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images/icones/1n.gif  ( 944904 )Pour le pape François, les belles-mères doivent « faire attention à leur langage » par Bernard Joustrate (2022-04-28 09:34:03) 

Lu sur le site d'Ouest-France : on appréciera la profondeur spirituelle du propos.

Pour le pape François, les belles-mères doivent « faire attention à leur langage »

Bien qu’il leur ait rendu hommage, le pape François a estimé ce mercredi 27 avril 2022 que les belles-mères devaient prendre garde à ce qu’elles disaient à leurs belles-filles. Mais il a invité ces dernières à rendre heureuses la mère de leurs conjoints.

Le pape François a rendu hommage ce mercredi 27 avril 2022 aux belles-mères, souvent victimes selon lui des « clichés » les plus triviaux, tout en les exhortant à « faire attention à [leur] langage », en particulier dans leurs rapports avec leurs belles-filles.

Au cours de son audience générale sur la place Saint-Pierre, consacrée ce mercredi matin aux rapports entre générations, le souverain pontife a fait une longue digression sur « le personnage mythique » de la belle-mère.
Pour le pape, les belles-mères sont toujours présentées de manière négative

« La belle-mère, je ne dis pas qu’on la voit comme le diable, mais elle est toujours présentée de façon péjorative. Mais la belle-mère est la mère de ton mari et la mère de ta femme », a-t-il dit.
« On se dit que la belle-mère, plus elle est loin, mieux c’est. Mais non, c’est une mère, c’est une personne âgée. Une des choses les plus belles pour une femme est d’avoir des petits-enfants. Quand ses enfants ont des enfants, elle revit », a poursuivi le pape argentin de 85 ans.

« Parfois elles sont un peu spéciales »

Aux belles-filles, Jorge Bergoglio a adressé cette mise en garde : « Prenez soin de vos relations avec vos belles-mères. Parfois elles sont un peu spéciales, mais elles ont donné la maternité à votre conjoint », ajoutant : « Au moins, rendez-les heureuses ».

Et enfin aux belles-mères, François a adressé cette mise en garde : « Je vous dis, faites attention à la façon dont vous vous exprimez, [les écarts] de langage sont un des péchés les plus vilains des belles-mères ».
images/icones/neutre.gif  ( 944906 )On voit par Lenormand (2022-04-28 10:13:18) 
[en réponse à 944904]

qu'il ne sait pas ce que c'est d'avoir eu une belle-mère dans le sens inverse du terme. Il a pensé aux belles-filles mais il n'a pas pensé aux gendres. Dieu ait son âme.

Il faut dire qu'en espagnol (la langue du pape) belle-mère se dit madrastra de madre et astra. Madre = mère. Or le suffixe astra est un ajout négatif. D'où les paroles du pape.

S'il avait été d'origine française il aurait certainement parlé autrement, quoique marâtre, la traduction littérale, existe en français. Elle est peu employée dans ce sens; mais plutôt dans le sens de "mauvaise mère".

Il y a des belles-mères qui n'ont pas d'écart de langage et qui sont des vrais garces !!! Il vaut mieux une façade franche et et tonitruante que des coups tordus par en dessous (et je sais de quoi je parle).

images/icones/1d.gif  ( 944924 )Une vision juive de la belle-mère par Sacerdos simplex (2022-04-28 15:11:20) 
[en réponse à 944906]

trouvée dans un recueil d'humour juif.

Il s'agit d'une intéressante paraphrase du jugement de Salomon, dont voici le résumé : deux femmes revendiquaient le même bébé, impossible de savoir qui était la vraie mère. Salomon propose qu'on coupe en deux l'enfant : la vraie mère hurle et demande qu'on donne l'enfant vivant à l'autre ; l'autre s'en fiche et trouve très bien cette idée de couper le bébé en deux.
Salomon désigne la première et dit alors :
"C'est elle la mère".

Dans le folklore juif, la Mère juive, hyperprotectrice, occupe une place de choix. Corollaire, la belle-mère aussi.

Dans un village très majoritairement juif, du côté de l'Ukraine par exemple, il y avait deux filles à marier (à un juif, évidemment). Mais il n'y avait pas de jeune homme à marier dans ce village.
On fait appel à un rabbin de confiance d'un autre village semblable, qui envoit deux jeunes hommes pour réaliser ces mariages. Hélas, des brigands attaquent la diligence et l'un des deux est tué.
Un seul jeune homme arrive à bon port.
Un seul, pour les deux filles !
Que faire ?
Le rabbin local convoque les mères de ces deux filles, et propose de couper en deux le jeune homme.
La première mère s'écrie : "Quelle horreur, non, non, ne faites pas ça, ma fille épousera quelqu'un d'autre !..."
tandis que la seconde dit : "Eh bien, oui, qu'il soit coupé en deux..."

Le rabbin désigne cette dernière et dit alors :
"C'est elle la belle-mère".