Le Forum Catholique

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images/icones/2b.gif  ( 945369 )Le Pape François sort encore une pique contre la messe traditionnelle par Athanase (2022-05-07 17:46:02) 

Un coup, le Pape salue les mères des prêtres qui célèbrent selon le rit traditionnel. Mais quelques jours après, c'est une autre "voix romaine" que le Pape emprunte, s'exprimant devant l'Institut Saint-Anselme, comblé au passage de remerciements...

Si l'on croit cet article de Vatican News:

La participation à la liturgie doit se traduire «par un plus grand sens de l'Église, qui nous fait vivre évangéliquement en tout temps et en toute circonstance» a poursuivi François qui a aussitôt mis en garde contre «la tentation du formalisme liturgique». Le Pape a ainsi déploré la volonté de certains de «rechercher les formes, les formalités plutôt que la réalité, comme nous le voyons aujourd'hui dans ces mouvements qui tentent de revenir en arrière et de nier le Concile Vatican II». L'évêque de Rome a ainsi regretté que dans certaines liturgies antéconciliaires soient «quelque chose sans vie, sans joie».

J'apprécie aussi le fait d'apprendre que le rit traditionnel est "quelque chose sans vie, sans joie". Et surtout que la "réalité" doit être recherchée, plus que les "formalités". La réalité du péché ? La laideur du monde moderne ?

Nous ne sommes pas déçus !

images/icones/1h.gif  ( 945370 )"L'odeur du diable" par XA (2022-05-07 17:58:06) 
[en réponse à 945369]

Vous omettez un passage savoureux : «Lorsque la vie liturgique est une bannière de division, il y a l'odeur du diable là-dedans, le trompeur. Il n'est pas possible d'adorer Dieu et en même temps de faire de la liturgie un champ de bataille pour des questions qui ne sont pas essentielles, voire dépassées, et de prendre parti, à partir de la liturgie, pour des idéologies qui divisent l'Église» a-t-il assené.
images/icones/1z.gif  ( 945372 )Je ne pensais pas que le rit traditionnel... par Athanase (2022-05-07 18:03:38) 
[en réponse à 945370]


... respirait l'odeur de Satan ! On n'est jamais au bout de nos peines avec le discours pontifical !
images/icones/1e.gif  ( 945373 )La schizophrénie pontificale frappe encore n° 30 par ptk (2022-05-07 18:34:24) 
[en réponse à 945370]

et c'est vous qui l'avez trouvé !

Le Très Saint-Père est plein de sagesse et pratique avec efficacité l'auto analyse.

Peut-être un jour ira-t-il jusqu'au bout de sa réflexion et comprendra qu'il ne suffit pas d'accuser les autres de ses propres fautes pour s'en exonérer.
images/icones/neutre.gif  ( 945375 )Une lecture inverse est elle possible ? par Roger (2022-05-07 19:06:08) 
[en réponse à 945373]

Car ceux qui veulent imposer des liturgies ordinaires, souvent ennuyeuses et pauvres voire laides, travaillent ils à l unité de l Église ? Ne sont ils pas formalistes et superficiels ?
images/icones/neutre.gif  ( 945380 )Et beaucoup d' interviews par AVV-VVK (2022-05-07 20:38:00) 
[en réponse à 945373]

Post modéré par Le Webmestre
images/icones/4c.gif  ( 945433 )Jeanne au secours ! par Métronome (2022-05-08 21:45:38) 
[en réponse à 945370]

Tout est dit si ce n'est que dans chaque évêque se cache un Cauchon.
images/icones/hum2.gif  ( 945377 )Je pourrais l' inviter par AVV-VVK (2022-05-07 20:03:47) 
[en réponse à 945369]

à assister à une célébration dans ma paroisse et ailleurs: du néo-formalisme liturgique

images/icones/4a.gif  ( 945379 )On pourrait bien évidemment par Jean-Paul PARFU (2022-05-07 20:21:29) 
[en réponse à 945369]

retourner son argumentation et l'utiliser contre la liturgie réformée de 1969. En tout état de cause, le niveau est très bas et à peine digne du café du commerce ! Et il est vraiment scandaleux d'entendre ainsi un pape déblatérer contre la liturgie bimillénaire de l'Eglise latine. Il a réussi à réanimer la guerre civile dans l'Eglise !
images/icones/4a.gif  ( 945381 )Il a effectivement réussi à ranimer cette guerre civile par Athanase (2022-05-07 21:08:43) 
[en réponse à 945379]

Comme vous le dîtes.

Et en toute franchise, c'est ce qui lui sera reproché dans le futur, lorsque l'Eglise se penchera sur son cas.

Le Pape n'est pas charitable et se comporte de façon mesquine, comme un vulgaire - il l'est en partie - chef de clan.

Ses prédécesseurs, lointains ou non, à qui on pouvait faire des proches, restaient charitables. Saint Pie X avait même de la charité avec Loisy. Mais là, nous sommes dans le summum de la vulgarité et de la méchanceté, de la figure pontificale utilisée par des lobbies pour régler des comptes, pour démolir, pour contourner la Tradition de l'Eglise. Même dans la bêtise auquel ses prédécesseurs directs pouvaient ne pas être exempts (Paul VI, Jean-Paul II ont encore une dignité et ne sont pas des aigris, nonobstant leurs erreurs), François rajoute une dose de clanisme, d'attaque délibérée par rapport à ses prédécesseurs.

Vivement le temps que cela finisse, car François, dans un sens, est devenu un Pape immoral.

Je ne vais pas plaider la défense du Pape, parce que la responsabilité du Pape est immense et que les critiques sont à la hauteur de la charge qu'il exerce. Fort mal, par ailleurs. Et l'évangélisation que prône François est un mensonge: ces gens se moquent éperdument de prêcher l'Evangile. Ce n'est qu'un prétexte à faire des crasses. Le démon, paraît-il, sait mimer différentes choses: la piété, etc.

On peut s'interroger sur la manière dont la fonction pontificale est exercée.



images/icones/1e.gif  ( 945382 )Mais alors pourquoi tant de jeunes aux messes trad ? par Gaspard (2022-05-07 21:50:12) 
[en réponse à 945369]

Si ces messes étaient vraiment sans intérêt, pourquoi attirent-elles autant ? François est dans l'aveuglement idéologique total.

images/icones/1e.gif  ( 945383 )Et pourquoi dénigrer ce qui marche ? par Gaspard (2022-05-07 21:53:05) 
[en réponse à 945369]

Là aussi, aveuglement idéologique total de François. Il l'avait d'ailleurs dit à propos du succès de la messe traditionnelle : "Je ne comprends pas". Embêtant quand même, quand on est pape, de ne pas comprendre pourquoi le rite bimillénaire de l'Église est attirant.
images/icones/info3.gif  ( 945385 )Brassens répond à François : par Gaspard (2022-05-07 22:06:02) 
[en réponse à 945369]




Tempête dans un bénitier
Le souverain pontife avecque
Les évêques, les archevêques
Nous font un satané chantier

Ils ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
A la fête liturgique
Plus de grand's pompes, soudain
Sans le latin, sans le latin
Plus de mystère magique
Le rite qui nous envoûte
S'avère alors anodin
Sans le latin, sans le latin
Et les fidèl's s'en foutent
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces p.
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin

Je ne suis pas le seul, morbleu
Depuis que ces règles sévissent
A ne plus me rendre à l'office
Dominical que quand il pleut

Il ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
En renonçant à l'occulte
Faudra qu'ils fassent tintin
Sans le latin, sans le latin
Pour le denier du culte
A la saison printanière
Suisse, bedeau, sacristain
Sans le latin, sans le latin
F'ront l'églis' buissonnière
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces p.
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin.

Ces oiseaux sont des enragés
Ces corbeaux qui scient, rognent, tranchent
La saine et bonne vieille branche
De la croix où ils sont perchés

Ils ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde
Le vin du sacré calice
Se change en eau de boudin
Sans le latin, sans le latin
Et ses vertus faiblissent
A Lourdes, Sète ou bien Parme
Comme à Quimper Corentin
Le presbytère sans le latin
A perdu de son charme
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces p.
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin

images/icones/fleche2.gif  ( 945398 )Soyez ce que vous voulez, mais ne soyez pas cathos tradis. par Scrutator Sapientiæ (2022-05-08 10:23:26) 
[en réponse à 945369]

Bonjour Athanase,

"Soyez ce que vous voulez, catholiques ou non, chrétiens ou pas, croyants ou non, MAIS ne soyez pas catholiques traditionnels" : tel est le maître - mot, conciliaire, "évangélique", inclusif... et excluant, auquel nous avons droit, ou dont nous sommes témoins et victimes, encore plus depuis mars 2013 que depuis octobre 1962.

A partir de là, voici quelques réflexions ou remarques.

D'une part, on a fait Vatican II pour que les catholiques adhèrent à une mentalité presque agnostique ad extra, en religion, et quasiment humaniste ad extra, en morale, susceptible de se rapprocher de la mentalité ATTRIBUEE à la majorité de nos contemporains, afin de créer une contiguite culturelle jugée A PRIORI propice à la conversion des hommes et des femmes de ce temps en direction de Jésus-Christ.

Le moins que l'on puisse dire est qu'il devient urgent et vital de s'interroger sur le potentiel de fécondité de cette stratégie géniale.

D'autre part, imaginons un seul instant que les partisans de la liturgie tridentine, pour le dire par ces mots, méprisent effectivement la genialite de la liturgie montinienne, pour le dire en ces termes.

Eh bien, le moins que l'on puisse dire est qu'ils ne sont pas les seuls, puisque même la plupart des partisans officiels de la liturgie montinienne, dans les faits, ne la respectent pas, à grands renforts d'homélies indigentes et de manifestations de convivialité créative ou de créativité conviviale actualisatrices, plus ou moins inconsciemment et indirectement, de celles des années 1960 et surtout de celles des années 1970...

Enfin, on peut et on doit s'interroger : l'élimination du catholicisme traditionnel serait-elle la condition sine qua non pour que le christianisme catholique contemporain soit plus durable, en ce XXIème siècle ? N'existe-t-il pas, aujourd'hui, dans l'Eglise, d'autres menaces ou problèmes qui fragilisent bien plus la barque de Pierre que le catholicisme traditionnel, si tant est qu'il la fragilise ?

Bon dimanche.

Scrutator.
images/icones/pelerouin1.gif  ( 945402 )Ce qu'il faut comprendre par Jean-Paul PARFU (2022-05-08 12:09:21) 
[en réponse à 945398]

1) C'est que l'existence, aujourd'hui encore, d'un catholicisme traditionnel donne mauvaise conscience aux Modernistes et ils n'aiment pas avoir mauvaise conscience. C'est cela, en réalité, que le pape qualifie de "diabolique" ;

2) Les Modernistes ont abandonné la Tradition de l'Eglise pour pouvoir aimer tout le monde. Ils aiment donc tout le monde, sauf les partisans de la Tradition. C'est ça qui, pour nous, est "diabolique"!
images/icones/fleche2.gif  ( 945407 )Rappel : les conciliaires se sont engagés ad extra à faire muter l'Eglise par Scrutator Sapientiæ (2022-05-08 13:04:05) 
[en réponse à 945402]

Bonjour Jean-Paul PARFU,

Aux deux points que vous rappelez j'ajoute celui qui suit.

Au Concile, les conciliaires se sont engagés ad extra à faire muter l'Eglise catholique, dans le cadre d'un Concile avant tout oecuméniste, et non seulement oecuménique.

Cet engagement ad extra a été souscrit en direction des confessions chrétiennes non catholiques et des religions non chrétiennes, mais aussi en direction du monde contemporain, Ecclesiam suam et le Discours à l'ONU, de Paul VI, étant des textes conciliaires, même s'ils ne sont pas du Concile.

Cet engagement est un engagement déterminé et définitif, et c'est la moindre des choses que cet engagement ait eu des conséquences, non seulement en matière dogmatique, mais aussi en matière liturgique.

Or, pardonnez-moi une expression aussi familière, mais "çà la fiche mal" que des papes qui se sont formellement engagés, en direction de l'extérieur de l'Eglise catholique, à decatholiciser ou, en tout cas, à detridentiniser l'Eglise catholique, d'une manière complète et définitive, n'y parviennent toujours pas, du fait de tradis réfractaires qui le sont non parce qu'ils n'ont pas compris, mais, au contraire, parce qu'ils ont très bien compris la spécificité de toute cette entreprise.

Si j'étais l'un des principaux maîtres du monde ou prince des ténèbres, je manifesterais mon impatience croissante en direction du pape François...

De la découle un embarras, lui aussi croissant, des continuateurs "imbrogliens" des conciliaires d'hier, car la réforme de la liturgie, telle qu'elle a été mise en oeuvre, a donné les résultats attendus par les ennemis de l'Eglise, mais à aussi donné naissance à un mouvement de résistance qui est susceptible de provoquer l'exaspération de certains de ces ennemis, avec une partie de la vision desquels les papes du Concile et leurs successeurs ont cru devoir pactiser, précisément dès le début des années 1960.

Bon dimanche.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 945408 )Spot on... par Pol (2022-05-08 13:31:18) 
[en réponse à 945402]

....tout est dans le titre.
images/icones/hum2.gif  ( 945434 )Oui oui! par Métronome (2022-05-08 21:51:36) 
[en réponse à 945398]

Vous avez le droit de violer, voler, tuer. La seule condition c'est de dire la messe de Paul VI!

Tant que vous dites la messe moderne vous êtes un saint.
images/icones/fleche2.gif  ( 945544 )Un effet de l'auto-destitution de l'autorité des papes depuis 1962. par Scrutator Sapientiæ (2022-05-11 08:37:53) 
[en réponse à 945369]

Bonjour,

L'auto-destitution de l'autorité des papes depuis 1962 constitue l'une des caractéristiques fondamentales de la dynamique qui est à l'oeuvre depuis le début du Concile.

En gros, les papes s'expriment de moins en moins d'une manière ouvertement définitoire ou régulatrice, et d'une manière ouvertement condamnatrice ou sanctionnatrice, dans le cadre leur enseignement sur la foi catholique et sur la morale chrétienne, mais aussi dans celui de leur enseignement sur la liturgie et les sacrements : ce qui est conforme à l'enseignement officiel de l'Eglise est plus mollement proposé ou suggéré que fermement imposé ou rappelé, et les abus ou les excès sont déplorés, quand ils le sont, mais leurs auteurs ne sont presque jamais recadres ou sanctionnés.

Par ailleurs, les papes du Concile et ceux de l'après-Concile n'ont pas cessé d'inciter les fidèles à s'ouvrir sur le monde contemporain, sur la modernité. Or il se trouve que la présence de l'esprit critique dans presque tous les domaines, et que l'action de l'esprit critique dans presque toutes les directions, constituent l'une des caractéristiques fondamentales de la mentalité inhérente à la modernité.

Nous en arrivons ainsi à une situation assez cocasse : il semble bien que les catholiques continuateurs de ceux qui, au moyen du Concile, ont commencé à transformer l'Eglise, aient le droit de recourir à l'esprit critique, pour critiquer le catholicisme ante-conciliaire, ainsi que tout ce qui lui ressemble, parfois, dans le Magistère pontifical contemporain, mais il semble aussi que les catholiques continuateurs de ceux qui, au contact du Concile, ont commencé à préserver ou à protéger la foi, n'aient pas le droit de recourir à l'esprit critique, pour critiquer, comme il se doit, le NOM, tel qu'il a été mis en forme, et surtout tel qu'il est souvent mis en oeuvre, mais aussi pour en tirer les conclusions qui s'imposent, au point de fréquenter des lieux de culte qui fonctionnent au respect, en plénitude, de la liturgie et des sacrements de l'Eglise.

Face au panorama actuel, qui découle, en grande partie, de l'auto-destitution de leur autorité, et notamment de leur autorité sur les théologiens et les évêques, par les papes du Concile et de l'après-Concile, les papes ont le choix entre la conciliation, dans le cas de Benoît XVI, et l'autoritarisme révélateur d'une grande faiblesse des arguments sur le fond, dans le cas de François, mais sont bien obligés de reconnaître leur défaite, avant tout face au réel, et non avant tôt face aux tradis, puisque ce n'est quand même pas de la faute de ceux-ci si la réforme montinienne s'est heurtée à celui-là, faute de l'avoir pris en compte, d'une manière qui aurait dû être... traditionnelle.

La prochaine étape ? La psychiatrisation du catholique traditionnel, pathologiquement réfractaire à la poursuite de l'auto-contournement, de l'auto-deconstruction, de l'auto-dépassement et de l'auto-destitution du catholicisme depuis 1962, mais alors, sous l'angle de l'absence éventuelle d'aliénation mentale, que dire des catholiques artisans et partisans de cette poursuite, et qui n'accordent pas plus d'autorité au Catéchisme de l'Eglise catholique de 1992 et aux encycliques de Jean-Paul II publiées dans son sillage qu'au Catéchisme de Saint Pie X ?

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 945550 )Alfred Loisy avait posé le principe que l'herméneutique de rupture assumée par Luc Perrin (2022-05-11 11:53:38) 
[en réponse à 945544]

applique désormais ouvertement au sommet et non plus par opposition tolérée comme avant 2013 ; si bien tolérée qu'elle a gangrené toute la hiérarchie peu à peu - avec des nuances suivant les pays et les personnes -, les congrégations religieuses (Société de Jésus en tête bien sûr toujours à l'avant-garde, talonnée par nos chers Dominicains jamais en reste avec T. Radcliffe entre autres et bien secondés par la famille franciscaine qui a le coeur sur la main mais parfois la réflexion imprudente) et toutes les institutions de formation.
Un peu comme Fauci et Gates ont procédé par percolation pour aboutir à un contrôle effectif, appuyé par Big Pharma et son Big Money. Dans l'Église, la percolation a été plus lente - elle a été freinée/contrecarrée entre 1974 et 2013 - car il y a moins de Big Money pour accélérer l'emprise de ces forces qui ont in fine le même inspirateur dont Paul VI avait bien perçu l'odeur en 1972.

L'herméneutique de rupture était repérable partout sauf dans les textes et paroles du Magistère romain et les papes feignaient de ne pas la voir ou quand après des années de dissidence ouverte, ils finissaient par la voir, ils ne faisaient rien de pratique pour y remédier ou encore signaient de nouveaux textes réprouvant cette herméneutique de rupture à ajouter au-dessus de la pile de textes antérieurs restés inappliqués.
A cet égard, il en va de même pour les turpitudes et les crimes contre la chair : on sait mais on ne fait rien de sérieux sauf quand on est au pied du mur. Là encore Théodore McCarrick est le paradigme de la dissidence doctrinale et disciplinaire tolérée au fil des décennies jusqu'en ... 2018. Il est le "poster boy" - selon la formule américaine - de ce double langage : de beaux principes laissés sur le papier.

"Le prochain dogme, et il sera le dernier, sera celui de l'évolution du dogme" (Alfred Loisy).

Vous pouvez relire le Magistère actuel avec cette clef de lecture et tout devient limpide. C'est un néo-catholicisme "en marche" perpétuelle, oubliant ce qui était vérité hier, ne l'est plus exactement aujourd'hui, sera autre demain dans une course vers le néant complet.
Comme je l'avais repéré depuis quelques années, c'est le modèle mortifère de la "Communion anglicane". Regardez les Anglicans-épiscopaliens qui ont en gros 30 ans d'avance sur cette voie annoncée par le Loisy anglican, l'évêque John A.T. Robinson avec son Honest to God de 1963.
Ajoutez une pincée d'épices jésuites (les livres du cardinal Martini) et vous avez la recette du ragoût qui mijote de nos jours de plus en plus indigeste pour les peuples qui se détournent de l'Église romaine non plus seulement en Europe, en Occident plus généralement mais ce qui est plus nouveau en Amérique latine et avec des signes en Asie et en Afrique.

Le XXIe siècle se présente, à l'inverse de la prédiction de Malraux, comme un nouveau XVIIIe tout en abandon, avachissement et compromissions. Même cause, mêmes effets.
images/icones/neutre.gif  ( 945578 )Merci.... par Pol (2022-05-11 20:15:30) 
[en réponse à 945544]

....lecture très intérèssante !