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Méditation sur la vie intérieure de la Très Sainte Vierge Marie avec M. Olier par ami de la Miséricorde (2022-03-30 21:43:47)
[en réponse à 943682]
CHAPITRE XIX. MARIE EST NOTRE MÉDIATRICE AUPRÈS DE JÉSUS-CHRIST
Sur le second dizain.
En récitant le Pater, sur le gros grain, il faut honorer le Fils de Dieu fait homme en la très-sainte Vierge, et adorer toutes les grandeurs du Verbe, anéanties dans la chair au divin mystère de l'Incarnation.
Pendant les dix Ave Maria, il faut respecter la sainte Vierge comme Mère du Fils de Dieu, et honorer en elle la vie du Verbe incarné avec tout l'intérieur et tout l'extérieur des vertus qu'il est venu fonder en son Église par l'Incarnation : comme sont sa patience, sa pauvreté, sa chasteté, sa douceur, son humilité et les autres vertus chrétiennes que Dieu n'a pu avoir en soi que par ce saint mystère.
A la fin du dizain, on dira le Gloria Patri, pour remercier Dieu le Fils d'avoir choisi la sainte Vierge pour sa Mère et de l'avoir rendue le modèle parfait de la vie chrétienne, demandant à Dieu qu'il lui plaise y conformer son Église.
Sur le troisième dizain.
En disant le Pater, on adorera le Saint-Esprit comme sanctificateur de la très-sainte Vierge.
Pendant les dix Ave Maria, il faut honorer la sainte Vierge comme le temple et le sanctuaire du Saint-Esprit, dans laquelle il a versé la plénitude de ses dons. Il faut encore respecter toutes les opérations divines qui ont rempli son âme pendant sa vie voyagère, et qui continuent encore dans le ciel : le Saint-Esprit opérant plus en elle dans le temps et dans l'éternité que dans toutes les pures créatures ensemble.
A la fin, il faut dire Gloria Patri pour glorifier le Saint-Esprit d'avoir choisi la sainte Vierge pour son temple et de l'avoir ornée et remplie de tant de dons, desquels on demandera la participation pour soi et pour la sainte Église.
Sur le quatrième dizain.
En disant le Pater, sur le gros grain, il faut adorer Dieu le Père comme glorificateur de la très-sainte Vierge et de toute l'Église triomphante.
Sur les dix Ave Maria, il faut considérer et honorer la sainte Vierge comme la joie des anges et des bienheureux dans le ciel; il faut s'unir à eux pour entrer en leurs complaisances envers elle, et dans les louanges et les bénédictions qu'ils lui rendent.
A la fin, il faut dire le Gloria Patri pour remercier la majesté de Dieu de l'avoir établie dans le haut point de gloire qu'elle possède, demandant la grâce de pouvoir contempler un jour sa beauté et toutes les vertus dont Jésus-Christ l'a revêtue. Sur le cinquième dizain.
En disant le Pater, il faut adorer Jésus-Christ régnant en la très-sainte Vierge, et en elle régnant aussi sur son Église militante.
Pendant les dix Ave Maria, on honorera la sainte Vierge comme la reine de l'Église, comme l'aide des chrétiens et comme le refuge des pécheurs, respectant la part que Dieu lui a donnée en la royauté de son Fils sur l'Église.
On honorera la puissance que Dieu lui a donnée sur ses ennemis; on l'invoquera sur l'Église; on la conjurera de régner en son Fils et par son Fils sur le monde; on la priera d'y vouloir détruire le péché, abattre l'orgueil du démon, nous fortifier en esprit contre l'infirmité de la chair; en un mot, nous remplir de la vertu de Jésus-Christ Notre-Seigneur, en qui nous puissions régner sur tout ce qui s'oppose à lui durant cette vie.
On dira le Gloria Patri, à la fin, pour remercier Notre-Seigneur d'avoir si pleinement régné en elle et sur elle dans l'Église, et d'avoir détruit tant d'hérésies et tant d'erreurs, le priant encore qu'il achève d'extirper par elle ce qui en reste au monde, qui croît tous les jours en ténèbres et en malignité... A suivre
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde