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images/icones/marie.gif  ( 937008 )Sts Innocents (28 décembre, 4ème jour dans l’Octave de la Nativité) par ami de la Miséricorde (2021-12-27 22:23:10) 



Les Sts Innocents, martyrs, 4ème jour dans l’Octave de la Nativité


SERMON UNIQUE POUR LE JOUR DES SAINTS INNOCENTS. Sur les quatre fêtes successives de Noël, de Saint Etienne, de Saint Jean et des saints Innocents.

1. Béni soit le Seigneur Dieu, qui vient au nom de Dieu et qui a lui parmi nous. Béni soit son nom de gloire qui est aussi un nom de sainteté, le fruit saint des entrailles de Marie n'est pas venu pour rien, mais il a répandu parmi nous,, avec une grande abondance, le nom et la grâce de la sainteté. C'est par lui, en effet, qu'Etienne est saint, que Jean est saint, que les Innocents sont saints, aussi n'est-ce point sans raison que trois fêtes solennelles font suite à la fête de Noël, c'est non-seulement pour que notre piété trouve un aliment dans cette succession non interrompue de fêtes, mais pour que nous comprenions bien qu'elles sont comme un écoulement, comme un fruit de la fête même de Noël.

En effet, chacune de ces solennités nous rappelle trois sortes de sainteté auxquelles il serait bien difficile, je pense, d'en ajouter une quatrième, du moins parmi les hommes. Saint Etienne nous offre l'exemple d'un martyr où le fait et la volonté se trouvent réunis ; saint Jean n'eut que la volonté du martyre et les saints Innocents n'en eurent que le fait.

Tous ont bu le calice du salut, l'un en esprit et en vérité, l'autre en esprit et les derniers en vérité. Le Seigneur avait dit à Jacques et à Jean. « Vous boirez en effet mon calice (Matt. XX, 23), » or il n'est pas possible de douter qu'il voulait leur parler du calice de sa passion. Lorsque s'adressant à Pierre, il lui dit : « Suivez-moi (Joan. XXI, 20) » il l'engageait évidemment à le suivre dans la voie de sa passion.

« Mais lui, se retournant, voit venir après lui, le disciple que Jésus aimait, » et qui le suivait beaucoup moins encore, en marchant sur ses pas qu'en volant par le cœur à sa suite. Ainsi donc saint Jean but en effet le calice du salut, et suivit le Seigneur aussi bien que saint Pierre, bien que d'une manière différente; car s'il demeura sans souffrir effectivement dans son corps la passion du Seigneur, ce fut par suite d'une disposition toute divine, comme le Seigneur le dit expressément lui même en ces termes : «Quant à lui, je veux qu'il demeure ainsi jusqu'à ce que je revienne (Ibidem. 22). »

C'est comme s'il avait dit : il veut me suivre ainsi, mais moi je veux qu'il reste comme il est. LIRE
images/icones/marie.gif  ( 937010 )Méditation sur la vie intérieure de la Très Sainte Vierge Marie avec M. Olier par ami de la Miséricorde (2021-12-27 22:27:11) 
[en réponse à 937008]

CHAPITRE VIII. MYSTÈRE DE LA PURIFICATION DE MARIE ET DE LA PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE

Enfin, pour qu'il ne manquât rien à l'oblation publique de l'hostie du genre humain, Dieu y ajoute toute la solennité et tout l'éclat désirables.

Quoique la très sainte Vierge représentât dignement l'Église entière, au nom de laquelle elle faisait l'oblation, Dieu veut que l'Église chrétienne et la synagogue y soient représentées chacune en particulier; et il appelle la religion de lune et de l'autre pour assister à l'offrande publique de leur commun sacrifice.

La prophétesse Anne y vient de la part de la gentilité et de l'Église chrétienne, dont elle est la figure; et Siméon, au nom de la loi mosaïque, de l'esprit de laquelle il était rempli.

Ce saint Vieillard tient, en effet, la place de deux personnages dans le mystère de la présentation, ce qui n'est pas sans exemple parmi les hommes célèbres de l'ancien Testament, qui figuraient quelquefois des objets divers à cause des dispositions différentes que l'esprit de Dieu répandait dans leurs cœurs et des actions qu'il leur inspirait de faire. Siméon représente le Père éternel ; il figure aussi la loi ancienne.

« Il y avait à Jérusalem, rapporte l'Évangéliste, un homme juste et craignant Dieu, nommé Siméon, qui attendait la consolation d'Israël, et le Saint-Esprit était en lui.

Il lui avait été révélé par l'Esprit-Saint qu'il ne mourrait pas, qu'auparavant il n'eût vu le Christ du Seigneur. Il vint donc au temple par le mouvement de l'esprit de Dieu, comme le père et la mère de l'enfant Jésus l'y portaient, afin d'accomplir à son égard ce qui était ordonné par la soi, il le prit lui-même entre ses bras et bénit Dieu, en disant : C'est maintenant, Seigneur, que vous laisser, mourir en paix votre serviteur, selon votre promesse, puisque mes yeux ont vu le Sauveur que vous nous donnez et que vous avez préparé à tous les peuples, comme la lumière qui éclairera les gentils et la gloire de votre peuple Israël.»

La loi ancienne, en la personne de Siméon, voyant donc dans le Sauveur, qu'elle tient comme dans ses bras, la vérité des mystères qu'elle annonçait, et pour lesquels elle avait été établie, dit à Dieu, dans les transports de sa reconnaissance:

C'est maintenant, Seigneur, que vous renvoyez en paix votre serviteur, selon votre promesse, puisque mes yeux ont vu le Sauveur que vous nous envoyez. Comme si la loi mosaïque disait : « Maintenant je suis au comble de mes vœux; je vois de mes yeux et je tiens dans mes mains la réalité de mes figures; je jouis de la vérité des mystères pour lesquels je soupirais.

Dès à présent je cesserais d'être, si celui que j'attendais ne voulait m'ensevelir avec honneur, à cause du respect qu'il me porte comme ayant été instituée et formée de vos mains.

Je mourrai donc en paix, maintenant que j'ai entre mes bras et que je vous présente, ô Père éternel, celui qui apaise votre colère, qui seul vaut plus que toutes les hosties et tous les sacrifices, et qui vous rendra plus d'honneur que ne le feraient toutes les créatures ensemble, quand elles vous seraient toutes sacrifiées. »

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde