Le Forum Catholique
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( 938855 )
Affaire Ribes: l’archevêque de Lyon « atterré par la perversité de ce prêtre » par Bernard Joustrate (2022-01-19 17:09:29)
Affaire Ribes: l’archevêque de Lyon « atterré par la perversité de ce prêtre »
Le Progrès
L’archevêque de Lyon, Olivier de Germay, est longement revenu ce mercredi matin sur cette nouvelle affaire qui tourmente les diocèses de Lyon, Saint-Etienne et Grenoble.
© Photo : Le Progrès/Richard MOUILLAUD
« Les victimes du Père Louis Ribes sont, malheureusement, certainement très nombreuses », (indique Mgr) Olivier de Germay, archevêque de Lyon.
Décédé en 1994, l’abbé Ribes originaire de la Loire, est passé par les diocèses de Lyon et Grenoble. Il aurait abusé sexuellement de plusieurs enfants et jeunes dans les années 70-80, qu’il approchait notamment dans le cadre de ses activités artistiques.
(...)
« Je suis personnellement atterré par la perversité de ce prêtre qui a abusé de l’innocence de tant d’enfants, et profondément bouleversé par la souffrance de ses victimes, une souffrance lancinante et toujours présente chez la plupart d’entre elles, même si les faits sont anciens », a souligné Mgr de Germay (...).
« Je souhaite donc donner la priorité aux personnes victimes et faire en sorte que l’Église ne se dérobe pas à ses responsabilités. Même lorsqu’il s’agit de cas anciens, dont on peut se dire personnellement innocent, nous souhaitons assumer le fait que l’Église n’a pas su se démarquer de la culture de l’époque, qui était une culture du silence ou du déni, et où on cherchait avant tout à protéger l’institution. En tant que membres de l’Église, nous nous sentons concernés par ce qui s’est passé, et souhaitons porter le poids de la faute de quelques-uns »(...).
Le
sort de ses œuvres scellé
« C’est la prise en compte de la souffrance des victimes qui est prioritaire, et la vérité doit être faite pour purger ce qui doit l’être. Parallèlement nous poursuivons le travail de prévention qui a été fait, et qui doit toujours être renouvelé, afin que l’Église soit un lieu sûr pour tous », a-t-il poursuivi devant les journalistes.
Olivier de Germay a également scellé le sort des œuvres de l’abbé Ribes. « Nous avons décidé, avec les trois diocèses concernés (Grenoble, Saint-Étienne et Lyon) de retirer des églises les oeuvres qui nous appartiennent. La dépose a déjà commencé, en particulier dans le village de Pomeys, où le Père Ribes passait ses vacances. Lorsqu’il s’agit de vitraux d’églises appartenant aux municipalités, il revient aux maires de prendre une décision. Nous sommes en train de les contacter pour les en informer. »
Vers une indemnistation
Une Instance indépendante de reconnaissance et de réparation (INIRR) sera mise en place.
Objectif : « Recevoir les victimes et étudier, en dialogue avec elles, la meilleure façon de les aider dans leur chemin de reconstruction. Cette instance sera opérationnelle en février. Une lettre d’information sera envoyée aux victimes très prochainement. La mise en place de cette instance n’enlève pas bien sûr la possibilité pour les victimes d’être reçues par des membres du diocèse. Concernant les victimes du Père Ribes qui viennent de se faire connaitre, nous les contacterons très prochainement, si ce n’est déjà fait », promet Mgr Olivier de Germay.

( 938856 )
le sort des vitraux par Adso (2022-01-19 17:27:36)
[en réponse à 938855]
Sur ce point c'est d'une bêtise !!! A pleurer ! A ce rythme, je suggère que ces épiscopes achètent des marteaux et encouragent les fidèles à casser, parce qu'on trouvera bien quelque chose chez d'autres artistes !
Vite, vite, brûlons les livres ...

( 938858 )
Il y a déjà un sujet par Ptitlu (2022-01-19 18:24:40)
[en réponse à 938856]
Cela dit, s'ils mettent les vitraux et autres oeuvres à la casse, je suis preneur. Cela ira ailleurs, là où on est encore assez équilibré pour séparer les oeuvres des auteurs, le woke n'a pas encore tout conquis.

( 938862 )
Si encore... par Meneau (2022-01-19 18:43:29)
[en réponse à 938856]
la vente de ces vitraux en tant qu’œuvres d'art pouvait servir à indemniser les victimes... Mais je crains que ça ne fasse que coûter encore un peu plus au diocèse.
Cela dit, on peut s'interroger sur l'image de l'église (avec un petit "e") que cela donne. Une église est un lieu dédié à louange de Dieu, et la décoration doit y porter. Je ne connais pas les oeuvres question, mais si ces vitraux ont été montés au seul motif qu'il s'agissait d'oeuvres d'un prêtre catholique local, c'est plutôt contre-productif. Par contre si c'est vitraux sont effectivement des oeuvres d'art qui incitent particulièrement à la prière, alors oui, il faut distinguer entre l'oeuvre et l'auteur.
Après tout, des protestants notoires et des prêtres défroqués ont bien écrit de magnifiques partitions pour orgues qui portent à la prière... même un catholique.
Cordialement
Meneau

( 938865 )
Iconoclastes, philistins, tartuffes par Nemo (2022-01-19 19:33:38)
[en réponse à 938862]
J'ai regardé les oeuvres de l'abbé en question et, même si ce n'est pas forcément mon style de prédilection, je leur vois une réelle valeur patrimoniale.
Personne n'avait encore demandé à ces évêques de les retirer. Si eux mêmes se mettent à déboulonner les statues, on peut considérer que nous sommes gouvernés par des imbéciles, qui en plus d'avoir été incapable d'assurer leur ministère (episkopos veut dire surveillant) vont maintenant se montrer iconoclastes et nous priver du seul bien que nous ait légué se prêtre monstrueux.
Ils détruisent la lituturgie, ils ont assassiné la musique d'Eglise, il n'est pas étonnant qu'ils s'attaquent au patrimoine, même moderne.
J'ai honte d'appartenir à cette église, j'ai honte de mes chefs. Un jour il faudra qu'eux aussi se repentent.
Leur culture est tellement limitée, ils ne voient rien du présent, c'est normal qu'ils ignorent qu'une grande partie des oeuvres exposées dans nos églises, des cantiques chantés, même très modernes et connus, sont l'oeuvre de pervers.

( 938874 )
Du calme. Il y a une très bonne raison de retirer ces oeuvres par Gaspard (2022-01-19 20:42:39)
[en réponse à 938865]
Ce pervers faisait poser nus les enfants pour les réaliser etc. Il y a un lien direct entre l'oeuvre et l'acte de pédophilie. C'est effectivement insupportable et il est donc évident que ces oeuvres doivent être enlevées. Sur le fond artistique, l'avant-garde lyonnaise des années 1960, bof bof.
Article de France 3

( 938875 )
Ah ? par Meneau (2022-01-19 21:14:03)
[en réponse à 938874]
Il y a un lien direct entre l'oeuvre et l'acte de pédophilie.
Lequel exactement ?
Cordialement
Meneau

( 938902 )
Voilà : par Gaspard (2022-01-20 09:52:14)
[en réponse à 938875]
vous imaginez, quand une victime revoit ces tableaux ou ces vitraux et sait comment ils ont été faits puisque les enfants posaient nus pour ce prêtre, il les dessinait etc.
C'est le témoignage d'une victime; j'avais mis ce texte en lien et non pas dans le post du FC. Mais puisque vous le demandez, le voilà.
Le chœur de l'église du village où Ribes est enterré est décoré de grandes fresques de sa composition. On peut la garder pour en faire l'église des pédophiles, sinon il me semble qu'il est inévitable de les enlever.
Il me semble qu'il ne faut quand même pas présupposer l'imbécillité totale des trois évêchés concernés. Ils ont une bonne raison, qui est le détail de l'ignominie de ce prêtre qui avait lié son oeuvre artistique à la pédophilie, la seconde inspirant la première.

( 938887 )
Pauvre Italie! par Bertrand (2022-01-19 22:50:33)
[en réponse à 938874]
Si l'on vous suit dans votre raisonnement, entre commanditaires libidineux ou artistes pervers, ce sont les 3/4 des monuments de la Péninsule qu'il va falloir badigeonner, ou raser, à commencer par la Chapelle Sixtine....

( 938905 )
Confusion par Gaspard (2022-01-20 10:04:07)
[en réponse à 938887]
Ce que j'essaye d'expliquer, ce que ne font pas clairement les trois diocèses dans ce que j'ai lu mais je n'ai pas tout lu, c'est qu'une oeuvre commise en même temps qu'un crime et inspirée par ce crime ne peut pas décemment être exposée pour la piété des fidèles.
Qu'une oeuvre ait été commandée par un libidineux n'a rien à voir. Qu'une oeuvre ait été réalisée par un artiste par ailleurs libidineux n'a rien à voir.

( 938912 )
Délire et Eglise du wokisme par Nemo (2022-01-20 11:41:59)
[en réponse à 938905]
Les oeuvres que j'ai vues de l'abbé en question ne montrent en aucun cas une inspiration pédophile ou indécente.
Les seules choses qu'on peut voir dans les oeuvres sont la beauté, et mieux qu'elles inspirent la prière, ou alors la laideur et les intentions indécentes. Or les vitraux et chemins de croix de l'abbé appartiennent à la première catégorie.
Nous tombons dans l'angélisme. Il y a en chacun de nous des aspects obscurs et d'autres lumineux, c'est le combat entre le bien et le mal.
Chez certains on touche les extrêmes. Il ne faut pas oublier la schizophrénie qui habite plus ou moins certains ecclésiastiques capables du meilleur et du pire.
L'horreur de sa vie ne rend pas ses bonnes oeuvres mauvaises. Pas plus que la sainteté ne produit automatiquement des oeuvres d'art. Avec l'abbé Ribes, nous sommes en plein dans la cancel culture, dans le wokisme. Je le redis, il faudrait mettre en carton et cacher toutes les oeuvres du Caravage qui participait à des débauches encore plus graves, allant jusqu'à l'assassinat.
Ce prêtre est décédé il y a une trentaine d'années. L'Eglise ne va pas se dédouaner de l'indifférence dont elle a fait preuve au siècle dernier (j'aime employer le passé mais je ne suis pas certain que ce temps soit approprié) en déboulonnant des statues et retirant des vitraux. C'est du reste les archevêques de Lyon qu'il faudrait condamner a posteriori. Cette façon de juger les morts pour se justifier est assez écoeurante. La cancel culture et le wokisme montrent aussi une méconnaissance de la conversion, du pardon, de la rédemption, incompatible avec la doctrine catholique.
Et puis qui va payer cette destruction de patrimoine, par quoi remplacer ces oeuvres ?

( 938916 )
Remarquez cher Nemo par Jean-Paul PARFU (2022-01-20 12:05:47)
[en réponse à 938912]
J'ai entendu Mgr Lefebvre critiquer l'humanisme de la Renaissance et à ce propos mettre en cause certains papes et les fresques de la chapelle sixtine peintes par Michel-Ange, "tous ces nus", comme il l'avait dit.
Michel-Ange lui-même aurait s'ailleurs eu des tendances contre-nature. Il faut néanmoins avouer que le tout dans la chapelle sixtine rend pas mal et que la "Pietà", à l'entrée de la Basilique St Pierre et désormais protégée par une vitre, est vraiment un chef-d'oeuvre.
Dans un autre ordre d'idées, le Prince Eugène de Savoie (1663-1736) fut un immense soldat au service du St Empire et de la reconquête des Balkans contre les Turcs, alors que ses moeurs laissaient plutôt à désirer. Je ne le renierai pas pour autant et ne rétrocèderai jamais ses conquêtes à Erdogan !

( 938931 )
Sur ce point, Mgr n'était pas d'une grande finesse par Athanase (2022-01-20 14:21:52)
[en réponse à 938916]
Autant je suis admirateur de son épiscopat missionnaire, de son travail quand il était en Afrique (un vrai bosseur !), autant je remarque qu'il n'a pas grande culture théologique, ni de finesse sur certaines analyses. J'ai plus l'impression qu'en matière de culture, il résume les choses à quelques slogans ou qu'il se limite à une vision de femme pieuse. Peut-être n'avait-il pas de vrai recul pour comprendre ce qu'est un christianisme incarné et une culture chrétienne. J'ai parfois l'impression qu'il est un homme du 19ème siècle, mais pas un esprit baroque.

( 938938 )
En bref par Super-Malouin (2022-01-20 15:21:57)
[en réponse à 938931]
Un vrai missionnaire.
Certainement pas un liturgiste, pas un amateur d’art (il suffit d’avoir vu la première chapelle d’Ecône pour le comprendre. Il allait à l’essentiel et abandonnait sans état d’âme l’accessoire
Je lance un défi : trouvez-moi une photographie de Mgr Lefebvre portant la barrette (entre 1970 et 1991).

( 938943 )
Sujet déjà traité par Luc de Montalte (2022-01-20 15:42:17)
[en réponse à 938938]

( 938944 )
Monsieur Montalte par Super-Malouin (2022-01-20 15:50:43)
[en réponse à 938943]
Je n’ai pas ouvert un débat… relisez moi j’ai simplement lancé un défi ! Pour le fun ????!
Mais comme vous semblez ne pas avoir d’humour !

( 938947 )
Hahaha par Luc de Montalte (2022-01-20 16:32:30)
[en réponse à 938944]
On se poile.

( 938939 )
pas de grande culture théologique ? par Regnum Galliae (2022-01-20 15:22:40)
[en réponse à 938931]
Il était tout de même double docteur en philosophie et théologie. Le père Berto a même admis être le seul expert du Concile à en savoir moins que l'évêque qu'il était censé conseiller !
Par exemple, son "Ils l'ont découronné" est un magistral exposé sur la liberté en général, la liberté religieuse en particulier.

( 939549 )
Confusion? par Bertrand (2022-01-28 09:46:41)
[en réponse à 938905]
Je persiste :
Avec votre moralisme à deux francs, six sous, nous allons pouvoir commencer les autodafés avec les œuvres de Caravage.
Si vous êtes d'accord, je propose de débuter en brûlant ses tableaux qu'on trouve partout à Rome dans les églises. Le parvis de Saint Louis des Français fera l'affaire.
Nul doute que l'art et la culture européenne et chrétienne ne peuvent exposer au su et au vu de tous les peintures de cet assassin et dépravé!
Ensuite, ou en même temps, nous pourrons également dénoncer et clouer au pilori Gesualdo, un autre assassin, et surtout brûler les partitions de ses oeuvres, interdire qu'on l'enregistre. Après tout, c'était un enfoiré de féminicide qui a échappé à la peine de mort car membre éminent de l'aristocratie napolitaine. Un des représentant de ce patriarcat tellement honni....
Je vous laisse continuer la liste, nul doute que vous pourrez l'enrichir à l'infini (ou presque).

( 939553 )
Oui, confusion ! Je lance un appel au bon sens ! par Gaspard (2022-01-28 10:09:23)
[en réponse à 939549]
1. Caravage est une célébrité connue depuis plus de quatre siècles pour ses oeuvres.
Ce qui fait sa célébrité, ce ne sont pas ses turpitudes que d'ailleurs je ne connais pas.
Si ses turpitudes sont avérées, eh bien c'est dommage, mais ça ne justifie en rien d'enlever ses oeuvre.
2. Ribes est un parfait inconnu pour son art (sauf des spécialistes de l'avant-garde lyonnaise des années 60) et qu nous est contemporain. On apprend qu'il réalisait ses oeuvres en agressant sexuellement des enfants, avant, après ou pendant.
Ribes devient donc malheureusement célèbre pour ses turpitudes. Et vous voudriez qu'on laisse ses oeuvres dans les églises ? Dans les paroisses où il a agressé des enfants ? Avec ses fresques qui occupent tout le choeur de l'église ?
S'il y a un tableau de Dutroux où que ce soit dans une église, évidemment il faut l'enlever.
Cela n'a rien à voir avec du wokisme, mais juste avec du bon sens élémentaire, il me semble.

( 938914 )
S'il y a une oeuvre à effacer, c'est la fresque érotique de la cathédrale de Terni par Regnum Galliae (2022-01-20 11:50:11)
[en réponse à 938887]
Où l'ordinaire du lieu, l'évêque Paglia, s'est fait figurer en train d'étreindre un
homme nu

( 938933 )
Merci pour cette précision par Athanase (2022-01-20 14:35:08)
[en réponse à 938874]
Je n'y avais pas fais attention.

( 938898 )
Cher Nemo par Roger (2022-01-20 08:30:07)
[en réponse à 938865]
Je vous remercie de votre propos qui me semble très juste.

( 938932 )
Ils ne font plus la part des choses par Athanase (2022-01-20 14:27:58)
[en réponse à 938865]
Ce qui est terrible, c'est qu'ils ne savent plus faire la part des choses. Ils ne dissocient plus des oeuvres externes et la personnalité de l'auteur. On est dans le drame de la société contemporaine, incapable de faire des distinctions.

