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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 939335 )25/01 Conversion de St Paul, apôtre par ami de la Miséricorde (2022-01-24 21:50:01) 



Conversion de St Paul, apôtre

Mémoire de St Pierre, apôtre

Litanies de Saint Paul Apôtre

7ème Homélie sur la conversion de Saint Jean Chrysostome

“ A moi, autrefois blasphémateur et persécuteur..., il m'a été fait Miséricorde ” (1Tm 1,13) : la conversion de St Paul.

Quatrième sermon sur la conversion de Saint Paul par Saint Augustin

« 1. Mes frères, essayons de parler un peu de l'apôtre saint Paul. Arrêtons-nous d'abord à son nom ; car il s'est appelé Saul avant de s'appeler Paul ; le premier nom symbolisait l'orgueil, comme le second symbolise l'humilité ; le premier était bien le nom d'un persécuteur. Saul vient du mot Saül. Saül fut ainsi désigné parce qu'il persécuta David, figure de Jésus-Christ qui devait sortir de la famille de David, par la Vierge Marie, selon la chair.

Saul remplit le rôle de Saül, lorsqu'il persécuta les chrétiens ; il était animé d'une haine violente contre les disciples du Sauveur, comme il le prouva au moment du martyre de saint Étienne ; car il voulut garder les vêtements de ceux qui le lapidaient, comme pour faire entendre qu'ils n'étaient tous que ses propres instruments. Après le martyre de saint Étienne, les chrétiens de Jérusalem se dispersèrent portant partout la lumière et le feu dont le Saint Esprit les embrasait.

Paul, voyant la diffusion de l’Évangile de Jésus-Christ, fut rempli d'un zèle amer. Muni de pleins pouvoirs de la part des princes des prêtres et des docteurs, il se mit en mesure de châtier sévèrement tous ceux qui lui paraitraient invoquer le nom de Jésus-Christ, et il allait respirant le meurtre et altéré de sang.

2. Ainsi désireux de s'emparer des chrétiens et de verser leur sang, il parcourait le chemin de Jérusalem à Damas, à la tête d'un certain nombre de ses complices, lorsqu'il entendit une voix du ciel. Mes frères, quels mérites avait acquis ce persécuteur ? Et cependant cette voix qui le frappe comme persécuteur, le relève apôtre ; voici Paul après Saul ; le voici qui prêche l’Évangile et il décline lui-même ses titres : « Je suis », dit-il, « le plus petit d'entre les Apôtres (I Co XV, 9) ». Que ce nom de Paul est bien choisi ! Ce mot, en latin, ne signifie-t-il pas petit, modique, moindre ? et cette signification, l'Apôtre ne craint pas de se l'appliquer à lui-même.

Il se nomme le plus petit, rappelant ainsi la frange du vêtement de Jésus-Christ, que toucha une femme malade. Cette femme, affligée d'une perte de sang, figurait l’Église des Gentils ; et c'est vers ces Gentils que Paul, le plus petit des Apôtres, a été envoyé, car il est la frange du vêtement, la partie la plus petite et la dernière.

En effet, ce sont là les qualités que l'Apôtre se donne ; il s'appelle le plus petit et le dernier. « Je suis le dernier des Apôtres (I Co IV, 9) ; je suis le plus petit des Apôtres (Id. XV, 9) ». Ce sont là ses propres paroles, et s'il en a prononcé d'autres, qu'il veuille bien nous les rappeler ; car nous ne voulons pas lui faire injure, quoique ce ne soit pas faire injure à Paul que d'exalter la grâce de Dieu. Toutefois, écoutons-le : « Je suis », dit-il, « le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d'être appelé apôtre », ; voilà ce qu'il était ; « Je ne suis pas digne d'être appelé apôtre » ; pourquoi ? « Parce que j'ai persécuté l’Église de Dieu ». Et d'où lui est venu l'apostolat ? « Mais c'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis ; et la grâce de Dieu n'a pas été vaine en moi, car j'ai plus travaillé que tous les Apôtres ».

3. Mais, ô grand Apôtre, voici que des hommes inintelligents se figurent que c'est encore Saul qui parle et qui dit : « J'ai plus travaillé qu'eux tous » ; il semble se louer, et cependant son langage est plein de vérité. Il a remarqué lui-même que ce qu'il venait de dire pouvait tourner à sa louange ; aussi, après avoir dit : « J'ai plus travaillé qu'eux tous », s'empresse-t-il d'ajouter : « Non pas moi, mais la grâce de Dieu avec moi ». Son humilité a connu, sa faiblesse a tremblé, sa parfaite charité a confessé le don de Dieu. Ô vous qui êtes rempli de grâce, qui êtes un vase d'élection, et qui avez été élevé à un rang dont vous n'étiez pas digne, dites-nous les secrets de la grâce en votre personne ; écrivez à Timothée et annoncez le jour de la justice. « Je suis déjà immolé », dit-il.

Nous venons de lire l'épître de saint Paul ; ce sont bien là ses propres paroles : « Je suis déjà immolé ». En d'autres termes : l'immolation m'attend, car la mort des saints est un véritable sacrifice offert à Dieu. « Je suis immolé, et le moment de ma dissolution approche ; j'ai combattu le bon combat, j'ai consommé ma course, j'ai conservé la foi ; il ne me reste plus qu'à attendre la couronne de la justice, que Dieu me rendra en ce jour, en sa qualité de souverain juge ». Celui par qui nous avons mérité nous rendra selon nos mérites ; Paul a été fait apôtre sans l'avoir mérité, et il ne sera pas couronné qu'il ne l'ait mérité.

Parlant de la grâce qu'il avait reçue d'une manière absolument gratuite, il s'écrie : « Je ne suis pas digne d'être appelé apôtre, mais c'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis ». Au contraire, quand il exige ce qui lui est dû, il s'exprime en ces termes : « J'ai combattu le bon combat ; j'ai consommé ma course, j'ai conservé la foi, il ne me reste plus qu'à attendre la couronne de la justice ». Cette couronne m'est due ; et afin que vous sachiez qu'elle m'est due, je déclare « que Dieu me la rendra ». Il ne dit pas : Dieu me la donne, ou m'en gratifie, mais : « Dieu me la rendra en ce jour, en sa qualité de souverain juge ». Il m'a tout donné dans sa Miséricorde, il me rendra dans sa justice.

4. Je vois, ô bienheureux Paul, à quels mérites vous est due la couronne ; en regardant ce que vous avez été, reconnaissez que vos mérites eux-mêmes ne sont que des dons de Dieu. Vous avez dit : « Je rends grâces à Dieu, qui nous donne la victoire par Notre-Seigneur Jésus-Christ. J'ai combattu le bon combat ; mais tout me vient de Dieu, qui fait Miséricorde ». Vous avez dit : « J'ai conservé la foi » ; mais vous avez dit également : « J'ai obtenu miséricorde, afin que je sois fidèle ». Nous voyons donc que vos mérites ne sont que des dons de Dieu, et voilà pourquoi nous nous réjouissons de votre couronne. »

Source : chemin d'amour vers le Père

La Légende Dorée pour la conversion de saint Paul



Litanies de Saint Pierre Apôtre

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 939336 )Méditation sur la vie intérieure de la Très Sainte Vierge Marie avec M. Olier par ami de la Miséricorde (2022-01-24 21:52:08) 
[en réponse à 939335]

CHAPITRE XI. INSTITUTION DE L'ADORABLE SACREMENT DE L'EUCHARISTIE.

RÉFLEXIONS PRATIQUES


La joie de Marie sur la terre, l'unique sujet de consolation qu'elle pût avoir au milieu de tant de pécheurs parmi lesquels elle vivait, c'était la présence de Jésus, dont la société était seule un paradis pour elle. Afin de lui continuer ce bonheur, même après l'Ascension, Jésus-Christ substitua saint Jean à sa place.

La bonté divine voulut de plus que cette sainte Mère eût sans cesse devant les yeux le spectacle de Jésus-Christ son Fils, se survivant à lui-même dans les vrais chrétiens.

C'est pourquoi, en instituant l'Eucharistie, Jésus-Christ eut dessein d'étendre à tous les fidèles la grâce qu'il faisait à saint Jean, sinon en se communiquant à eux avec la même plénitude, du moins en les animant comme lui de, ses dispositions de religion envers son Père, de sa tendre affection envers sa Mère, et de sa charité pure envers le prochain.

Voilà ce que doit produire dans leurs cœurs le sacrement de la divine Eucharistie, qui, est leur véritable aliment : Celui qui mange ma chair et boit mon sang, dit Jésus-Christ, il demeure en moi et je demeure en lui. Comme mon Père, qui est vivant par lui-même, m'a envoyé, et que je vis; par mon Père, de sa propre vie qu'il me communique, ainsi celui qui me mange vivra par moi, de ma vie que je lui communiquerai; cette vie qu'il nous communique ainsi par ce sacrement, étant la même qu'il a versée dans l'âme de saint Jean à la Cène.

Par l'Incarnation, le Fils de Dieu avait pris une vie pure et innocente, mais semblable à notre vie, issue d'Adam, laquelle pour cela le rendait sujet aux misères, aux douleurs et, à tout ce qui était compatible avec la dignité de sa personne adorable. Cette première vie, il l'a offerte à Dieu son Père sur la croix, pour nous délivrer de la mort éternelle.

Il l'a sacrifiée et l'a quittée pour ne plus la reprendre, et. en récompensa il a reçu comme homme, dans sa résurrection, une vie nouvelle, une vie glorieuse,. qui est proprement celle qu'il nous communique par la sainte Eucharistie.

Ce n'est pas à dire que l'Eucharistie doive nous exempter de la mort corporelle, à laquelle nous avons tous été condamnés en Adam au lieu de fortifier en nous la foi, elle la détruirait,: si elle produisait de tels effets dans nos corps; mais elle nous préserve de la mort spirituelle, c'est-à-dire du péché, si nous. voulons conserver cette vie divine; et, de plus, elle devient pour nous un gage certain de la gloire dont nos corps seront revêtus; au jour de la résurrection.

Aussi Notre-Seigneur, parlant des effets de l'Eucharistie dans l'Évangile, répète-t-il, jusqu'à quatre fois que celui qui mange sa chair, il le ressuscitera au dernier jour.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde