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Lourdes : bis repetita non placent par JVJ (2021-11-05 15:05:23)
Les médias (fil du Figaro, RTL vers 13 h 40...) sortent leur artillerie pour dire que, ça y est, les évêques à Lourdes reconnaissent une responsabilité institutionnelle etc.
Je croyais que c'était le cas, depuis plusieurs mois, à Rome et en France.
A quoi ont donc servi tous ces articles, conférences, textes épiscopaux jusqu'à ce jour ?!
Les communicants de la CEF ont encore frappé (on recrute souvent dans l'Eglise ceux qui ont été recalés dans le privé).
Une nouvelle réchauffée et des déclarations qui n'ajoutent rien perdent en efficacité et en poids. Il fallait donc le rapport de la ciase (et ses extrapolations numériques sans preuve et sans nom) pour être conscient que ? Ils auraient pu même remplacer "institutionnel" par "systématique", après tout, c'est la même chose et cela sera compris dans certains milieux hostiles à l'Eglise, et chez celles qui veulent se faire ordonner, chez ceux qui demandent des démissions.
"Institutionnel" ne veut pas dire grand'chose, car depuis le concile, l'Eglise, ce sont tous les baptisés.
Mes grands-parents et votre serviteur ne sont pour rien dans les prêtres et les religieux couverts par leurs supérieurs ou leurs confrères depuis des décennies.
La société entendra éventuellement "hiérarchie".
C'est-à-dire tout le monde et personne.
Comme système de défense, j'espère qu'aucun catholique ne dira que dans la société (l'Eglise n'en est qu'une partie, alors qu'au XVe s. la société était l'Eglise), l'omerta et le laxisme moral étaient partout jusqu'il y a peu. Un célèbre soixante-huitard parle encore sur LCI régulièrement, Matzneff (qu'il m'arrive de lire) tint longtemps une chronique au Monde, Libé etc. Isabelle de G* savait pour un curé lyonnais depuis "toujours", mais n'en a fait un livre que trente ans après.
L'Eglise aurait dû être exemplaire de longue date, puisqu'Elle prétend souvent qu'Elle a les paroles de la vie éternelle et qu'Elle doit parler à temps et à contre-temps.
En 1857, un chanoine d'Agaune a été exclu de l'abbaye pour lubricité avec un enfant du pensionnat. Il fut casé à Lyon puis vicaire à Versailles. Ce n'est pas le concile qui a inventé la perversion et l'abus de pouvoir sur des innocents.
De jeunes évêques paient aujourd'hui pour leurs prédécesseurs morts et enterrés. Il y a aussi les congrégations et les ordres religieux, pour les enfants et les religieuses (on les oublie un peu vite). Je ne sais si je vais garder mes livres des Philippe, des Anatrella, des Labaky sur mes rayons. Pour le coup, l'index librorum pourrait éclairer les lecteurs un peu perdus.

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Ce qui est proprement confondant par Ptitlu (2021-11-07 00:20:04)
[en réponse à 932761]
C'est l'improvisation totale qui règne...
Extrait de la conférence de presse du 5/11 (passée par un participant qui en est encore baba... Il a été chef d'entreprise dans une autre vie, je comprends)
C'est le porte parole de la CEF qui répond aux journalistes
- Bruno Bouvet, la Croix : les évêques sont ils bien d'accord pour reconnaître la responsabilité systémique de l'Eglise, il y a t'il eu des résistances [entre les lignes : qui?]
(Réponse : c'est une réaffirmation nette et un pas de plus fait à l'invitation du rapport Sauvé. Les évêques se sont prononcés suite à un vote.
- Alban de Montigny, le Pèlerin : quelle réflexion sur l'indemnisation des victimes ?
(Réponse) : le principe a été déclaré, affirmé très clairement, les modalités pratiques arriveront dans les prochains jours, semaines
(...) l'Eglise s'est engagée à contribuer financièrement et à réparer toutes les demandes
Fabien Cazenave, ouest France : quelles sont les conséquences juridiques de cette responsabilité institutionnelles ?
(Bafouille pour la réponse) : l'Eglise reconnaît sa responsabilité comme institution, la dimension juridique précise reste à préciser avec des avocats, juristes, magistrats (bafouille encore)
Voilà.
Un certain évêque de Versailles cuisiné par une victime a lâché que lundi ils annonceront la création d'une commission indépendante qui traitera les demandes. Par ailleurs on parle de mutualiser les services diocèsains d'écoute, de rendre permanent le service de la CEF monté pour le rapport CIASE et lui faire faire des statistiques une fois l'an.
Moyennant quoi les affaires continuent, en ce moment même, dans le diocèse même de Tarbes Lourdes, les évêques n'ont pas loin où aller.
Un trou dans la raquette évident parmi tant d'autres : si les supérieurs d'une communauté/ordre ne veulent pas agir, Rome non plus, l'évêque peut s'en laver les mains car il est incompétent.
Dans quel monde ils vivent ?!