Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=939033
images/icones/attention.gif  ( 939033 )Ce soir sur KTO par Marie-France (2022-01-21 18:36:36) 

Débat sur Traditionis Custodes avec Mgr Dominique Lebrun,Mr l'abbé de Tanouarn,le Frère Henri Donneaud,C.Geoffroy
images/icones/fleche2.gif  ( 939035 )Le lien par AVV-VVK (2022-01-21 18:44:36) 
[en réponse à 939033]

Ici
images/icones/1f.gif  ( 939062 )Mgr Lebrun par Métronome (2022-01-21 23:05:15) 
[en réponse à 939035]

Est vraiment d'une mauvaise Foi incroyable!
Du pseudo sentimentalisme pour nous faire pleurer sur sa pauvre condition d'évêque blessé par les prêtres qui veulent rester fidèles à ce qu'ils sont.. Même pas crédible. Il n'est même pas capable de comprendre que si ses paroisses sont sans prêtres c'est peut-être un peu à cause de cet état d'esprit du clergé que refusent le instituts ED.
Il souffre et il faut le plaindre... Du genre, je comprends votre souffrance mais vous vous ne comprenez pas la mienne... Quel mépris!


Très bons abbé de Tanouärd et Hervé Rolland.

Pauvre Mme Debay au milieu. Un peu perdue mais qui a bien fait remarquer que même une messe de Paul VI en latin n'aurait pas été acceptée par les laïcs des campagnes. Ce que l'évêque fait semblant de ne pas croire. De qui se moque-t-il?

Pitoyable Père Christophe Geffroy qui a raté sa vocation: Il aurait dû se faire curé. Il aurait pu ainsi pratiquer la concélébration et donner des leçons crédibles aux prêtres...
images/icones/pelerouin1.gif  ( 939066 )S'il y a tant de villages sans prêtres, c'est... par Sacerdos simplex (2022-01-21 23:34:33) 
[en réponse à 939062]

...surtout dû au fait que le NOM ne suscite pas suffisamment de vocations (sinon, il y aurait une vocation dans chaque paroisse).
Il ne transmet (quasiment) rien. Il y a très peu de jeunes au NOM.
Bien sûr, on va me trouver telle ou telle célébration qui regroupe quelque(s) millier(s) de jeunes, mais c'est exceptionnel et le NOM n'incite même pas à aller à la Messe chaque dimanche.
Beaucoup de fidèles ont cessé d'aller à la Messe régulièrement ...justement quand il y a eu la nouvelle messe, vers 1970.
Et "ils" ont mis les autels face au peuple, pour que les fidèles puissent voir ce qui se passe à l'autel.
Et ils ont vu...
...qu'il n'y strictement rien à voir.
On voit juste un prêtre qui prend du pain, prononce des paroles, et...
...on ne voit rien.



images/icones/fleche2.gif  ( 939102 )Une analyse réaliste par AVV-VVK (2022-01-22 11:24:24) 
[en réponse à 939066]

En outre la célébration ad orientem est rarissime. Etc.
images/icones/neutre.gif  ( 939118 )Inexact par Vox clamantis (2022-01-22 13:31:45) 
[en réponse à 939066]

La désaffection des jeunes pour la messe est antérieure au Nom, et remonte, comme l'a montré Guillaume Cuchet, aux années 1965-1966.

Guillaume Cuchet incrimine un tournant dans la pastorale, et notamment l'arrêt de la prédication des fins dernières.
images/icones/2e.gif  ( 939064 )Quelle Tartufferie par Luc de Montalte (2022-01-21 23:16:03) 
[en réponse à 939033]

… chez ces sectateurs de la religion du Concile, le moindre écart à la Loi DU Concile devant être puni avec la plus extrême sévérité. Le reste du Magistère en revanche n’existe probablement pas quand on lit le nombre d’hérésies débitées tous les jours jusqu’au plus haut niveau de l’Église (quelle sanction pour un Sosa niant l’existence même du Diable ou soutenant le communisme ?) et on n’a pas constaté le même empressement lorsqu’il s’agissait d’appliquer Summorum Pontificum (je ne sais pour cet évêque en particulier).

On note que l’évêque est incapable d’expliquer pourquoi il faudrait interdire la messe traditionnelle ; dans un renversement proprement invraisemblable, ce serait même à nous de le savoir ou le deviner : il confond le pape et la Pythie de Delphes visiblement.

Les intervenants traditionalistes, trop gentils et accommodants, ne parviennent guère à fournir un contre-discours. Non veni pacem mittere, sed gladium.
images/icones/iphone.jpg  ( 939129 )Sur les 6 invités, 4 sont « tradis » par Athanase (2022-01-22 16:25:40) 
[en réponse à 939064]

J’avoue ne pas avoir encore regardé ce débat, mais il y a quand même une chose impensable il y a 20 ans (si tant qu’il y avait des débats à cette époque): sur les 6 invités, 4 sont issus du « tradiland », même si on peut inclure Geffroy dans une aile plus libérale. Ce qui prouve que le débat aurait pu être mené en faveur de la Tradition. Mais pour me faire une opinion, j’attends de le voir.
images/icones/c_nul.gif  ( 939069 )Débat sans intérêt... par vistemboir2 (2022-01-22 00:19:57) 
[en réponse à 939033]

Décidément, KTO continue de faire couler l'eau tiède, car on a soigneusement évité d'y aborder les questions qui fâchent :

- les fruits (amers) du Concile : la perte d’influence considérable de l’Église catholique en l’Occident (autrefois chrétien),
- la fin de la catholicité (au sens premier d’universalité) de la liturgie : autant de paroisses, autant de messes,
- la finalité de l’Église et le salut des âmes après Vatican II,
- la synodalité et la vénération de Pachamama : moyens de redresser la courbe des vocations et celle de la pratique religieuse ?
- l’utilité de Traditionis Custodes : pour le bien des fidèles ou pour le confort d’une hiérarchie auto-satisfaite ?
Etc...

Toutefois, on a fait allusion à l'"obéissance" (à qui ? en quoi ?), mais cela ne s'adressait visiblement qu'aux seuls prêtres et fidèles de la messe tridentine...

Il est vrai aussi que KTO s'était bien gardé de convier à l'émission un prêtre de la FSSPX et/ou l'abbé Laguérie : c'est ce qu'on appelle à la CEF un "débat ouvert", comme au PCF du temps de Georges Marchais ou de Maurice Thorez...
images/icones/fleche2.gif  ( 939090 )Merci pour vos réactions par Diafoirus (2022-01-22 09:27:36) 
[en réponse à 939069]

à la suite de ce " débat" sur KTO.
Chacun d'entre vous a bien exprimé ce que l'on ressent en buvant de "l'eau tiède".
images/icones/fleche2.gif  ( 939117 )Le parti ne veut pas lâcher le pouvoir conquis par lui en 1962. par Scrutator Sapientiæ (2022-01-22 12:52:40) 
[en réponse à 939033]

Bonjour Marie-France,

Le parti néo-catholique ne veut pas lâcher le pouvoir qu'il a conquis, à l'intérieur et au sommet de l'Eglise catholique, en octobre 1962, ce n'est pas plus compliqué que cela, et ce qui précède explique grandement l'absence de vrai dialogue, ou la présence de dialogues biaisés, aujourd'hui, dans l'Eglise catholique, comme dans ce débat.

A la limite, peu importe, pour eux, que les églises soient fermées et vides, car ce qui importe davantage est que l'Eglise du Concile, du Dialogue ou de François, elle, soit ouverte sur l'avenir et sur le monde, tout en étant pleine d'estime pour les confessions chrétiennes non catholiques, pour les religions non chrétiennes et pour bien des concepts et des valeurs à la mode.

Par ailleurs, on est en droit de se dire que le néo-catholicisme donne de l'anti-tridentinisme comme le pommier donne des pommes, et que Jean-Paul II puis, surtout, Benoît XVI, ont pris leurs désirs pour des réalités, en s'orientant en direction d'une réforme de la réforme.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/bravo.gif  ( 939120 )Oui ! par Jean-Paul PARFU (2022-01-22 15:27:15) 
[en réponse à 939117]

Tout est dit et bien dit ! Merci !
images/icones/fleche2.gif  ( 939182 )Mettons nous un instant à la place des clercs néo-catholiques. par Scrutator Sapientiæ (2022-01-23 09:56:28) 
[en réponse à 939120]

Bonjour et merci, Jean-Paul PARFU.

Mettons nous un instant à la place des clercs néo-catholiques : globalement, non seulement pour des raisons chronologico-institutionnelles, mais aussi pour des raisons programmatico-intellectuelles, ils sont les continuateurs des experts et des pères du Concile, qui n'ont certainement pas fait tout ce qu'ils ont fait, et défait tout ce qu'ils ont défait, dans les années 1960-1970, pour que leurs continuateurs, non seulement post-montiniens, mais aussi, désormais, post-wojtyliens, puissent être un jour à la fois capables et désireux de réinjecter de la "tridentinité" en plénitude, à l'intérieur du nouveau régime ecclesial que nous connaissons depuis le mois d'octobre 1962.

En effet, n'oublions jamais que, pour nos contradicteurs consensualistes fraternitaires, toute perspective ou tentative de retour vers l'essentiel, dans l'acception tridentine de l'essentiel, id est dans une acception un tant soit peu alethiciste, controversiste et exclusiviste, est presque toujours disqualifiée à priori, car d'après eux pleinement synonyme de restauration du passé ou de retour en arrière (et aussi pleinement synonyme d'un "manque de charité").

On nous l'a dit et répété : le tridentinisme est archaïque, nostalgique, passéiste, rétrograde, car inadapté donc obsolète.

Et ce n'est quand même pas de ma faute si Paul VI a amplement précédé Emmanuel MACRON, en recourant, pendant puis après le Concile, à des phrases comparables au fameux : "Parce que c'est notre projet !"...

Encore plus sérieusement, à qui donc fera-t-on croire que l'anti-tridentinisme a porté, avant-hier, et porte, aujourd'hui, avant tout sur la question liturgique ?

Qui ne sait que c'est non seulement dans un domaine qualifiable de "liturgico-eucharistique", mais aussi dans un domaine qualifiable de "noetico-epistemique" que deux auteurs, respectivement Beauduin et Maréchal, ont précédé bien d'autres inspirateurs du néo-catholicisme ?

Et qui ne voit que c'est non seulement dans le domaine de l'ecclésiologie, mais aussi dans les domaines de l'anthropologie, de la pneumatologie et de la politologie, que le néo-catholicisme, notamment en ce qu'il fonctionne à l'anti-tridentinisme, se manifeste comme il le fait, avant tout depuis les années 1930, et non seulement depuis les années 1960 ?

Tout ce qui précède sert à expliquer la raison pour laquelle ce qui suit est écrit : ceux qui s'imaginent qu'il suffirait que deux sensibilités liturgiques se mettent à converger, à s'inspirer mutuellement (au point de se dénaturer mutuellement ?) pour que l'on commence à mettre un terme à la "crise de l'Eglise" n'ont pas tout compris,

- d'une part, à la vraie nature du jugement porté contre le tridentinisme par bien des inspirateurs du néo-catholicisme,

- d'autre part, à la vraie nature du néo-catholicisme, qui n'est certes pas anti-tridentiniste en raison d'un "accident de l'histoire" tel que le "détournement de finalité" du Concile par l'ambiance émancipatrice des années 1960-1970...

... d'autant plus que le déroulement et une partie des enseignements du Concile, en lui-même, ont grandement contribué à l'implantation puis à l'activation de cette ambiance, dans l'Eglise catholique.

Bon dimanche.

Scrutator.
images/icones/bravo.gif  ( 939124 )Conciliation impossible... par vistemboir2 (2022-01-22 16:12:39) 
[en réponse à 939117]

entre la religion catholique s'appuyant sur la Tradition et la religion conciliaire et sa révolution humaniste ouverte aux idées du monde...
Et donc dialogue impossible entre une hiérarchie et ses servants acquis à la révolution conciliaire et les clercs et fidèles restés attachés à la religion multiséculaire de leurs aïeux....
images/icones/bravo.gif  ( 939125 )Entièrement d'accord par Pétrarque (2022-01-22 16:13:50) 
[en réponse à 939117]

Il y a deux religions dans la même Eglise.

