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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 942185 )Lundi de la 1ère semaine de Carême par ami de la Miséricorde (2022-03-06 22:22:05) 



Lundi de la 1ère semaine de Carême



Mémoire de St Thomas d’Aquin, Conf. et Doct.

« Prière à Jésus » de Saint Thomas d'Aquin :

« O vous qui m'aimez tant, Jésus, Dieu caché, mais véritablement présent sur cet autel, écoutez-moi, je vous implore. Que votre bon plaisir soit mon plaisir, ma passion, mon amour Donnez-moi de le chercher, de le trouver, de l'accomplir.

Montrez-moi vos chemins, indiquez-moi vos sentiers. Vous avez vos desseins sur moi, dites-les-moi bien, et donnez-moi de les suivre, jusqu'à ce que, par votre grâce, le salut de mon âme soit assuré. Qu'indifférent à tout ce qui passe, et ne voulant voir que vous, j'aime tout ce qui est à vous, mais vous surtout, mon Dieu ! Rendez-moi amère toute joie qui n'est pas de vous, impossible tout désir hors de vous ; délicieux tout travail fait pour vous, insupportable tout repos qui n'est pas en vous.

Qu'à toute heure, ô bon Jésus, mon âme prenne vers vous son vol que ma vie ne soit qu'un acte d'amour ! Toute oeuvre qui ne vous honore pas, faites-moi bien sentir qu'elle est morte. Que ma piété soit moins une habitude qu'un élan continuel du coeur.

O Jésus, mes délices et ma vie, donnez-moi d'être sans recherche dans mon humilité, sans dissipation dans mes joies, sans abattement dans mes tristesses, sans rudesse dans mon austérité. Donnez-moi de parler sans détour, de craindre sans désespoir, d'espérer sans présomption, d'être pur et sans tache, de reprendre sans colère, d'aimer sans faux-semblant, d'édifier sans ostentation, d'obéir sans réplique, de souffrir sans murmure.

Bonté suprême, ô Jésus Je vous demande un coeur épris de vous, qu'aucun spectacle, aucun bruit ne puisse distraire ; un coeur fidèle et fier qui ne chancelle, qui ne descende jamais un coeur indomptable, toujours prêt à lutter après chaque tempête ; un coeur libre, jamais séduit, jamais esclave, un coeur droit qu'on ne trouve jamais dans les voies tortueuses.

Et mon esprit, Seigneur, mon esprit ! Qu'impuissant à vous méconnaître, ardent à vous chercher, il sache vous rencontrer, vous la suprême sagesse ! Que ses entretiens ne vous déplaisent pas trop ! Que confiant et calme, il attende vos réponses, et que sur votre parole, il se repose ! Puisse la pénitence me faire sentir les épines de votre couronne ! Puisse la grâce me verser vos dons sur la route de l'exil ! Puisse la gloire m'enivrer de vos joies dans la céleste patrie. Ainsi soit-il. »

La « Prière à la bienheureuse et très douce Vierge Marie » de Saint Thomas d'Aquin :

« Ô bienheureuse et très douce Vierge Marie, Mère de Dieu, pleine de toute bonté, fille du Roi des rois, Souveraine des Anges, mère du Créateur de l'univers, je jette dans le sein de votre bonté, aujourd'hui et tous les jours de ma vie, mon corps et mon âme, toutes mes actions, mes pensées, mes volontés, mes désirs, mes paroles, mes œuvres, ma vie tout entière et ma mort, afin que, par vos suffrages, tout cela tende au bien, selon la volonté de votre cher Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, afin que je vous aie, ô ma très sainte Souveraine, pour alliée et pour consolatrice, contre les embûches et les pièges de l'antique adversaire et de tous mes ennemis.

De votre cher Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, daignez m'obtenir la grâce qui me permettra de résister aux tentations du monde, de la chair et du démon, et d'avoir toujours le ferme propos de ne plus pécher à l'avenir, mais de persévérer en votre service et en celui de votre cher Fils.

Je vous prie aussi, ô ma très sainte Souveraine, de m'obtenir une vraie obéissance et une vraie humilité du cœur, afin que je me reconnaisse en vérité comme un misérable et fragile pécheur, impuissant non seulement à faire la moindre bonne œuvre, mais encore à résister aux attaques continuelles, sans la grâce et le secours de mon Créateur et vos saintes prières.

Obtenez-moi aussi, ô ma très douce Souveraine, une perpétuelle chasteté d'esprit et de corps, afin que d'un cœur pur et d'un corps chaste, je puisse servir votre Fils aimé et vous-même selon ma vocation.

Obtenez-moi de lui la pauvreté volontaire, avec la patience et la tranquillité d'esprit, afin que je sache supporter les travaux de ma condition pour mon salut et celui de mes frères.

Obtenez-moi encore, ô très douce Souveraine, une charité vraie qui me fasse aimer de tout cœur votre très saint Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, et vous, après lui, par-dessus toutes choses, et le prochain en Dieu et à cause de Dieu, sachant me réjouir de son bien, m'affliger de son mal, ne mépriser personne, ne jamais juger témérairement, ne me préférer dans mon cœur à quiconque.

Apprenez-moi en outre, ô Reine du Ciel, à toujours unir dans mon cœur la crainte et l'amour de votre très doux Fils ; à toujours rendre grâces de tant de bienfaits qui me viennent non de mes mérites, mais de sa pure bonté ; à faire de mes péchés une confession pure et sincère, une pénitence vraie, pour mériter ainsi miséricorde et grâce.

Je vous supplie enfin, ô Mère unique, porte du ciel et avocate des pécheurs, de ne pas permettre qu'à la fin de ma vie, moi, votre indigne serviteur, je dévie de la sainte foi catholique, mais que vous me secouriez selon votre grande miséricorde et amour, et que vous me défendiez des esprits mauvais ; que par la glorieuse Passion de votre Fils béni, et par votre propre intercession, mon cœur plein d'espérance, vous m'obteniez de Jésus le pardon de mes péchés, de sorte que, mourant dans votre amour et le sien, vous me dirigiez dans la voie de la délivrance du salut. Ainsi soit-il. »

D'autres prières de Saint Thomas d'Aquin


La Somme théologique de Saint Thomas d'Aquin
images/icones/marie.gif  ( 942186 )Méditation sur la vie intérieure de la Très Sainte Vierge Marie avec M. Olier par ami de la Miséricorde (2022-03-06 22:24:10) 
[en réponse à 942185]

CHAPITRE XVI. MARIE UNIE A SAINT JEAN TRAVAILLE EFFICACEMENT A L'ÉTABLISSEMENT ET A LA SANCTIFICATION DE L'ÉGLISE.

RÉFLEXIONS PRATIQUES


En mettant à sa disposition le fruit de vos communions ou celui du saint sacrifice que vous offrirez ou ferez offrir dans ses intentions, vous lui rendrez, dans un sens, autant que vous avez reçu d'elle, puisque vous lui donnerez les mérites et la personne adorable de son divin Fils.

Ces dons magnifiques, c'est de ses mains que nous les avons reçus; c'est à son consentement que nous en sommes redevables; enfin, toutes les fois que nous avons le bonheur de recevoir Jésus-Christ dans la sainte communion, si nous avons la confiance de nous approcher dignement de lui, n'est-ce pas encore à Marie, qui a préparé nos coeurs à cet ineffable bienfait, par sa sollicitude prévenante et délicate, par sa vigilance constante et maternelle que nous en sommes redevables?

Nous lui devons donc et tout que nous avons et tout ce que nous sommes : tant il est vrai que toujours nous serons incapables de nous acquitter à son égard!

Quand vous donnerez à Marie tout ce dont vous pourrez disposer, ne craignez pas de vous appauvrir. Elle ne se laissera pas vaincre en générosité, et saura bien, par quelque autre manière, vous rendre au centuple ce que vous aurez fait pour lui témoigner ainsi votre reconnaissance et votre amour.

Quel bonheur de devenir le créancier d'une si grande et si libérale princesse! Voyant que vous aurez si fort à coeur ses intérêts , elle fera des vôtres les siens propres, et bénira vos desseins au delà de vos espérances et même de vos souhaits.

Il suffira de vous attacher à cette pratique, pour en recueillir aussitôt les précieux avantages; et vous connaîtrez, par une douce et heureuse expérience, qu'elle sera pour vous la source de tous les biens: Venerunt mihi omnia bona pariter cum illa, et innumerabilis honestas per manus illius.

CHAPITRE XVII. ASSOMPTION DE LA TRÈS-SAINTE VIERGE SAINTS DÉSIRS DE MARIE; SA DOUCE ET SAINTE MORT. ELLE S'ÉLÈVE AU CIEL.

Si l'intérieur de la très-sainte Vierge faisait la richesse de l'Église naissante, son extérieur, comme un parfum céleste, embaumait les âmes et les élevait saintement à Dieu. D'après le prophète, toute la gloire de la fille du Roi était, il est vrai, en son intérieur; ce qui marque que cette auguste princesse, dans l'oubli qu'elle faisait de son extérieur, travaillait pour plaire aux yeux de Dieu, qui ne regarde et n'estime que l'intime de l'âme.

Elle dit d'elle-même, dans la sainte Écriture, qu'elle était belle, mais qu'elle était noire, pour indiquer qu'elle négligeait son corps et n'avait d'application sérieuse ni d'attention que pour rendre son intérieur plein d'attraits et de charmes, afin de gagner tout à Dieu et d'attirer les âmes à son amour.

Toutefois l'extérieur de cette divine Princesse étant orné d'une modestie éclatante, qui rejaillissait de la majesté de Dieu habitant dans son âme, cette beauté ravissait les esprits et embaumait tellement les cœurs, que ceux qui l'approchaient se sentaient portés à Dieu et tout remplis de son saint amour.

Sa bouche parlait, en effet, si prudemment, ses yeux regardaient si chastement, elle détournait si discrètement son oreille, son maintien était si modeste, son marcher si grave, ses entretiens si doux, sa familiarité si agréable qu'elle gagnait les cœurs à Jésus, par la vue seule de son extérieur.

Ainsi fidèle à la sainte mission dont elle était chargée, Marie aidait les apôtres à fonder et à soutenir l'Église, qu'elle ne voulait laisser que lorsqu'elle la verrait affermie dans la foi de Jésus-Christ son Fils.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde