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02/02 Purification de la T. Sainte Vierge (Présentation du Seigneur) par ami de la Miséricorde (2022-02-01 22:05:24)
Purification de la T. Ste Vierge (Présentation du Seigneur)
DEUXIÈME SERMON POUR LE JOUR DE LA PURIFICATION DE LA SAINTE VIERGE. Ordre de la procession du Christ dans le temple et manière dont elle s'accomplit.
CINQUANTE ET UNIÈME SERMON de Saint Bernard. La purification de Marie et la circoncision du Christ .
1. Qu'est-ce à dire quand nous disons que la bienheureuse Marie s'est purifiée? Qu'est-ce à dire encore quand nous disons que Jésus lui-même a été circoncis? Car Marie n'avait pas plus besoin d'être purifiée que Jésus d'être circoncis.
C'est donc pour nous que l'un reçoit la circoncision et que l'autre se purifie, c'est pour donner un exemple aux pénitents, pour nous apprendre à nous tenir éloignés, à notas circoncire d'abord du vice par la continence, et à nous purifier ensuite des fautes que nous avons commises, par la pénitence.
Qu'est-ce à dire encore que Marie porte Jésus dans ses flancs, Joseph sur ses épaules, quand il fuit en Egypte, et quand il en revient, et Siméon dans ses bras? Ils nous représentent les trois ordres d'élus : Marie les prédicateurs, Joseph les pénitents et Siméon ceux qui font des bonnes œuvres. En effet, celui qui évangélise les autres porte en quelque sorte Jésus dans ses flancs pour l'enfanter aux hommes, ou plutôt pour enfanter les hommes à Jésus.
Saint Paul, qui s'écriait: « Mes petits enfants pour qui je sens de nouveau les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que Jésus-Christ soit formé en vous (Gal. IV, 19) » était de ce nombre.
Quant à ceux qui se fatiguent pour Jésus-Christ, qui souffrent persécution, qui ne font de mal à personne, et endurent patiemment les injustices dont ils sont l’objet de la part des autres, on peut dire avec raison qu'ils portent le Christ sur leurs, épaules : c'est à eux que la Vérité même a dit : « Que celui qui veut venir après moi, se renonce lui-même, etc. (Luc. IX, 23). »
Pour ce qui est de ceux qui donnent à manger à ceux qui ont faim, et à boire à ceux qui ont soif, et qui exercent envers ceux qui sont dans le besoin toutes les autres œuvres de miséricorde, ne vous semble-t-il pas qu'ils le portent dans leurs bras? Or, c'est à eux que le Seigneur s'adressera au jour du jugement et dira : «Toutes les fois que vous avez fait cela au moindre des miens, c'est à moi que vous l'avez fait (Matt. XXV, 40). »
Source : bibliotheque-monastique.ch

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Méditation sur la vie intérieure de la Très Sainte Vierge Marie avec M. Olier par ami de la Miséricorde (2022-02-01 22:08:59)
[en réponse à 939832]
CHAPITRE XII. MARIE AU CALVAIRE
Alors fut réalisée la figure de la substitution de Jacob à Ésaü, son -frère aîné, procurée par les industries de Rebecca, leur mère. Isaac était le symbole de Dieu le Père, et Rebecca, née au milieu de la Gentilité, représentait la très-sainte Vierge, issue d'Adam pécheur, quoique non comprise dans la malédiction, et qui devait être Mère de Jésus-Christ et de l'Église tout ensemble, signifiées par Ésaü et Jacob.
Au Calvaire,. Marie accomplit en notre faveur cette figure, nous substituant nous-mêmes dans la personne de saint Jean à son Fils premier-né; et nous revêtant dans ce moment des mérites de Jésus-Christ, elle nous présente à Dieu le Père, ainsi que Rebecca couvrit Jacob des habits précieux d'Ésaü.
Il est expressément marqué dans l'Écriture que Rebecca avait les habits d'Ésaü en sa garde : c'est que les mérites de Jésus-Christ, notre aîné, sont confiés à la très-sainte Vierge, sa Mère et la nôtre, qui est la dépositaire de ses richesses et de ses trésors; et que, par la cession que Jésus-Christ lui a faite de tous ses droits sur ses mérites infinis, elle en devient la maîtresse et en dispose en notre faveur.
Alors Dieu le Père, à qui Marie nous présente ainsi revêtus de Jésus-Christ, nous prenant pour son propre Fils, l'objet de ses complaisances, nous bénit dans la personne de saint Jean, qui devient le sujet de la bénédiction de tout le monde. C'est Isaac qui, en bénissant Jacob son fils puîné, bénit en lui les douze tribus, c'est-à-dire toute l'Église, et qui n'a plus de bénédiction pour son fils aîné.
Ou plutôt, Dieu le Père le voyant chargé de nos péchés, et étant alors son juge, ne le regarde plus comme un fils, comme un fils unique et bien-aimé, il le traite comme un étranger, comme un criminel, qui a commis lui seul les péchés les plus abominables du monde, et fait tomber sur lui toutes les injures, toutes les malédictions, tous les rebuts, tous les mépris, tous les pécheurs mauvais traitements que méritaient tous les pécheurs ensemble. Dieu le Père ne semble plus connaître Jésus-Christ, son aîné.
Il le traite avec la même rigueur que si c'eût été nous-mêmes, l'accablant de châtiments, le chargeant de supplices, et punissant en lui notre péché dans toute la rigueur de sa vengeance et de son courroux.
Dans cette extrémité, Jésus-Christ voyant la colère et la fureur de Dieu ainsi allumées sur lui, se sert de ce qui lui reste de voix pour lui dire : Eh! mon Dieu! mon Dieu! vous m'avez donc délaissé. C'est ce qui le met aux derniers excès de la douleur, le noie dans les larmes, et le fait s'écrier à son Père avec de puissantes clameurs.
C'est donc l'amour de Marie pour les hommes qui la conduit au Calvaire. Aussi quelle constance ne fait-elle pas paraître ! Pour exprimer la force de son coeur et la fermeté de son âme dans la tribulation de la croix, l'Écriture sainte nous marque qu'elle était debout : La Mère de Jésus était debout à côté de la croix.
Agar, voyant son fils aux abois, le délaisse; elle dit qu'elle n'a pas le courage de le voir expirer, et a besoin d'un ange qui la ramène à lui, et Marie voyant son Fils sur la croix, souffrir intérieurement et extérieurement, voyant allumées contre lui la colère de Dieu et sa fureur, ce qui était pour elle un coup d'épée qui lui perçait le coeur de part en part, elle assiste courageusement et le sacrifie pour le salut du monde.
La force de la vertu divine en Marie est en proportion avec celle de Jésus-Christ. Elle montre plus de force .de Dieu en elle qu'il n'en a jamais paru dans toutes les créatures.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde