Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=938482

( 938482 )
Attaques de « Le Point » sur une congrégation par Nemo (2022-01-15 12:53:07)
Religieuses du Bon Pasteur
Le Point avait mis à mal l’archevêque de Paris et a finalement réussi à le faire tomber.
Je ne suis pas mécontent de la décision prise par ce prélat de quitter sa charge : il était calamiteux.
Néanmoins je n’avais pas trop apprécié le moyen : un organe de presse se substituait aux autorités, certes défaillantes, pour soumettre un individu à la vindicte populaire sans apporter des preuves tangibles : on ne juge que sur pièces, pas sur la rumeur ni l’indignation.
Aujourd’hui c’est la mémoire d’une congrégation qui est salie. Je suis certain que des exactions ont été commises. Mais les fait allégués sont hyper légers et pas forcément avérés. La religieuse n’aurait pas dû rentrer dans ce traquenard : elle sert de caution pour faire croire que l’enquête est équitable. Il veulent une nouvelle affaire Sauvé.

( 938485 )
Pendant ce temps, François attaque les tradis par Gaspard (2022-01-15 12:58:36)
[en réponse à 938482]
L'image est doublement calamiteuse avec une même image diffusée : l'Église comme un lieu de violence. Des adultes contre les enfants, de la majorité contre la minorité.

( 938509 )
"Des faits hyper légers" ? par Gereo (2022-01-15 15:57:34)
[en réponse à 938482]
Pour vous c'est anodin, comme c'est avancé dans le documentaire, de frapper des filles jusqu'au sang, de mettre au cachot les fortes têtes qui ont cherché à s'évader, de les plonger dans un état comateux à grand renfort de neuroleptiques, méthode qui rappelle la psychiatrie punitive en URSS ? Tout cela au nom de la charité chrétienne, bien sûr.

( 938512 )
En quelle année? par Roger (2022-01-15 16:38:01)
[en réponse à 938509]
De quand datent ces histoires ?

( 938517 )
Dans les années 60 par Gereo (2022-01-15 18:07:16)
[en réponse à 938512]
et les femmes qui ont vu ou subi ces traitements sont encore là pour en parler et réclamer justice. On ne vous parle quand même pas de choses qui remontent à plusieurs siècles et à des temps "barbares".
Je sais bien que le pape s'est lui-même servi de cet argument - ne pas juger des choses du passé avec les yeux du présent - mais je trouve personnellement que cet argument sonne faux pour des faits qui remontent à 60 ou 70 ans et le pape n'est certainement pas très bien placé pour parler des abus commis au sein de l'Eglise au vu de son bilan comme archevêque de Buenos-Aires et de ses dénégations concernant Karadima au Chili.

( 938515 )
Toujours le même problème : l'anachronisme par Candidus (2022-01-15 17:02:34)
[en réponse à 938509]
Nos contemporains sont incapables de comprendre la vie, les comportements et les valeurs des générations qui ont précédé la révolution culturelle et sociétale des années 60.
Les instituteurs donnaient des coups de règles sur les doigts des enfants, les enfants étaient corrigés physiquement par leurs parents et tous ceux qui avaient autorité sur eux.
Dans le milieu professionnel, le chef était omnipotent et ceux qui contestaient son autorité étaient balayés.
On ne tolérait pas le centième de ce qui est toléré aujourd'hui en terme de déviance morale.
C'était un autre monde.
Il ne s'agit pas de nier que des abus aient pu exister, mais nous n'avons plus la clef d'inteprétation qui permettrait d'apprécier objectivement les faits qui sont relatés. Sans compter que seule l'accusation est autorisée à s'exprimer, les autres protagonistes, tous disparus, ne peuvent pas se justifier.
Peut-on prendre pour argent comptant le jugement de prisonniers sur leurs surveillants ? Parce que c'était plus ou moins le type de relations que ces femmes entretenaient avec les religieuses dans ces établissements.
N'a-t-on pas le droit de s'interroger sur l'objectivité des jugements de ces deux femmes et sur leur manière de présenter les faits ?
La méthode préférée de la subversion à toujours consisté à monter en épingle des dérapages singuliers pour les présenter comme une règle générale afin de disqualifier les tenants de "l'insupportable ordre moral".

( 938516 )
Tout à fait d'accord par Roger (2022-01-15 17:26:12)
[en réponse à 938515]
Cher Candidus

( 938519 )
Il y a 50 ans ! par Roger (2022-01-15 18:32:48)
[en réponse à 938515]
Ces pauvres cocottes ont mis 50 ans à découvrir qu elles avaient été mal traitées ?
Mais était ce injuste ?
Étaient elles innocentes ?

( 938520 )
Vous rigolez ? par Gereo (2022-01-15 18:39:06)
[en réponse à 938519]
L'une dit avoir été placée là parce qu'un voisin l'avait violée quand elle avait 11 ans. Une vraie petite vicieuse, moi que j'dis.

( 938523 )
Elle avait 11 ans par Roger (2022-01-15 18:52:55)
[en réponse à 938520]
Elle en a aujourd'hui 60 et elle découvre soudainement que son enfance fut malheureuse ...quel crédit accorder à ses accusations tardives ?

( 938525 )
Elle ne découvre rien du tout par Gereo (2022-01-15 19:06:11)
[en réponse à 938523]
elle trouve simplement aujourd'hui, elle et les anciennes pensionnaires du Bon Pasteur, le moment favorable (après la CIASE, etc) pour faire entendre leur voix et réclamer l'accès aux archives et c'est justice.
Personnellement, je suis peut-être un peu benêt, mais j'ai la naïveté de croire a priori mon prochain, sauf preuve du contraire, quand il dit avoir été maltraité.

( 938527 )
On a le droit de douter... par Candidus (2022-01-15 19:17:54)
[en réponse à 938520]
d'une version aussi invraisemblable.
Sans entrer dans des spéculations, on a le droit d'envisager la possibilité que la réalité ait été un peu plus complexe et que la protagoniste n'ait pas été la sainte Nitouche qu'elle prétend avoir été.

( 938529 )
Une histoire très banale au contraire par Vox clamantis (2022-01-15 19:50:36)
[en réponse à 938527]
Une femme se dit placée à onze ans : ce qu'elle peut sans doute aisément prouver ! Ce genre de choses est en général abondamment documenté par moult paperasses.
Elle dit qu'elle a subi préalablement un viol : cela arrive à une fillette sur quinze, voire plus, suivant les études, et souvent entre dix et quinze ans justement.
Et que la société de l'époque (sa famille, le juge), l'ait considérée comme responsable du crime dont elle était victime est tout à fait probable.
Tout cela n'a vraiment rien d'invraisemblable, malheureusement ; j'irai même jusqu'à dire que je trouve l'histoire tristement banale.
Après ce ne sont pas les sœurs du Bon Pasteur qui ont décidé de la faire venir chez elles, mais bien soit un juge, soit sa famille, et il est trop facile de faire peser sur les sœurs ce qui relève des œillères de la société de l'époque sur le sujet.
On aimerait juste savoir ce que vous sous-entendez par "pas une sainte-nitouche" : la fillette aurait séduit son voisin à onze ans ?

( 938530 )
Arrêtez svp par Roger (2022-01-15 19:55:31)
[en réponse à 938529]
La société française est à ce point autoritaire et clericale sue pendant 5o ANS cette "victime " n ait pas pu s exprimer !@@
50 ans !!!!
Et qui défendra les sœurs accusées et insultees??elles sont probablement décédées ou gateuses...
Facile aujourd'hui d accuser des gens qui ne peuvent plus se défendre...
La "victime "veut de l argent peut être ? Pour apaiser sa souffrance ??

( 938531 )
Mais vous vivez sur quelle planète ? par Vox clamantis (2022-01-15 20:45:40)
[en réponse à 938530]
C'est un phénomène connu que ce genre de faits sont extrêmement difficiles à révéler de la part des victimes.
De même les abus sexuels dans l'Église, très nombreux dans ces années 1950-1960 mais qui n'ont refait surface que très très récemment.
La société jusqu'à il n'y a pas si longtemps était aveugle à ce genre de choses ; quand on a commencé à parler du drame de la pédocriminalité, cela a d'abord été avec des affaires "monstrueuses", des cas genre Dutroux ou autres. Les associations spécialisées se désolaient car cela focalisait la prévention sur le pervers qui enlève dans la rue, alors que l'immense majorité des faits a lieu dans la sphère familiale ou proche.
Le schéma "abus sexuel par le voisin -> très long silence, dû à une honte voire une culpabilité mal placée -> prise de parole tardive dans les années 2010" est parfaitement classique.
Le seul élément qui n'est pas parfaitement balisé dans cette histoire est le jugement comme fillette immorale et le placement chez les sœurs. Est-ce qu'il est invraisemblable au vu de la société de l'époque et de ce qu'on sait de la manière dont le sujet était en général regardé ? Non.
Est-ce que le fait d'avoir été placé dans une institution répressive à cause de ce qu'il s'était passé peut avoir renforcé le sentiment de honte et la difficulté à parler ? Certainement.
Vraiment il n'y absolument rien d'incroyable dans cette histoire.
ça ne veut pas dire que c'est vrai ou faux : c'est juste que c'est plausible.

( 938535 )
La planète du droit par Roger (2022-01-15 21:44:24)
[en réponse à 938531]
Nul ne peut accuser des gens qui ne sont plus là pour se défendre.
C est profondément immoral.
Surtout si la motivation réelle de la plainte est de récupérer de l argent.

( 938536 )
Les soeurs accusées... par Luc de Montalte (2022-01-15 22:53:08)
[en réponse à 938529]
... sont vraisemblablement toutes mortes et donc incapables de se défendre. C'est un peu facile d'accuser sans preuve aucune. Un peu de prudence ne vous ferait pas de mal, je vous l'ai déjà fait remarquer à propos d'une prétendue affaire impliquant un directeur de collège ; se jeter sur la moindre bribe d'information sans aucun recul (voire extrapoler à partir de là) est le meilleur moyen de se tromper lourdement. Et quand il s'agit de la réputation et de l'honneur des autres, c'est assez infect, posture e-féministe ou pas.

( 938549 )
Plusieurs choses par XA (2022-01-16 11:44:24)
[en réponse à 938519]
Pour commencer, le temps ne fait rien à l'affaire. On peut vivre des années sans se rendre compte de l'incidence de certains événements sur sa vie personnelle. Je me permets de livrer ici mon expérience personnelle. Ce n'est que l'an dernier que j'ai découvert combien certains événements de mon enfance ont pu influencer toute ma vie, au point de marquer ma personnalité. Il m'aura donc fallu 40 ans environ pour ouvrir les yeux. Et croyez-moi, cela libère d'un poids. Et dans ces cas-là, on a un peu tendance à en vouloir à ceux qui ont pu créer chez vous certains traumatismes ou certains désordres. Je ne suis donc pas étonné par le fait que des femmes qui ont vécu des situations extrêmement douloureuses, comme c'est le cas ici, aient pu vivre des années avec cette douleur au fond d'elles.
Je trouve, pardonnez-moi, que vos mots ("était ce injuste ? Étaient elles innocentes ?") frôlent (voire fleurent) l'indécence. Quoi qu'aient pu faire ces personnes, peut-on légitimer le recours à la violence ou à l'humiliation ? Pensez-vous qu'à l'âge de 11 ans on puisse sans raison aucune commettre des actes qui méritent à un tel traitement ? Admettons même que cette femme, alors enfant, ait eu des comportements déplacés, ceux-ci autorisent-ils un homme de 60 ans à la violer ? Et que dire de la suite de sa vie ?
Arrêtons de croire que tout documentaire ainsi réalisé ait pour unique vocation de détruire des congrégations religieuses. Il faut regarder les réalités en face et aujourd'hui, même rétrospectivement, rien ne justifie certains traitements. Rien : pas même l'époque.
En revanche, évidemment, le jugement doit être global, car l'Etat semblait bien s'accommoder du fait que le "boulot" soit fait par d'autres, et il semble que l'on ait longtemps fermé les yeux.
Les victimes, elles, ont droit à réparation. C'est une question de justice. Toute vie a du prix au regard de Dieu. Et quand on voit aujourd'hui ce que pensent ces femmes qui témoignent de la messe, on a du mal à penser qu'elles seules seront jugées par leur Créateur.
Malheur à celui qui a fait du mal au plus petit d'entre les miens.

( 938558 )
oui et non par Regnum Galliae (2022-01-16 18:15:57)
[en réponse à 938549]
Que justice se fasse, certes. En revanche, quel besoin de médiatiser ce qui devrait rester une affaire personnelle ? C'est cette médiatisation qui donne l'impression d'une instrumentalisation contre l'Eglise et les congrégations concernées. Vous remarquerez que les journalistes semblent attirés par la seule Église catholique. Ils auraient raison s'ils reprochaient aux religieux déviants de se montrer indignes de leur belle vocation, mais ce n'est pas le cas car ils veulent jeter le bébé avec l'eau du bain.

( 938513 )
Pas un dossier récent par Vox clamantis (2022-01-15 16:38:19)
[en réponse à 938482]
L'affaire traine depuis une grosse dizaine d'années. Il y avait eu deux ouvrages en 2009-2010, l'un à caractère scientifique publié par Françoise Tétard et Claire Dumas, Filles de justice. Du Bon-Pasteur à l'Education surveillée (XIXe-XXe siècle), chez Beauchesnes-ENPJJ, et un autre de témoignage rédigé par une ancienne pensionnaire, Michelle-Marie Bodin-Bougelot.
Golias s'était intéressé à la question (forcément), je vous épargne le lien.
Les choses sont ressorties dans la presse un peu en octobre-novembre, d'anciennes pensionnaires accusant notamment les religieuses de faire des difficultés pour communiquer les dossiers les concernant.

( 938532 )
Oui, ce n'est pas une découverte par Ptitlu (2022-01-15 20:49:41)
[en réponse à 938513]
Plutôt un marronnier qui ressort au vu du contexte (CIASE etc), sachant qu'il y a eu d'autres histoires du même genre dans des congrégations féminines ou non qui s'occupaient d'enfants placés principalement.
Donc quand la cheffe de la CORREF explique telle répartition du financement entre les congrégations féminines et masculines parce que "
les abus avaient principalement lieu chez les hommes", elle se fiche un peu du monde (c'est lors de la conférence de presse de la CORREF).
Il y a eu plusieurs ouvrages sur le Bon Pasteur, divers articles de presse (
Orléans par exemple, où l'établissement subsistant a totalement changé de nom et d'orientation), et pour ma part, triant les archives d'un diocèse particulièrement en vrac pour trouver ce qui était alors l'objet de mes recherches, je suis tombé sur plusieurs chemises bien épaisses sur le Bon Pasteur local, avec PV, correspondance et tout, ce qui laisse penser que les diocèses étaient aussi bien au courant.

( 938567 )
la cheffe ? par Regnum Galliae (2022-01-16 20:02:10)
[en réponse à 938532]
C'est quoi, une cheffe ?

( 938568 )
C'est un terme par Meneau (2022-01-16 20:12:20)
[en réponse à 938567]
qui n'appartient pas au "bon usage"
selon l’Académie Française.
Mais Ptitlu s'obstine à dénaturer la langue française.
Cordialement
Meneau

( 938569 )
Et quel par Tibère (2022-01-16 20:30:10)
[en réponse à 938568]
est le bon terme du coup à employer quand on veut parler d'un chef de sexe féminin?

( 938574 )
Le chef par Super-Malouin (2022-01-16 20:53:24)
[en réponse à 938569]
Comme pour maire, ministre, ambassadeur !

( 938575 )
Non par Tibère (2022-01-16 20:55:30)
[en réponse à 938574]
les fonctions sont féminisées depuis longtemps et l'Académie l'a parfaitement accepté

( 938579 )
Dans ma petite ville bretonne par Super-Malouin (2022-01-16 21:08:25)
[en réponse à 938575]
Le maire est une femme depuis les dernières élections et elle tient à l’appellation de Madame le Maire. Elle a aussi accepté de recevoir Zemmour dans la salle de spectacle municipal !

( 938581 )
Parfait par Tibère (2022-01-16 21:10:39)
[en réponse à 938579]
Je ne vois pas bien le lien entre les deux informations de votre post mais....

( 938607 )
Comme quoi le bon sens n'est pas toujours breton par Ptitlu (2022-01-17 00:30:02)
[en réponse à 938579]
Mais
biterrois.
Quand on voit que
LREM et
LR sont prêts à donner des parrainages au Z pour faire pièce à MLP, on voit bien la réalité de "
l'opposition" et du "
nouveau projet" qu'il représente.
Ce n'est effectivement pas un drame pour la démocratie qu'il n'ait pas ses parrainages et on n'a pas attendu le Z pour défendre nos terroirs, nos territoires et notre patrimoine (pas la peine d'aller parasiter la cause de la défense de telle ou autre statue).
Le vrai problème, c'est que les gens acceptent de tout planter chez eux et se laissent faire, avant d'aller tous se réfugier en Bretagne où on ne pourra pas accueillir toute la France, au lieu de se battre chez eux pour leurs villes et leurs villages, sans esprit de recul. Il ne faut pas un homme providentiel, mais des citoyens résolus et de bons maires. En France, Béziers, mais aussi le plateau de Millevaches, le Larzac, diverses communes de droite (Wissous, Fréjus, Moissac et combien d'autres) montrent le chemin. C'est plus exigeant mais plus responsable.
Zemmour er-maez !

( 938576 )
Depuis début 2019 par Tibère (2022-01-16 20:57:16)
[en réponse à 938574]
si mes souvenirs sont bons et à une écrasante majorité.

( 938577 )
Un chef… par Luc de Montalte (2022-01-16 20:58:53)
[en réponse à 938569]
… ne désigne pas le sexe de la personne concernée mais sa fonction (qui seule importe non ?).

( 938580 )
Un peu plus compliqué qu'il n'y paraît par Tibère (2022-01-16 21:09:48)
[en réponse à 938577]
On dit bien :
Une reine
Une directrice
Une employée
Une avocate
Etc.

( 938588 )
[réponse] par Meneau (2022-01-16 21:37:39)
[en réponse à 938569]
Je vous ai mis en lien le document de l'Académie Française. Il vous suffit de regarder vous-même.
Cordialement
Meneau

( 938590 )
Supérieure par Roger (2022-01-16 21:47:42)
[en réponse à 938588]
Je pense que le bon terme est "supérieure".
Dans l Église le terme "chef" est réservé au Christ, ou éventuellement au Pape ("chef visible").

( 938591 )
Pour ma part par Meneau (2022-01-16 21:51:28)
[en réponse à 938590]
le mot "chef" étant épicène, j'écris "la chef".
Cordialement
Meneau

( 938610 )
Épicène par Candidus (2022-01-17 06:40:18)
[en réponse à 938591]
"Rat" et "grenouille" aussi sont épicènes mais vous ne dites pas "la rat" ou "le grenouille".

( 938606 )
Quel embrouillamini, mes aïeux ! par Ptitlu (2022-01-17 00:17:20)
[en réponse à 938567]
Ben non, c'est une
présidente.
Voilà au moins un problème (le ou la chef, cheffe) que l'écriture inclusive pouvait régler. Et réglait d'ailleurs, avant que des types s'en servent d'etendard ou de chiffon rouge politique, ce qui fait que dans "
nos milieux" quelqu'un qui écrit en écriture inclusive est pris pour un disciple de la Bête (et s'il est vacciné en plus, misère !)
@Meneau : je m'obstine à répondre au FC depuis des trains, donc en essayant de faire court. Pas toujours facile.

( 938629 )
le chef = la tête par Regnum Galliae (2022-01-17 10:35:49)
[en réponse à 938567]
c'est une analogie car un être humain n'est pas une tête au sens littéral. Il est ridicule de féminiser ce mot qui n'est pas une fonction. Ce serait comme masculiniser le mot flèche pour désigner un champion de sprint ! Si l'on veut féminiser "le chef", il faut alors utiliser "la tête" mais à quoi bon : personne ne s'offusque lorsque l'on dit d'un homme qu'il est la tête pensante ou qu'il est une sentinelle ou une éminence.
Pour l'anecdote, Veronika Wand, alors qu'elle était ambassadeur de Suède en France, tenait à sa faire appeler "madame l'Ambassadeur". Elle avait raison : en tant qu'ambassadrice, elle aurait été rétrogradée au rang d'épouse de monsieur l'Ambassadeur.
Permettez-moi de vous renvoyer à ce
texte.