Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=945071

( 945071 )
L’Être et le Néant, par le R. P. Jean-François Thomas, s. j. par Vexilla Galliae (2022-05-01 11:11:16)
« Certaines voix chantent les louanges de notre monde occidental qui serait une « société parvenue à maturité ». Étonnant chant de victoire poussé par ceux qui périssent dans le long hiver d’une retraite de Russie bien pire que celle éprouvée par les troupes napoléoniennes… Quelle serait donc cette « maturité » sinon l’enfermement de l’homme sur une accumulation de biens matériels, sur un désir croissant de consommation laissant de côté tout sens de l’effort et du sacrifice ? Qui, dans cette société mature, serait prêt aujourd’hui à prendre les armes contre les ennemis intérieurs et extérieurs ? En quoi cette maturité est-elle caractéristique de ce qui est le propre des grandes civilisations dans lesquelles chacun, selon ses talents et son rang, participe à l’excellence intellectuelle et morale ? Gustave Thibon notait que « les hommes qui vivent sous le signe de la facilité et de l’inconséquence tendent à ressembler à ces fruits cultivés en serre dont on ne sait jamais, tant leur saveur est incertaine, s’ils sont encore verts ou déjà pourris. » (
Au secours des évidences) D’où provient cette chute vertigineuse ? Où nous mène-t-elle ? »
Lire la suite de l'article :
https://www.vexilla-galliae.fr/les-chroniques-du-pere-jean-francois-thomas/letre-et-le-neant/

( 945074 )
Hmmm… par
Le Webmestre (2022-05-01 13:31:09)
[en réponse à 945071]
J’ai l’impression que vous ne m’avez pas lisu entre les lignes….

( 945083 )
Il me semble par Ptitlu (2022-05-01 20:03:54)
[en réponse à 945074]
Que ce profil représente un média, donc ce n'est guère étonnant que
(presque) tous les posts y renvoient.

( 945090 )
Rien n’interdit par moments par
Le Webmestre (2022-05-01 20:44:32)
[en réponse à 945083]
de publier un article dans son intégralité. Le FC ne peut être qu’un aspirateur à liseurs.

( 945075 )
Qu'est-ce qui empêche les catholiques de le redevenir en plénitude ? par Scrutator Sapientiæ (2022-05-01 14:03:15)
[en réponse à 945071]
Bonjour Vexilla Galliae,
Je réponds peut-être en décalage, et non dans le sillage de la chronique concernée.
Qu'est-ce qui, aujourd'hui, empêche les catholiques de le redevenir en plénitude : avant tout les conceptions et les conduites "decadentogenes" à la mode, qui sont présentes et même pregnantes, dans le monde contemporain, au moment où l'on parle ?
Je n'en suis pas certain du tout.
L'effet de surplomb incapacitant provient plutôt de la persistance de la soumission de l'Eglise et des fidèles à une idéologie du dialogue et du renouveau qui contribue grandement et gravement à faire passer les clercs et les laïcs à côté ou à distance de la nécessaire remédiation à l'échec du Concile et à la faillite de l'après-Concile, au sein du monde occidental.
Presque plus personne n'est dupe, mais presque tout le monde continue, notamment dans le cadre d'un processus synodal qui permet de faire diversion, à l'égard des questions les plus désagréables et fondamentales.
Bon après-midi.
Scrutator.

( 945081 )
Comprendre le clergé conciliaire par Roger (2022-05-01 18:54:08)
[en réponse à 945075]
Ce clergé ne raisonne pas comme nous
Primo il ne juge pas l arbre à ses fruits
Secundo il n a pas d éthique de responsabilité mais uniquement une éthique de conviction
Tertio il ne s interesse guère à la philosophie, théologie, doit ou histoire...
Quarto il place au dessus de tout la Sainte Écriture et en particulier les Évangiles
Quinto il résume les Évangiles au seil commandement de l Amour...compris comme une invitation à une universelle douceur, complaisance, empathie...
Bref il a le plus mal à élargir la perspective pastorale ou intellectuelle ... dans ces conditions les questions que vous posez cher Scrutator ne les intéressent guère...
Il existe heureusement de nombreuses exceptions, notamment à Paris où la formation du clergé a été spécialement soignée par Mgr Lustiger et ses successeurs...

( 945096 )
Ce que vous décrivez ressemble à de l'inconsistance "évangélique". par Scrutator Sapientiæ (2022-05-01 21:28:29)
[en réponse à 945081]
Bonsoir et merci, Roger.
Grâce à vous, je comprends mieux la toile de fond, bien plus psychologique et sentimentale que philosophique et théologique, que nous avons en face de nous, quand nous naviguons sur le site internet de tel ou tel diocèse, notamment en ce qui concerne le processus synodal actuel.
Je me demande s'il n'y a pas un lien entre votre explication en cinq points et la mièvrerie, presque insupportable ou invraisemblable, dont j'ai déjà été témoin.
A partir de là, quelques questions :
- d'une part, comment savez-vous tout cela (je ne sollicite évidemment pas d'indiscrétions sur telles discussions ou rencontres) ?
- d'autre part, cete inconsistance pseudo évangélique n'a-t-elle pas un caractère pathologique ?
- enfin, le dialogue, la discussion, dans l'acception normale de ces deux expressions, sont-ils encore envisageables, avec un épiscopat aussi proche du coma mental ?
Ne sommes-nous en présence d'un phénomène de FUITE, au delà du réel, et n'existe-t-il pas un lien entre cette toile de fond et les bourdes manageriales absolument monumentales de certains évêques, qui semblent vraiment considérer que leurs bonnes intentions ou leurs bons sentiments ont toute leur importance, alors que leur inappetence ou leur incompétence, pourtant objectivement constatable, n'a aucune importance ?
Merci beaucoup pour toute réponse et bon dimanche.
Scrutator.

( 945099 )
On a déjà longuement parlé sur ce forum... par Paterculus (2022-05-01 21:50:54)
[en réponse à 945081]
... de la nécessaire distinction entre les fruits du concile Vatican II en ses textes, et ceux d'une mentalité antérieure à Vatican II qui a été dopée par le battage médiatique lié au concile...
Votre dévoué Paterculus

( 945104 )
Tout le monde ne peut pas se permettre d'être à côté de la plaque. par Scrutator Sapientiæ (2022-05-01 22:14:13)
[en réponse à 945099]
Bonsoir Paterculus,
Vous avez évidemment raison quand vous exprimez ce que vous écrivez ce soir, mais l'explication communiquée par Roger m'amène à penser que nous ne sommes pas avant tout en présence d'évêques hypo-conciliaires ou hyper-conciliaires, mais avant tout en présence d'êtres humains qui sont presque tous plus ou moins "à côté de la plaque", pour des raisons qui ne sont pas avant tout doctrinalo-pastorales, c'est le moins que l'on puisse dire, si j'ai bien compris.
Au risque de faire soupirer ou sourire, je dois avouer qu'avant ce soir je n'avais jamais été mis en présence de cet aspect des choses d'une manière aussi "claire et nette".
Bonne soirée.
Scrutator.

( 945123 )
Explication par la charité par Roger (2022-05-02 11:08:53)
[en réponse à 945104]
Cher Scrutator
Nos évêques ne sont ni bêtes ni méchants. Ils sont soucieux de la relative solidarité épiscopale et veulent minimiser les divisions intra clericales au nom de la charité mais aussi pour afficher l apparence de l unité.
Sur ce plan nous sommes des geneurs car nous attendons une unité dans la vérité doctrinale et nous n hésitons pas à afficher des divergences....avec parfois une franchise peu charitable !
Notons qu au delà des apparences décevantes, il existe de vraies divergences au sein de l episcopat....qui ne s expriment guère mais sont assez faciles à deviner...
Simples réflexions personnelles que je soumets à votre examen critique !

( 945100 )
Ce que vous décrivez ressemble aussi à une grande malhonnêteté. par Scrutator Sapientiæ (2022-05-01 22:01:59)
[en réponse à 945081]
Rebonsoir,
Ce que vous décrivez ressemble aussi à une grande malhonnêteté intellectuelle. Je pense ici au premier point, au troisième point et au cinquième point de votre explication.
Je comprends mieux pourquoi un liseur à écrit un jour, sur le FC, que nous n'avons rien à attendre, ni à espérer, de 90 % des évêques français.
Par ailleurs, que je sache, ces évêques ont des parents, et il est possible que les plus jeunes d'entre eux aient encore leurs deux parents.
Or, puisque la situation est aussi dramatique que celle que vous décrivez, cette situation ne découle-t-elle pas, dans certains cas, d'une "question d'éducation", pendant les années de formation de la personnalité ?
Bonne soirée.
Scrutator.

( 945197 )
Attention par Roger (2022-05-04 06:54:24)
[en réponse à 945100]
Le corps épiscopal français est très divisé même s'il cherche à sauver les apparences.
Vous avez des progressistes qui pensent que Jésus nous aime tant qu ils nous conduira aux paradis sans effort et sans sacrements ...
Vous avez des woytiliens (ou lustigeriens) qui ont une doctrine plus ferme mais avec un grand attachement au concile qu'ils interprètent avec modération.
Quelques un sont plus modérés encore...
Mais tous veulent marquer l unité du corps épiscopal.
Ils pensent qu afficher leurs divisions les affaiblira encore plus...
Et comme vous le dites cher Scrutator depuis 50 ans la tactique, la communication, le management bref la "communication " l emportent beaucoup dans leur esprit sur la théologie, la philosophie, le droit canon, l Histoire....
Et il suffit de lire la Croix, la Vie, d écouter les homélies et discours du saint-père et des prêtres ordinaires pour comprendre ce qui fait leur foi " Dieu est Amour ". Et comme l a dit François :"Dieu n est pas théologien".

( 945159 )
assez bien vu par Luc Perrin (2022-05-02 20:50:38)
[en réponse à 945081]
les évêques, et je pense pas qu'en France ni en Europe, "administrent" sans lire autre chose que La Croix, les instructions toutes faites utiles à administrer et gérer les possibles conflits au sein de leur clergé en peau de chagrin. [Feu Mgr Elchinger dans une entretien avait pointé du doigt la résidence de son successeur qu'il n'aimait pas du tout "lui c'est un gestionnaire"].
L'appel, très étrange, à voter pour le candidat Macron (ou X Y ou Z) est un exemple de ce suivisme pavlovien.
A leur décharge, la journée n'a que 24 heures et il faut dormir et se restaurer, prier un peu. Alors après l'administration, peu de temps et d'énergie pour une lecture vraiment personnelle qui sorte des ornières de "la pastorale dominante". Comme aujourd'hui il faut s'informer en dehors des media de propagande pour comprendre la plandémie et la guerre américaine à la Russie en Ukraine. La Croix ou Le Monde ne vous seront d'aucune utilité sauf pour relire le même narratif audiovisuel officiel. Etre informé demande du temps que les évêques sauf retraités n'ont pas.
Les Conférences épiscopales - la CEF - en tout cas tentent de remédier à cela par des sessions avec des théologiens sur un thème mais on ne voit et n'entend que les porte-parole de la bien-pensance pastorale. Du La Croix en plus compliqué et développé. Enfin un évêque vit dans un cercle de prêtres et surtout laïcs cléricalisés (surtout femmes) qui là aussi forment un vase clos comme le "microcosme parisien" dont parlait Raymond Barre. Ce microcosme diocésain puise à la même citerne de la bien-pensance, parfois avec des crus 1960-1980 suivant l'époque de formation. Point de "vin nouveau" dans ces eaux stagnantes.
La mièvrerie (Scrutator) plus que la Bible qui n'a rien de doucereux (vraiment rien) vient non pas d'un primat biblique mais de la porosité aux media qui en débordent... sélectivement. Oh les projecteurs vont sur l'Ukraine depuis le 24/02 mais le Donbass bombardé depuis 8 ans par les forces de Kiev inconnu, les horreurs du Yémen du prix Nobel de la paix Obama inconnues, les atrocités de l'armée américaine en Irak (silence), les abominations au Kivu (Est du Congo) sans intérêt. Pourtant, partout les victimes et les tragédies sont bien pires qu'en Ukraine.
Mièvrerie sélective au lieu de Jean Baptiste qui crient dans le désert de l'Occident sans Dieu, soumission au vaxofascisme et au programme de Davos au lieu de la défense de l'homme pourtant tant revendiquée depuis le Concile, c'est cela qui domine.
Etait-ce si différent au XVIIIe, au XIXe et au XXe ? Et au Xe, XIIe, XIVe et XVe ... pas si sûr. Pourtant Vatican II n'est pas à blâmer pour ces temps reculés où un épiscopat mondain, gestionnaire a prévalu.
On a affaire ici à une part d'anthropologie, de l'être épiscopal, autant que de données propres à notre temps.