
( 939606 )
Monsieur de Molière, jadis au temps des rois, par ptk (2022-01-29 00:39:29)
Nous annonçait déjà ce que serait François
Et l’on ne peut manquer, ici de vous citer,
Ces vers si pénétrants, qu’on ne peut oublier :
Aussi ne vois-je rien qui soit plus odieux,
Que le dehors plâtré d'un zèle spécieux;
Que ces francs charlatans, que ces dévots de place
De qui la sacrilège et trompeuse grimace
Abuse impunément, et se joue à leur gré,
De ce qu'ont les mortels de plus saint, et sacré.
Ces gens, qui par une âme à l'intérêt soumise,
Font de dévotion métier et marchandise,
Et veulent acheter crédit, et dignités,
À prix de faux clins d'yeux, et d'élans affectés.
Ces gens, dis-je, qu'on voit d'une ardeur non commune,
Par le chemin du Ciel courir à leur fortune;
Qui brûlants, et priants, demandent chaque jour,
Et prêchent la retraite au milieu de la cour:
Qui savent ajuster leur zèle avec leurs vices,
Sont prompts, vindicatifs, sans foi, pleins d'artifices,
Et pour perdre quelqu'un, couvrent insolemment,
De l'intérêt du Ciel, leur fier ressentiment ;
D'autant plus dangereux dans leur âpre colère,
Qu'ils prennent contre nous des armes qu'on révère,
Et que leur passion dont on leur sait bon gré,
Veut nous assassiner avec un fer sacré.
De ce faux caractère, on en voit trop paraître;
Comme du Ciel, l'infâme, impudemment se joue!
Voyez comme il sait, lui, de traîtresse manière,
Se faire un beau manteau de tout ce qu'on révère!
A son mauvais destin laissez un misérable,
Et ne vous joignez point au remords qui l'accable.
Souhaitez bien plutôt, que son coeur, en ce jour,
Au sein de la vertu fasse un heureux retour;
Qu'il corrige sa vie, en détestant son vice,
Et puisse, un jour, de Dieu, adoucir la justice;

( 939657 )
Qu'ils prennent par Lenormand (2022-01-30 09:20:48)
[en réponse à 939606]
contre nous des armes qu'on révère,
Et que leur passion dont on leur sait bon gré,
Veut nous assassiner avec un fer sacré.
Cela s'applique bien à lui et à ses sous-fifres