Quelques remarques :
- oui, ça c'est la droite nantaise. Battus et contents.
- et pour la plupart, ils vont à l'église, mais ont peur d'affirmer leur Foi et même leurs idées.
Et de toute façon, il faudrait déjà que cette droite qui a mauvaise conscience se mette en règle avec son passé...
Ouest France
Concert empêché par des catholiques intégristes à Nantes. Un vœu des élus et une passe d’armes
La majorité de gauche de Nantes a proposé, ce vendredi 17 décembre, le vote d’un vœu pour condamner cet « acte violent ».
S’il a été voté à l’unanimité, Johanna Rolland, la maire PS, a fustigé « la vieille droite nantaise ».
Publié le 17/12/2021 à 11h21
La voix est grave en ce début de conseil municipal de Nantes, ce vendredi 17 décembre. C’est celle de Bassem Asseh, le premier adjoint PS de la Ville. Il revient sur ce concert d’Anna von Hausswolff, organisé par le Lieu unique, annulé sous la pression de catholiques intégristes, le mardi 7 décembre, à l’église Notre-Dame-de-Bon-Port.
Il présente un vœu qui, espère-t-il, sera voté à l’unanimité : « Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes intrinsèquement violents et réaffirmons notre plein et entier soutien aux équipes du Lieu unique et à l’ensemble des artistes et des équipes qui viennent les rencontrer. Ils seront toujours les bienvenus à Nantes. »
Après avoir rappelé que ce concert avait été organisé « en lien avec les autorités religieuses », il affirme : « Depuis 2016, la création est devenue une liberté publique, au même titre que la liberté d’expression ou la liberté de la presse. Garantir l’accès aux spectacles ou aux expositions, c’est garantir l’état de droit. La République doit être intransigeante face à des actes aussi graves. »
Olivier Château, adjoint au patrimoine, dénonce à son tour « ces petits penseurs minables qui s’en prennent à la culture et à l’art ».
« Si la violence se limitait à des Ave Maria… »
Au tour de Laurence Garnier, la leader de la droite au conseil municipal, de s’exprimer. Elle précise d’entrée que son groupe votera ce vœu. Mais avec deux bémols. Le premier : « Nous refusons une indignation à géométrie variable. Il n’y a pas les bons bloqueurs, ceux avec lesquels vous êtes d’accord, et les mauvais. » Visés notamment, les intermittents qui ont occupé le théâtre Graslin, l’été passé.
Le second, l’emploi du terme violence dans ce vœu : « Si, à Nantes, la violence se limitait à des Ave Maria, ça se saurait. Condamner le blocage de ce concert n’empêche pas de faire preuve de modération. »
Valérie Oppelt, qui n’avait jusque-là pas condamné publiquement l’action des catholiques intégristes, à l’inverse de Laurence Garnier, dit, elle aussi, que La République en marche votera ce « vœu nécessaire ». Si elle considère que l’acte est bien violent, elle tient à rappeler – longuement – que ses collaborateurs parlementaires ont été, eux aussi, victimes de violence, insultes et tags, par les intermittents du théâtre Graslin.
(...)
Johanna Rolland, la maire PS, ferme le ban. « Chercher à détourner le regard, à rajouter une parenthèse montre combien la vieille droite nantaise est mal à l’aise pour condamner clairement ce qui est condamnable. » Elle ajoute : « À Nantes, on continuera toujours à porter haut la liberté d’expression. »
Le vœu est finalement voté à l’unanimité.