Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 942458 )diocèse de Laval : trésors des sacristies par Cristo (2022-03-10 13:02:59) 

belle et salutaire initiative de protection du patrimoine liturgique !
A dupliquer dans chaque diocèse !

En rappelant que la meilleure protection, c'est peut-être la (re)mise en service ...



Les trésors des sacristies
22 février 2022

Faisant suite à la loi de séparation des Églises et de l’Etat, le décret du 29 décembre 1905 prévoit l’inventaire des biens des églises. Dans chaque diocèse des équipes de bénévoles sont chargées de les répertorier. Zoom sur ce service méconnu avec Gérard Le Cam qui enquête en compagnie de Jean-Pierre Griveau.
En 1905, de nouveaux rapports entre l’Église et l’État.
Avant 1789, la religion catholique est religion d’État. L’Église vit de ses revenus et perçoit la dîme. Cette situation d’indépendance financière est remise en cause au cours de la Révolution et le 2 novembre 1789 l’assemblée constituante décide que les biens du clergé sont à la disposition de la Nation. De par la loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Églises et de l’État, on assiste à l’aboutissement, sous la IIIe République, d’un long processus de laïcisation et de sécularisation, engagé depuis la Révolution française.



Une mission d’enquêteur pour la commission d’art sacré ?

“ Nous sommes deux bénévoles qui appartenons à la commission diocésaine d’Art Sacré, explique Gérard le Cam. Dans ce cadre, nous sommes chargés d’inventorier les sacristies des églises du diocèse. Nous poursuivons le travail entamé par le couple Ferru qui a déménagé et continuons ce long et minutieux travail d’investigation. Il reste environ 80 sacristies à visiter ce que nous faisons une fois par semaine. Nous ne visitons que les sacristies car nous n’intervenons pas dans l’église qui est sous le contrôle des Monuments historiques”

Un travail minutieux au sein des sacristies

Dans un premier temps nous prévenons à la fois le curé de notre visite ainsi que le maire . Il arrive que l’un ou l’autre nous accompagne en fonction de sa disponibilité. Nous décidons d’une date et partons en quête de la personne qui nous ouvrira la sacristie et restera à nos côtés tout le temps de l’inventaire. Dans certains villages ce n’est pas toujours aisé ! dit-il en souriant. Nous recensons tous les objets, pièces, calices : Jean-Pierre qui a davantage de connaissances que moi note alors une description détaillée de la pièce, matériaux, forme, incrustations, gravures etc… Notre secrétaire Brigitte Cousin fait alors un travail formidable de mise en page et constitue un précieux fichier.



Un travail fastidieux mais très utile.

Ce recensement a deux objectifs. Il s’agit pour le diocèse de faire l’inventaire le plus précis possible de son patrimoine et de lister les objets liturgiques. Nos découvertes sont très variées. Parfois nous ne listons que peu de choses car certains objets ont pu être déplacés en fonction des besoins des différents clochers. D’autre fois nous faisons de vraies découvertes. Il nous est arrivé de dénicher dans un coin sous la poussière deux très beaux vases de la manufacture de Gien. Personne ne les avait remarqués. Nous étions très heureux et fiers de notre trouvaille. La gendarmerie bénéficie également de ce travail. En effet, les fiches constituées à partir des inventaires constituent de précieux outils en cas de besoin. En effet, nous les transmettons toutes à la gendarmerie qui utilise le fichier pour les recherches en cas de vols.

Propos recueillis par Valérie Fourtané


avec de belles photos :
https://www.diocesedelaval.fr/les-tresors-des-sacristies/
images/icones/idee.gif  ( 942479 )C'est très bien mais par Ptitlu (2022-03-10 22:25:05) 
[en réponse à 942458]

Comme je l'ai déjà dit, ça ne sert à rien.

Par ailleurs, le fait que des objets soient dans une sacristie ne préjuge pas de leur appartenance au diocèse ou à une paroisse - logiquement, les objets d'avant 1905 portés à l'inventaire sont à la commune, mais avec les groupements paroissiaux et autres zones pastorales, certains ont pu être abusivement portés à l'église du chef lieu.

Ce type d'inventaire, qui occupe quelques vaillantes bénévoles des CDAS, risque surtout d'être un instantané des objets de tel ou autre territoire, mais d'être d'une faible utilité tant pour l'historiographie des paroisses que pour la protection face aux vols - seules les oeuvres exceptionnelles sont repérables et peuvent être ainsi mieux connues, si tout au moins elles reparaissent dans le circuit officiel (on en retrouve comme ça, dernièrement une tapisserie en Espagne, 42 ans après le vol).
images/icones/fleche2.gif  ( 942493 )Et donc par Super-Malouin (2022-03-11 12:50:35) 
[en réponse à 942479]

Que proposez-vous Monsieur je sais tout et j’ai une solution à tout ?

Un inventaire n’est pas inutile au contraire : on peut retrouver ornements et objets liturgiques très facilement en cas de besoin.
images/icones/fleche3.gif  ( 942519 )Se concentrer sur les objets par Ptitlu (2022-03-12 03:21:04) 
[en réponse à 942493]

A sauvegarder en premier car
- historiques
- précieux
- repérables

Voire les trois à la fois, et pondéré par leur nécessité au culte.

Sécuriser ce qui doit l'être.

Faire un plan de sauvegarde des oeuvres d'art. Il y a des expériences pilote en Picardie sur le sujet.

Se mettre en rapport avec la mairie pour faire des travaux de sécurité incendie, de sécurisation, des exercices réguliers de pompiers. La sécurité de votre église c'est la sécurité d'un bâtiment communal emblématique et la possibilité de ne pas avoir de pertes ou de sinistres importants.

Normalement, tout maire comprend ça.

Quant aux dames des CDAS, ben...
images/icones/neutre.gif  ( 942530 )J'ajoute par Vox clamantis (2022-03-12 11:05:07) 
[en réponse à 942519]

que les pompiers (SDIS local) peuvent apporter leur expertise sur les risques incendie.

Le ministère de la culture peut aussi, s'il y a des objets particulièrement précieux du point de vue artistique ou historique (objets inscrits ou classés notamment), apporter une expertise en matière de sûreté (protection contre vols ou dégradations) et plus largement de conservation. Si les conditions ne sont pas bonnes en revanche cela peut conduire à un déplacement d'office des objets vers un lieu plus sûr : par exemple à Evreux, après l'exposition Saint Louis à la Conciergerie, la châsse de saint Taurin n'est pas revenue à l'église Saint-Taurin où il y avait des problèmes de conservation mais a été déposée au musée, je ne sais pas si elle y est encore ou si elle est revenue à l'église.

Le mieux est de se rapprocher du conservateur des antiquités et objets d'art du département (souvent bénévole, parfois un agent du département), ou de la DRAC (conservation régionale des monuments historiques).

D'ailleurs, le CAOA du Maine-et-Loire est-il au courant, voire associé au travail dont il est question dans ce fil ?
images/icones/neutre.gif  ( 942509 )L'autre question est par Vox clamantis (2022-03-11 17:17:43) 
[en réponse à 942479]

ce travail ne fait-il pas doublon avec celui du service régional de l'inventaire ?

Dans certains lieux il y a eu des enquêtes thématiques sur le patrimoine ecclésiastique, notamment l'orfèvrerie : est-ce le cas dans la région, ou non ?