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( 939845 )
Mgr Pascal N'Koué, archevêque de Parakou, à propos du Motu proprio TC par XA (2022-02-02 07:49:06)
*LE MOTU PROPRIO GRIFFU*
Editorial de Mgr Pascal N'Koué Vie, archevêque de Parakou.
dans La Vie Diocésaine de Parakou N° 124 Février 2022
Comme je l’évoquais dans la Vie Diocésaine du mois d’août 2021, le Pape François a publié un document intitulé "Traditionis Custodes", le 16 juillet 2021. Il y aborde la question des formes liturgiques. En peu de mots, il limite les possibilités de la célébration de la messe selon le missel ancien dit "de saint Pie V". Mais il ne l’abroge pas comme certains parmi nous le pensent et le clament tout haut.
Ce texte, qui se veut normatif et non dogmatique, a été écrit par le propre mouvement (initiative) du Pape, d’où le nom latin de "Motu Proprio". Sa portée est donc, par nature, différente d’autres documents magistériels. Une exhortation post-synodale, par exemple, est revêtue d’une autorité plus grande. Une encyclique encore davantage. Cependant, cet écrit propose un cadre liturgique que les évêques doivent mettre en place. Cela étant, des dispenses peuvent être obtenues de Rome si les évêques estiment que le bien spirituel de leurs propres diocèses le demande (cf. CIC 1983, c. 87 § 1).
Le Motu Proprio qui nous occupe vient modifier la discipline proposée par saint Jean-Paul II et confortée par le pape émérite Benoît XVI. Plus qu’une opposition de principe, il faut vraisemblablement y voir deux appréhensions d’une seule situation, deux façons différentes de chercher le bien du Corps Mystique du Christ. Peut-être que le prochain pape restera sur la voie de François. Peut-être qu’il reviendra à ce que préconisaient les précédents pontifes. Peut-être même qu’il proposera une troisième voie. Bien malin qui peut le savoir avec une certitude absolue aujourd’hui !
Les réactions à ce Motu Proprio ont été nombreuses et variées, tantôt pour, tantôt contre ; parfois on a utilisé des textes normatifs de la liturgie sacrée comme un pilon pour écraser celui qui n’est pas d’accord, parfois même contre l’Autorité suprême de l’Église. Alors qu’en fait, il ne s’agit pas tant d’être pour ou contre un document pas plus que d’être pour Paul, Apollos ou Pierre. Il s’agit d’être uni au Christ, pour étendre son règne parmi les nations.
Je crois qu’il est temps pour les catholiques du monde entier de faire preuve d’un amour vrai (non d’une vague sympathie ou simple affection) envers le Saint-Siège, et cela dans un respect filial et une soumission authentique envers le Saint-Père.
Pour aider à atteindre cet objectif de paix et d’union, je voudrais faire quelques considérations au sujet de ce Motu Proprio, tant sur son fond que sur les raisons qui ont poussé le Pape François à rédiger ce document. Ma contribution modeste n’apportera probablement pas d’éléments nouveaux à tout ce qui a déjà été dit et écrit sur le sujet. Mais elle pourra avoir son utilité pour le peuple de Dieu de Parakou un peu embrouillé.
Remarquons d’emblée que si cette problématique est essentiellement occidentale, du fait de l’histoire, elle ne l’est pas exclusivement, car l’Église est universelle. Il suffit de regarder les origines si variées des cardinaux qui se sont exprimés à ce sujet : un Asiatique, le cardinal Zen ; un Européen, le cardinal Müller ; un Africain, le cardinal Sarah ; un Américain, le cardinal Burke etc.
Ensuite, je comprends que le Pape s’inquiète des déviances et durcissements. C’est son rôle de Pasteur universel de veiller au grain. Je le soutiens de tout mon cœur dans son désir de communion. Lorsqu’il parle de certaines attitudes négatives qui l’ont amené à faire son choix, et qu’il expose ses craintes, il est manifestement sincère. Je ne peux aussi qu’être d’accord avec lui lorsqu’il évoque la nécessité de la reconnaissance par tous de la légitimité du Missel Romain de Paul VI. Mais parmi les prêtres utilisant habituellement l’ancien missel, les travers mis en causes sont, je pense, assez rares et minoritaires. En tout cas dans notre diocèse, nous ne rencontrons aucun problème sur cette réalité.
La messe selon le Missel de saint Pie V est encore fréquentée par beaucoup de familles en Europe. Ces personnes n’ont certainement pas lu les actes du Concile Vatican II (pas plus que les actes du Concile de Trente ou Vatican I). Je ne crois pas que ces fidèles fassent vraiment du dernier concile une obsession ou un motif de combat. Simplement, ils aiment cette messe, tout comme moi qui l’apprécie pour sa verticalité, sa transcendance, ses silences, ses nombreuses génuflexions… C’est ce qu’affirme le Cardinal BURKE : « Ces fidèles ne rejettent en aucun cas l’Église et ses institutions au nom de ce qu’ils appelleraient la "vraie Église". Je ne les crois pas non plus en dehors de la communion avec l’Église ou en division au sein de l’Église. Au contraire, ils aiment le Pontife romain, leurs évêques et leurs prêtres, et, quand d’autres ont fait le choix du schisme, ils ont voulu rester toujours en pleine communion avec l’Église, fidèles au Pontife romain, souvent au prix de grande souffrance. Ils ne s’attribuent en aucun cas une idéologie schismatique ou sédévacantiste ».
Ou alors, si l’on considère que ces "tradis" ne reconnaissent pas l’unique Église de Dieu, il faudrait accuser d’idolâtrie tous ceux qui, parmi eux, acceptent la concélébration dans la forme ordinaire ou font la génuflexion dans chaque église où ils voient la veilleuse du Saint Sacrement. Il faudra aussi expliquer pour quelle raison ils voudraient rester attachés à un Pontife qu’ils ne reconnaîtraient pas. Et pourquoi ils prieraient pour lui à la Messe («pro papa nostro Francisco, et antistite nostro N », « pour notre pape François et notre évêque N ») ?
Bien sûr, parmi eux, il y a malheureusement des prêtres qui ont pu se durcir, se replier sur eux-mêmes, allant jusqu’à refuser de concélébrer aux messes chrismales. Ce sont des extrémistes et des fanatiques. Ils sont malades d’esprit et de cœur. Mais rien de nouveau à cela. Chaque famille a ses canards boiteux, ses rebelles et même ses "djїhadistes", tout comme chaque peuple a ses "Gaulois réfractaires". C’est vraiment dommage pour l’Eglise, lumière du monde. C’est même un drame douloureux dans l’Eglise de Jésus-Christ. Mais, attention! Pour un fruit gâté, on ne jette pas toute la corbeille. A cette petite minorité hors-la-loi, sans foi ni loi, a-t-on essayé d’adresser une exhortation musclée et pimentée, doublée de sanctions canoniques ? Et pour le long terme, a-t-on étudié la possibilité d’une forme de serment écrit pour les futurs prêtres, lors de l’ordination diaconale ou sacerdotale, pour qu’ils s’intègrent ou s’excluent définitivement d’eux-mêmes de l’Eglise ?
En conséquence, n’aurait-il pas été plus profitable de redresser énergiquement les fautifs sans pour autant blesser toute la famille des "tradis" et nous autres, sympathisants de la forme extraordinaire ? Ce n’est pas parce qu’une branche est abîmée qu’il faut scier l’arbre entier... Surtout pour un arbre qui a porté tant de bons fruits et d’innombrables saints ! Rappelons que c’est la messe de Padre Pio, de Thérèse de l’Enfant-Jésus, Dom Bosco, Joséphine Bakhita…
Évidemment, je ne peux pas balayer du revers de la main le souci d’unité ecclésiale que le Pape François juge être en péril. C’est l’occasion de rappeler que l’unité n’est pas l’uniformité. II y a de nombreuses demeures dans la maison du Père, et c’est une grande richesse ! Une seule Foi, un seul Seigneur, une seule Église OUI ! Mais dans cette Église, il y a de nombreuses formes, permettant à chaque sensibilité et culture de trouver sa place ; et ainsi de participer à la construction de l’unité du Corps mystique du Christ. L’unité dans la confession de Foi et la célébration des mystères n’exigent nullement une uniformité dans la forme liturgique extérieure. C’est d’ailleurs ce que disait le pape François à Istanbul en 2014 : « l’Esprit Saint suscite les différents charismes dans l’Église ; apparemment, cela semble créer du désordre, mais en réalité, sous sa conduite, cela constitue une immense richesse, parce que l’Esprit Saint est l’Esprit d’unité, qui ne signifie pas uniformité ». Dans l’Église catholique, depuis longtemps, il y a eu une diversité de rites, avec de nombreuses subdivisions : une seule "lex credendi", de nombreuses formes de la "lex orandi". Pour illustrer ma conviction, je vous propose un bref rappel des différentes formes liturgiques catholiques en vigueur de nos jours.
Dans les rites catholiques orientaux, nous trouvons les rites Alexandrin (copte et éthiopien), et les rites Antiochiens (Maronite, Arménien, Chaldéen, et Byzantin décliné lui-même en Melkite, Bulgare, Macédonien et Géorgien) ;
Dans les rites catholiques latins, nous trouvons les rites Romain, Ambrosien, Mozarabe, Dominicain, Cartusien, Cistercien, de Braga, Lyonnais et même Zaïrois (africain) établi en 1988 par Jean-Paul II dans un souci d’inculturation.
Tous ceux qui assistent à ces rites sont catholiques de la tête aux pieds ! Faut-il se scandaliser de cette variété comme d’une atteinte à la communion, ou s’en réjouir comme d’une manifestation extérieure de la richesse de la « grâce multiforme de Dieu » (1P 4,10) ? Même les anges sont répartis en neuf (9) chœurs ! Même la sainte Trinité, c’est un seul Dieu, bien sûr, mais trois personnes divines différentes. Ainsi, plutôt que de favoriser un conflit liturgique qui affaiblit le peuple de Dieu, il faudrait surtout mettre en pratique la béatitude de la douceur. Et promouvoir la piété et le respect du sacré, sans oublier de remettre en honneur la majesté de Dieu et l’amour fraternel.
Quant à moi, j’aime les deux rites : celui de saint Pie V et celui de saint Paul VI. Laissons-les subsister ensemble. Car dans les deux, les prêtres célèbrent vraiment "in persona Christi". Le pain et le vin qu’ils consacrent se transforment réellement en Corps et en Sang du Christ. De part et d’autre, on trouve de saints fidèles et saints prêtres qui célèbrent avec foi, piété et dignité.
Conservons donc avec amour les deux formes liturgiques dans notre diocèse. Utilisons-les ensemble pour bâtir l’Église sur la pierre angulaire (qui a été rejetée…), le Christ Jésus. Ne nous comportons pas comme des gamins assis sur la place publique négligeant la richesse intrinsèque des dons divins ! J’ajoute que les dons de Dieu ne se périment pas. Quelle que soit l’époque ou le lieu, ils conservent leurs saveurs originelles. Pour ce qui concerne l’ancienne liturgie, nous en avons une preuve. Avec elle, de nombreuses personnes (de tout âge et culture) y trouvent leur épanouissement spirituel… depuis des siècles. Au grand séminaire Providentia Dei de Gah-Baka comme chez les Contemplatives de Jésus Eucharistie de Boko tout se passe merveilleusement bien.
Il y a toutefois une chose à uniformiser, ou pour mieux dire à harmoniser : ce sont nos cœurs, afin d’être vraiment « unis dans un même Esprit ». Que nos langues soient d’accord avec nos cœurs ! Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour, et non sur les rites liturgiques… Que le Seigneur ne nous dise pas ce jour-là : « je célébrais la messe de Paul VI (ou de St Pie V) et tu m’as rejeté ». Soyons donc charitables envers les frères qui ne font pas exactement comme nous, qui ne célèbrent pas dans notre rite. Si des abus se glissent chez des personnes, il faut les souligner dans l’esprit de correction fraternelle et non de polémique agressive, fruit de l’orgueil humain. C’est encore dans l’Eucharistie, sacrement de l’unité que nous pourrons puiser cette force. J’insiste, peu importe la forme liturgique, pourvu qu’elle soit apte à élever les cœurs vers le Père, Source de l’amour. Bénissons le Bon Pasteur et prions pour l’unité de son Troupeau pour lequel il est mort sur la croix et ressuscité.

( 939863 )
Un phénomène de lassitude ? De la paresse ? par XA (2022-02-02 14:41:40)
[en réponse à 939845]
Je suis tout de même étonné que ce texte ne suscite pas un seul commentaire…

( 939865 )
Simplement le manque de temps pour moi par Sic transit (2022-02-02 14:49:47)
[en réponse à 939863]
J'ai lu ce matin, attentivement, en me demandant quelles seraient les réactions.
Je passe à l'instant, avant de repartir, et vais songer à trouver les mots pour dire qu'on aurait aimé lire d'autres textes comme celui-ci.

( 939866 )
Je l'ai lu et l'approuve par Paxtecum (2022-02-02 15:16:07)
[en réponse à 939863]
dans sa totalité.
Ce texte explique la légitimité et l'utilité des 2 liturgies dans leur principe.
Bien évidemment ceux qui raisonnent en cherchant une opposition systématique ne seront pas d'accord, ce n'est à mon avis pas le cas de la majorité des ex "ecclesia dei".
Le diocèse de Parakou se distingue par la qualité de ses évêques.

( 939870 )
C'est très bien sauf une ligne par Métronome (2022-02-02 15:55:36)
[en réponse à 939863]
Bien sûr, parmi eux, il y a malheureusement des prêtres qui ont pu se durcir, se replier sur eux-mêmes, allant jusqu’à refuser de concélébrer aux messes chrismales. Ce sont des extrémistes et des fanatiques. Ils sont malades d’esprit et de cœur.
Là il en fait un peu trop... Encore un qui insulte les gens, ça devient pénible. Quand on est pas vacciné on est emm...dé par le président, et les prêtres qui ne concélèbrent pas sont traités de malades par les évêques.

( 939894 )
Les " fanatiques", par AVV-VVK (2022-02-02 20:58:03)
[en réponse à 939870]
les excentriques, on les trouve plus nombreux dans les milieux de la forme "ordinaire". Et ils sont plus malins que leurs confrEres de la liturgie traditionnelle.

( 939914 )
moins Bénins ... par Lycobates (2022-02-02 22:59:47)
[en réponse à 939894]
que malins ?

( 939880 )
Justement, XA, qu'en pensez-vous ? par Athanase (2022-02-02 17:06:43)
[en réponse à 939863]
Vous pouvez aussi commenter ce texte ! Je serais curieux de savoir ce que vous en pensez. J'attends votre avis sur ce texte.

( 939887 )
Il y a beaucoup de belles choses par XA (2022-02-02 18:56:04)
[en réponse à 939880]
dans cet éditorial, qui s'adresse à un public qui se situe en Afrique et non en France.
Il reste tout de même des qualificatifs qui ne peuvent que blesser une part non négligeable des catholiques qui "aiment la messe de St Pie V". Cette idée "d’une forme de serment écrit pour les futurs prêtres, lors de l’ordination diaconale ou sacerdotale, pour qu’ils s’intègrent ou s’excluent définitivement d’eux-mêmes de l’Eglise" est assez inquiétante, et on est en droit d'espérer qu'elle soit vite oubliée. Ce serait une façon de sceller le sort des prêtres ne célébrant que l'ancien rite. Un peu de réalisme devrait conduire les autorités de l'Eglise à porter un regard critique sur les fruits de la liturgie moderne. Denis Crouan vient enfin de le comprendre et de l'admettre. Espérons qu'un jour un évêque soit pris d'une même clairvoyance. Puis deux, puis trois... En attendant, on a tendance à se raccrocher à des lignes aux apparences réconfortantes mais finalement insidieuses hélas.
XA

( 939882 )
Pas de commentaire de ma part… par Nemo (2022-02-02 17:46:56)
[en réponse à 939863]
Que dire, ceux qui devraient justifier leur catholicité sont ceux qui ont quitté la ligne de la tradition, pape compris.
Je ne vois pas pourquoi je devrais me préoccuper d’un rite pitoyable que personne n’a vraiment adopté dans la pratique et encore moins pourquoi des prêtres devraient s’y soumettre, même dans une concélébration.
Cet évêque a deux amours, je ne peux comprendre ça. A la rigueur, qu’il nous dise qu’il a une femme officielle et une maîtresse qu’il aime. Et je comprends encore moins qu’il veuille m’imposer, nous imposer ce mode de vie.
Je reste monogame au niveau liturgique.

( 939884 )
Je ne lui souhaite pas non plus d'être bigame ou concubinaire ! par Athanase (2022-02-02 18:21:20)
[en réponse à 939882]
Pas de bigamie liturgique, mais pas de bigamie tout court. Et même le célibat de rigueur.

( 939888 )
Cher Nemo par Semper parati (2022-02-02 19:05:36)
[en réponse à 939882]
Tellement d’accord avec vous! j'ai lu ce teste ce matin très tôt ( 6h) avant la messe de 7h de la Purification célébrée par un CHANOINE de l'ICRSP ( ces précisions sont l’œuvre de mon coté taquin à votre encontre, vous le savez) , et me suis fait cette réflexion : il est assis entre deux chaises et l'une va faire défaut.
SP (assez déçu, mais pas tant que cela, par cet évêque - on aimerait aussi en avoir des comme lui en France)

( 939909 )
Et pourquoi devrait on en retour par Ptitlu (2022-02-02 22:24:29)
[en réponse à 939882]
De sentir obligés d'insulter ceux - assez nombreux - qui apprécient les deux rites ou qui vont aux messes chrismales ?
Si nous répondons à la fermeture d'esprit et aux attaques des grabataires modernistes par des attitudes du même tonneau de vin vinaigré on n'est pas rendus...
Et Dieu là dedans ?

( 939917 )
Je n'osais l'écrire par Vox clamantis (2022-02-02 23:12:00)
[en réponse à 939909]
Mais insulter un évêque territorial qui doit être l'un des vingt ou trente plus favorables au Vetus Ordo me semble au mieux stupide.
Et oui, assimiler son goût pour les deux formes à de la bigamie c'est insultant.

( 939927 )
De mon côté par Leopardi (2022-02-03 05:31:10)
[en réponse à 939863]
Trop long.
Je n'ai plus la patience pour lire ces pavés, surtout provenant d'évêques n'ayant aucun poids (qui sait où se trouve Parakou).
Chacun peut dire ce qu'il veut, s'il n'est pas proche du pape, cela n'aura aucun effet.

( 939930 )
Dans le centre du Bénin par Ptitlu (2022-02-03 08:38:20)
[en réponse à 939927]
A vous lire on aurait l'impression que l'Eglise serait une dictature dirigée par le Pape et un quarteron de cardinaux factieux.

( 939951 )
Hélas! par Leopardi (2022-02-03 12:23:55)
[en réponse à 939930]
Actuellement oui!
Et toi les gêneurs de poids ont été écartés.

( 940002 )
Aucun poids ? par Paterculus (2022-02-03 22:08:48)
[en réponse à 939927]
Parakou est le chef-lieu de la région Nord du Bénin, pays qui n'en compte que deux. Et on peut dire que le nombre de vrais catholiques (c'est à dire pratiquant régulièrement) dans ce pays est supérieur à celui qu'on trouve en France...
Monseigneur N'koué a travaillé dans la Nonciature, qu'il a accepté de quitter pour devenir évêque de son diocèse natal, Natitingou. Et après une dizaine d'années il a accepté de quitter à nouveau ce qu'il aimait et d'aller à Parakou par dévouement.
Au sein de la conférence des évêques du Bénin, il a été chargé des séminaires, et ceux du Bénin sont très cotés à Rome.
A Natitingou, il a fondé une paroisse personnelle vétéromissalienne. De même à Parakou, et cette forme liturgique, que très peu de catholiques de la région avaient connue (car l'évangélisation du Nord-Benin est très récente) est maintenant bien implantée.
Bref votre réaction me paraît plutôt légère...
Votre dévoué Paterculus

( 940004 )
Pour ceux qui ne le connaissent pas ou mal : par XA (2022-02-03 22:17:45)
[en réponse à 940002]

( 940007 )
Et je fus le premier par AVV-VVK (2022-02-03 22:31:48)
[en réponse à 940004]
A lui poser des questions...

( 939948 )
Le biritualisme : une idée qui fait son chemin chez les fidèles par Savonarole (2022-02-03 12:07:38)
[en réponse à 939863]
Chers amis,
une forte minorité (ou une majorité de fidèles) fréquentant les instituts ED vont sporadiquement à la nouvelle messe. J'en fait même partie (par commodité ou enterrement/ mariage).
De là chez certains ce développe peut-être le raisonnement suivant :
"Ce que je fais n'est pas un péché, c'est parfois même source de grâce, pourquoi les prêtres n'en feraient pas autant et on n'en parle plus"
C'est ce que dit Mgr Lebrun.
Je connais vos arguments contre cette analyse et les partagent mais il y a une force de la simplicité du raisonnement qui est dur à battre en brèche.
D'ailleurs cela a été théorisé par Mgr Wach "rien n'interdit d'être intelligent" quant il laisse la porte ouverte à la concélébration.

( 939949 )
Le prieur Wach dit ce qu'il veut... par Pétrarque (2022-02-03 12:14:05)
[en réponse à 939948]
...cher Savonarole.
Mais le problème relève moins à mon sens de l'intelligence que de la cohérence.

( 939953 )
je partage votre commentaire par Paxtecum (2022-02-03 12:30:55)
[en réponse à 939948]
mais je peux comprendre la réaction négative de certains car cela remet en cause le fondement de leur raisonnement qui pour moi est erroné car s'appliquant à la lettre en oubliant l'esprit.
Je n'ai jamais aimé le dogmatisme pour le dogmatisme, attention de ne pas s'installer dans le confort d'idées définitivement arrêtées d'un côté comme de l'autre.
Le discernement est toujours de mise car rien ne sera jamais parfait dans la partie humaine de l’Église.
C'est pour cela que j'ai aimé le texte de Mgr N'Koué
Ce n'est bien sur que mon avis personnel

( 939963 )
Seule la crise de l'Eglise justifie 2 rites romains. par Savonarole (2022-02-03 13:53:55)
[en réponse à 939953]
C'est pour clarifier ma situation que je rajoute ce post.
Je ne comprends pas bien comment on peut être bi ritualiste par choix délibéré.
C'est cette démarché qui me semble très individualiste.
On peut être saint avec la nouvelle messe mais les fruits intrinsèques de la liturgie de toujours sont plus immensément plus féconds et jamais empoisonnés.
Voilà le résumé.
Aucun prêtre ED ne pense que c'est un péché de dire la nouvelle messe, mais c'est en revanche un péché pour un prêtre de revenir sur son serment fait lors de son incardination.
Si vous voulez à tout pris dire le nouveau rite vous pouvez très bien quitter votre institut de vie apostolique.

( 939883 )
Je ne veux pas par Yves Daoudal (2022-02-02 18:12:08)
[en réponse à 939845]
critiquer un évêque qui a toujours été d'une très grande bienveillance.
Mais je n'aime pas trop (cf. Nemo et Metronome) être insulté pour ce que j'ai de plus cher.
Et pour tout dire je n'accepte pas qu'on traite ainsi ceux dont le crime (ou la maladie mentale) est de vouloir maintenir vivante la liturgie de l'Eglise latine (en plein accord avec Jean-Paul II et Benoît XVI, faut-il le rappeler).

( 939886 )
Sa façon de qualifier les prêtres... par Pétrarque (2022-02-02 18:52:20)
[en réponse à 939883]
...qui refusent la concélébration est ignoble et inacceptable.
Ce seul point ramène pour moi le reste à une insignifiance à peu près complète.

( 939885 )
Le service minimum pour le discours officiel par Athanase (2022-02-02 18:34:57)
[en réponse à 939845]
Il reste correct, essaye de comprendre les intentions du Pape, mais se garde d'un esprit aigre ou évite de faire de la surenchère comme on l'a vu ailleurs.
Le problème de l'évêque est qu'il est justement... évêque. Il est obligé de respecter, en partie, la ligne "officielle"
L'auteur ne se place pas non plus dans l'hypothèse de l'obrogation (il admet que les deux formes soient conservées, et ne vas affirmer qu'une forme a remplacé l'autre ):
Conservons donc avec amour les deux formes liturgiques dans notre diocèse. Utilisons-les ensemble pour bâtir l’Église sur la pierre angulaire (qui a été rejetée…), le Christ Jésus. Ne nous comportons pas comme des gamins assis sur la place publique négligeant la richesse intrinsèque des dons divins ! J’ajoute que les dons de Dieu ne se périment pas. Quelle que soit l’époque ou le lieu, ils conservent leurs saveurs originelles. Pour ce qui concerne l’ancienne liturgie, nous en avons une preuve. Avec elle, de nombreuses personnes (de tout âge et culture) y trouvent leur épanouissement spirituel… depuis des siècles. Au grand séminaire Providentia Dei de Gah-Baka comme chez les Contemplatives de Jésus Eucharistie de Boko tout se passe merveilleusement bien.
Il n'exagère pas non plus le nombre de prêtres "tradis" qui posaient des problèmes: c'est bien différent de ce que j'ai pu entendre de la bouche d'un évêque qui pompait à grand renfort de langue de bois le discours du complot "sécessioniste"...
Mais, attention! Pour un fruit gâté, on ne jette pas toute la corbeille. A cette petite minorité hors-la-loi, sans foi ni loi, a-t-on essayé d’adresser une exhortation musclée et pimentée, doublée de sanctions canoniques ?
Disons que par rapport au langage officiel, c'est le service minimum. Il reste clairement attaché à l'ancien rite et ne va pas imposer le Paul VI en latin comme formule de substitution. C'est bien mieux que Mgr Ravel.
Dans le soutien au Pape, on reste assez minimal. C'est en cela que c'est bien.
Mgr N'koué n'est pas dans la méthode coué, si je puis dire !

( 939899 )
Ni pour ni contre bien au contraire ... par Cristo (2022-02-02 21:44:16)
[en réponse à 939845]
C'est un texte bien écrit sur la forme mais fourre-tout sur le fond et au final faussement compréhensif vis-a-vis des tradis.
Inconsciemment il critique le pape car lui l'évêque appele à la paix quand le pape sonne la charge pour ne pas dire l'hallali.
Et puis je crois que tous ces commentateurs seraient vraiment honnêtes s'ils évoquaient aussi les abus de la messe de Paul VI ... abus évoqués par le pape dans son MP.
Bref ce texte est un soutien faible pour nous voire piegeux : on nous coupe les vivres mais "aimons-nous les uns les autres". Un peu comme les ceusses qui ont les yeux humides parce que notre grand timonier nous rend 2-3 libertés apres nous en avoir confisqué une brassée.
Je laisse aux gogos leur reconnaissance pour cette politique de voleur chinois, cette politique par a-coups/Parakou.

( 939908 )
Les abus par AVV-VVK (2022-02-02 22:18:10)
[en réponse à 939899]
Une discussion interminable. Je parle par EXPERIENCE. Pourtant il y a p.ex. l'abbaye de Flavigny-sur-O.

( 940003 )
Inconsciemment ? par Paterculus (2022-02-03 22:17:20)
[en réponse à 939899]
Vous le prenez pour un demeuré ?
Voyez mon message ci-dessus. ("De peu de poids")
Il se positionne clairement : il n'est pas d'accord avec le fait de mettre tout le monde dans le même panier.
Il reste prudent, c'est normal.
VdP

( 940006 )
Il travaille à sauver ce qui peut l'être par Paterculus (2022-02-03 22:23:37)
[en réponse à 939845]
Bien vu dans l'ensemble, sauf le passage sur la concélébration.
Il n'y a ni droit à concélébrer, ni devoir de le faire, pas même pour la messe chrismale : c'est ce qui ressort de la nature de la concélébration et des normes du missel lui-même.
VdP