Le Forum Catholique

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images/icones/info3.gif  ( 944344 )Les pascalins, à la confesse et fissa ! par Cristo (2022-04-18 21:55:06) 

Mais savez vous ce qu'est un pascalin ? Je l'ai appris en lisant "Le horsain" du père Bernard ALEXANDRE, un excellent livre que tout futur prêtre devrait lire pour toucher du doigt les joies mais aussi l'aridité du ministère sacerdotal.
Tout tradi devrait l'avoir lu aussi pour en finir avec un certain romantisme sur la belle époque de l'avant concile.

Alors un pascalin kesako ? C'était un non pratiquant qui venait se confesser une fois l'an, le lundi de Pâques. Pourquoi ? Pour accomplir le minimum minimorum, par exemple dit l'auteur parce que sur son lit de mort, sa pieuse mère avait réussi à arracher cette promesse à son mécréant de fiston.
La question que je me pose, sans doute sans réponse en ce bas monde, est : que vaut une confession dans ce cas-là ?
images/icones/hein.gif  ( 944499 )Est-ce… par Luc de Montalte (2022-04-20 23:23:32) 
[en réponse à 944344]

… du normand ? Je ne connaissais pas ces deux termes.
images/icones/iphone.jpg  ( 944508 )Pas du normand par Adso (2022-04-21 07:28:22) 
[en réponse à 944499]

Entendu aussi dans le Lot et Garonne, d’un vieux couple « pur souche » :)
images/icones/1d.gif  ( 944501 )Les pascalins ? par Lycobates (2022-04-20 23:46:11) 
[en réponse à 944344]

c'est les dévots de la Pascalina ?
images/icones/5a.gif  ( 944509 )Pascalin par Meneau (2022-04-21 08:50:59) 
[en réponse à 944344]

Pascalin, n.m. ou adj. : personne avare de caresses et d'embrassades et qui mange moins de yaourts


Votre question sur la confession était sûrement une question purement rhétorique, mais j'y réponds quand même : le ferme propos de ne plus pécher en manquant régulièrement à l'obligation dominicale est probablement absent, et les motivations qui poussent à la confession font douter également du repentir. Néanmoins si l'Eglise oblige à une communion par an au temps pascal, c'est que ce peut être une occasion de vraie conversion, poussant à une vraie confession sincère.

Cordialement
Meneau



images/icones/neutre.gif  ( 944525 )Horsain par Lenormand (2022-04-21 18:24:33) 
[en réponse à 944509]

veut dire étranger en patois du Pays de Caux.

Dans cette région de Normandie beaucoup de chrétiens ne se confessaient qu'une fois l'an à Pâques. Ils pensaient qu'ainsi ils étaient en règle avec les commandements de l'Eglise, tout simplement. C'était un peu comme le décrassage du corps ou les grandes lessives de printemps !!! Dans leur esprit l'âme avait besoin d'être nettoyée mais pas plus souvent que les reste.

L'Eglise de Normandie était restée très gallicane et a eu dû mal à se plier aux injonctions du pape Saint Pie X
images/icones/1b.gif  ( 944535 )Et si mon souvenir est bon par Ptitlu (2022-04-21 21:05:37) 
[en réponse à 944525]

Étranger au pays de Caux.
Donc un Rouennais est limite, et un Ebroïcien l'est tout a fait.
images/icones/idee.gif  ( 944539 )Ils ont raison par Lycobates (2022-04-22 00:26:23) 
[en réponse à 944525]


beaucoup de chrétiens ne se confessaient qu'une fois l'an à Pâques. Ils pensaient qu'ainsi ils étaient en règle avec les commandements de l'Eglise, tout simplement.



C'est tout à fait correct. Ils sont absolument en règle.

Et pour ceux qui n'ont que des péchés véniels à confesser (cela existe !), même cette obligation, de se confesser une fois l'an à Pâques, n'existe pas.
Ils peuvent faire leurs Pâques sans se confesser.

J'en connais
(même si très souvent ils confessent quand-même leurs péchés véniels, pour gagner une indulgence plénière, ce qui est très louable).
images/icones/neutre.gif  ( 944540 )Oui mais par Meneau (2022-04-22 00:32:18) 
[en réponse à 944539]

je rappelle que le cas évoqué en tête de fil par Cristo était celui d'un "non pratiquant", donc quelqu'un qui a priori commet déjà un péché mortel tous les dimanches.

Effectivement, le commandement de l'Eglise concerne la communion et non pas la confession.

Cordialement
Meneau

images/icones/fleche2.gif  ( 944590 )Bien sûr par Lycobates (2022-04-22 16:07:05) 
[en réponse à 944540]


Effectivement, le commandement de l'Eglise concerne la communion et non pas la confession.



Sauf quand le pénitent (le fidèle) a conscience d'un péché mortel. Dans ce cas il est obligé de se confesser, avant de faire ses Pâques.

Mais il n'en est pas obligé (nous parlons du précepte de l'Église, nécessaire pour donner un cadre minimum valable pour tout le monde, pas de conseils spirituels pour personnes pieuses et déjà coutumières d'exercices de piété) s'il n'y a que des péchés véniels, même si la confession des péchés véniels, comme je l'avais par ailleurs dit, est très salutaire ne fût-ce que parce que la confession est exigée pour la plupart des indulgences plénières, qui doivent faire partie intégrale de la vie spirituelle de tout catholique.

Merci de votre réaction plus bas.
Je suis conscient que je m'exprime parfois maladroitement dans (rappelons-le) ma quatrième langue !
images/icones/fleche3.gif  ( 944558 )Sieur Lycobates par Super-Malouin (2022-04-22 13:26:03) 
[en réponse à 944539]

Votre légalisme est glaçant.

Un des fruits de la confession fréquente est la détestation du péché, même véniel, non par peur de l’enfer mais par amour de Dieu.

Il faut songer à devenir catholique.
images/icones/neutre.gif  ( 944564 )Euh ? par Meneau (2022-04-22 14:01:57) 
[en réponse à 944558]

A-t-il dit le contraire ?

Relisez ses réponses, en prenant en compte les questions posées

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 944596 )Rassurez-vous ! par Lycobates (2022-04-22 16:28:55) 
[en réponse à 944558]


Il faut songer à devenir catholique.



Ma famille paternelle est catholique depuis les Sachsenkriege (les guerres saxonnes, votre Wikipédia dit au singulier: "Guerre des Saxons") de Charlemagne, un peu malmenée au début par un nettoyage ethnique très mal vécu, il est vrai, mais restée fidèle à la Foi de Rome à travers Réforme et Kulturkampf, jusque très récemment. Nous avons appris sagement le latin depuis cette première rénaissance (appelée justement la carolingienne), et je m'en félicite.

Ce n'est déjà pas rien, et je peux le mentionner d'autant plus que ce n'est pas mon mérite personnel.

La fête de Charlemagne, double de première classe avec une octave commune dans la ville d'Aix-la-Chapelle (in civitate tantum), le 28 janvier de chaque année, en fait toujours état.

Deo gratias !
images/icones/neutre.gif  ( 944617 )Je vais essayer par Lenormand (2022-04-22 21:08:17) 
[en réponse à 944596]

de donner une réponse à l'obligation pascale dont il est question dans ce fil.
J'en ai parlé à un canoniste qui m'a répondu que cette obligation concernait les paroissiens d'une paroisse vis vis de leur curé. En effet vous pouvez tout au long de l'année aller vous confesser où vous vous voulez... dans d'autres paroisses ou même chez les moines etc.; mais au moins une fois l'an il faut que votre curé ou prêtre responsable de votre paroisse puisse savoir si vous êtes chrétien que de nom ou pratiquant. Pour qu'il puisse s'en rendre compte il faut qu'il sache si vous avez été vous confesser et si vous avez communié.

Donc normalement à Pâques vous devez "faire vos Pâques" dans votre paroisse; et pour cela vous avez comme délais du dimanche de la passion et un certain temps après Pâques (je ne me souviens pas du délais d'après le dimanche de la Résurrection, mais il y en a un.
images/icones/fleche2.gif  ( 944630 )Obligation pascale par Lycobates (2022-04-22 23:49:32) 
[en réponse à 944617]

Merci de votre précision.

L'obligation dont vous parle votre canoniste fait partie de l'ancien droit; le CIC de 1917 ne l'a pas reprise.
Il s'agit donc d'une obligation abolie.
Saint Thomas en parle dans le Supplément à la troisième partie de la Somme, question 6 et puis question 8, article 5.

Il y avait, au Moyen-Âge, et bien au delà, un lien beaucoup plus étroit entre le fidèle et sa paroisse; il y avait aussi, bien entendu, moins de mobilité. Le fidèle était tenu de sanctifier le dimanche et de recevoir les sacrements dans sa propre paroisse. C'est toujours le cas, actuellement, dans une certaine mesure, pour le baptême et le mariage. Le curé est le conférent de droit du baptême (solennel) à ses sujets (can. 738). Et le mariage doit être célébré devant le curé ou son délégué pour être valide (can. 1092, sauf dérogation de droit).

Aujourd'hui, l'obligation en objet ne serait plus praticable. Mais déjà à l'époque de la Réforme, les fidèles ont été obligés de quitter leur paroisse, s'ils n'en étaient pas chassés, à cause d'un pasteur devenu hérétique. Aucune obligation na saurait lier le fidèle à un hérétique manifeste, même si, ce qui arrivait, celui-ci n'était pas destitué aussitôt, voire pas du tout, comme ce fut le cas souvent dans des régions entières devenues protestantes.

Nous avons vécu la même situation qu'au XVIe s. dans les années 60 et 70 avec la NOMification de nos paroisses et l'obligation morale de s'en soustraire.
images/icones/neutre.gif  ( 944671 )Merci par Lenormand (2022-04-23 18:26:49) 
[en réponse à 944630]

Pour cette précision de dates.