Les structures de l'Eglise catholique romaine, à tous les niveaux, sont squattées par des gens qui, bien qu'en communion avec la Rome moderniste, sont complètement étrangers à la Rome de toujours.

La relative accalmie que les fidèles ex-Ecclesia Dei avaient connue depuis 1988 et leur enthousiasme -excessif à mon sens- depuis 2007, sont aujourd'hui ramenés à zéro, ou presque.

Les circonstances actuelles, filles naturelles de celles de l'après-Concile, ne peuvent s'appréhender justement par le seul critère de l'obéissance.

C'est de foi dont il s'agit. Précisément parce qu'il y en a deux.

Contraires, antagonistes et irréconciliables.

Deux fois, deux religions, dans la même Eglise.

L'une ne peut tolérer l'autre.

Retour au réel, donc, et surtout retour au COMBAT.

Le Combat de la Foi.
images/icones/iphone.jpg  ( 939122 )En conclusion ? par Nemo (2022-01-22 15:58:08) 
[en réponse à 939033]

A voir les commentaires il est inutile de regarder l’émission non ?
Faut dire que je ne comprends pas les interventions des moines bénédictins qui en principe devraient rester en clôture, que la Nef c’est du moderno-tradi, quant-à l’abbé de Tanouarn, c’est une intelligence à l’état pur mais il représente en général lui-même, il est joueur et malin. Mais je n’ai pas écouté, le retour sur investissement me semblant faible.
images/icones/fleche2.gif  ( 939131 )Les réactions sur ce fil ne sont ... par Ion (2022-01-22 16:45:27) 
[en réponse à 939122]

... que la manifestation de liseurs qui ont entendu ce qu'ils ne voulaient pas entendre.

Ce débat était au contraire fort intéressant, courtois, et constructif. C'est ce gendre de dialogues, appelés par tous les participants, qui fera avancer les choses dans le bon sens. L'abbé de Tanouarn s'est même désolidarisé de l'abbé Laguérie, affirmant entre autres choses que l'exclusivisme liturgique de l'IBP était stupide !

Vous ne perdrez pas votre temps en regardant ce débat.

Ion
images/icones/hein.gif  ( 939141 )L'exclusivisme liturgique est stupide ? par Pétrarque (2022-01-22 18:03:01) 
[en réponse à 939131]

Donc ne pas vouloir de la nouvelle messe est stupide ?
images/icones/neutre.gif  ( 939145 )Je le crains par Gereo (2022-01-22 18:19:27) 
[en réponse à 939141]

comme d'affirmer que chaque dimanche est l'occasion d'une profanation collective par la communion dans la main.
images/icones/1d.gif  ( 939180 )D'accord. par Pétrarque (2022-01-23 08:53:20) 
[en réponse à 939145]

Vous n'avez donc pas compris que le biritualisme n'est qu'un sas de décompression pour supprimer définitivement la messe traditionnelle.

C'est dommage.
images/icones/bravo.gif  ( 939143 )Je ne regrette pas non plus par Gereo (2022-01-22 18:09:53) 
[en réponse à 939131]

d'avoir écouté le volet de cette émission (qui sur d'autres sujets usurpe bien souvent son titre, et est un véritable robinet d'eau tiède). Les problèmes ont le mérite d'être bien posés et la volonté de dialogue des uns et des autres semble réelle. L'abbé de Tanoüarn évite à plusieurs reprises au débat de s'enliser dans le "pathos" dans lequel Mgr Lebrun évolue un peu trop à mon goût, et le père Donneaud a le mérite de rappeler les enjeux théologiques autour de la question du rite : l'acceptation ou non du concile Vatican II selon l'herméneutique de continuité.
images/icones/fleche2.gif  ( 939178 )Faisabilité et dimensionnement de l'herméneutique de la réforme par Scrutator Sapientiæ (2022-01-23 08:37:48) 
[en réponse à 939143]

Bonjour Gereo,

Une énième fois, il est rappelé ici même qu'il s'agit, dans le discours de Benoît XVI du 22 décembre 2005, de l'herméneutique de la réforme, id est de l'herméneutique du renouveau dans la continuité de l'unique sujet Eglise, ET NON de l'herméneutique de la continuité, id est, par exemple, d'une herméneutique de la transmission, dans la continuité, de l'unique objet Tradition.

Cette herméneutique du renouveau dans la continuité ne pourrait donner lieu à une approche propice à sa faisabilité et à son dimensionnement que dans les termes qui suivent : en gros, il s'agirait de recevoir, à nouveaux frais, quatre textes du Concile, DV, LG, SC, AG, notamment voire surtout à la lumière du Magistère de Pie XII qui porte sur les thèmes traités dans ces quatre textes, à savoir, respectivement, Divino afflante spiritu et Humani generis, Mystici corporis Christi, Médiator Dei, Evangelii praecones et Fidei donum.

Quatre autres textes du Concile ne sont certainement pas assagissables, canalisables, explicitables au moyen d'une herméneutique du renouveau, conciliaire, dans la continuité à l'égard du Magistère pontifical antérieur à l'annonce du Concile, à savoir DH, GS, NA, UR, et pour cause, ces quatre autres textes étant porteurs de davantage de renouveau dans la contiguite culturelle ad extra que de renouveau dans la continuité doctrinale ad intra, ET TOUT LE MONDE LE SAIT.

Concluons ou résumons : la notion d'herméneutique de la continuité n'est pas "bénédictine", ou ratzingérienne, et n'est pas du tout respectueuse de la réalité, telle qu'elle est présente dans le Magistère ante-conciliaire, d'une part, dans le Magistère intra-conciliaire, d'autre ; la notion d'herméneutique du renouveau dans la continuité est soumise à des conditions de faisabilité et de dimensionnement, proches ou telles que celles évoquées ci-dessus ; et la notion d'herméneutique de la rupture a du sens, et commence à faire son apparition, au moins dès le début de la préparation de la troisième session du Concile, sinon avant, notamment chez Hans Kung.

Bon dimanche.

Scrutator.
images/icones/1d.gif  ( 939202 )Tanouarn ! par Nemo (2022-01-23 12:48:19) 
[en réponse à 939131]

J’ai connu l’abbé avant qu’il ne soit séminariste.
A titre personnel je le trouve absolument charmant.
Au niveau intellectuel et universitaire, il est brillant.
Au niveau musical, il chantait bien.
Au niveau relationnel et amical, c’est sans doute la fidélité même.
Il est joueur, très joueur. Il aime la provocation.
Soyez de gauche : il sera de droite et vice versa.
Progressiste il sera conservateur et vice versa.
Une des raisons pour lesquelles il sera toujours à part.
Monsieur Geffroy lui, a toujours été un libéral et l’aile gauche du traditionalisme.

Dire que l’exclusivisme liturgique est stupide est une formidable aberration :
Elle est la norme dans toute la tradition de l’Eglise : un dominicain ne célébrait pas le romain, un romain ne célébrait pas l’ambrosien ça leur était interdit. Et encore c’était des rites traditionnels.

Et pour rigoler, l’écrasante majorité des prêtres dans le monde célèbre exclusivement le rite réformé de Paul VI !
images/icones/fleche2.gif  ( 939213 )J'avais pourtant pris soin ... par Ion (2022-01-23 15:55:09) 
[en réponse à 939202]

... de préciser "exclusivisme liturgique de l'IBP". Et non pas le principe de l'exclusivisme liturgique. Vous ne m'avez manifestement pas bien lu, ou peut-être n'avez-vous pas bien écouté l'abbé de Tanouarn.

Il s'agissait bien sûr du cadre de deux formes d'un même rite et du contexte de refus de cet institut de célébrer, dans le même rite, mais selon le missel rénové. Pas l'inverse, bien sûr.

Ion


images/icones/1d.gif  ( 939218 )Mais non... par Pétrarque (2022-01-23 16:45:37) 
[en réponse à 939213]

L'IBP a raison.

Il n'y a pas deux formes d'un même rite romain.

Il y a juste deux messes, qui expriment deux conceptions différentes, si ce n'est davantage.

Cette acrobatie dialectique, si tant est qu'elle ait jamais été imaginable, est de toute façon caduque depuis le 16 juillet. Tout comme la fameuse herméneutique de la continuité.

Il y a la messe traditionnelle, et celle qui ne l'est pas.

Il y a l'héritage de la Tradition, et la fabrication équivoque du post-Concile, dont les fruits sont patents.

Quant à votre "missel rénové", pitié.

Épargnez-nous au moins ce genre d'humour...
images/icones/1a.gif  ( 939263 )Je maintiens par Nemo (2022-01-24 01:43:21) 
[en réponse à 939213]

Je n’avais pas regardé de débat.

Je viens de le faire et finalement, je n’ai pas perdu complètement mon temps.

En fait tout le monde demande le dialogue. Mais ce dialogue ne peut mener nulle part puisque chacun veut imposer à l’autre sa façon de faire. Au niveau liturgique, n’en déplaise à Mgr Lebrun et à Christophe Geffroy qui fait la leçon aux fidèles et même aux prêtres, seule une coexistence pacifique était possible. Il y a bien longtemps que Monsieur Geffroy a choisi son camp, on ne le suivra pas.

Mgr Lebrun est pas mal à nous expliquer qu’il a des fidèles perdus dans des coins paumés qui ne peuvent avoir la messe car is veulent une liturgie en français. Personne ne lui a répondu que pour bon nombre de tradis, on fait parfois un trajet d’une heure pour trouver une messe traditionnelle.

Un des bienfaits de TC va être d’empêcher Ion de dire qu’il y a deux formes d’un même rite. On savait que c’était faux et le pape vient de mettre fin à cette blague.

J’adore aussi l’expression “missel rénové” en lieu et place de “missel réformé”. Là on est plus dans la blague mais dans le mensonge.

Mgr Lebrun se démarque bien dans les bonnes résolutions. Alors que tous, sans forcément une grande conviction, veulent se lancer dans le dialogue avec l’autre, lui se referme en allant chercher dans son coeur la bonne attitude.

On a bien compris que pour lui, il a confirmé dans l’ancien rite avec un minimum de conviction. Hélas le dialogue entre tradis et modernes me fait penser à celui d’un vieux couple séparé qui essaye de se réunir pour le bien des enfants.
images/icones/fleche2.gif  ( 939328 )La coexistence par AVV-VVK (2022-01-24 19:26:57) 
[en réponse à 939263]


Un des bienfaits de TC va être d’empêcher Ion de dire qu’il y a deux formes d’un même rite


Source: "Je maintiens" par Nemo Je reconnais: tous mes efforts pour trouver la célébration rénovée, la F.O. correcte et officielle échouent.
images/icones/neutre.gif  ( 939134 )Très instructif par Roger (2022-01-22 17:13:17) 
[en réponse à 939033]

Merci beaucoup de nous avoir signalé ce débat.

Je note qu il s agit sans doute de la première fois que nous voyons un évêque parler à des tradis.

Pour le reste Mgr Lebrun eg le dominicain sont restés un peu sur la réserve mais ont été courtois et attentifs à la souffrance des fidèles concernés (les ED attachés à la liturgie traditionnelle et acceptant le magistère recent). Ils ont été également préoccupés par les séminaristes.

Évidemment leur souci n est pas du tout de dialoguer avec ceux qui rejettent Vatican II.

Geoffroy à pris une position claire : les prêtres ED doivent célébrer dans les deux formes.

L abbé de Tanouarn à aussi reconnu explicitement la validité de la messe de Paul VI (mais la célèbre t il ? Je ne le crois pas).

Merci à KTO d avoir pris l'initiative de cette réunion .

images/icones/neutre.gif  ( 939152 )Egalement utile, instructif serait un débat par AVV-VVK (2022-01-22 19:41:23) 
[en réponse à 939033]

au sujet des formes de la forme ordinaire: les expressions populaires et l' encadrement officiel. Où est la ligne de démarcation ? Un dialogue s'impose entre ses adhérents respectifs et pourrait influencer le grand dialogue prescit par le Motu Proprio T.C.
images/icones/neutre.gif  ( 939196 )Le vrai débat n'est apparemment pas d'actualité par Candidus (2022-01-23 12:00:56) 
[en réponse à 939152]

C'est le dialogue sur le statut et la pertinence, 60 ans plus tard, d'un concile qui s'est voulu uniquement pastoral.

Rome dialogue avec les Orthodoxes qui refusent 14 conciles oecuménique dogmatiques et avec les Protestants qui en refusent 15.

Pourquoi refuser de dialoguer sur le fond avec ceux qui ont des difficultés avec un concile qui s'est voulu uniquement pastoral et qui s'est déroulé dans un contexte culturel aujourd'hui obsolète ?

Les inconditionnels de Vatican II acceptent-ils que l'on discute du statut actuel du IVème concile du Latran, et notamment de ses canons 68 et 69 ?

Pour rappel voici de quoi il s'agit :

Canon 68 : [...] Nous décrétons que [les Juifs et les Sarrasins] des deux sexes, dans chaque province chrétienne et en tout temps, doivent être reconnus par le caractère de leur habillement [...]. Ils n'apparaîtront pas en public les jours des Lamentations ainsi que le dimanche de la Passion [...].

Canon 69 : [...] nous défendons aux Juifs d'être nommés à des charges publiques, puisque sous le couvert de ces charges ils sont très hostiles aux chrétiens.
images/icones/neutre.gif  ( 939224 )Là n était pas le sujet par Roger (2022-01-23 18:06:32) 
[en réponse à 939196]

Même si cela peut fâcher certains sur notre forum, il était clair que KTO voulait permettre de clarifier les questions posées par Traditionis custodes- questions qui ne concernent en pratique que les pretres et les fidèles qui reconnaissent le magistère recent et souhaitent continuer à célébrer son l ancien Missel.

images/icones/fleche2.gif  ( 939230 )Ce concile pastoral par AVV-VVK (2022-01-23 20:00:31) 
[en réponse à 939196]

Un texte du père G. Cottier, O.P. (en 2003, cardinal):

Vatican II: un Concile « pastoral »


Quel jugement porter sur le dernier Concile? Certains, et tout particulièrement parmi ceux qui éprouvent de la sympathie pour les positions de Mgr Lefebvre, voudraient se soustraire à l'autorité de Vatican II en arguant de son caractère « pastoral » et non doctrinal. L'argument est trompeur. Jean XXIII, dans le discours d'ouverture, le 11 octobre 1962, a indiqué où devait porter l'effort principal du Concile, effort que nous pouvons qualifier de missionnaire: faire parvenir à l'ensemble des hommes le message chrétien, considéré dans sa plénitude et son intégrité. A ce propos, il a souligné le « caractère surtout pastoral » de l'enseignement du Magistère. Il n'entendait nullement par là opposer « doctrinal » à « pastoral », mais marquer que la doctrine chrétienne est doctrine de salut et de vie, et que la mission du Concile était de tout faire pour qu'elle atteigne les hommes de notre génération. D'ailleurs, ce Concile pastoral a promulgué deux constitutions dogmatiques (sur l'Eglise et sur la Révélation). Il n'a pas procédé, il est vrai, à des définitions solennelles. Mais ce qu'il a fait, c'est rappeler solennellement la doctrine du Magistère ordinaire qui est, pour les catholiques, objet de foi. Quant aux directives liturgiques et pastorales, prises en vue de l'approfondissement de la vie chrétienne et de la diffusion du message du salut, dans la mesure même où elles émanent d'un Concile oecuménique, elles ont la garantie d'une assistance majeure de l'Esprit-Saint et, à ce titre, elles obligent gravement la conscience des catholiques. Ceux-ci peuvent être certains, parce que précisément il s'agit d'un Concile oecuménique, que toutes ces décisions sont conformes à la foi. Ils doivent donc les accueillir, selon la formule de Franzelin, avec une « infaillible sécurité ». Personne, en effet, dans l'Eglise ne peut raisonnablement douter du caractère oecuménique, c'est-à-dire universel, du second Concile du Vatican, car est oecuménique tout Concile qui représente authentiquement l'Eglise enseignante universelle et qui (c'est là le critère décisif) est comme tel approuvé et confirmé par le Pape.
On sait que Mgr Lefebvre s'en prend spécialement à la réforme liturgique. Il l'a fait encore le 29 juin 1976 dans l'homélie qu'il a prononcée au cours de la cérémonie des ordinations à Ecône. Disons d'abord que, par leur nature, les dispositions liturgiques sont réformables par l'autorité suprême de l'Eglise. Un Pape peut ici modifier ce qu'un autre Pape a institué. Pie V, à la suite du Concile de Trente et conformément aux exigences pastorales qu'il lui revenait de peser, a introduit une réforme liturgique. Paul VI, à la suite du dernier Concile, n'a fait que suivre l'exemple de son Prédécesseur. Redisons-le: l'autorité même du Concile qui a pris les décisions est par elle-même garantie de leur conformité à la foi.
L'adage « lex orandi, lex credendi » (la règle de la prière liturgique est règle de la foi) ne signifie pas que la prière liturgique soit en tant que telle et par elle-même source et garante d'orthodoxie. Elle signifie que le même Magistère, infailliblement assisté en matière de foi, est encore assisté de l'Esprit-Saint quand il règle la prière de l'Eglise. L'Esprit, en effet, ne permet pas que l'Eglise erre dans ce qui fait le coeur de sa vie. Car ce n'est pas à tel ou tel élément périphérique de la réforme liturgique que s'en prend Mgr Lefebvre, mais à la messe elle-même célébrée selon le nouveau rite. En contesterait-il jusqu'à la validité comme il conteste la validité d'autres sacrements conférés selon le nouveau rite? S'est-il avisé que celui-ci ne fait que reprendre une tradition plus ancienne? Mais si l'Eglise de Jésus-Christ, en communion avec le successeur de Pierre, n'avait plus l'Eucharistie, elle aurait cessé d'exister et, contrairement à la promesse du Seigneur, les portes de l'enfer auraient prévalu contre elle: c'est jusque-là que la logique de son attitude devrait conduire Mgr Lefebvre, s'il venait à persister dans son égarement. Or, qu'on lise les documents du Concile: on sera frappé du nombre de fois où la doctrine de l'Eglise, définie à Trente, sur la valeur sacrificielle de la messe et sur le mystère de la présence réelle, est réaffirmée sans ambages. Ceci est également vrai des actes et discours de Paul VI, à commencer par la splendide encyclique Mysterium fidei. En vertu de quel aveuglement Mgr Lefebvre méconnaît-il de si clairs témoignages? (Il est vrai qu'il n'y a pas qu'à Ecône qu'on les ignore systématiquement.)
Car tel est le drame. Brisant la communion avec le Collège de ses frères dans l'épiscopat et avec son Chef, un évêque, de sa propre autorité, conteste l'autorité d'un Concile oecuménique. Il rompt ainsi avec la régie d'orthodoxie la plus haute et la plus immédiatement saisissable, celle de la communion avec Pierre. Par là, il s'est engagé sur le chemin glissant qui conduit au schisme et, peut-être, à l'hérésie.
Ce n'est pas un hasard si Paul VI a choisi le cadre du Consistoire, qui le 24 mai a vu la création de vingt et un cardinaux, pour adresser à Mgr Lefebvre et à ses collaborateurs un nouvel avertissement. L'attitude du fondateur d'Ecône « s'érige en juge de cette volonté divine qui a fait de Pierre et de ses successeurs légitimes le Chef de l'Eglise pour confirmer ses frères dans la foi et paître le troupeau universel (cf. Lc 22, 32; Jn 21, 15 s.), et qui l'a établi garant et gardien du dépôt de la foi » (1). Les termes de la (**) du discours consacrée à ce douloureux sujet sont soigneusement pesés et mesurés. Qu'on ne dise pas que les choses ne sont pas claires, ce sont des positions qu'il a prises publiquement qui sont reprochées comme gravement répréhensibles à Mgr Lefebvre.


Source: www. sacrosanctum-concilium.org /textes