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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 941394 )22/02 Chaire de Saint Pierre, apôtre par ami de la Miséricorde (2022-02-21 22:00:38) 



Chaire de St Pierre, apôtre

Litanies de Saint Pierre

Prière à Saint Pierre

Ô Saint-Pierre, qui êtes désormais mon Patron, mon guide et mon intercesseur, veuillez s'il vous plaît présenter ma prière à Jésus-Christ afin qu'Il m'aide à rompre avec les plaisirs mondains, et qu'en contrepartie, Il me donne la force de me fortifier dans la Foi. Je sais qu'Il est mon unique bien, mon unique Espérance et mon unique Consolation, mais sans Sa divine aide, je n'ai pas la force de me détacher complètement de tout ce qui court à ma perte.

Oui, Saint-Pierre, je vous confesse mes péchés afin que vous sachiez combien je suis indigne de me présenter devant Dieu dans cet état. Je regrette profondément, et avec une profonde amertume, d'avoir offensé Jésus-Christ ; c'est pourquoi je vous demande d'intercéder en ma faveur pour qu'Il me pardonne. Amen !

Source : trinite.1.free.fr
images/icones/marie.gif  ( 941395 )Méditation sur la vie intérieure de la Très Sainte Vierge Marie avec M. Olier par ami de la Miséricorde (2022-02-21 22:02:32) 
[en réponse à 941394]

CHAPITRE XV. MARIE CONTRIBUE A DONNER DES ENFANTS A DIEU ET A FORMER JÉSUS-CHRIST DANS LES ÂMES, PAR LES SACREMENTS ET PAR LA PRÉDICATION DES APÔTRES

Mais Jésus-Christ, nouvel Adam, ayant promis d'être avec cette Église, son épouse, jusqu'à la consommation des siècles, pour donner constamment par elle des enfants à Dieu, il fallait à l'Église visible un époux visible dé même nature qu'elle; et Jésus-Christ glorifié ne pouvait pas être son Époux visible.

Par son Ascension, Jésus-Christ est d'ailleurs caché en Dieu et ne doit reparaître visiblement sur la terre qu'au grand jour de ses assises, lorsqu'il viendra juger l'univers. Toutefois, fidèle à sa promesse, il continue, par une heureuse invention de son amour, sa présence sensible dans la personne de saint Pierre, en qui il veut résider en qualité d'époux visible de son Église.

Saint Pierre est aussi lé roi, le chef, le pasteur de l'Église; il est le prince des apôtres; mais toutes ces prérogatives d'honneur et de puissance, quelque considérables qu'elles soient, n'approchent pas du titre d'amour que Jésus-Christ lui communique, en l'établissant l'époux visible de l'Église en sa place. Comme époux et père visible de toute l'Église, saint Pierre envoie partout les disciples et les apôtres pour établir en son nom des églises particulières.

Il les dirige là où l'esprit de Notre-Seigneur, résidant en lui, lui inspire de les envoyer; et quoique ce même Esprit pousse aussi les apôtres et les disciples vers les lieux où saint Pierre les envoie, saint Pierre, toutefois, fonde lui-même l'Église par ses soins et par sa coopération à ce divin Esprit.

Car s'il envoie les apôtres et les disciples engendrer des enfants à Dieu, par l'eau et le Saint-Esprit de Jésus-Christ, qui repose sur eux, c'est pour les engendrer en sa place, c'est-à-dire au, nom de saint Pierre, Notre-Seigneur ayant voulu multiplier ainsi les ministres dès la naissance de l'Église, pour multiplier les sujets de nous faire du bien et d'exercer son amour envers nous.

Et quoique, dans le troupeau de Jésus-Christ, les apôtres soient des mères brebis, fécondes pour produire des agneaux, il les soumet tous à saint Pierre, aussi bien qu'il lui soumet les fidèles Paissez mes agneaux, paissez mes brebis; même saint Paul, qui allait le consulter, comme celui qui avait reçu de Jésus-Christ l'assurance entière de n'errer jamais dans la foi et de confirmer tous ses frères.

C'est pourquoi les églises que les apôtres avaient engendrées deçà et delà, ne relevaient point les unes des autres par dépendance, sinon en tant qu'elles étaient soumises à saint Pierre, dont l'apostolat avait pour objet toute l'Église; d'où vient que les autres apôtres travaillaient dans l'apostolat de saint Pierre, ce qu'il faut tenir pour certain.

Aussi, celui qui siège dans la chaire de saint Pierre est-il appelé Pape, ou Saint-Père, pour marquer l'esprit de Jésus-Christ en lui, l'unique père de l'Église, et la source de la vie qu'il donne à son Église, partout où elle est répandue.

Bien plus, la très-sainte Vierge elle-même, considérée comme membre de l'Église et sa partie principale, appartenait à saint Pierre, qui avait l'honneur en Jésus-Christ de la posséder et de la regarder comme sienne; et il s'estimait plus heureux de cette prérogative que de toutes ses autres qualités, que de la possession même du reste de l'Église.

Si l'on regarde, en effet, l'Église comme l'assemblée des âmes qui composent le corps de Jésus-Christ, la très-sainte Vierge est plus considérable aux yeux de Dieu que toute l'Église ensemble : son intérieur étant plus pur, plus saint, plus parfait, et rendant plus d'honneurs et de louanges à Dieu, que tout le reste des membres de Jésus-Christ.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/1f.gif  ( 941423 )Une fête qui a un sens différent par AVV-VVK (2022-02-22 11:19:02) 
[en réponse à 941394]

pour les catholiques de différentes mouvances et chapelles
images/icones/vatican.gif  ( 941425 )Un article de l'abbé Laurent Demets sur cette fête par XA (2022-02-22 11:26:08) 
[en réponse à 941394]

qui date d'il y a 20 ans cette année, repris alors sur le forum avec son aimable autorisation. Il peut être téléchargé au format paf en cliquant ici.

Fête de la chaire de saint Pierre ( 22 février )

En ce jour, l’Eglise célèbre la Chaire du bienheureux Apôtre Pierre. On distinguait en
fait, jusqu’à la réforme du Pape Jean XXIII, deux fêtes liturgiques : le 18 janvier, la chaire de saint Pierre à Rome et le 22 février, la chaire de saint Pierre à Antioche. La première a été supprimée, ou plutôt adjointe à la seconde, retrouvant en cela la pratique ancienne de la seule fête du 22 février. Nous savons en effet, qu’au Moyen-Age à Rome les deux fêtes n’étaient pas distinctes. Certains auteurs soutiennent même qu’en réalité elles regardaient toute deux la Ville Eternelle : celle du 18 janvier se rapportant à la chaire du cimetière d’Ostie, où saint Pierre eut ses premiers néophytes ; celle du 22 février concernant la chaire vaticane. Il est en tout cas certain que la coutume de célébrer la chaire du Prince des Apôtres à Rome est de la plus haute antiquité. Les plus anciens sacramentaires, le gélasien et le grégorien pour citer les plus fameux, attestent en ce jour de l’existence d’une fête appelée "Natale Petri de cathedra", fête qui s’est maintenue à Rome, à l’exclusion de celle du 18 janvier, jusqu’au XVIè siècle.
La fête du 18 janvier semble être d’origine gallicane. Les Eglises de Gaule avaient bien reçu de Rome le Natale Petri de cathedra, mais elles voyaient un inconvénient d’en faire la célébration durant le carême. Aussi en avancèrent-elles la date au 18 janvier.
La fête de février fut bien conservée en Gaule, mais on lui attribua la chaire d’Antioche, ce qui explique l’origine commune des deux fêtes. Il est d’ailleurs à noter que dans le missel ces deux fêtes ont la même messe.

Rome adopta plus tardivement l’usage gallican. En 1557, le Pape Paul V mit en effet la Ville en possession de la Chaire de saint Pierre à Rome, précisément au jour du 18 janvier. Chaque année ensuite, à cette même date, la chaire était portée en procession par des prélats, ce jusqu’à Alexandre VII qui la fit mettre dans une splendide chasse sise au fond de l’abside de la basilique vaticane.
"Fêter cette chaire, nous dit Dom Lefebvre, c’est vénérer, en la personne du Vicaire du Christ sur la terre, la lignée continue des successeurs du Pasteur suprême auquel le Maître a confié ses brebis et ses agneaux, du chef auquel Il a demandé d’affermir ses frères, les autres apôtres ; c’est proclamer solennellement la primauté romaine." Si le siège de l’évêque fut toujours – et devrait toujours être – objet de la vénération des fidèles, il est juste et louable que celui du premier des évêques, premier en dignité comme en hiérarchie, le soit alors d’une façon plus éminente. Honorer la chaire de Pierre, c’est honorer celui-là même qui a le privilège et la charge de pouvoir s’y asseoir. C’est donc honorer, au delà du ministre, Celui que ce dernier représente. La vénération de ce qui ne semble être qu’une pièce d’un mobilier liturgique nous renvoie donc en vérité au culte suprême de latrie, dans l’humble adoration de Notre-Seigneur Jésus-Christ,
véritable et unique Pasteur. "Saint Cyprien, le saint évêque de Carthage, nous rapporte Dom Guéranger, parle avec emphase de la chaire de l’évêque, siège inaliénable établi dans chaque église, au centre de l’abside et sur laquelle l’élu du Saint Esprit pouvait seul s’asseoir. On a trouvé de ces chaires au fond même des catacombes ; on y a gardé, jusqu’à nos jours, celle sur laquelle fut massacré le Pape saint Etienne, et qui portait encore les traces de son sang. La Basilique de Saint Pierre conserve encore aujourd’hui la chaire du Prince des Apôtres."
Qu'en est-il, maintenant, de la chaire de saint Pierre à Antioche ? Que l'Apôtre soit passé et ait demeuré quelques temps dans la capitale de la Syrie, cela ne fait aucun doute. Cela a toujours été admis dans l'Eglise, et nous avons en outre le témoignage de saint Paul. Il est en revanche plus délicat, en ce qui concerne les faits qui sont à l'origine de l'institution de cette fête, de discerner la réalité de la légende. Jacques de Voragine affirme lui même, dans La Légende dorée, que certains actes attribués à saint Pierre lors de son passage à Antioche paraissent peu vraisemblables. Nous pouvons essayer de distinguer quatre faits, qui seraient fondateurs de la fête de la chaire d'Antioche.
L'Apôtre Pierre prêchant la Foi au Christ aurait été mis en prison par le préfet Théophile. Saint Paul arrivant ensuite dans la ville se fait intercesseur de Pierre auprès du préfet qui lui rend alors sa liberté. Théophile et le peuple d'Antioche finissent par se convertir au Seigneur et construisent un lieu de culte au milieu duquel ils construisent une chaire pour Pierre. "Il y siégea pendant sept ans, dit Jacques de Voragine, avant de se rendre à Rome, où il siégea ensuite dans la chaire romaine pendant vingt-cinq ans".
Le second récit semble être une variante du précédent. Alors que saint Pierre s'approche d'Antioche, les habitants viennent à lui en pénitents, car ils avaient donné foi à la doctrine de Simon le magicien. Heureux de cette conversion, l'Apôtre opère alors plusieurs guérisons et délivrances, au nom du Seigneur. Il s'ensuit de nombreuses conversions. Le préfet propose alors son palais comme église et y fait placer une chaire d'où saint Pierre peut être vu et entendu de tous.
La troisième raison est un " baptême " d'une coutume païenne, devenue fête chrétienne. "C'était l'usage chez les païens, au mois de février, d'aller porter un repas sur la tombe des morts. Les païens croyaient que ces repas étaient mangés par les âmes de leurs parents défunts. Comme les premiers convertis au christianisme avaient peine à se départir de cette coutume, on résolut de substituer au banquet des morts, un banquet célébrée en l'honneur de saint Pierre."
Enfin, la fête aurait pour objet également, de célébrer l'institution de la tonsure des prêtres. C'est à Antioche que l'on aurait rasé la tête de saint Pierre en signe d'infamie. "Et ce signe d'infamie fut ensuite adopté par tout le clergé en signe d'honneur."
Quoi qu'il en soit des faits allégués, la fête de la chaire de saint Pierre se doit d'être pour nous une occasion de joie et d'action de grâce. Car cette chaire se veut être, de par la volonté divine, la chaire de vérité, un phare qui aujourd'hui encore éclaire le monde perdu dans les ténèbres de l'erreur et du mensonge. Pensons, au jour de la fête, à venir humblement nous prosterner en pensée devant cette chaire. Car celui qui écoute le disciple, écoute en vérité le Maître. C'est bien la doctrine du salut qui nous est offerte depuis cette cathèdre magistrale : sachons la recueillir !

Abbé Laurent DEMETS, Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre
Texte diffusé dans le Bulletin de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre de Perpignan-Narbonne - février 2002