du Seigneur venu briser les liens de Saint Pierre pour le faire sortir de prison ! Et pourquoi l’ange du Seigneur fait sortir Saint Pierre de prison ? Parce que Saint Pierre doit apporter la Parole du Christ au monde ! La seule chose importante, c’est le Christ, Saint Pierre en prison est inutile, mais Saint Pierre hors de prison, c’est la Parole de Dieu qui sort aussi. Le saint n’a pas été libéré pour ses beaux yeux, Pierre a été libéré pour apporter le Christ au monde tout entier, pour que nous croyons, et qu’ainsi, nous ayons la vie Éternelle ! C’est la seule chose qui compte ! Sauver le monde du péché et le permettre de rejoindre le Christ qui a donné sa vie pour nous ouvrir les portes de son Royaume ! Saint Pierre détient les clefs du Royaume des Cieux, son successeur ici présent, le Saint-Père Grégoire, n’existe que dans ce but : Nous fortifier dans notre foi ! Depuis le début de ce débat, nous ne faisons que parler banalités, alors que le porte-parole du Christ est là, à nos côtés, sur ce plateau, dans cette pièce magnifique, et c’est moi que vous regardez ? Mais bon Dieu, tournez votre regard vers lui, pas vers moi ! »

« Qu’est ce que je peux faire ou qu’est ce que je ne peux pas faire ? Je peux bien vous construire des robots humains, oui, des esclaves identiques à nous, avec du véritable épiderme et des cheveux qui poussent, des robots qui comprendront tout ce que vous leur dites, vous obéiront, feront vos corvées, votre ménage, vos jardins, cultiverons vos vignes et vos champs sans rouspéter, et après ? Mon Dieu, mais à quoi cela peut-il bien servir pour notre Salut ? La seule chose qui pourrait être utile, c’est que je leur fasse assimiler l’entier de la bible, les encycliques, les enseignements théologiques de tous les Docteurs de l’Église et des Saints,… là oui, ils pourraient faire une synthèse et nous aider à progresser dans la foi, mais sinon ? A quoi bon ? A chaque fois que le pape m’a demandé un système pour Rome, je l’ai fait par obéissance, mais je ne suis qu’un humble prêtre auquel Dieu permet de percer certains mystères de la physique, de ses lois matérielles, ce n’est pas moi qu’il faut regarder ou écouter ici, c’est le descendant de Pierre, notre bon pape Grégoire ! »

« Je suis venu ici uniquement par obéissance au pape, mais que fais-je sur ce plateau ? Je suis venu satisfaire la curiosité des romains ?, vous divertir un peu ?, vous étonner ?, mais de grâce, écoutez le souverain pontife, il a les Paroles de la Vie Éternelle, tandis que moi, … mais Sainte Mère, qu’est-ce que je fais ici ? Je viens faire des tours de passes-passes, et ça vous suffit ? Vous me faites pensez à ces Juifs incrédules qui courraient vers Jésus pour obtenir un miracle ! Qu’était Jésus pour eux ? Au mieux un prophète, au pire un magicien, et que réclamait le peuple ? Des miracles ! Le Christ leur enseignait le Royaume de Dieu, qu’Il était venu précisément pour leur en ouvrir les portes, et la populace se contentait d’arrêter de boiter ou de recouvrer la vue, ils n’ont rien compris ! Ils s’attachaient au secondaire et ne comprenaient rien du principal. Ses propres apôtres, après trois ans à avoir sillonné Israël, ne savaient même pas qui Il était, c’est l’Esprit Saint qui a dû souffler la réponse à Saint Pierre : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu Vivant ! ». Les juifs n’ont tellement rien compris, qu’ils ont réclamé sa mort. C’est dingue, je ne suis rien, la seule chose qui importe est le Salut des âmes et l’évangélisation. Vous pouvez toucher et absorber le Corps du Christ à chaque messe ! Qui suis-je, moi, écrasé sous une puissance pareille ? » Puis Octave pointa du doigt les scientifiques sur le plateau et continua dans une sainte colère : « Et vous autres, les savants de Rome, vous savez pourquoi vous êtes totalement inutiles et incompétents ? - Parce que du haut de votre science, vous avez oubliés DIEU ! Vous allez à la messe par devoir, mais vous ne parlez plus au Seigneur, vous vous contentez de vous gargarisez de votre science, mais vous courez tout droit à votre perte ! »

« Rome est le seul endroit sur terre où on continue à maintenir la Parole de Dieu, mais où en est notre foi ? Elle s’est attiédie dans le confort, elle a perdu de son sel, nous avons une foi traditionnelle !, qui a gardé une foi vivante ?, qui continue à parler à Dieu ? Les apôtres ont vu tous les miracles, ils ont vu Jésus ressusciter des morts, et pourtant, quand Il a été capturé pour être torturé et tué, ils se sont enfuit, ils n’ont même pas cru en Sa résurrection, mais nous, nous n’avons plus besoin de croire, nous SAVONS tout ça ! Et que fait-on pour le Christ qui a donné Sa vie pour nous ? Mettez-vous à profit le temps que je vous ai fait économiser en transport pour adorer, prier ou remercier le Seigneur ? Non, vous réclamez des routes bitumées en Californie pour aller vous distraire en automobile ? » Il regarda droit vers le modélisateur holographique et rajouta : « Bande d’ingrats ! Et arrêtez de croire qu’un scientifique peut vous apporter quoique ce soit ! A l’époque des apôtres, lorsqu’ils ont enfin cru après la résurrection, ils faisaient des miracles qui ridiculisent n’importe laquelle de nos inventions techniques. C’est Pierre qui maintient la Parole de Dieu, écoutez-le, ne faites pas comme les juifs d’alors, ne vous attachez pas au secondaire, écoutez le porte parole du Christ et vous sauverez votre âme ! Oh mon Dieu Saint-Père, souffrez que je me retire, ce n’est pas ma place, je dois retourner dans mon monastère adorer mon Dieu, c’est la seule chose importante que je puisse faire ! »

Grégoire XX était sidéré, mais il ajouta tout de même : « Père Octave, que voulez-vous exactement ? »

Alors Octave repris : « Je veux que le peuple de Rome redevienne croyant, je veux que le peuple de Rome retrouve sa capacité d’émerveillement face à la création du Tout Puissant, » il réfléchit un instant et ajouta : « eh bien tenez, je vais vous faire un dernier cadeau qui pourrait être d’une petite utilité pour augmenter votre foi. J’irai mettre des portes sur la lune, face à la terre, je créerai une bulle de protection transparente, tempérée et oxygénée pour que vous puissiez vous y rendre sans combinaison, j’y installerai un Autel, et Saint-Père, je vous laisserai le soin d’y installer le Saint Sacrement. J’y ajouterai des bancs avec des agenouilloirs, ce sera une basilique à ciel ouvert pour qu’en même temps, le peuple puisse vivre la messe, le renouvellement non sanglant du sacrifice du Christ, tout en ayant sous les yeux le sommet de la création du Tout Puissant : La Terre ! Et je prie pour que les romains soient encore capables d’émerveillement pour remercier et louer le Seigneur. Voilà Saint-Père, vous aurez une cathédrale lunaire avec vue sur la terre, êtes-vous d’accord ? »

Le pape Grégoire vacillait sous les paroles d’Octave, il ne put que dire : « Combien de places, la cathédrale lunaire ? »

-  « C’est égal, reprit Octave, dix mille pour commencer, ou vingt ?, je créerais un fond de résonance pour que chacun vous entende distinctement dire la messe, vous ou vos vicaires, et je mettrai suffisamment de portes pour que n’importe qui puisse atteindre cet endroit depuis Rome en un instant, en un pas. »

« Alors disons vingt-mille, » reprit le pape.

- « ça sera fait, répondit Octave, dans deux semaines, tout sera opérationnel si les menuisiers sont capables de fabriquer les bancs.  ... Saint-Père, je n’ai rien d’autre à offrir, accordez-moi votre bénédiction pontificale s’il vous plaît, pour que je puisse retourner à mes prières. »

Le pape Grégoire se leva, Octave se mit à genoux, tous les scientifiques firent pareil, comme le modérateur du débat, et toute la ville de Rome dans les rues et les maisons les imitèrent. Alors le pape donna sa bénédiction Urbi et Orbi, à la ville et au monde barbare qui entourait la cité.

Suite à quoi, le jeune prêtre se déroba aux yeux de Rome pour se retirer avec le père Martin dans son cloître.

Les habitants de Rome étaient sous le choc, ils venaient de voir le plus grand génie du genre humain ridiculiser les principaux savants de Rome, et même ridiculiser la science toute entière au profit de la foi.

Une partie de la ville adopta alors une devise : « Christus Primus ! » Le Christ prime sur tout !, et beaucoup souhaitèrent se donner entièrement au Christ, ils réclamaient même un nouvel ordre religieux, certains évêques avaient déjà même inventé le nom de l’ordre. Comme il existait déjà les bénédictins de St.-Benoît, les dominicains de St.-Dominique, les Franciscains de St.-François, il nommèrent cet ordre : « Les Octaviens », mais Octave refusa de créer et diriger un ordre religieux malgré la demande du pape.

- « Écoutez Saint-Père, lui répondit-il, je n’ai pas le temps de m’occuper des problèmes d’organisations, de gouvernance, de gestion. Créez l’ordre qu’il vous plaira, je viendrais volontiers présider la messe dominicale, mais Dieu a d’autres projets pour moi, je ne peux pas faire plus. »

- « Alors, repris Grégoire XX, vous aurez la primeur de diriger chaque messe du dimanche à 10h00 dans la basilique lunaire, cela vous convient-il ? »

- « Pour cela, je suis à votre service, conclut Octave ! »

A peine un mois plus tard, voilà que le jeune prêtre devait déjà agrandir son écran de protection lunaire à une capacité de cinquante milles places. Le peuple romain redevint croyant, et fervent !
images/icones/neutre.gif  ( 945769 )Pour les murailles par Lenormand (2022-05-16 12:26:18) 
[en réponse à 945746]

de Rome je pense qu'elles doivent être d'une nature autre que matérielle, du genre rideau virtuel fait de gaz ou autre matériau... infranchissable.

Pourquoi le dialogue n'est-il pas à la deuxième personne du singulier pour les deux acteurs. Si l'un est tutoyé pourquoi n'est-ce pas réciproque, surtout que nous sommes à des années lumières de notre XXI siècle ?

L'histoire me parait captivante bien que je n'ai lu que cette partie. James Bond me paraît un peu anachronique. Depuis le temps il aurait dû être oublié.

Le premier volume est-il déjà paru ?
images/icones/neutre.gif  ( 945778 )Réponses... par Davidoff2 (2022-05-16 15:41:21) 
[en réponse à 945769]

Non, lorsque le monde s'est effondré dans le Chaos, au 21ème siècle, des millions de croyants sont venus à Rome, tous les plus grands scientifiques aussi, et les croyants ont construit cette enceinte en béton armé, d'une hauteur suffisante pour qu'aucun homme du Chaos ne puisse y pénétrer.

Ce n'est que plus tard, alors qu'ils ont évolué, qu'ils ont mis Jérusalem sous cloche, dans le style que tu évoques.

Pour le tutoiement, le pape l'avait proposé à Octave, mais ce dernier n'a pas pu accepter de tutoyer Pierre, alors le pape le tutoie, mais Octave garde une certaine retenue.

Sinon non, je ne fais pas éditer mes romans, je les écris pour des amis et la famille, les enfants. A vrai dire, j'ai écris le Tome I "Le Grand Chaos, ou le triomphe de la force" en 2007 (540 pages). Il se passe d'ailleurs dans le futur, vers les années 3400, lorsque le Chaos commence à s'organiser. A cette époque, Octave a 554 ans, il contrôle tout l'hémisphère sud, et le pape le nord. Bref, c'est un livre assez hard, les types sont de vraies brutes, et tout à coup, grâce à Rome, ils sortent du Chaos et fondent un empire. Donc, compte tenu de certaines cruautés qui s'y passent, je ne l'ai laissé lire à mon dernier fils qu'il y a un mois (il a treize ans, ça va). Mais il aime tellement qu'il veut à tout prix la suite, avant même d'avoir fini le tome I. Donc j'écris pour lui, en commençant par décrire les jeunes années d'Octave, car ensuite, il devient l'homme le plus puissant de la Terre. Mais bon, j'ai en tête tout le tome II jusqu'à l'apocalypse depuis des années. L'écriture est un peu pénible parce que c'est du boulot, mais je n'ai pas l'angoisse de la page vide car j'ai déjà tout en tête, il fera lui-aussi 5 ou 600 pages.

Sinon, pour de vrai, c'est plutôt des scénarios de théâtre que j'écris. Je reçois des commandes, et c'est assez compliqué parce qu'on me dit : "11 femmes, 6 hommes, 2 femmes sont douées, il faut leur donner de grands rôles, et chez les hommes, il faut l'acteur principal, car il est assez bon pour qu'on fasse reposer la pièce sur lui." Alors c'est technique, un peu chiant, il faut inventer les noms de scène, compter les répliques de chacun, donner des rôles plus spectaculaires à celui-ci ou à celle-là, et en plus il faut que ce soit drôle... C'est donc des pièces de commandes, et celles-là sont utilisées.

Pour les romans, peut-être que lorsque j'aurai terminé celui-ci, j'enverrais les deux tomes par mail à des maisons d'édition, mais en général, j'en imprime une trentaine et je les donne à des amis et la famille.
images/icones/neutre.gif  ( 945792 )Le jour ou vous le pourrez par Lenormand (2022-05-16 20:19:12) 
[en réponse à 945778]

je suis preneur pour le tome 1.
images/icones/neutre.gif  ( 945793 )Je ne sais pas si via le forum, il y a un système de messages privés ? par Davidoff2 (2022-05-16 20:25:56) 
[en réponse à 945792]

Si ça existe et que vous m'envoyez votre adresse e-mail, je peux vous l'envoyer en PDF ;-)
images/icones/neutre.gif  ( 945794 )Il suffit je pense de demander par Lenormand (2022-05-16 20:30:08) 
[en réponse à 945793]

mon e mail à l'administrateur avec mon autorisation. C'est toutefois ce que je pense
images/icones/1i.gif  ( 945787 )Un Pape jureur ? par Semper parati (2022-05-16 19:59:31) 
[en réponse à 945746]

Êtes vous certain de cela : - « Oui, toi ! Bon Dieu Octave, j’ai septante huit ans. ?

SP ( à mon humble avis, si vous maintenez cela, on est vraiment dans la SF, mais ce serait dommage, car je n'imagine un Pape jurer le nom de Dieu, même dans 100 ou 200 ans)
images/icones/1n.gif  ( 945789 )Et les ... par Rémi (2022-05-16 20:12:23) 
[en réponse à 945787]

"bon sang" ...

Cinq fois.
images/icones/1d.gif  ( 945791 )"Bon sang", ça va pas non plus ? par Davidoff2 (2022-05-16 20:16:13) 
[en réponse à 945789]

Saperlipopette ! :-))

Bref, il fait comment pour exprimer son mécontentement ou sa lassitude ? Sacrebleu ?, nom d'une pipe, ... ?
images/icones/neutre.gif  ( 945790 )"Bon Dieu" est un juron ? par Davidoff2 (2022-05-16 20:13:49) 
[en réponse à 945787]

Je ne le savais pas, pour moi un juron c'était "non de D...", mais "Bon Dieu"... ?

Si c'est le cas, je le remplacerai par autre chose. C'est tout ce qui vous a tilté ou trouvez-vous d'autres passages problématiques ?
images/icones/iphone.jpg  ( 945814 )« Grand Dieu » par Adso (2022-05-17 08:11:18) 
[en réponse à 945790]

Serait pas mal … ?
images/icones/neutre.gif  ( 945818 )D'accord ici.... par Pol (2022-05-17 08:47:58) 
[en réponse à 945814]

...avec votre expression.
images/icones/1n.gif  ( 945820 )C'est aussi un juron... par Luc de Montalte (2022-05-17 08:58:08) 
[en réponse à 945814]

C'est le deuxième commandement tout simplement... je ne vois pas un pape dire cela.
images/icones/bravo.gif  ( 945824 )Moi non plus par XA (2022-05-17 09:27:32) 
[en réponse à 945820]

“Que diable…” serait sans doute plus approprié.
images/icones/abbe1.gif  ( 945825 )Validité sacramentelle plus "physique" que magique par Cléopas (2022-05-17 09:28:28) 
[en réponse à 945746]

Petite suggestion, vus les progrès scientifiques de votre fiction qu'Octave a mis à jour.

Parmi les lois insoupçonnées du Créateur, il pourrait retrouver des logiques "physiques" à la matière et forme des sacrements, vu qu'il a la Foi et demeure émerveillé de ce qui se passe à chaque messe.

Imaginez des lois physiques insoupçonnées jusque là mais qui s'appliquent dans d'autres de ses découvertes et correspondent à la validité ou invalidité du Sacrement. De cette manière ce qu'a institué Notre-Seigneur apparaîtrait moins "magique".

Reste la difficile question de l'intention avec la transmission du pouvoir apostolique. Et les apparences qui demeurent avec la transsubstantiation.
images/icones/neutre.gif  ( 945832 )Ouuuu, là ça va être ardu ! par Davidoff2 (2022-05-17 11:26:39) 
[en réponse à 945825]

Déjà qu'Octave a corrigé trois passages de la Somme Théologique de Saint Thomas d'Aquin qui étaient inexacts... Si je dois me plonger dans ce genre d'explications, je sens que je suis foutu, ou plutôt, je ne vais pas être à la hauteur.

Et puis, ce n'est pas vraiment le but, il faut que ça avance, et vite. Là il s'agit juste d'un aparté pour montrer à des barbares sa jeunesse, mais à la fin du "film", il va les reprendre en main pour les catéchiser et en faire une armée du Christ contre les forces de l'ennemi. Donc je ne veux pas trop me perdre. ;-)

Merci pour les conseils sur les "jurons", si c'est la seule chose qui choque dans un entretien privé du pape, ce sera vite corrigé.
images/icones/1b.gif  ( 945833 )Partez pas si vite ... par Rémi (2022-05-17 12:22:44) 
[en réponse à 945832]

Dans :


sans les soumettre d'abord par les armes, ce dont le pape refusait.


et


si tu as été capable de faire tout ce dont je viens d’évoquer




"dont" est fautif et doit être remplacé par "que" , ou bien il faut écrire par exemple "ce dont le pape ne voulait pas entendre parler" et "tout ce dont je viens de d'entretenir" .


Par ailleurs, on parle bien plus volontiers et plus justement de "successeur des apôtres", plutôt que de "descendant" . On descend par la chair, bien qu'on puisse parler de "généalogie épiscopale" , mais on succède entre autres aux postes, aux fonctions, missions, personnes, sièges ... le Pape est le successeur de saint Pierre, non son descendant.
images/icones/neutre.gif  ( 945839 )Merci ! par Davidoff2 (2022-05-17 13:42:03) 
[en réponse à 945833]

Pour ces corrections, je vais corriger le "dont", et il me semblait bien qu'à l'écriture, le mot descendant sonnait bizarre, je vais rectifier là-aussi ;-)
images/icones/neutre.gif  ( 945837 )Je suis très mauvais critique par Jerailu (2022-05-17 13:32:04) 
[en réponse à 945746]

mais je veux bien que vous me transmettiez le Tome 1, ça a l'air sympa.

Mon mail anonyme: martymcfly311@gmail.com

Merci pour votre générosité !

In Christo,
Jerailu.