Le Forum Catholique
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( 933397 )
Mgr Percerou refuse de démissionner et va s'expliquer par Gaspard (2021-11-15 14:50:35)
Depuis l'horreur du rapport Sauvé, la question de la démission des évêques est posée. Si les dirigeants de la Fédération française de football avaient reconnu une responsabilité "institutionnelle" et "systémique" depuis des décennies avec 330 000 victimes, ils auraient évidemment démissionné ou été démissionnés dans l'heure.
Dans le cas de Mgr Percerou,
Ouest-France lui a posé la question. L'intéressé refuse et pousse l'outrecuidance jusqu'à faire dire par son service communication qu'il ne "fera pas de commentaire à ce sujet" - alors qu'il vient de lancer un synode de discussion sur la discussion, cela ne n'invente pas. Mais Ouest-France a aussi interrogé un prêtre du diocèse, anonyme, qui défend son évêque ainsi:
Personne ne peut dire que notre évêque, qui vient d’arriver, est concerné !
Alors là, c'est vraiment trop. Mgr Percerou a été vicaire général, c'est à dire le bras droit de l'évêque au courant de toutes les affaires, de Chartres dès 2003 et jusqu'en 2013, puis évêque de Moulins de 2013 à 2020, puis évêque de Nantes depuis 2020. Donc: cela fait 18 ans tout de même que Mgr est aux commandes d'un diocèse quel qu'il soit. Il a donc plus que vraisemblablement de quoi étayer la reconnaissance de responsabilité "institutionnelle" et "systémique", d'autant qu'il est également président du Conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes des évêques, ça aussi ça ne s'invente pas, depuis un lustre.
De plus ce genre d'excuse "il n'est responsable de rien puisqu'il vient d'arriver" a été très exactement le mode opératoire des évêques pendant des décennies pour tenter de dissimuler les crimes pédophiles: on déplace le coupable à l'autre bout du diocèse, ou dans un autre diocèse. Et voilà. Plus de responsabilité du tout pour les affaires commises au lieu que l'agresseur quittait, ont cru on ne peut plus naïvement et immoralement les évêques.
Et voilà que Mgr Percerou prend l'initiative d'aller rencontrer les fidèles dans pas moins de douze réunions. Témérité ou inconscience ? Pour dire la vérité - le nom des prêtres pédophiles condamnés par la justice dans son diocèse, point n'est besoin de douze réunions. Pour dire la vérité - ce qui s'est passé dans son diocèse sous ses prédécesseurs, Mgr Villepelet, Mgr Vial, et les toujours vivants Mgr Marcus, Mgr Soubrier, Mgr James, point n'est besoin de douze réunions.
A quoi peuvent donc bien servir ces réunions ? à expliquer aux fidèles que l'immobilier acheté ou entretenu avec leurs dons va servir à indemniser des victimes, c'est à dire que ces fidèles déjà trahis une fois par la commission d'atrocités, une deuxième fois par la dissimilation de ces atrocités, vont l'être une troisième fois en devant assumer eux-mêmes le coût de ces turpitudes ?
En tous cas donc, ceux qui veulent des explications ont donc douze réunions pour les avoir :
25 novembre 2021 à 20h : lycée du Loquidy, Nantes
2 décembre 2021 à 20h : église Saint-Thomas, St Herblain
3 décembre 2021 à 20h : salle St Léger d’Orvault
7 décembre 2021 à 20h : église St Médard, Nantes
9 décembre 2021 à 20h : salle Ste Anne, Guérande
15 décembre 2021 à 20h : église Ste Anne, Saint-Nazaire
4 janvier 2022 à 20h30 : église Notre-Dame, Clisson
5 janvier 2022 à 20h : zone de Châteaubriant
11 janvier 2022 à 20h : maison Ste-Croix, Machecoul
13 janvier 2022 à 20h : salle paroissiale, Blain
25 janvier 2022 à 20h : salle paroissiale, Vertou
27 janvier 2022 à 20h : zone d’Ancenis
Informations sur le site du diocèse de Nantes

( 933400 )
Mais c'est génial ça par Ptitlu (2021-11-15 15:05:49)
[en réponse à 933397]
En tout cas s'il décide de démissionner car il en a marre du caractère impossible des nantais et de l'hiver ici (gris, piquant), qu'il s'en aille, on ne le retiendra pas.
Sa principale réussite est d'avoir fait regretter son prédécesseur, qui était certes moderniste, pro-migrants et tout ça, mais avait permis les messes tridentines d'été sur la côte, et le dimanche soir à Ste Elisabeth, et avait prêté la chapelle de l'Immaculée conception en ville, entre la gare et la cathédrale, à la FSSPX pendant les travaux de leur église.
On n'était pas d'accord mais le dialogue était possible. Avec Percerou on a l'impression qu'il est toujours prof et ses infortunés fidèles des élèves. C'était en 1985-87, avant la chute du Mur, il faudrait évoluer pourtant, un peu. Nous, à l'époque, on avait le
Milieu nantais et les Frères de la côte.

( 933401 )
On verra bien devant Dieu si ces types par Jerailu (2021-11-15 16:04:38)
[en réponse à 933397]
n'ont aucune responsabilité ! Vous devrez répondre de vos crimes si vous en avez commis monseigneur Percerou !
In Christo,
Jerailu.

( 933403 )
Il a pour l'heure fait... par Ptitlu (2021-11-15 17:15:48)
[en réponse à 933401]
Comme ses prédécesseurs :
maintenu le voile sur ceux commis par le passé et fermé les yeux sur tout ce qui va de travers. Hier c'était pour ne pas faire de vagues, aujourd'hui au nom de la tolérance et de la diversité - cela ne concerne pas les tradis, évidemment.
Les prédécesseurs ont été
visés nommément par des tags, sur un couvent du centre ville quelques jours après la parution du rapport CIASE.

( 933404 )
s'il n'a pas de responsabilité par jejomau (2021-11-15 17:22:53)
[en réponse à 933397]
Pourquoi voulez-vous qu'il démissionne ? Par ailleurs, c'est quoi cette fable d'une "Église institutionnelle" ? Pour le coup, c'est la CEF qui a inventé cette supercherie, vous n'y êtes pour rien, qu'ils s'en prennent à eux-mêmes...
Enfin, pour finir, je ne vois toujours pas où sont les 330 000 cas... Fait pas pousser..
Ceci dit, je ne connais pas cette évêque et j'ignore s'il est bien ou mal apprécié dans son diocèse. Mais c'est autre chose

( 933426 )
Posez lui donc la question ! par Gaspard (2021-11-16 07:52:55)
[en réponse à 933404]
Puisque Mgr Percerou organise douze réunions, cf. mon post précédent, vous pouvez lui poser la question : vous êtes aux manettes d'un diocèse depuis 18 ans, depuis que vous avez été nommé vicaire général à Chartres en 2003 puis évêque de Moulins en 2013 puis évêque de Nantes en 2021.
Combien de cas avez-vous connus sans les dénoncer à la justice ? Il vous répondra a priori que le sujet, c'est Nantes, et qu'à Nantes il a été irréprochable. Vous pourrez lui répondre que le sujet, c'est lui. Quel pasteur est-il, c'est important évidemment pour ses fidèles, d'autant que ces fidèles doivent passer à la caisse. Et reposer la question. Combien de cas avez-vous connus sans les dénoncer à la justice à Chartres et Moulins ?
Avec douze réunions, vous finirez bien par avoir une réponse. Invitez la presse, bien sûr.
Et bien sûr il y a d'autres questions. Notamment : qui sont les prêtres condamnés par la justice. Qu'ont fait les prédécesseurs de Mgr ? Quels sont les faits que Mgr a couverts ?
Il se peut que Mgr soit blanc comme neige. En tout cas, il ne le dit pas. Ce sera l'occasion de le savoir !
Il se peut aussi que les réunions soient subitement restreintes d'accès au fan-club de Mgr, mamies bigoudis etc. Informez la presse !

( 933427 )
Oui par Roger (2021-11-16 08:05:35)
[en réponse à 933426]
Excellentes suggestions cher Gaspard.
D ailleurs chacun d entre nous devrions participer aux réunions organisées dans les diocèses pour poser ces questions légitimes.

( 933432 )
[réponse] par jejomau (2021-11-16 09:03:21)
[en réponse à 933426]
C'est cela justement qui m'interpelle :
Il se peut que Mgr soit blanc comme neige. En tout cas, il ne le dit pas
Donc, il est
à priori, selon notre Droit et selon la Justice,
innocent. Ce qui signifie concrètement qu'il n'a rien fait.
Vous, qui prétendez de surcroît être catholique serez jugé pour votre manque d'amour, votre acharnement injustifié ( et les termes dont faibles, connaissant en partie vos souffrances à ce sujet), et également sur une forme de persécution faite directement envers un Pasteur de l'Eglise... choisi par le Christ.
Vous ne devez pas rester dans cette attitude. Des innocents devraient payer pour la rage qui vous habite? Quand on est intelligent comme vous, on remercie déjà Dieu pour ce don qui est susceptible de vous faire parfaitement comprendre tout cela. Chose que vous savez au fond de vous même déjà.

( 933441 )
Donc il faut bien poser la question au pasteur lui-même par Gaspard (2021-11-16 10:34:17)
[en réponse à 933432]
Et côté souffrances, oui je compatis avec ceux qui ont souffert. Je n'ai lu que quelques pages à la volée du rapport Sauvé (celles postées en lien par André ici-même), cela m'a suffi. Oui je pense que Jean-Marc Sauvé a raison lorsqu'il dit qu'il a rencontré le mal absolu.
Et côté responsabilité des évêques, je ne m'appuie pas sur mon petit avis personnel mais sur leur propre déclaration de responsabilité "institutionnelle" et "systémique" pour reprendre leurs propres termes adoptés à la conférence des évêques à Lourdes le 5 novembre dernier, comme vous le savez donc.
Cette déclaration de la CEF implique que votre postulat qu'a priori un évêque est innocent est faux.
Cette déclaration de la CEF implique même le contraire: qu'a priori, un évêque actuellement en poste est responsable d'avoir couvert des actes, de façon directement proportionnelle à son nombre d'années d'exercice bien sûr. Et sans exclure effectivement que par extraordinaire un pasteur en poste depuis des décennies n'ait rien à se reprocher.
Mais le rapport Sauvé, après deux et ans et demi de travaux, ne mentionne pas un seul diocèse, pas un seul évêque qui aurait été exemplaire. Et pas un seul évêque n'a écrit une tribune pour dire: voilà comment j'ai géré mon diocèse depuis X décennies, j'ai toujours transféré à la justice canonique et civile les prêtres soupçonnés de pédophilie. Pas un pour relever l'honneur perdu de l'Église de France.
Vous inversez les rôles de façon hallucinante, cher jejomau. Les évêques ne sont pas des victimes ! Ils ne sont pas victimes d'un "acharnement" de la part de la commission Sauvé, de la part de victimes, de la part de fidèles scandalisés, de la part de simples citoyens. Les évêques l'ont reconnu eux-mêmes : ils sont responsables, de 330 000 victimes. Ils n'ont pas contesté le chiffre. Ils sont tout de même mieux placés que vous pour savoir si ce chiffre correspond à peu près à la réalité. Ils ne l'ont pas contesté.
Nous en sommes au stade où nous passons de la reconnaissance d'une responsabilité collective d'un groupe d'une centaine d'évêque aux responsabilités individuelles de chaque évêque.
C'est pourquoi il me semble que lorsqu'un évêque a le mérite d'organiser douze réunions sur le sujet dans son diocèse, il faut y aller, lui poser des questions. Établir la vérité - si l'évêque ne le fait pas tout seul. Parce qui a envie que le feuilleton continue encore des années ? Stop ! Plus de confiance a priori comme vous l'exprimez, puisque les évêques ont collectivement avoué. Il faut crever l'abcès pour, enfin, pouvoir passer à autre chose.
Enfin non, jejomau, un évêque n'est pas "choisi par le Christ", comme s'il fallait respecter l'évêque comme le Christ lui-même. Un évêque est choisi par le pape, il est le successeur des Apôtres, il doit suivre l'exemple du Christ. Certains évêques sont dignes du Christ, d'autres indignes. En France, la déclaration de la CEF revient à dire que l'immense majorité des évêques a été indigne. C'est pour cela que la question de leur démission se pose.

( 933444 )
Euh... non ! par Meneau (2021-11-16 10:46:04)
[en réponse à 933441]
Cette déclaration de la CEF implique que votre postulat qu'a priori un évêque est innocent est faux.
Cette déclaration de la CEF implique même le contraire: qu'a priori, un évêque actuellement en poste est responsable d'avoir couvert des actes, de façon directement proportionnelle à son nombre d'années d'exercice bien sûr.
Ce n'est pas le Droit. La présomption d'innocence ne peut être remise en cause par une quelconque déclaration de la CEF
Mais le rapport Sauvé, après deux et ans et demi de travaux, ne mentionne pas un seul diocèse, pas un seul évêque qui aurait été exemplaire.
Cela me semble normal, vu que le rapport Sauvé n'a pas pour but de pointer les exemples mais les abus.
Vous inversez les rôles de façon hallucinante
C'est vous qui inversez les rôles. Parce que la CEF a parlé abusivement de responsabilité institutionnelle, vous jetez la suspicion sur tous les évêques, voire tous les prêtres. Autrement dit, vous versez dans le politiquement correct.
Les évêques l'ont reconnu eux-mêmes : ils sont responsables, de 330 000 victimes. Ils n'ont pas contesté le chiffre.
Non, non et non ! D'une part ils n'ont pas vraiment reconnu cela, d'autre part une responsabilité collective n'implique pas automatiquement une responsabilité individuelle universelle.
Cordialement
Meneau

( 933447 )
Ne pas poser la question au pasteur ?! N'est-ce pas réagir ainsi : par Gaspard (2021-11-16 11:00:16)
[en réponse à 933444]

( 933448 )
Poser la question au pasteur par Meneau (2021-11-16 11:09:35)
[en réponse à 933447]
serait une bonne chose. Ca n'implique en rien la présomption de culpabilité que vous prônez.
Cordialement
Meneau

( 933449 )
Cette présomption de culpabilité par Jean-Paul PARFU (2021-11-16 11:56:17)
[en réponse à 933448]
générale, que certains tentaient d'instaurer, a d'ailleurs été rejetée par la Justice, notamment dans le cas du cardinal Barbarin. Je le signale, à tout hasard, à Gaspard qui semble ne pas s'en souvenir.

( 933465 )
Vous ne voulez pas par Ptitlu (2021-11-16 13:45:18)
[en réponse à 933449]
Laissez les nantais se débrouiller et apprécier souverainement s'il faut ou non lui poser la question ?
Non seulement qu'on tire ce pays en produisant à peu près tout, qu'on se fait envahir par des parisiens qui ont planté leur ville et viennent tous se faire bretons, qu'on se fait régulièrement refaire nos frontières par des types qui n'ont généralement pas dépassé la francilienne, mais en plus ils veulent décider quelle question on pose et à qui ?!

( 933455 )
Et pourtant, la CIASE et la CEF existent ! par Gaspard (2021-11-16 13:03:39)
[en réponse à 933444]
J'ai l'impression que vous et jejomau raisonnez comme si ni la CEF ni la CIASE n'existaient.
Or ils existent.
La Conférence des évêques de France (CEF) regroupe la centaine d'évêques français.
1. Quand elle reconnaît sa "responsabilité", "institutionnelle" et "systémique" depuis des décennies, c'est un fait.
2. Quand le rapport de la commission CIASE présidée par Jean-Marc Sauvé et mise en place par la CEF chiffre les victimes à 330 000, que la CEF accepte le rapport, que non seulement elle ne conteste pas les chiffres mais elle reconnaît un mois plus tard sa "responsabilité" "institutionnelle" et "systémique", c'est un fait : la CEF reconnaît les chiffres et endosse la responsabilité.
Cela revient à s'accuser d'être une organisation criminelle. Ce n'est pas malin, pour dire le moins, surtout quand on est censé exprimer la crème de l'Église de France, qui dispose de plus d'une bureaucratie spécifique d'une centaine de salariés.
Il me semble que les évêques veulent encore et toujours échapper à leur responsabilité personnelle. La CEF est un parapluie bien pratique pour cela.
Mais force est de constater que l'étape actuelle, c'est la responsabilité personnelle de chaque évêque de France. Est-il digne, ou non, de continuer sa mission ?
Quand Mesdames Pedotti et Soupa ont claironné sur tous les médias leur demande de démission collective des évêques, eh bien je trouve qu'elles n'avaient pas complètement tort. Mais il est vrai que cela est injuste pour les évêques qui n'ont pas failli.
Alors l'autre solution, c'est que les fidèles exigent la vérité de leur évêque, diocèse par diocèse. Et que l'évêque en tire les conclusions : rester ou démissionner.
C'est une question de justice, de charité, mais aussi d'évangélisation. Les évêques ont totalement décrédibilisé l'Église de France. Il faut sortir au plus vite de cette fange et cela ne peut se faire que par des démissions d'évêques - s'ils,prennent au sérieux leur propre aveu collectif, qu'ils en tirent les conséquences personnellement.
Il ne peut pas y avoir un tel aveu collectif d'une bonne centaine d'évêques et cette même bonne centaine d'évêques tous blancs comme neige individuellement. Que les moutons noirs démissionnent.

( 933463 )
Il faut raison garder par Jean-Paul PARFU (2021-11-16 13:41:22)
[en réponse à 933455]
Il y a une responsabilité collective et une responsabilité individuelle ;
Il y a la responsabilité morale et la responsabilité juridique ;
Il y a la responsabilité civile et il y a la responsabilité pénale.
La CEF n'a pas de fondements dans les Ecritures, contrairement à Rome et aux évêques.
Les Conférences des évêques sont prévues par les canons 447 et suivants du Code de droit canon de 1983. En France, la CEF doit être une association, ce qui lui permet d'exister et d'ester en justice.
Les déclarations de la CEF sur le rapport Sauvé ne valent que ce que peut dire la CEF. Elles ne peuvent engager la responsabilité civile ou pénale de la CEF et encore moins de ses membres !
Par ailleurs, il y aura toujours des clercs qui commettront des délits. On ne va pas exiger la démission de tous les évêques à chaque fois qu'un clerc se sera mal comporté.
Je précise aussi au passage que la responsabilité pénale est avant tout personnelle. C'est Nuremberg qui a inventé la responsabilité pénale d'organisations.
J'attire enfin l'attention sur le fait que certains clercs appartiennent à des ordres religieux et que ces ordres peuvent aussi être responsables, avant toute l'Eglise de France, et avant l'Eglise de manière générale, de leurs méfaits !

( 933470 )
Sur la responsabilité pénale des personnes morales et associations par Jean-Paul PARFU (2021-11-16 14:02:46)
[en réponse à 933463]
En 1994, le Code pénal, dans son article L. 121-2, a instauré la responsabilité pénale des personnes morales, dont les associations. De ce fait, une structure associative est pénalement responsable si elle commet une infraction (délit, crime ou contravention).
Une association engage sa responsabilité pénale si l’infraction a été commise :
Par un organe (bureau, assemblée générale, conseil d’administration, …) ou une personne (président, trésorier, …) ayant le pouvoir de la représenter ou bénéficiant d’une délégation de pouvoir ;
Pour le compte de l’organisme associatif dans le cadre de son objet statutaire.
À noter que si cette deuxième condition n’est pas respectée, c’est l’auteur de l’infraction qui engagera personnellement sa responsabilité pénale et non l’association. En outre, la responsabilité pénale de cette dernière n’exclut pas celle des personnes physiques auteurs ou complices du même fait constitutif d’infraction. À l’instar des fondateurs, dirigeants (de droit ou de fait), membres, volontaires…
En un mot, seul le clerc qui a commis un crime ou un délit est pénalement responsable de ce crime ou délit ou/et les personnes physiques qui seront considérées comme complices de ce crime ou délit !

( 933475 )
allez, on va vous la prêter par Bertrand (2021-11-16 14:17:52)
[en réponse à 933455]

( 933481 )
là où votre raisonnement pèche totalement par jejomau (2021-11-16 15:36:28)
[en réponse à 933455]
hormis toutes vos caricatures et tout ce qu'on pourrait par ailleurs contester (rapport Sauvé, etc...)
c'est que vous VOULEZ la démission collective des évêques qui n'étaient pas nés pour la plupart au moment des faits ou, qui, pour les autres n'ont commis aucun crime, les obliger à démissionner sous prétexte d'une responsabilité.... EN ADMETTANT qu'il y a ait existé une responsabilité, celle-ci appartient AU PASSE.
Par ailleurs, en agissant de la sorte, si ceux-ci obtempèrent, il faudra bien qu'ils soient remplacés. Donc, une fois les nouveaux venus en place... vous leur demanderez de nouveau - EN TOUTE LOGIQUE - de démissionner puisque leur "organisation est criminelle institutionnellement"
Soupa et Pedrotti sont des ennemies de l'Eglise et des grenouilles de bénitiers du Malin !

( 933516 )
Raisonnement ? Du simple bon sens par Gaspard (2021-11-16 21:13:14)
[en réponse à 933481]
Merci sincèrement jejomau pour vos critiques. Néanmoins parfois celles-ci ne portent pas sur ce sue j'ai réellement écrit.
Ainsi vous écrivez :
vous VOULEZ la démission collective des évêques qui n'étaient pas nés pour la plupart au moment des faits ou, qui, pour les autres n'ont commis aucun crime
Non pas. J'écrivais dans votre sens
ici:
Quand Mesdames Pedotti et Soupa ont claironné sur tous les médias leur demande de démission collective des évêques, eh bien je trouve qu'elles n'avaient pas complètement tort. Mais il est vrai que cela est injuste pour les évêques qui n'ont pas failli.
Et j'ajoutais juste après:
Alors l'autre solution, c'est que les fidèles exigent la vérité de leur évêque, diocèse par diocèse. Et que l'évêque en tire les conclusions : rester ou démissionner.
Sinon vous écrivez:
EN ADMETTANT qu'il y a ait existé une responsabilité, celle-ci appartient AU PASSE.
Oui, en effet. Au passé que les évêques ont voulu gommer mais qui leur revient en pleine figure et en pleine figure de leurs 97% de prêtres fidèles et de leurs fidèles. Aujourd'hui. Au présent.

( 933446 )
désolé par jejomau (2021-11-16 10:54:38)
[en réponse à 933441]
mon post dans la réponse qui est vous est destinée était mal placé. le voici
ICI

( 933456 )
C'est n'importe quoi ! par Polydamas (2021-11-16 13:10:04)
[en réponse à 933441]
Personne ne conteste maintenant le chiffre des 330 000 victimes car le contester équivaudrait à défendre des criminels et à jeter l'opprobre sur les victimes. Donc, personne ne veut faire face à la vague, mais il est absolument évident que ce chiffre de 330 000 est largement contestable.
Tout sondage doit être redressé pour être sérieux, c'est à dire doit être recroisé par rapport à la réalité, ce qui n'a pas été fait dans le cas actuel. J'ai lu le rapport de l'INSERM, il rentre dans le détail, mais il ne croise pas les infos avec ce qu'on sait du terrain. Donc, oui, ce sondage est contestable, et ce n'est pas parce que personne l'a contesté ouvertement qu'il serait crédible.
Sachez pour information que depuis la publication du rapport Sauvé, sur les 5 000 victimes connues, à peu près ... 200 se sont signalées en plus à la justice. Si le chiffre des 330 000 était sérieux, on aurait dû en avoir dix ou cent fois plus. Or, rien.
On vous souhaite bon courage pour atteindre les 330 000 dans un délai humain. Bref, ce chiffre est évidemment contestable, ça ne fait aucun doute.

( 933460 )
Ah bon ! 200 affaires supplémentaire depuis le 5 octobre, c'est rien ? par Gaspard (2021-11-16 13:18:52)
[en réponse à 933456]
Vous écrivez :
Sachez pour information que depuis la publication du rapport Sauvé, sur les 5 000 victimes connues, à peu près ... 200 se sont signalées en plus à la justice.
Excusez-moi, je ne le savais pas, et encore 200 affaires de plus en un mois, je trouve que c'est un chiffre monstrueux.
Sur le fond: vous vous substituez à la CEF et vous tenez un discours à sa place ! Mais la centaine d'évêques de la CEF sont des personnes majeures, elles ne sont pas sous tutelle, elles connaissent ce sujet depuis des années, prenons au sérieux ce que la CEF dit ! La CEF a pleinement reconnu le rapport de la CIASE. C'est un fait.
Il est stupéfiant de remplacer le discours de la CEF par... le sien propre. Il me semble plus rationnel, et plus respectueux des évêques aussi, de considérer le discours de la CEF tel qu'il est.

( 933464 )
Connaissez-vous le terme : « ordres de grandeur » ? par Polydamas (2021-11-16 13:42:50)
[en réponse à 933460]
Excusez-moi, je ne le savais pas, et encore 200 affaires de plus en un mois, je trouve que c'est un chiffre monstrueux.
Il s'agit de victimes en plus, pas d'affaires, ce n'est pas pareil. Ensuite, chaque cas est criminel, mais désolé, en ordre de grandeur, on est extrêmement loin du compte, ce qui démontre en creux que le chiffre des 330 000 est contestable. Vous répétez sans cesse ce chiffre, ce qui démontre bien qu'il est important et qu'il doit être analysé sous toutes ces coutures.
Je ne sous estime pas la douleur des victimes, mais je réponds ici à un discours statistique (sur les 330 000 victimes) de la même manière, c'est à dire, statistiquement. Et je dis, statistiquement, que ce chiffre n'est pas crédible.
La CEF a pleinement reconnu le rapport de la CIASE. C'est un fait.
C'est un fait. C'est un fait également qu'elle a la Rangers de l'Etat sur la nuque, tout le processus ayant commencé par une commission parlementaire d'extrême gauche, comme
je le racontais ici.
Et oui, je remplace le discours de la CEF par mon discours car je suis libre d'influences politiques ET QUE JE SAIS CE QU'EST UN ORDRE DE GRANDEUR.
Ce que vous n'avez pas l'air de connaître.
Il n'y a aucun doute que les évêques aient fait des bêtises, mais il reste encore à les identifier et à les nommer au lieu de les évoquer dans le vague.

( 933468 )
Oui ! Et donc je n'euphémise pas en parlant de « bêtises » par Gaspard (2021-11-16 13:55:54)
[en réponse à 933464]
Vous écrivez :
Il n'y a aucun doute que les évêques aient fait des bêtises, mais il reste encore à les identifier et à les nommer au lieu de les évoquer dans le vague.
Non, vraiment non sur le terme "bêtises". Vous n'arrivez donc pas à nommer un chat un chat. Il s'agit de dissimulation de crimes ou de délits, pas de "bêtises".
Mais je suis tout à fait d'accord avec vous sur le fait qu'il reste à identifier précisément ce qui s'est passé dans chaque diocèse, et je pense que c'est urgent.
Sinon, dont acte vous dites:
Et oui, je remplace le discours de la CEF par mon discours
.
Je m'en tiens pour ma part à ce que dit la CEF. De plus, vous qui aimez les ordres de grandeur, les résultats de l'INSERM sont tout à fait dans les ordres de grandeur (et même en retrait) de toutes les autres commissions d'enquête dans le monde sur ce sujets : Australie, États-Unis, Irlande, Belgique, Allemagne etc. Malheureusement.

( 933476 )
Raccrochez-vous aux branches et gardez vous le beau rôle... par Polydamas (2021-11-16 14:26:03)
[en réponse à 933468]
...parce que j'utilise le terme "bêtises" au lieu de crimes.
Mais on ne sait pas s'il y a des crimes, si la procédure a été suivie, ou s'il y a eu des pressions, des omertas, des camouflages. C'est largement probable, évidemment, mais là encore, il faut le prouver.
Concernant les chiffres, il y a quand même un petit souci : on compare des pays (anglo-saxons) où l'Eglise gérait des écoles et pensionnats entiers, où le risque de pédocriminalité était donc plus important, avec un pays laïc (la France) où le nombre de pensionnats géré par des clercs est réduit à la portion congrue. Donc non, on devrait avoir un chiffre de victimes bien réduit par rapport aux anglo-saxons, toutes choses égales par ailleurs, les occasions criminelles étant plus faibles.

( 933469 )
Un certain nombre de victimes apportent des affaires nouvelles par Ptitlu (2021-11-16 13:58:12)
[en réponse à 933464]
Pour lesquelles elles sont les seules à se faire connaître en tant que victime, les autres étant décédées ou pas enclines à se faire connaître.
Exemple, affaire dans la congrégation religieuse de B, abus par un religieux surveillant de dortoir dans les années 1956-62 sur de jeunes orphelins ou garçons de familles pauvres, au moins 10 victimes dont une s'est fait connaître à toutes instances (CEF, CORREF, évêques, CIASE...), affaire prescrite pour la justice, connue de l'évêque du lieu et un autre où est passé le religieux, mais ne peuvent rien faire, la congrégation ne veut pas bouger.
Ce genre de cas est assez courant, cela soit dit en passant. A Lourdes j'avais croisé une victime féminine d'une affaire survenue dans les années 1950, au même diocèse de B, l'auteur présumé (décédé, non jugé, affaire reconnue par le diocèse) avait fait plusieurs autres victimes aujourd'hui décédées.

( 933473 )
Bien sûr par Polydamas (2021-11-16 14:10:20)
[en réponse à 933469]
Oui, il y a beaucoup de cas non enregistrés pour des raisons diverses.
Mais cela ne change pas fondamentalement le raisonnement. Même si les cas inconnus sont aussi importants que les cas connus, alors le total de victimes est à 10 000. On est encore très loin des 330 000 personnes.
Pour atteindre 330 000 personnes, il faut partir du principe que seulement 1,5% du phénomène est connu, et donc que 98,5% des atteintes sexuelles ayant eu lieu ne sont pas connues. C'est ridicule, surtout avec la publicité donnée au rapport.

( 933483 )
très bien par jejomau (2021-11-16 15:42:52)
[en réponse à 933469]
attendons les PREUVES, et que la Justice DISE LE DROIT . on verra bien si c'est vrai...

( 933482 )
une victime c'est par jejomau (2021-11-16 15:41:25)
[en réponse à 933460]
une personne reconnue comme telle par LA JUSTICE après un procès
Il n'y en a pas 330 000 . Qu'on montre les faits, les preuves et qu'on cesse de faire venir des gens raconter des salades pour réclamer de l'argent en fin de compte!

( 933484 )
Non par Ptitlu (2021-11-16 16:10:24)
[en réponse à 933482]
Une victime est quelqu'un qui a subi un dommage ou un préjudice, qu'il y ait eu ou non procès.
C'est le préjudice qui définit la victime et il faut qu'il puisse donner lieu à réparation (autrement dit que le dommage ou le préjudice corresponde à une infraction ou une perte).
Un peu de vocabulaire juridique

( 933488 )
Bien par jejomau (2021-11-16 16:23:44)
[en réponse à 933484]
Un préjudice RECONNU... Pas fantasmé.
Quand vous téléphonez à votre assureur automobile pour lui signifier que vous avez été victime d'un accident , il ne reconnaît rien et ne vous donne aucun dédommagement sans preuve avérée

( 933467 )
Je suis plutôt enclin à penser que 330.000 est un minimum et non un maximum par Ptitlu (2021-11-16 13:50:29)
[en réponse à 933456]
Pour deux raisons
- le chiffre des victimes attribuées aux laïcs a été minoré, alors que depuis les années 1980 ils représentent la majeure partie des auteurs (mais comme il s'agit de responsabiliser les laïcs en dégageant la responsabilité des clercs, ça arrange tout le monde... Sauf les victimes)
- la CIASE est partie des prédateurs connus et des affaires sorties, qui sont très minoritaires. Or, il eut été plus logique, mais bien moins politiquement correct, de partir des dérives sexuelles connues, puisqu'on a des affaires en pagaille avec des auteurs qui avouent leurs déviations sexuelles, et des victimes qui expliquent avoir été la proie de déviants sexuels.
Et là...la dissimulation pendant des décennies (et qui continue) des auteurs et des complices s'explique beaucoup, beaucoup mieux.

( 933471 )
Ça se discute largement par Polydamas (2021-11-16 14:03:49)
[en réponse à 933467]
Sur votre premier point, je n'ai pas d'éléments, je ne sais pas. Il faudrait regarder dans le détail des chiffres.
Sur votre second point, les affaires sorties et analysées par la CIASE ne sont pas si minoritaires que cela. D'autant qu'elle en a découvert près de la moitié (2 100 affaires présentes contre 2 700 dans les archives). Il est probable qu'on ne sache pas tout, mais l'inconnu représente 90% de la réalité ou uniquement 10% ? C'est toute la question. Or, aujourd'hui, vue la publicité donnée au rapport, si on n'en connaissait que 10%, on devrait aujourd'hui constater des afflux importants de nouvelles victimes. Or, ce n'est pas le cas, donc il est probable qu'on ne soit pas très loin du nombre total d'affaires concernant des ados ou des enfants sur les 70 dernières années.
Car effectivement, la CIASE a choisi de se focaliser sur le terrain de la pédocriminalité, pas d'analyser les mœurs des clercs qui peuvent concerner des adultes. Ce n'est pas en ligne avec la morale, mais ce n'est pas illégal si toutes les parties sont consentantes (ce qui est douteux, évidemment). Les mœurs des clercs sont un sujet en soi, mais ce n'est pas celui de la CIASE et ce n'était pas son travail de l'analyser, même si on peut faire des liens entre les deux phénomènes, oui.
Là, je parle bien des enfants, pas des affaires concernant les adultes, qui est un autre sujet.

( 933479 )
On est sur des affaires où il y a bien plus de faits inconnus par Ptitlu (2021-11-16 14:45:51)
[en réponse à 933471]
Pour les violences sexuelles en général (qui dans la population générale concernent surtout les femmes) le taux de plainte par rapport aux faits qui surviennent, révélés par les enquêtes de victimation, ne dépassent pas les 12% (14% pour les viols, avant l'effet MeToo c'était 9-10%, ce n'est pas énorme malgré le battage médiatique, voyez vous).
Et pour cause, la famille, le couple ou les amis (soirées et tout) sont les cercles où viols et violences sexuelles de toute nature surviennent le plus - en population générale. L'enquête de l'INSERM ne sort pas de nulle part non plus, et n'étonne guère mes honorables correspondants pénalistes, thérapeutes, pédiatres, profs ou policiers (l'école est le premier lieu de signalement et de suivi des violences physiques et/ou sexuelles sur les enfants, c'est aussi un lieu où elles surviennent, en retrait par rapport aux lieux / cercles pré-cités, mais dans le top 5).
Je ne sais pas comment attacher un pdf au FC, je vous renvoie aux enquêtes annuelles de l'ONDRP, qui est un organisme officiel, chargé d'éclairer les politiques pénales et l'action des forces de l'ordre.
Là, nous avons des victimes principalement masculines, et âgées - au vu du rôle attribué aux hommes dans nos sociétés, surtout à l'époque, et des injonctions sociales auxquelles les garçons et hommes devaient (et doivent encore) répondre, je pense notamment aux années de reconstruction et jusque dans les années 1970-80 (ajoutez y d'autres aspects qui se sont atténués de nos jours comme la pauvreté, le respect de l'autorité, la misère sociale/culturelle), pour beaucoup de victimes avouer qu'elles l'ont été (et donc mettre des mots, verbaliser qu'elles ont été violées) était le pire qui pouvait leur arriver. Donc elles ont intériorisé, se sont tues et ont bâti au-dessus de l'abîme. Notre inconscient a les mécanismes nécessaires.
Je le comprends d'autant mieux qu'en Russie et les pays de l'est, avouer qu'on a été violé, pour un homme, revient à dire qu'on est un coq (петух), c'est à dire un homosexuel passif. Ce n'est plus une condamnation à mort sociale (sauf en prison et dans certains milieux), mais c'est un sort peu enviable, franchement.

( 933487 )
Toujours la même technique : noyer le poisson ! par Polydamas (2021-11-16 16:21:46)
[en réponse à 933479]
Nos amis à gauche en sont les professionnels les plus accomplis : il faut noyer le poisson encore et toujours pour enfumer le plus de monde possible.
Je prends un exemple.
Le débat sur les violences sexuelles concerne souvent les victimes dans la rue. La gauche nous dit immédiatement, ce qui est vrai, que les violences sexuelles sont les plus nombreuses dans la famille. Sauf que ce n'est pas le sujet, et qu'il est difficile de regrouper dans une même catégorie générale le viol dans la rue et le rapport sans ferveur consenti à un conjoint un peu trop entreprenant. Sauf que ces deux événements sont des viols dans la pensée de gauche, alors qu'en réalité, ils n'ont rien à voir l'un avec l'autre.
A ce rythme, tous les maris sont des violeurs. Exactement ce que nous dit le féminisme intersectionnel, représenté par Alice Coffin, comme par hasard.
Si on prend cette catégorie générale comme référence du nombre de viols, il est clair que la proportion des viols déclarés va être assez faible. Tout simplement parce qu'il ne viendrait pas à l'idée de beaucoup de femmes de porter plainte contre leur mari qui les a priées de manière un peu trop insistante. Et ce, même s'il y a dans les couples des violences sexuelles, évidemment. Alors que si on restreint davantage le spectre pour obtenir des faits plus précis, les choses sont probablement moins inconnues qu'il n'y paraît. Je ne suis pas spécialiste des statistiques de violences sexuelles, elles sont nombreuses, certes, mais là encore, les mêmes manipulations, et déconnexions de la réalité aboutissent au même résultat : casser les institutions. Et le procédé est un peu trop visible pour qu'il ne soit pas dénoncé comme tel.
Prenons un sujet indiscutable : l'avortement. Le manifeste des 343 nous disait qu'il y avait UN MILLION d'avortements clandestins en 1971 chaque année. Quand il a été largement légalisé, que tous les avortements ont été enregistrés, on n'a jamais dépassé, en 45 années, le chiffre de 250 000 avortements annuels, sachant que lorsqu'il était prohibé, le rapprochement avec le connu (blessures gynécologiques) suggérait plutôt des avortements clandestins de l'ordre de quelques dizaines de milliers, tout au plus. C'est dire le ridicule de ces estimations délirantes, et faites uniquement pour marquer les imaginations et faire avancer un agenda politique.
Qu'on ne s'y trompe pas, évidemment que les violences sexuelles sont nombreuses, je ne le conteste pas, mais les manipulations sont potentiellement faciles sur les estimations massives et la gauche ne s'en prive jamais pour culpabiliser collectivement. Si le chiffre des violences sexuelles suit la même logique que la CIASE ou que le manifeste, il n'y a pas trop de doute qu'il est, lui aussi, largement contestable et doit être contesté.
Notre inconscient a les mécanismes nécessaires.
Ben, justement, non. Notre inconscient a les mécanismes nécessaires pour camoufler temporairement, oui. Pas pour camoufler sur la longue durée, sinon, on se prépare une vie infernale. Avec le temps, les traumatismes remontent toujours plus ou moins à la surface, sinon, ils se traduisent par du stress, une anxiété, un dégoût, exactement ce que les victimes reconnues disent. Et tout cela est assez fragile, donc, au contraire, plus le temps passe, plus les victimes ont besoin de parler et parlent. Ce qui se passe d'ailleurs sur les chiffres des victimes reconnues de la CIASE, mais qui reste sur des proportions de quelques milliers, pas de 330 000 victimes.
Là où vous pourriez avoir raison, c'est sur des atteintes sexuelles de moindre gravité que les viols qui ont été oubliées ou passées sous silence, comme des exhibitions sans attouchement, qui représente la large majorité des victimes d'après la CIASE elle-même. Elles sont scandaleuses et choquantes mais n'ont pas le caractère gravissime des viols. Pour les agressions les plus graves, le silence est de moins en moins la règle, au contraire. Et même si les injonctions sociales demeurent, elles ne tiennent pas lourd face au poids d'un tel secret dans sa vie personnelle, qui peut démolir psychiquement.
Donc non, je maintiens, il y a évidemment une sous-déclaration mais pas au point de méconnaître 98% de la réalité.

( 933526 )
Une moyenne de soixante-dix victimes par prêtre ? par Paterculus (2021-11-16 21:57:03)
[en réponse à 933456]
On nous dit de prendre au sérieux les chiffres de 3 000 prêtres pédophiles et de 210 000 victimes de ces mêmes prêtres.
Or certains de ces prêtres largement fautifs n'ont fait qu'une ou deux victimes.
Donc pour arriver à une moyenne de soixante-dix il faudrait que certains prédateurs en aient fait quelque cent-quarante, et même plus pour quelques-uns.
Déjà, pour moi, connaissant le clergé et ses habitudes, soixante-dix me paraît quasi impossible : à la rigueur pour un ou deux de ces personnages, peut-être, mais pas pour toute une population (en termes statistiques). A plus forte raison cent-quarante ou plus...
On nous dit que les évêques savent ce qu'ils font. Mon expérience est contraire.
Je crois plutôt qu'ils ne savent plus guère à quel saint se vouer.
Et puis s'ils aimaient leurs prêtres(1), ils auraient fait une déclaration appuyée pour saluer le mérite des plus de 100 000 prêtres qui n'ont rien eu à voir avec ces cochonneries sur la période envisagée. D'ailleurs ce mérite est d'autant plus grand que l'on considère que le nombre des prédateurs et de leurs victimes est important.
Donc comme vous je ne crois pas à ce nombre de victimes.
Je n'ai pas non plus confiance en la majorité de ce qui sort de la CEF.
Votre dévoué Abbé Bernard Pellabeuf
(1) Voyez la traduction de l'Orate Fratres : l'ancienne gommait la différence des rôles des prêtres et des fidèles par rapport au Saint Sacrifice. La nouvelle corrige ce défaut, certes, mais on a voulu maintenir l'ancienne au choix, ce qui manifeste pour moi une volonté de ne pas reconnaître au sacerdoce la place qui lui est due dans l'Eglise.

( 933445 )
bref par jejomau (2021-11-16 10:50:00)
[en réponse à 933432]
Il n'y a pas de pire sourd que celui qui ne veut rien entendre
La Charité ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s'irrite point, elle ne soupçonne point le mal
St Paul - Corinthiens

( 933453 )
Mais avez-vous des éléments à lui reprocher ? par Polydamas (2021-11-16 12:57:56)
[en réponse à 933397]
Ou ... pas du tout ?
Le chiffre des 330 000 victimes est pour le moins contestable et discutable, il vaut largement mieux rester sur le nombre avéré de plaintes que des estimations sondagières faites sans le moindre redressement.
Ceci posé, le caractère institutionnel, systémique peut s'entendre de multiples façons. On peut penser à l'identité de groupe des clercs, leur esprit de corps ou l'inertie de la machine. Les évêques ne sont pas responsables de ces phénomènes.
En revanche, s'il est avéré qu'il a déplacé des prêtres qui ont récidivé, sans prévenir personne, là, OK, une sanction peut s'envisager, mais par défaut, sans connaître sa politique précise sur le sujet, sans exemples, ça me semble davantage une attaque gratuite plus qu'autre chose. Pour rappel, il y avait la commission Christnacht qui s'occupait de ces cas et donnait des préconisations. S'il a suivi les préconisations de cette commission dans le cas des prêtres condamnés dans son diocèse, personne ne peut rien lui reprocher. En revanche, s'il a camouflé des choses, là, oui, ça se comprend.
On peut comprendre le terme "systémique", "institutionnel" de multiples façons et en psychothérapie, on sait bien que s'il y a un système qui commet des fautes, ce n'est pas forcément la faute du chef de ce système. Exactement ce que la gauche a l'air d'oublier dans cette affaire.

( 933457 )
La faute au système, et pas au chef ?! par Gaspard (2021-11-16 13:12:34)
[en réponse à 933453]
Trop fort ! Ce qu'il y a à reprocher à Mgr Percerou, qui est je le rappelle aux commandes d'un diocèse en tant que vicaire général ou évêque depuis 18 ans, c'est exactement ce que la CEF a reconnu elle-même : cette "responsabilité" "systémique" et "institutionnelle" qui s'incarne dans une personne toute-puissante dans un diocèse : l'évêque. Il n'est évidemment pas le seul dans ce cas, ils sont une centaine, dont peut-être les trois quarts exercent, j'allais écrire sévissent, depuis au moins quinze ans.
Dans la pratique: qu'il dise la vérité, lui et ses confrères, comme je l'ai écrit plus haut. Qu'il nomme les prêtres condamnés par la justice ces dernières décennies. Etc.
Ou alors vous considérez que les personnes n'existent pas, que seules les masses existent, mais alors vous êtes dans un raisonnement "de gauche" que vous décriez !
Si vous vous placez sur ce terrain de "droite", la responsabilité individuelle devrait quand même vous dire quelque chose !

( 933466 )
Vous racontez n'importe quoi. par Polydamas (2021-11-16 13:46:16)
[en réponse à 933457]
Pour rappel, l'Eglise américaine a reconnu ses torts et indemnisé toute les victimes sans pour autant passer par ce concept issu de la ligne décoloniale-indigéniste d'extrême gauche. La notion de système peut se comprendre de multiples façons et tout le monde a l'air de mettre sous ce terme fourre-tout une signification personnelle.
J'ai proposé trois versions, il peut y en avoir d'autres, trois versions que je répète : l'identité de groupe des clercs, l'esprit de corps, qui peut dégénérer en omerta, et l'inertie, les procédures de l'Eglise.
Toutes sont des phénomènes normaux, seuls les deux derniers peuvent évoluer de manière maligne. L'esprit de corps peut pousser certains à camoufler, à faire pression pour obtenir le silence des victimes, voire davantage. Il est évident que c'est gravissime, mais cela doit être démontré. La troisième, la routine procédurière est logique aussi mais peut arriver néanmoins à des drames, surtout quand on décide de ne pas réduire des prêtres condamnés à l'état laïc, et qu'on souhaite juste les déplacer après une condamnation. C'est légal juridiquement et canoniquement mais d'un point de vue moral, c'est largement contestable, évidemment. Dans ce cas, il y a une responsabilité institutionnelle car les procédures n'étaient pas assez sévères, mais il n'y a pas lieu de mettre en cause l'évêque s'il les a suivies. Vous voyez la différence ?
Quant au sondage, j'ai dit plus haut ce que j'en pensais.

( 933472 )
Votre jugement concerne le vocabulaire de la CEF ! par Gaspard (2021-11-16 14:05:29)
[en réponse à 933466]
La responsabilité "institutionnelle" et "systémique" que la CEF a reconnu vous irrite, c'est votre droit - mais merci d'attribuer à la CEF ce qui lui revient ! Moi je ne fais que citer la CEF et j'attribue à la CEF ce qu'elle dit, tout simplement.
Alors il est bien possible que la CEF ait succombé au virus "systémique" qui vient des États-Unis, peut-être pas sur le fond, mais au moins sur la forme (qui amène le fond).
Tout comme Chirac avait inventé l'abracabrantesque, la CEF a trouvé le "systémique". Le mot de Chirac ne portait pas à conséquence idéologique, le mot de la CEF, si.

( 933474 )
Encore faut-il comprendre ce que ce terme signifie. par Polydamas (2021-11-16 14:15:06)
[en réponse à 933472]
Et là, il est absolument clair pour tout le monde que l'extrême gauche n'aura pas la même conception du mot que les autres. D'autant que la CEF est politiquement pieds et poings liés, donc sa parole est effectivement assez discutable.
Comme je vous l'ai dit plus haut, il peut y avoir des drames car les procédures ne sont pas assez sévères mais si l'évêque les a suivies, il n'y a rien à lui reprocher, il faut changer les règles alors. C'est institutionnel mais ça n'est pas une responsabilité personnelle des évêques.

( 933529 )
Là aussi, d'accord avec vous. Attention aux prétendues fautes systémiques. par Paterculus (2021-11-16 22:08:17)
[en réponse à 933453]
Ou bien on a des faits précis à reprocher à Mgr Percerou, ou bien on le laisse en paix.
Pour ce qui est des fautes systémiques, elles ne sont pas où on le dit.
Puisque 100 000 prêtres n'ont pas fauté en ce domaine, on peut dire que l'Eglise n'est pas en cause dans sa structure - dans sa nature divine, faut-il le rappeler.
Donc attaquer le secret de la confession ou le célibat des prêtres en rapport avec cette affaire n'a aucun sens.
En revanche je crois qu'il faut mettre en cause un "système" étranger à l'Eglise mais adopté par de nombreux évêques dans la logique de la rupture. Il ne fallait pas punir, et d'ailleurs la morale traditionnelle était à relativiser, selon cette herméneutique de Vatican II.
Monseigneur Gaillot l'a joliment formulé (mais je cite de mémoire) : Si je punis un prêtre, je le casse."
Ceci dit, il faut reconnaître qu'on avait quand même le droit, dans cette herméneutique, de "casser" un prêtre partisan, comme Saint Paul VI lui-même, d'une interprétation traditionnelle du Concile Vatican II...
Votre dévoué Paterculus

( 934271 )
Je sors de la première réunion au Loquidy par Ptitlu (2021-11-25 23:10:13)
[en réponse à 933397]
Quelques réponses à chaud :
- certainement pas à aborder la question de la vente de biens diocèsains, qui va être décidée dans le dos des fidèles. L'évêque a déclaré qu'une première réunion sur la façon d'abonder le fonds a eu lieu à Nantes la semaine dernière (sous entendu sans les fidèles)
- je dirai facilement 100-120 personnes, les seuls "jeunes" présents sont principalement des profs du privé (assez reconnaissables), quelques bénévoles de paroisses), après surtout des gens de 60 ans et plus, un peu de couples âgés aussi, y compris de paroisses peri-centrales plutôt bourges (St Pasquier, St Félix, St Donatien etc)
- réunion très, trop canalisée. Des témoignages pris dans le livret qui accompagnait le rapport de la CIASE, un peu de musique triste pour accompagner, une intervention d'un gars de la cellule d'écoute diocèsaine, puis un speech bien lyrique de l'évêque.
- pas d'interpellation directe. Des petits groupes de 6-8 (dans un amphi, facile) avec un papier à remplir, des cadres et des questions déjà posées. On se croirait dans une formation de profs justement.
- pas d'expression autre que collective, et venue de laïcs plutôt chrétiens-democrates de gauche, ben on n'est pas déçu, "il faut désacraliser le prêtre", "revoir la gouvernance" et "mieux former les prêtres".
- un laïc plutôt âgé a été applaudi quand il a dit "quand on voit des garçons servir la messe et des fillettes en capeline devant l'autel comment voulez les empêcher de tomber dans le cléricalisme", l'évêque en lui répondant a éludé et tortillé comme s'il était pris à quelqye chose de honteux... comment voulez vous qu'il ait le courage de mettre les mots sur les maux ?!
Bref, appréciation peut être sévère mais sincère : ils (l'évêché) donnent l'impression de mettre en scène leur affliction et leur peine pour que réalité rien ne change. Ils pensent aussi sincèrement détenir l'autorité morale, alors qu'en pratique ils ne savent plus où ils habitent.
Ah. Y avait le nouveau curé de St Clément.

( 934273 )
(pas celui de la FSSP) par Ptitlu (2021-11-25 23:16:40)
[en réponse à 934271]
L'autre.
Bref, ça donnait l'impression d'une belle manip tout de même. Dans un département qui a tendance à résister aux manipulateurs en tous genres, betonneurs, GAFAM, industriels, polémistes qui font la une de Closer...) ils sont gonflés et surtout totalement coupés de la société civile.
Scolariser 60% des élèves et faire pratiquer le sport aux trois quarts ne suffit décidément pas...
La quasi impossibilité de toute expression individuelle ne fait qu'accroître cette impression.

( 934756 )
Mgr de Valence aussi se réunit (mais une fois) par Ptitlu (2021-12-01 23:47:41)
[en réponse à 933397]
Dans le
Dauphiné
Après le séisme engendré par le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE), le diocèse de Valence avait choisi d’apporter rapidement une réponse pour ne pas laisser de doute quant à son engagement sur la question (notre édition du 6 octobre). Une mobilisation qu’il entend poursuivre en organisant, ce jeudi 2 décembre, une conférence-débat à la maison diocésaine du Bon pasteur à Valence.
Mettre des mots sur l’impensable et l’inacceptable”
Organisée en partenariat avec les paroisses Saint-Émilien et Notre-Dame des peuples, la soirée a pour but d’échanger sur les révélations du rapport Sauvé. Elle sera notamment animée par Brigitte Roudière, nommée depuis plus de deux ans référente éducation affectueuse, relationnelle et sexuelle au sein du diocèse valentinois.
“Cette rencontre va permettre à chacun de mettre des mots sur l’impensable et l’inacceptable. Nous devons, ensemble, travailler et voir comment aller plus loin et envisager un avenir où l’Église serait une maison sûre”, explique-t-elle.
À ses côtés, Mgr Michel, évêque de Valence, et Michel Fourel, curé de la paroisse Saint-Émilien, seront également présents, ainsi qu’un représentant de la cellule d’écoute créée par le diocèse en 2016 pour faciliter la libération de la parole des victimes. Un dispositif qui, en cinq ans, a enregistré 25 appels selon les chiffres diocésains.
La soirée sera également l’occasion de dévoiler les résultats de la consultation en ligne lancée par le diocèse de Valence sur son site. Le public a été invité à donner son avis et ses propositions au sujet des abus sexuels sur mineurs dans l’Église et de la prévention à adopter. Une quinzaine d’initiatives de prévention déjà mises en place par le diocèse valentinois seront également présentées.
Et dans le
diocèse de Besançon.
Côté fonds (pour abonder le fonds SELAM qui va indemniser les victimes), ça commence à sérieusement coincer dans les diocèses déficitaires et où la pierre se vend mal. Ailleurs, trouver 100 à 250.000 € (dans un premier temps), c'est faisable, tant que personne ne parle de droit, d'intention des dons etc.

( 934828 )
L'évêque mis en cause dans les tags : panique à bord par Ptitlu (2021-12-03 03:13:16)
[en réponse à 933397]
Ouest-France
Nantes. Des tags accusateurs visent le lycée Saint-Stanislas et le diocèse
Plusieurs messages dénonçant des viols ont été tagués dans les rues Casimir-Périer, Émile-Loubet, Julien et Cardinal-Richard, à Nantes. Le lycée Saint-Stanislas, visé, a déposé plainte pour dégradations. Le diocèse de Nantes a également prévu de le faire.
Les mêmes accusations avaient été peintes en rouge sur des murs, aux abords du lycée privé d’enseignement catholique Saint-Stanislas, à Nantes, dans la nuit du 6 au 7 octobre. Au lendemain de la présentation du rapport de la commission Sauvé sur les violences sexuelles dans l’Église catholique en France, entre 1950 et 2020.
Ce matin, jeudi 2 décembre, au moins cinq nouveaux tags de la même teneur ont été découverts, dans plusieurs rues proches de l’association diocésaine de Nantes : rues Casimir-Périer, Émile-Loubet, Julien et Cardinal-Richard. Ils dénoncent des viols, en pointant à nouveau le lycée Saint-Stanislas, mais aussi l’évêque de Nantes, Laurent Percerou, parce qu’il se tairait.
Une plainte en cours au diocèse
Vers 13 h, une société de nettoyage a été dépêchée par la Ville pour effacer les traces des messages, en commençant par l’un des murs d’enceinte de l’association diocésaine, rue Cardinal-Richard, et celui d’en face, devant une maison d’habitation.
Selon nos informations, le lycée privé a déposé plainte pour dégradations auprès du commissariat de police de Nantes. Contactée par la rédaction, la direction de l’établissement scolaire n’a pas souhaité répondre à ce sujet. De son côté, le diocèse de Nantes, via son service communication, a confirmé qu’une plainte était « en cours après les tags de la nuit dernière, mettant en cause le lycée Saint-Stanislas et interpellant monseigneur Percerou ».
L’évêque de Nantes est prêt « à entendre les personnes qui auraient des informations à faire connaître afin de comprendre de quoi il s’agit ». Le service communication précise : « N’ayant pas connaissance du dossier, Mgr Percerou souhaite que toute la lumière soit faite sur cette affaire. »
Remarques :
- vu les adresses, ça correspond au grand séminaire et ses abords. Des tags auraient aussi été tracés près d'une église.
- l'évêché a porté plainte pour les tags de début octobre et le lycée les avait fait effacer le matin même
- l'article a oublié de
mentionner l'épisode de mi-novembre
- l'évêque aurait été mis en cause
nommément pour avoir couvert ce qui s'est passé dans ce lycée.
Moralité il a ouvert la boîte de Pandore...

( 934836 )
Avec des photos ça semble plus clair par Ptitlu (2021-12-03 09:56:02)
[en réponse à 934828]
Et oui ça va secouer dans le Landerneau
Clic

( 934851 )
Daniel Hamiche par XA (2021-12-03 11:14:54)
[en réponse à 934836]
Pauvre Daniel Hamiche...
Priez pour nous, Camarade.
XA

( 934872 )
XA, vous ne savez combien de nantais par Ptitlu (2021-12-03 14:18:57)
[en réponse à 934851]
Sont
sincèrement reconnaissants aux médias qui traitent cette affaire, et tout aussi sincèrement surpris que OF a eu le cran de le mettre dans son édition
papier, et pas en entrefilet dans les pages régionales.
C'est le
journal de Rennes, eux ne sont pas
liés.
Et pourtant il n'y a pas de photo.
Il est temps d'affronter notre mémoire collective.
Nous avons fui tant d'années notre défaite, puis nous nous sommes retournés et nous l'avons affrontée.
Être nantais, c'est difficile - le Point dans son édition locale qui brocarde l'insécurité à Nantes et fait l'éloge de la Baule ne l'a pas oublié, et voisine sur les rayonnages avec Marianne et Society qui tapent sur Paris. Au moins sommes nous traités pareil.
Mais ce sera difficile pour une raison de moins.
Lyon,
Annecy, pourquoi pas nous.
Mgr Percerou, qui n'est pas du coin non plus, gagnerait à aller lire ses archives. Il peut aussi prendre un abonnement à la lettre à Lulu, à moins que la maison diocésaine ne soit abonnée.

( 991345 )
Conférence de presse du diocèse de Nantes sur des abus dans un établissement scolaire par Ptitlu (2025-08-27 16:29:50)
[en réponse à 934828]
Commis dans les années 1960 à 2000.
Dans les locaux de l'enseignement catholique le 29 août 15h.
On verra s'ils ont retrouvé la mémoire - l'ancien directeur laïc est toujours vivant - ou s'il s'agit d'un autre établissement scolaire à problèmes.
Mais vu l'amplitude ça colle bien à St Stan.

( 991349 )
N'en avez-vous pas assez par
Le Webmestre (2025-08-27 18:03:12)
[en réponse à 991345]
de faire remonter de vieux fils à la surface ?