( 938877 )
Il faut supprimer les peintures de la chapelle sixtine par Cristo (2022-01-19 21:48:37)
[en réponse à 938856]
Quand on sait avec quoi les jeunes peintres delayaient leur peinture, c'est immoral et donc là aussi, le retrait s'impose.

( 938904 )
Vous en êtes encore à ignorer les dégâts de la pédophilie ? par Gaspard (2022-01-20 09:58:26)
[en réponse à 938877]
Je ne connaissais pas la rumeur que vous propagez, mais serait-elle juste, il est consternant que vous compariez avec le crime qu'est la pédophilie et ses conséquences sur une personne pendant des décennies.
Mais si pour vous c'est pareil, alors cela ouvre une nouvelle piste de compréhension des pédophiles qui minimisent leurs actes criminels avec cette comparaison.

( 938906 )
[réponse] par O’Dunne (2022-01-20 10:32:12)
[en réponse à 938904]
Néanmoins, je crois en une rédemption pour chacun. Toute "damnatio memoriae" va à l'encontre de ce grand mystère chrétien.

( 938918 )
Mauvais exemple par Luc de Montalte (2022-01-20 12:10:57)
[en réponse à 938877]
... car Michel-Ange luttait contre ses penchants et avait une foi profonde.

( 938924 )
Et le Sodoma ? par Mandrier (2022-01-20 12:47:56)
[en réponse à 938918]
Et le Sodoma qui aimait les très très jeunes gens luttait-il contre ses penchants ? Pourquoi lui a t on donné ce surnom dont il tirait gloire selon vous ? Faut-il à ce titre lacérer les fresques de la basilique de Sienne ? Celles de la chambre de la signature du vatican où il a collaboré ?
La folie semble s'emparer des esprits et si on ne peut pas considérer qu'une oeuvre puisse dépasser celui qui la réalise, cela signifie qu'un acte ne peut dépasser celui qui le pose. Donc la messe, ne dépasse t elle pas l'homme qui la célèbre, ou celui qui y assiste ? N'est-ce pas une sorte de jansénisme que vous nous proposez ?

( 938941 )
Mais de quoi parlez-vous ? par Luc de Montalte (2022-01-20 15:26:10)
[en réponse à 938924]
Je n'ai parlé que de Michel-Ange sans en tirer aucune conclusion, il faudrait arrêter de démarrer au quart de tour. Je n'ai nulle part dit qu'il faudrait lacérer les oeuvres du prêtre mentionné dans ce fil.
Quant au jansénisme, je ne vois pas le rapport, arrêtez de délirer. Un peu fatigant de lire ce terme mis à toutes les sauces. Agaçant même.

( 938975 )
[réponse] par Mandrier (2022-01-20 20:08:54)
[en réponse à 938941]
Vous avez raison pardonnez moi j'ai lu un peu vite votre message

( 938935 )
Loin de moi... par Nemo (2022-01-20 14:57:44)
[en réponse à 938918]
Loin de moi l'idée de défendre cet abbé Ribes que je ne connais que par ses oeuvres d'art.
Le fait de lutter contre ses penchants est le fait de nombreux chrétiens, grâce à Dieu.
Quant au fait d'avoir une foi profonde (voire superficielle), c'est une grâce qui nous est donnée et que nous essayons d'augmenter en nous.
Absolument rien ne nous permet de penser que l'abbé Ribes n'avais pas une foi profonde, et encore moins qu'il ne luttait pas contre ses penchants.
Et de même que le saint Curé d'Ars nous disait qu'un suicidé avait peut-être eu e temps de se convertir et de ce fait de gagner le ciel, rien ne nous permet d'affirmer que l'abbé Ribes est en enfer.
Encore une fois il y a une différence entre éprouver de l'horreur pour les actes dépravés de l'abbé Ribes et le rejeter, lui et ses oeuvres, en enfer. Nous voulons la mort du péché et pas celle du pécheur.
L'Eglise du wokisme ou de la cancel culture me dégoûte profondément, je crois en la miséricorde de Dieu. Nous ne sommes plus loin de l'inquisition dans ses pires travers.

( 938942 )
Mais oui ! par Luc de Montalte (2022-01-20 15:32:43)
[en réponse à 938935]
Je suis assez d'accord avec vous. Ma remarque concernait simplement Michel-Ange qui ne mérite pas d'être comparé à un pédocriminel ni même d'ailleurs d'être traité d'homosexuel dans la mesure où ses passions sont restées platoniques.

( 938969 )
je ne parlais pas du Maître ... par Cristo (2022-01-20 18:48:17)
[en réponse à 938877]
... mais de ses assistants dont on dit qu'ils donnaient d'eux-mêmes, au sens le plus basique de ce terme, pour produire une peinture mieux diluée.

( 938980 )
Extrait de l'article de La Croix sur l'affaire Ribes par Athanase (2022-01-20 21:33:33)
[en réponse à 938855]
Voici un extrait de l'article de La Croix qui indique que l'abbé mettait à nu ses modèles:
À Grammond, où il revenait régulièrement, il faisait poser nus les enfants, filles et garçons, avant de leur imposer des attouchements sexuels. « Plusieurs dizaines de familles » pourraient être concernées, affirment Catherine et son frère Richard, qui, avant ce mardi soir, n’avaient jamais pris la parole. « Je n’attends qu’une chose : que tout éclate maintenant », s’exclame ce dernier.

( 938984 )
Ah. Vu comme ça... par Ptitlu (2022-01-20 23:00:55)
[en réponse à 938980]
La position des diocèses peut se comprendre.
C'est curieux que ça n'avait gêné personne à l'époque. Cela dit si la dépose des chemins de croix peut se faire par les paroisses elles mêmes (c'est un mobilier, et d'après 1905), pour les vitraux il va falloir en référer aux mairies concernées, qui décideront ou non (la meilleure solution, en politique, est de ne pas en trouver).
A moins qu'on épisode de grêle traverse les trois diocèses, pile dans les communes concernées, ou qu'on se décide à donner des leçons de tir aux délinquants nantais (en 2020, 58 fusillades, deux morts dont un en manipulant une arme dans une voiture, mais 1 frigo, 2 bus, 6 portes, 8 fenêtres, et 10 voitures HS) à proximité immédiate desdits vitraux.

( 938987 )
Oh, on reparle du séminaire des vocations tardives par Ptitlu (2022-01-20 23:32:11)
[en réponse à 938855]
Kerimel a bien fait de se faire promouvoir ailleurs. Quoiqu'il aille de Charybde en Scylla à mon humble avis.
Témoignage.
A
Grammond 42 et aux Pomeys 69 ses oeuvres sont en cours de démontage.
De fait les diocèses avaient recensé 8 victimes mineures, et les dernières réunions publiques à Grammond notamment font état de "très nombreuses victimes", plus de vingt aux dernières nouvelles, et ça monte.

( 938989 )
Il s'agit du séminaire des aînés de Vienne par Ptitlu (2022-01-21 00:19:14)
[en réponse à 938987]
Dit
Vienne-Estressin, ouvert en 1968 il me semble et fermé en 2003, les derniers étant reversés au séminaire intercontinental d'Orléans (oui, car il y a des mauriciens et des tahitiens).
Il y en a eu un autre du même genre à Lisieux en 1970, qui n'a que très peu duré, et il existe une unité bien plus réduite à Créteil avec 6-7 séminaristes de 40 ans et plus, la formation Camille Millet, la Croix en a
parlé en 2018.

( 939542 )
Ste Catherine : un vitrail sans équivoque par Ptitlu (2022-01-28 00:50:20)
[en réponse à 938855]
Cité par
Marianne (17.1.2022) qui donne divers témoignages de victimes du Rhône et de Loire (plus de 50 se sont fait connaître)
Certaines scènes représentées sont sans équivoque comme ce vitrail intitulé « Le fils prodigue » de l’église Sainte-Catherine à Lyon où, devant un prêtre, un jeune garçon est agenouillé, la tête à hauteur de son bas-ventre.
Marianne donne une
photo : c'est cubiste, mais tout de même assez flagrant.
Et c'est là qu'on trouve un très intéressant article du
Pays sur RIB, sa vie, son oeuvre (côté face), du 1.4.2021
Engagé, au début des années 40, comme dessinateur pour l'hebdomadaire chrétien Temps Nouveau, replié en zone libre, il enchaîne les expositions de 1941 à 1943, participant ainsi à l'aventure du renouveau de l'art sacré dont il est une figure prometteuse. Réquisitionné au STO (Service du travail obligatoire), en Allemagne, en 1943, il devient, à son retour, dessinateur principal du Club du livre chrétien. Illustrateur de plusieurs ouvrages, il publie également son propre recueil de poèmes. Ordonné prêtre à l'âge de 27 ans, en 1947, il enseigne jusqu'à sa retraite dans plusieurs séminaires mais également à l'école cléricale de Saint-Martin-en-Haut où il débute. Capable de tout dessiner, Louis Ribes réalise aussi des images prieuses et des livres pour enfants, des vêtements liturgiques ou encore des nappes, brodées par les sœurs de la Rochette, où il a son atelier.
Mais ce qui nous intéresse est plus loin
Outre une dizaine de livres illustrés dont il signe parfois les textes et des centaines de dessins pour la presse catholique ou le diocèse de Lyon, s'ajoutent ses illustrations pour la revue Laudes, de son ami, le père Jean Vuaillat ( un chapitre du livre est aussi consacré à celui qui fut curé de Sainte-Catherine de 1967 à 1982, surnommé « le chanoine poète »).
Ribes a beaucoup travaillé pour le père Vuaillat. En plus de Laudes, Ribes a illustré l'un des recueils de poésie de son ami tandis qu'on trouve huit vitraux de lui dans l'église de Sainte-Catherine. Il y avait des connexions entre les deux hommes et une vraie collaboration artistique.
Compte tenu du vitrail, disons, explicite, qu'il y a à Sainte Catherine, ces propos semblent s'éclairer sous un autre jour.
Tout comme la décision des diocèses de déposer toute son oeuvre.

( 939543 )
Flagrant... flagrant... par Meneau (2022-01-28 01:32:37)
[en réponse à 939542]
C'est flagrant si on a l'esprit mal placé, et maintenant qu'on est prévenu des agissements de ce prêtre, on réinterprète.
Mais en soi et hors de tout contexte, on peut très bien imaginer le fils prodigue implorant les bras levés, agenouillé devant son père qui l'accueille et se prépare à le serrer dans ses bras.
D'ailleurs personne n'a trouvé ce vitrail obscène pendant des décennies.
En revanche, il y a un truc qui me fait frémir :
avant de demander à l’enfant de poser nu avec la bénédiction des parents dont la foi en lui était inextinguible
Quels parents sont-ce là ? Qu'est-ce qui peut bien justifier dans leur tête le besoin pour un prêtre (ou n'importe quel artiste d'ailleurs) d'utiliser son enfant nu comme modèle ? Beurk !
Cordialement
Meneau

( 939544 )
Ce qui est dingue par Ptitlu (2022-01-28 04:07:46)
[en réponse à 939543]
C'est la chaîne de responsabilités qui a conduit aussi pendant des décennies à ce que les sachants se taisent, verrouillant dans le silence des gens des diocèses de St Etienne, Grenoble, Lyon, mais aussi Belley-Ars, Viviers et Valence.
Maintenant, en réalité, tous les acteurs immédiats sont morts, les derniers cette année, mais il y a encore des gens qui savaient et n'ont rien fait, ou qui ont organisé la continuité de l'omerta. Dans le tas, au moins deux evêques en poste, dont un plutôt éloigné de Vienne.
Merci à mes irrespectueux voisins qui font une covid party jusqu'à pas d'heure, ce qui m'a permis de faire les recherches nécessaires. Maintenant j'en partage les fruits, ça peut éclairer ceux qui cherchent.
Spoiler : va-t-il falloir démonter, aussi, des oeuvres religieuses ou réputées telles, dans le diocèse de Viviers et dans le nord de celui de la Drôme ?

( 939562 )
Philistins par Nemo (2022-01-28 12:42:33)
[en réponse à 939542]
Encore un article débile qui va jusifier le wokisme de l’Eglise en train de piétiner et détruire une oeuvre artistique.
On voit que l’auteur ne connaît pas cette représentation tout ce qu’il y a de plus habituelle et va s’offusquer pour rien.
Il suffit par exemple de regarder ce tableau archi connu de Rembrandt :
Le retour de l’Enfant Prodigue
On pourrait citer quantité d’autres références, on a souvent illustré ainsi dans l’art le pardon, la repentance, la confession. Par exemple sir un manuel de Téqui qu’on ne va pas accuser de pornographie quand même !
Et puis il faudrait brûler tout Joubert dans le Signe de Piste ! Là aussi tout le monde ou presque savait.