Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 942233 )Mardi de la 1ère semaine de Carême par ami de la Miséricorde (2022-03-07 22:03:14) 



Mardi de la 1ère semaine de Carême



Mémoire de St Jean de Dieu, Conf.

Jean de Dieu, Lettre à la Duchesse de Sesse

" Pour vaincre, le diable et la chair, il est essentiel de ne pas se fier à soi-même, car on tombera mille fois dans le péché ; il faut et il suffit de ne s’en remettre qu’à Jésus Christ et ne pas pécher uniquement par amour pour lui et pour sa bonté ; il ne faut pas davantage murmurer, ni faire du mal ou provoquer du danger pour son prochain : désirer pour le prochain ce que nous voudrions qu’on fasse pour nous ; et désirer que tous soient sauvés ; aimer aussi et servir Jésus Christ seul pour ce qu’il est lui, et non par peur de l’enfer. "

Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu

Prières à Saint Jean de Dieu
images/icones/marie.gif  ( 942234 )Méditation sur la vie intérieure de la Très Sainte Vierge Marie avec M. Olier par ami de la Miséricorde (2022-03-07 22:06:34) 
[en réponse à 942233]

CHAPITRE XVII. ASSOMPTION DE LA TRÈS-SAINTE VIERGE SAINTS DÉSIRS DE MARIE; SA DOUCE ET SAINTE MORT. ELLE S'ÉLÈVE AU CIEL.

Mais quelque joie qu'elle pût éprouver à le faire connaître et aimer, elle ne laissait pas dé porter intérieurement beaucoup de peines, tant pour satisfaire pour les péchés du monde que pour procurer l'établissement de l'Église; et tandis qu'elle prolongeait ainsi son séjour parmi les hommes, par charité pour eux, son amour envers la personne de son Fils, qu'elle souhaitait très-ardemment de voir, lui faisait souffrir des excès que nous ne pouvons pas comprendre.

Dès la terre, il avait commencé la sanctification de sa Mère, par où il achève celle des saints dans le ciel, qui est leur transformation en ses perfections divines.

Comme, par l'Incarnation, il s'était formé tout entier dans son sein maternel : ainsi, il s'était donné tout entier à l'âme de Marie et s'y était formé intérieurement dans toute l'étendue de ses perfections; en sorte qu'il n'y avait rien en lui dont elle n'eût quelque part.

Mais comme le corps du Sauveur et tous ses membres avaient pris accroissement dans le sein de Marie, de même aussi l'intérieur du Sauveur se communiquait toujours croissant à l'âme de sa Mère; parce qu'étant infini, il allait répandant toujours de plus en plus en elle la profondeur de son être divin.

Aussi la très-sainte Vierge était-elle dans une soif et une faim insatiables de la justice universelle : elle demandait sans cesse l'accroissement des perfections de son Fils en elle, et ne cessait de soupirer après leur augmentation.

L'Église universelle est dans la soif de la justice, qui est Jésus-Christ, formé en toute l'étendue de ses membres; il ne sera achevé qu'au jour du jugement, où il se verra parvenu, dans tout son corps mystique, à la plénitude de l'âge et à la perfection que son Père avait résolu de lui donner.

Ainsi Jésus-Christ allait s'introduisant, se fortifiant et s'augmentant de plus en plus en Marie, jusqu'à ce qu'il fût parvenu à son état parfait, ce qui devait avoir lieu au moment de sa bienheureuse mort.

Marie, empruntant le langage de l'Épouse des Cantiques, disait à son divin Fils dans l'excès de son amour : « O mon bien-aimé! qui êtes tout à moi, et moi tout à vous; qui avez soin de moi pendant ma peine; vous vous plaisez dans le séjour de votre sainteté, au milieu des lis, et vous me laissez ici dans la langueur, jusqu'à la fin de mes jours et de l'ombre de ma vie.

Je vous cherche toute la nuit; car pendant votre absence, ô mon bien-aimé! tout est pour moi nuit et tristesse. Je vous ai cherché, mon amour! sans pouvoir vous trouver.

Je suis résolue d'aller partout pour vous chercher, ô le bien-aimé de mon âme! Je courrai toute la cité qui est l'Église; apprenez-moi votre demeure; appelez-moi donc au séjour de votre félicité.

Autrement, ô Seigneur! je m'en irai après vos compagnons, qui sont vos apôtres; je m'en irai après les troupeaux dont ils sont les conducteurs; au moins je trouverai en eux de quoi me soulager, de quoi contenter mon amour, puisqu'ils sont remplis de votre Esprit, et qu'ils ont en eux quelque chose de vous-même.

Car mon amour éprouve quelque consolation, en voyant comme une partie de vous dans les personnes qui vous appartiennent. Retournez donc, ô mon bien-aimé! revenez promptement; courez aussi vitement que le fait un cerf, et bondissez de même qu'un chevreau dans les montagnes, pour mettre fin à mes langueurs. »

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde