Le Forum Catholique
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( 936637 )
La flèche du parti par ptk (2021-12-22 14:33:36)
Son Excellence Mgr François Blondel évêque émérite de Viviers s'exprime dans la Croix sur TC
La Croix
Quelques extraits de la Philippique de Sa Grandeur:
La violence « réactionnaire » montre, il me semble, que le pape a eu raison d’intervenir. C’est bien une « Église » complète, à part, à côté qui se constituait petit à petit et qui s’est sentie menacée.
Mais le parallélisme s’intensifiait. Catéchisme, patronage, petite école, refus de communion dans la main pour des personnes de passage… On appelait, on formait, on ordonnait des prêtres uniquement pour ces communautés et bien sûr ils les développaient avec leur allant et leur dynamisme.
Dans la situation actuelle grave, lourde, l’incroyance, la mission nécessaire, la question des vocations, l’accueil des cultures, que veut dire ce combat d’arrière-garde ? N’est-ce pas une diversion sournoise ? Et surtout comment se priver du souffle impératif du concile Vatican II ?
Commentaire : N'est-ce pas plutôt l'église conciliaire qui se sent menacée par cet "allant" et ce "dynamisme", elle qui rejoue, sans cesse, avec les mêmes convaincus, de moins en moins nombreux, les mêmes vieilles rengaines, de moins en moins convaincantes ?
Pour mémoire, Son Excellence a pait l'église qui est en Ardèche de 1999 à 2015 avec le résultat que l'on peut voir :
En 1999, le diocèse comprenait 257.000 baptisés pour 285.700 habitants (90%) servis par 220 prêtres (175 diocésains et 45 réguliers), 7 diacres permanents, 94 religieux et 797 religieuses pour 368 paroisses2.
En 2005, le diocèse comprenait 251.000 baptisés pour 287.100 habitants (87,4%) servis par 173 prêtres (133 diocésains et 40 réguliers), 7 diacres permanents, 91 religieux et 672 religieuses pour 24 regroupements de paroisses3.
En 2017, le diocèse comprenait 285.154 baptisés pour 327.000 habitants (87,2%) servis par 112 prêtres (99 diocésains et 13 réguliers), 18 diacres permanents, 51 religieux et 367 religieuses pour 24 regroupements de paroisses4.
Si l'on constate un nombre en pourcentage à peu près stable de baptisés, le nombre de prêtres est divisé par deux en vingt ans, ainsi que les religieux et les religieuses.
Commentaire interrogatif repris du texte du Père-Evêque : "Et surtout comment se priver du souffle impératif du concile Vatican II ?"
Wikipedia

( 936641 )
Participe passé par Meneau (2021-12-22 14:50:00)
[en réponse à 936637]
du verbe paître ? Si tant est qu'il s'emploie...
Cordialement
Meneau

( 936644 )
Oui par XA (2021-12-22 14:58:55)
[en réponse à 936641]
Il serait plus correct d’écrire “ayant pu”, a priori.
XA

( 936648 )
C'est un participe passé par Yves Daoudal (2021-12-22 15:12:49)
[en réponse à 936644]
plus que théorique, il me semble, même s'il est dans les livres... Personne ne peut l'utiliser, mais il aurait sans doute plu à Offenbach:
J'ai pu ce diocèse, pu ce diocèse, pu ce diocèse...

( 936655 )
Euh... par Meneau (2021-12-22 16:07:18)
[en réponse à 936648]
certes, ledit participe passé n'est pas usité.
Mais franchement, "Son Excellence a pait l'église qui est en Ardèche" c'est mieux ?
Cordialement
Meneau

( 936659 )
Ben non c'est pis, par Yves Daoudal (2021-12-22 16:24:02)
[en réponse à 936655]
évidemment. Puisque ce n'est même pas dans les livres. Je n'avais aucunement l'intention de défendre le pait. Puisque c'est pu.

( 936668 )
Ben oui c'est "pu" par ptk (2021-12-22 17:07:31)
[en réponse à 936659]
On devrait toujours se relire avec attention et se méfier de la plume qui glisse trop vite.

( 936694 )
Très bizarre par Vassilissa (2021-12-22 22:07:36)
[en réponse à 936668]
que le "pastus (sum)" latin ait donné "pu" : impossible même ; s'il y avait un participe passé du verbe paître (mais il n'y en a pas !), ce serait étymologiquement "paît". Le dictionnaire dit "même conjugaison que 'connaître'". certes, mais le supin de cognoscere est cognitum, d'où effectivement "connu".

( 936649 )
a posteriori aussi par ptk (2021-12-22 15:14:31)
[en réponse à 936644]
Le participe passé de paître est bien "pu".

( 936662 )
Il faut dire ou écrire par Jean-Paul PARFU (2021-12-22 16:27:38)
[en réponse à 936649]
A fait paître ou ayant fait paître !

( 936670 )
conjugaison par Semper parati (2021-12-22 17:15:50)
[en réponse à 936644]
Suis tellement maladroit en orthographe avec un clavier que j'aurai écrit :
Son Excellence a paité l'église qui est en Ardèche
SP

( 936693 )
"a envoyé paître" est aussi possible par Cristo (2021-12-22 22:03:26)
[en réponse à 936670]
tout est dans le titre

( 936708 )
Mais divers textes liturgiques disaient justement... par Sacerdos simplex (2021-12-22 23:25:28)
[en réponse à 936670]
...et à diverses reprises (dans le bréviaire) :
"Le Seigneur paîtra son peuple".
Oralement, ça fait un peu étrange...
Et sur Radio-Notre-Dame, on avait droit au lecteur de service qui prononçait ça très sérieusement, sans rigoler, mais qui a chaudement approuvé une modification qui faisait cesser cette incongruité.

( 936738 )
Il y a aussi par ptk (2021-12-23 10:47:19)
[en réponse à 936708]
dans Saint-Jean, le bien connu : pais mes brebis.
Moins étrange à entendre, certes :)

( 936645 )
C'était prévisible par Candidus (2021-12-22 15:01:54)
[en réponse à 936637]
Si nous nous soumettons, nous reconnaissons que nous avions tort ; si nous résistons, c'est la preuve qu'ils ont raison. On perd à tous les coups, alors autant "¡Hagan lío!".

( 936646 )
Effectivement par Don Rodrigue (2021-12-22 15:05:58)
[en réponse à 936645]
C'est le propre des manipulateurs que de justifier a posteriori leurs décisions par les légitimes réactions indignées qu'elles suscitent.

( 936651 )
Oui par Jean-Paul PARFU (2021-12-22 15:18:52)
[en réponse à 936645]
C'est : "Face, je gagne, pile tu perds !"

( 936663 )
Quoi ? Il ose traiter les tradis de Petite Église ?! par Ptitlu (2021-12-22 16:35:20)
[en réponse à 936637]
Pourquoi pas de protestants aussi, ah non, eux ce sont des frères dans la Foi, presque des guides.
Le diocèse de Viviers est moribond, il reste une quinzaine de prêtres, la population est passée à autre chose, il y a la FMND qui surnage mais le diocèse s'est entendu avec les écolos et la Libre pensée pour les empêcher de faire leur basilique, et les rares fidèles tradi dont des dizaines de kilomètres pour aller dans la Drôme (FSSP) ou jusque dans le Comtat ou à Alès (FSSPX).
Le titulaire actuel n'a plus qu'une ambition : être le dernier évêque.
Blondel illustre bien
ce que je disais : "leur" Église encense ceux qui visent les églises et liquident les diocèses, elle persécute ceux qui font vivre et survivre l'Eglise.

( 936667 )
82 ans par Justin Petipeu (2021-12-22 17:04:15)
[en réponse à 936637]
Evêque émérite de Viviers. Ayant vendu un terrain du diocèse où s'élève désormais une mosquée.
Visiblement, "la Croix" n'a rien de mieux en rayon pour défendre les horreurs de François.

( 936669 )
réponse à Mgr Blondel et à ses semblables par jejomau (2021-12-22 17:11:47)
[en réponse à 936637]
Quand on interdit expressément (cf. Le texte de la Congrégation pour le culte divin) d’annoncer les messes de l'église catholique dans les informations paroissiales... c'est qu'on a affaire à une secte, dirigée par un gourou et ses grand maîtres !

( 936676 )
Euthanasie ! par Candidus (2021-12-22 18:10:07)
[en réponse à 936637]
On veut nous euthanasier, soit nous acceptons la sentence et il n'y a plus rien à ajouter, soit nous ruons dans les brancards et nous démontrons par là que nous méritons d'être euthanasiés. Imparable !

( 936678 )
Mgr Blondel a vendu à vil prix un terrain pour construire une mosquée par Gaspard (2021-12-22 18:11:30)
[en réponse à 936637]
Comme le signale Justin Petitpeu, Mgr Blondel a vendu un terrain, et qui plus est quasiment donné si on en croit le maire de la ville, pour construire une mosquée :
«Il était indigne de voir les fidèles musulmans prier dans des sous-sols de HLM, alors nous avons cherché un terrain constructible pour permettre à une association musulmane de bâtir un lieu de culte, raconte Jean Pontier [maire PRG]. Quand l'évêché l'a su, il nous en a vendu un à un prix défiant toute concurrence.» Après l'adoption du permis de construire déposé le mois dernier, le terrain devait être loué à l'Association arabo-islamique moyennant un euro symbolique.
Article de Libé de 2006
et ça vient maintenant se plaindre dans La Croix du "dynamisme" et de "l'allant" des tradis, et demander leur suppression ! Surréaliste !

( 936695 )
quel naufrage ! par Cristo (2021-12-22 22:13:41)
[en réponse à 936637]
Depuis son Olympe, il contemple le vaste monde catho à la chute duquel il a contribué et droit dans ses bottes, il distribue les bons & mauvais points.
Un tel degré d'aveuglement et de contentement de soi est tout simplement fascinant !
Il faut lire l'intégralité de son papier, avec ses amalgames grossiers :
Mgr Blondel : « La violence “réactionnaire” montre que le pape a eu raison d’intervenir avec son motu proprio »
tribune
François Blondel
Evêque émerite de Viviers
TRIBUNE. Le motu proprio du pape François Traditionis custodes, qui restreint l’usage du rite préconciliaire, a provoqué des réactions violentes de la part des communautés traditionalistes. Pour Mgr Blondel, l’ancien évêque de Viviers, c’est bien le signe qu’une Église parallèle était en train de se constituer.
Mgr François Blondel, le 22/12/2021
Mgr Blondel : « La violence “réactionnaire” montre que le pape a eu raison d’intervenir avec son motu proprio »
Depuis 2015, je me suis interdit de donner un avis ou un conseil dans la vie pastorale, acceptant très sereinement d’être éloigné et de la responsabilité et des mentalités des nouvelles générations. Avec une grande confiance en ceux qui sont « aux affaires ». L’Assemblée plénière de la Conférence des évêques de novembre m’a confirmé dans cette attitude.
Mais voici Traditionis custodes et les réactions qu’a suscitées ce motu proprio du pape François. J’ai envie de dire quelques choses simples.
Ce qui compte vraiment dans l'actualité
Participez aux débats dans le respect des convictions de chacun et en disposant des meilleures sources d’information.
Une Église à part
La violence « réactionnaire » montre, il me semble, que le pape a eu raison d’intervenir. C’est bien une « Église » complète, à part, à côté qui se constituait petit à petit et qui s’est sentie menacée. Peut-être ai-je été (avons-nous été) un peu complice dans ce laisser-faire. Que des personnes classiques, facilement critiques, posant des questions se réunissent entre elles, après tout cela nous laissait tranquilles.
Mais le parallélisme s’intensifiait. Catéchisme, patronage, petite école, refus de communion dans la main pour des personnes de passage… On appelait, on formait, on ordonnait des prêtres uniquement pour ces communautés et bien sûr ils les développaient avec leur allant et leur dynamisme. Le pape a rappelé l’unité première.
Refus du calendrier liturgique
Quelques points me chagrinaient depuis longtemps. Le refus du calendrier liturgique et du lectionnaire alors que le bénéfice d’une méditation commune de la Parole chaque jour est évident. Deux sacrements sont réservés à l’évêque, ils construisent l’Église, la confirmation et l’ordination. Comment lui imposer ces jours-là un rituel sans faire planer un soupçon sur celui qu’il emploie habituellement. Je ne comprends pas.
Motu proprio : la « messe tradi », symptôme d’une Église divisée
N’y aurait-il pas ce trait bien spécifique des mentalités actuelles : la petite minorité a raison par définition contre le troupeau ? Ce sont les justes et si on leur fait des remarques, ils deviennent des victimes. Les voilà doublement justifiés. N’est-ce pas ce que nous voyons aujourd’hui chez les « antivax » ? Peut-être n’est-il pas surprenant que, paraît-il, bien des membres des communautés qui suivent la liturgie avant 1962 s’estiment immunisés par leur pratique de foi, ne se font pas vacciner, boudent les masques et nous traitent de timorés.
Combat d’arrière-garde
Dans la situation actuelle grave, lourde, l’incroyance, la mission nécessaire, la question des vocations, l’accueil des cultures, que veut dire ce combat d’arrière-garde ? N’est-ce pas une diversion sournoise ? Et surtout comment se priver du souffle impératif du concile Vatican II ?
C’est bien ce qui est en débat. Or il a demandé la réforme liturgique. Il faut le dire. Ce n’est pas rien de l’estimer pour toujours nulle et non avenue.
Peut-être finalement est-ce bien à un évêque émérite de tenir ces propos. Mes confrères en responsabilité sont devant des personnes, des communautés. Ils doivent – et ils le font – être en lien, écouter, approcher, faire avancer petit à petit. Ma parole n’a pas le même poids, elle peut être bien plus facilement révoquée. Mais ne doit-elle pas être dite dans sa simplicité ?

( 936700 )
Amusant par Luc de Montalte (2021-12-22 22:41:51)
[en réponse à 936637]
Tous ces amoureux de l'unité qui voudraient bien pousser une partie de l'Église au schisme. Mais nous n’avons pas cette tentation car nous défendons tout simplement la saine doctrine de toujours quant eux croient avoir un quelconque droit à innover. L'hubris toujours.