
( 936671 )
François face aux tradis : vers une « solution finale » ? par Vexilla Galliae (2021-12-22 17:24:56)
« [...] Plusieurs théologiens, ou prétendus tels, qui ont participé au concile vaticandeux l’ont eux-mêmes qualifié de « 1789 dans l’Église ». Soyons-leur reconnaissants de cet aveu et filons la métaphore : l’entière soumission à ce concile est comparable en bien des points à l’acceptation de la Constitution civile du clergé (notons au passage que cette dernière s’est largement inspirée des erreurs jansénistes, lesquelles aboutirent, entre autres, à la prétention d’épurer le missel et le bréviaire pour les ramener à une « pureté primitive » idéalisée, de célébrer en langue vernaculaire, de simplifier le culte, de réduire ses manifestations extérieures — processions par exemple — et le culte des saints, de réformer la vie religieuse et de réduire les indulgences… Cela ne vous rappelle-t-il rien ?).
Bref ! De même qu’il y eut des réfractaires à l’odieuse et sacrilège Constitution civile du clergé, il y a eu et il y a encore aujourd’hui des réfractaires aux mesures destructrices de la foi induites par un concile vérolé… Et la « sollicitude paternelle » de François à leur encontre est tout-à-fait comparable à celle dont la miséricordieuse révolution régénératrice de l’homme s’est comportée envers ceux qui ont perpétué malgré tout, dans la clandestinité et dans l’exercice quotidien d’un héroïsme admirable, au péril de leur vie, la Tradition vivante de la Sainte Église. [...]
[...] Un de mes amis me demandait si François voulait nous enfermer dans des « réserves » comme on l’a fait aux États-Unis pour les peuples indiens, et je lui ai répondu que ce stade était aujourd’hui dépassé. Paul VI avait voulu faire disparaître la liturgie latine traditionnelle de la même manière que les colons anglo-saxons avaient voulu faire disparaître les peuples originels d’Amérique du Nord ; Jean Paul II, par le motu proprio «
Ecclesia Dei afflicta », avait, lui, suspendu le massacre et ouvert ces « réserves d’indiens », dans des frontières bien circonscrites ; Benoît XVI avait enlevé les barbelés qui bouclaient le périmètre des réserves et permis qu’une certaine circulation pût se faire : ce fut « Summorum Pontificum ». François, lui, a décidé de supprimer drastiquement les réserves et d’envoyer leurs occupants en camps d’extermination, car il ne tend à rien moins qu’une « solution finale » [...] »
Par Frère Maximilien-Marie du Sacré-Cœur :
https://www.vexilla-galliae.fr/actualites/francois-face-aux-tradis-vers-une-solution-finale-par-frere-maximilien-marie/

( 936752 )
L'exclusion est urgente, en vue de plus d'inclusion synodale. par Scrutator Sapientiæ (2021-12-23 12:54:30)
[en réponse à 936671]
Bonjour Vexilla Galliae,
L'exclusion des uns, les catholiques traditionnels, constitue pour François une urgence, en amont de davantage d'inclusion synodale, précisément dans le cadre de la poursuite du processus synodal.
En effet, le pape François ne peut pas se permettre d'avoir à gérer une coexistence, sans confraternité, entre des tendances non seulement hétérogènes, mais aussi antagonistes, tout en pilotant ce processus.
Mais il y a dans cette affaire un aveu de faiblesse : François ne cherche pas à convaincre, par exemple en disant dans quelle mesure la liturgie montinienne est bien plus propice à une foi catholique et à une vie chrétienne vraiment surnaturelles et théologales que la liturgie tridentine, ou dans quelle mesure la liturgie montinienne est bien plus propice aux vocations religieuses et aux vocations sacerdotales que la liturgie tridentine (comme chacun le sait...), mais il préfère chercher à contraindre, dans la méchanceté et la mesquinerie.
Bonne journée.
Scrutator.

( 936836 )
François fait penser à quelqu'un qui accélère pour obéir par Scrutator Sapientiæ (2021-12-24 12:15:59)
[en réponse à 936671]
Bonjour Vexilla Galliae,
Le pape François fait penser à quelqu'un qui accélère la mise en oeuvre de tout un calendrier d'élimination ou d'éradication des catholiques traditionnels, sinon de la Tradition catholique, non seulement par conviction personnelle et par esprit de système, mais aussi pour pouvoir obéir à un engagement qui a été souscrit, en amont et en surplomb, en direction de l'extérieur de l'Eglise.
Or, il convient de le comprendre, cet engagement existe, et il a même un caractère tout à fait officiel : en effet, à travers au moins quatre textes du Concile (DH, GS, NA, UR), les clercs néo-catholiques se sont, pour ainsi dire, engagés ad extra à oeuvrer en vue de la transmutation des structures mentales des catholiques, et l'on peut comprendre qu'il soit jugé par certains d'entre eux inadmissible ou insupportable qu'un positionnement catholique traditionnel, à la fois alternatif et globalisant, permette à des catholiques d'être non seulement resiliants, mais aussi résistants, face à la dynamique de transmutation des structures mentales des catholiques qui est à l'ordre du jour depuis le début des années 1960 et du Concile Vatican II.
Si cela continue, certains "bergogliens", à court de vraie patience et de faux prétextes, iront un jour jusqu'à avouer, s'ils ne l'ont déjà fait, que l'objectif effectif du Concile, la conciliation avec l'esprit et la vie du monde présent et la pactisation avec les confessions chrétiennes et avec les religions non chrétiennes, est d'une telle importance qu'il est absolument exclu que qui que ce soit continue, depuis l'intérieur de l'Eglise catholique, à prendre appui sur la Tradition catholique pour pouvoir contrecarrer la transformation de cet objectif en résultat indépassable et irréversible, parce que, vous comprenez, si les clercs néo-catholiques persistent à laisser des catholiques traditionnels se manifester en tant que tels, depuis l'intérieur de l'Eglise catholique, certaines institutiens non catholiques, "partenaires extérieurs" de l'Eglise, pourraient finir par perdre patience et par très mal prendre le maintien en vigueur de cette résistance catholique face à l'esprit du Concile et face à ses succédanés, mais aussi face à l'esprit du monde.
Mettons-nous un instant à la place de dirigeants d'organismes partenaires de l'Eglise, contre lesquels l'Eglise aurait énormément de mal à faire le poids, sur le plan culturel ou sur le plan materiel : il est certain qu'il y a de quoi perdre patience, bientôt soixante ans après l'ouverture du Concile, et alors que les clercs néo-catholiques post-conciliaires n'arrivent toujours pas à neutraliser le courage et la franchise d'inspiration catholique traditionnelle, notamment face aux erreurs sur Dieu et face à l'esprit du monde !
Pardon pour cette tentative de mise en perspective machiavelienne de la dégradation de la situation, mais la question posée est à peu près la suivante : qui est en mesure de faire pression, d'une manière inamicale mais pas incohérente, quand on y réfléchit bien, sur le pape François : les catholiques traditionnels, ou une partie de ceux, ni traditionnels, ni même catholiques, qui ne comprennent pas que le pape François n'arrive pas encore, ou ait autant de mal, à faire rentrer dans le rang quelques récalcitrants ?
Ce qui précède ne doit évidemment pas faire oublier les pressions intra-ecclésiales qui s'exercent sur le pape François, et qui sont probablement encore plus concrètes et directes que celles évoquées ci-dessus, mais qui peut contester que la question de la liberté de l'Eglise ou des hommes d'Eglise se pose, face à certains de ses "partenaires exterieurs", depuis que, au Concile, mais aussi et surtout depuis les débuts de la réception rupturiste du Concile, bon nombre de clercs néo-catholiques se sont, en quelque sorte, engagés ad extra à agir en vue de la transmutation des structures mentales des catholiques, afin que ceux-ci deviennent des libéraux, puis des inclusifs, parfois à l'insu de leur plein gré, au minimum dans le domaine de la religion ?
Bonne journée.
Scrutator.