Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=932673
images/icones/tele.gif  ( 932673 )Assemblée des évêques à Lourdes : incroyablement affligeant par Gaspard (2021-11-04 09:51:54) 



(Vu sur RC).
images/icones/nounours.gif  ( 932676 )Ce qui frappe dans un tel reportage par Jean-Paul PARFU (2021-11-04 10:22:56) 
[en réponse à 932673]

C'est la distance énorme entre ce qu'il veut produire chez le téléspectateurs : joie, confiance, compassion et le sentiment qu'il peut produire chez la plupart des gens ou, en tout cas, chez des gens comme nous : vacuité absolue, infantilisation des évêques sur un mode "évangélico-charismatique", discours "mainstream", comme si l'Eglise avait simplement pour mission de faire écho aux thèmes sociaux à la mode à une époque au sein d'une société : climat ...

Rien sur la foi, rien de surnaturel ; la morale est évoquée, mais simplement à cause des abus sexuels et sans jamais d'ailleurs chercher les causes de cet effondrement.
images/icones/1n.gif  ( 932677 )Exactement... par Justin Petipeu (2021-11-04 10:25:20) 
[en réponse à 932676]

On a l'impression qu'ils prennent les pauvres pour des cons. C'est horrible à voir.
images/icones/fleche2.gif  ( 932679 )Un appauvrissement du discours considéré comme "évangélique". par Scrutator Sapientiæ (2021-11-04 10:40:45) 
[en réponse à 932676]

Bonjour Jean-Paul PARFU,

On ne peut que souscrire à ce que vous écrivez : aujourd'hui, l'appauvrissement du discours des clercs est officiellement considéré comme "évangélique", alors qu'en fait il est humanitaire, d'une manière culturellement et sociétalement conforme ou correcte, pour ainsi dire.

C'est ce que l'on appelle du catholicisme "de basse intensité", ou du catholicisme "à température ambiante", et dans cet ordre d'idées on ne peut que mettre en alerte sur la signfication que certains inclusivistes périphéristes entendent donner à la notion de "style", dans le cadre du processus synodal de cette année et de l'an prochain.

Par ailleurs, les évêques dont il est question ici ont-ils toujours bien conscience du fait qu'ils sont les continuateurs d'autres évêques, qui ont eux-mêmes été, en leur temps, les continuateurs d'autres évêques, dont bien des convictions chrétiennes et bien des structures mentales ont été délavées, lessivées, au moins depuis le début des années 1960 ?

En effet, le lavage de cerveau des clercs a porté avant tout sur une génération, celle de ceux qui étaient déjà évêques, ou qui le sont devenus, à partir du début des années 1960, mais par la suite le suivisme des générations suivantes, pour le dire en ces termes, a suffi, et un deuxième lavage de cerveau des clercs, aussi important que dans les années 1960 - 1970, n'a pas été jugé nécessaire.

Une dernière question ou remarque s'impose, d'une part sur le mode de détection et de formation des futurs prêtres, d'autre part sur le mode de promotion et de sélection des futurs évêques. En effet, quelle est donc la logique d'appareil qui aboutit à ce que les cadres dirigeants du parti iréniste se comportent, notamment, comme on le voit ici ?

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 932771 )réponse assez simple à vos analyses emboîtées par Luc Perrin (2021-11-05 18:55:43) 
[en réponse à 932679]

pertinentes ci-dessus avec Me Parfu.

Qu'est-ce qui amène les Français, Européens Américains etc. à porter un masque dont l'inutilité est démontrée scientifiquement depuis un an (vaste étude danoise notamment) ?

Qu'est-ce qui amène les peuples à accepter des injections à la fois dangereuses (VAERS, Eudravigilance, d'innombrables témoignages, des célébrités...) si efficaces que Colin Powell est mort avec le Covid et 3 doses ?

La bonne vieille pression sociale - peer pressure - doublée d'un conditionnement médiatique-culturel.
La pression du groupe joue à 10 000% dans le cas des évêques et Mgr Lefebvre fut si peu suivi alors qu'une partie minoritaire mais assez large était fort critique à l'égard sinon de Vatican II mais de sa mise en oeuvre chaotique et détachée des textes et de la Tradition, pourquoi Mgr Vigano n'a pas entraîné derrière lui des centaines d'évêques alors que la plupart des points qu'il a énoncés ont été démontrés par la suite ? Pourquoi il a fallu un laïc courageux pour mettre l'idole à sa place lors du Synode amazonial ?

Pourquoi les Français étaient-ils massivement pétainistes en 1940 ?

L'expérience de Milgram qui se joue à échelle mondiale - et tragique aujourd'hui car les injections et la torture des enfants et des peuples sont réelles - se déroule via cette pression sociale et la blouse blanche. Mettez costume clérical pour NNSS à la place de blouse blanche et vous verrez ce conformisme tel qu'il est.

J'ai dit et redit que McCarrick n'est pas un happax mais le symptôme d'un mal profond dont la Commission Sauvé n'a révélé qu'une partie. Le cardinal de Chicago avait bien dit que c'était un rabbit hole, une galerie de lapin à d'innombrables ramifications.

There is something rotten in the Kingdom of Denmark. Dans tout le royaume, aucun district ou comté n'est exempt.

Paul VI avait senti la fumée de Satan en 1972, pour mémoire. Le signe la sécularisation très profonde des Églises chrétiennes en général.

C'est contre cela, pas très adroitement souvent, que Paul VI sur le tard, Jean Paul II et Benoît XVI (et d'autres dans la hiérarchie et le peuple) avaient tenté de réagir. On s'abandonne aujourd'hui à cette sécularisation avec volupté.
images/icones/fleche2.gif  ( 932681 )"Rien sur la foi" par AVV-VVK (2021-11-04 10:47:16) 
[en réponse à 932676]

Je pense que cela vaut aussi pour les autres épiscopats.
Une photo de 1966 (Source: eglise.catholique.fr/actualites) Ici
images/icones/1i.gif  ( 932709 )Nouvelle Pentecôte ??? par Roger (2021-11-04 18:31:56) 
[en réponse à 932676]

Nous sommes aux antipodes de la nouvelle Pentecôte, annoncée par Jean XXIII !

Ici aucune langue de feu...juste de l'eau tiède...

Ils croient simplement que la gentillesse, la vulgarité et la gauche peuvent toucher le coeur des hommes.

images/icones/1b.gif  ( 932828 )Ce n'est même plus étonnant par Ptitlu (2021-11-07 00:46:11) 
[en réponse à 932676]

Quand on sait comment fonctionnent les structures de l'église territoriale et sont formatés les laïcs (qui regentent l'adaptation des recommandations CIASE alors que depuis les années 2000 la plupart des faits répréhensibles constatés dans l'Eglise sont le fait de laïcs, a-t-on vraiment décidé de donner le lance-flammes aux pyromanes?)

Des cagettes, des cubes et la nouba dans une église polyvalente...
images/icones/1d.gif  ( 932686 )Que sont.... par Luc de Montalte (2021-11-04 12:04:17) 
[en réponse à 932673]

... les chorégraphies étranges que l'on voit par moment dans la vidéo ? On dirait des délires type "new age" d'une autre époque. Sans parler du tas de cageots ou de la queuleuleu, on sait s'amuser à la CEF haha.
images/icones/radioactif.gif  ( 932687 )Les cagettes et le micro fixé à la bouche pour l'archevêque par JVJ (2021-11-04 12:08:29) 
[en réponse à 932673]

Des communicants bac + 2 de la CEF ont dû conseiller à l'archevêque de quitter un bureau, d'être debout, de pivoter le talon du pied pour faire naturel comme Mme Schiappa et E. Zemmour dans leurs réunions.

Les cagettes rappellent certains décors de messe, pour la fameuse messe traditionnelle de Paul VI.

Et la novlangue, même sur kto : des personnes en situation de pauvreté !
Il va falloir réviser les Evangiles.

Pauvre est devenu un gros mot stigmatisant.
S'il y a bien une chose où l'Eglise agit, c'est l'aide aux pauvres à la surface de la Terre, sans distinction de religion.

Voir l'évêque aux armées et celui de Chartres faire des petits gestes que même au caté je ne voulais pas faire, c'est bien triste.

Et tous les évêques dans le champ de la caméra faire une gestuelle qui les ridiculise.

L'évêque qui m'a confirmé a obligé l'assemblée à prendre sa main droite sur son bras gauche, lever le tout et dire : un chrétien isolé est un chrétien en danger.
J'avais honte, honte, honte.

Et la queue leu leu, avec des évêques j'espère.

KTO en principe sauve les apparences quand il s'agit de l'Eglise.

J'ai entendu bien des personnes et des écrivains dire que lorsque le pauvre allait à la messe et qu'il voyait de beaux ornements, il pensait du fond du coeur que c'était aussi sa richesse rendu au culte divin.

On pensait que les mochetés étaient bannies sous l'archevêque de Reims, tu parles !

L'an prochain, ils mettront une table au milieu de la salle, comme pour Mme Royal ou LaREM, car il ne s'agit pas de hiérarchiser une assemblée dans l'espace.

Si vous allez dans certaines églises et même des cathédrales, il se trouve un maître-autel poussiéreux, des autels de chapelles abandonnés qui servent de garde-meubles (fouttoir), et surtout, il y a toujours un petit bouquet sec avec du coton et des cailloux, une écharpe bleue, que sais-je encore ?

On est éduqué dans la laideur.

Ils ont trouvé les pauvres pour faire diversion d'avec le clergé criminel. Bien joué.

Hier je suis tombé sur youtube (je ne mets pas en lien pour éviter d'être modéré) sur des témoignages diffusés la semaine dernière dans une émission de la 2 l'après-midi.
Je crois parfaitement à ces témoignages.
Une ancienne carmélite qui a quitté son habit en 1974 tout en restant proche des deux "pères" Philippe, raconte par le détail l'odieuse emprise. Je reconnais là le vocabulaire ecclésial : Dieu a donné des choses précieuses que tu dois cacher, mais tu peux me les montrer car je suis prêtre etc. La religieuse devait parler de ces actes sexuels en se confessant à Thomas Philippe sur recommandation de Marie-Dominique !
L'un des deux a écrit des livres sur la messe, a serré les bras de Jean-Paul II et de Benoît XVI. Son successeur spirituel est encore à Agaune je crois, après avoir été condamné cette année. Je l'ai croisé sans le savoir.
On disait qu'il y avait quelque chose de pourri au royaume de France.
Tel autre homme de 40 ans abusé par son grand-oncle missionnaire entre ses 8 et 11 ans.

A ceux qui minorisent ces choses, ayez le courage d'entendre ces gens (qui ne demandant pas d'ordonner des femmes).

Si Mgr de Reims avait du caractère (et je crois qu'il en a), il ordonnerait aux nuls de la déco d'arrêter ce cirque. Leur arc en ciel en cagette est immonde et provocateur.
Quand ces gens reçoivent des parents pauvres ou un inconnu qui frappe à l'évêché (j'en doute...), ils rangent leur service et prennent des assiettes en carton ?! Ils donnent du vin étoilé au lieu du Bourgogne 1983 ?!

Ils auraient pu accueillir aussi des tradis comme marginaux, des vieux prêtres comme des jeunes, saqués, des familles, des étudiantes de 20 ans, des servants de messe que le pape vient de baffer. Ce serait bien de s'intéresser à tous les marginaux et de les entendre (évidemment des gens polis).
images/icones/1a.gif  ( 932733 )Des servants baffés ? par fils du vent (2021-11-05 08:57:03) 
[en réponse à 932687]


C'était peut peut-être au moment de la Confirmation ?
images/icones/1b.gif  ( 932740 )La baffe est aussi un rite chez certains catholiques par JVJ (2021-11-05 10:04:07) 
[en réponse à 932733]

durant la messe traditionnelle, pour expliquer à leurs enfants ce qu'est le sacré et la douceur angélique...

La baffe, la mandale, la torgnole...

On imagine ce qu'il peut en être à la maison.

Célibataire qui n'a jamais éduqué d'enfants, s'abstenir de réagir avec des théories viriles et expéditives.

La baffe que prend l'enfant à la messe peut aussi s'appliquer à la femme qui contredit le mari à table devant monsieur l'abbé. Ce genre de familles existe.
images/icones/2a.gif  ( 932697 )À quoi servent donc ces évêques ?... par vistemboir2 (2021-11-04 15:06:08) 
[en réponse à 932673]

Hormis quelques rares d'entre eux, la plupart sont comme nos politiciens : aussi utiles à l'Église que ces derniers à la France. Personnellement, les uns comme les autres ne m'inspirent plus aucune confiance...
images/icones/neutre.gif  ( 932721 )Ils n'étaient pas là ? par JFB33 (2021-11-04 21:25:16) 
[en réponse à 932697]

Les "quelques uns d'entre eux" n'étaient pas là ?
images/icones/fleche2.gif  ( 932795 )Ils servent à l'acclimatation du catholicisme à la postmodernité. par Scrutator Sapientiæ (2021-11-06 11:11:57) 
[en réponse à 932697]

Bonjour vistemboir2,

Ces évêques servent à la pousuite de l'acclimatation du catholicisme à la postmodernité, ou à celle de l'acclimatation du néo-catholicisme à ce qui a pris la suite de la postmodernité.

La modernité, en ce qu'elle a eu de meilleur, a été ou s'est voulue humaniste, libérale, rationaliste, universaliste, et la postmodernité, en ce qu'elle a de plus caractéristique, est humanitariste, relativiste et subjectiviste au point d'être libérale-libertaire, anti-rationaliste ou post-rationaliste au point d'être sentimentaliste, et anti-universaliste ou post-universaliste.

Il est possible de le formuler autrement, en ce qui concerne le fait que ces évêques contribuent à la poursuite de l'acclimatation du catholicisme à la postmodernité.

En fait, l'attitude "pastorale", c'est-à-dire, notamment, adogmatique ad intra et consensualiste ad extra, a été jugée, pendant assez longtemps (un demi-siècle), nécessaire, mais est jugée, depuis François, non suffisante.

Il convient donc de passer d'une attitude "pastorale" à une attitude "synodale", c'est-à-dire, notamment, "atmosphérique" ad intra et "inclusiviste" ad extra, depuis l'intérieur d'un (futur) "polyèdre".

Ainsi,

- non seulement l'actualisation "bergoglienne" de l'acclimatation du catholicisme à la postmodernité permet d'irréversibiliser le passage du catholicisme au néo-catholicisme auquel nous avons droit depuis le début des années 1960 et du Concile Vatican II,

- mais en outre elle permet de faire diversion, en ce qu'elle contribue à de l'ignorance, à de la négligence, à du mépris ou à de l'oubli, sur les origines, les composantes et les conséquences de l'échec du Concile Vatican II, car il y a échec, du point de vue catholique le plus orthodoxe et réaliste qui soit.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/1f.gif  ( 932736 )A l'image de l'évolution de la nouvelle messe par Nemo (2021-11-05 09:46:09) 
[en réponse à 932673]

On comprend de mieux en mieux Traditionis Custodes. Ces gens veulent une liturgie d'EHPAD. Leur pauvreté, leurs gestes, leurs danses, tout sonne faux, ils ne trouvent plus leur place dans la société pas plus qu'ils ne la trouvent dans une liturgie, j'irais même jusqu'à dire une foi traditionnelle.
Traditionis Custodes montre clairement où ils ne veulent pas, sont incapables d'aller.
Nous avons, je pense que nous sommes nombreux à le penser, un gouvernement médiocre. Mais imagine-t-on nos députés et sénateurs faisant des farandoles, des danses du tapis ou des animations puériles à l'Assemblée Nationale ou au sénat ?
Surtout quand l'opinion publique à les yeux sur vous avec la gestion catastrophique du dossier pédophilie. Et heureusement on ne parle pas de la gestion catastrophique de l'immense patrimoine financier qui nous restait et qui bientôt verra des diocèses en banqueroute.
On ne parle pas du manque de discernement dans les embauches (genre sans-papiers qui incendient le patrimoine ou assassinent).
Il eût été préférable de montrer une Eglise pénitente qu'une Eglise en quête d'experts pour régler des problèmes de société alors qu'elle est incapable de se réformer en profondeur, se référant exclusivement à un concile et une liturgie datés et n'ayant jamais fait leurs preuves.
Chaque fois que l'Eglise s'est réformée, elle l'a fait en puisant dans le trésor de sa tradition, pas en lançant des audits et payant des indemnités.
images/icones/1n.gif  ( 932746 )Ce qu'il faut aussi comprendre par Jean-Paul PARFU (2021-11-05 10:44:36) 
[en réponse à 932736]

C'est la part diabolique de cette passion de l'Eglise. Le diable et les démons se plaisent à se moquer des prêtres et des évêques en les faisant se comporter comme des clowns.
images/icones/fleche2.gif  ( 932752 )Convivialité factice et/ou solidarité réelle ? par Scrutator Sapientiæ (2021-11-05 11:26:54) 
[en réponse à 932746]

Bonjour Jean-Paul PARFU,

J'approuve ce que vous écrivez en le complétant par ce qui suit.

On est en droit de se poser la question de savoir pourquoi nous sommes en présence d'une articulation aussi flagrante entre
- un dispositif, dont on peut dire qu'il est effectivement placé sous le signe de la convivialité factice,
et
- un motif, dont on peut dire qu'il est officiellement placé sous celui de la solidarité réelle.

La question se pose ici non seulement pour des raisons de forme, qui sautent aux yeux pour qui veut voir, mais aussi pour des raisons de fond, qui renvoient au caractère diabolique de la situation actuelle.

En effet, il se trouve que ce sont les mêmes responsables politiques et, en l'occurrence, les mêmes responsables religieux "mainstreamistes", plus partisans qu'opposés au système actuel,
- qui sont, "en même temps", non partisans de la pauvreté ET non opposés à l'UEM,
ou, si l'on préfère,
- qui sont, "en même temps", non partisans de l'extension de la pauvreté ET non opposés à l'union monétaire qui constitue l'une des causes de cette extension.

En effet, à partir du moment où un pays ne s'appartient plus, sur le plan monétaire, il ne peut plus pratiquer de dévaluation monétaire, et ne peut pratiquer qu'une dévaluation salariale, si jamais son économie n'est pas assez compétitive, dans un contexte libre-échangiste...

Or, les évêques ont-ils bien conscience du fait qu'en étant à la fois contre la pauvreté et pour "l'Europe", ou plutôt qu'en étant à la fois "ni pour la pauvreté, ni contre "l'Europe", bien au contraire", ils se positionnent, comme tant de responsables politiques, "en même temps", d'une manière à la fois non partisane de la pauvreté et non opposée à la toile d'araignée économique et monétaire du fait de laquelle il est difficile de lutter vraiment contre cette pauvreté ?

Cette situation n'a-t-elle pas un caractère diabolique, au sens de : diviseur, injuste et mensonger, ou, en tout cas, le désir d'être jugé sur de bonnes intentions, en l'occurrence contradictoires, ainsi que le refus d'être jugé sur un optimum de lucidité face à la réalité, n'ont-ils pas un caractère potentiellement diabolique ?

Enfin, que dire d'évêques qui s'imaginent qu'ils sont en présence, en Europe, de pays riches, ou d'économies et de sociétés prospères, donc qui peuvent et doivent être plus généreuses à l'égard des pauvres, alors que les dettes privées et les dettes publiques pèseraient de tout leur poids, dans bon nombre de ces pays, notamment si la BCE et les banques privées acceptaient une "opération - vérité" qui n'est différée, depuis la fin des années 2000, qu'au moyen d'un gigantesque mensonge systémique ?

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/fleche2.gif  ( 932755 )D'où la question cruciale sur les structures mentales de ces évêques. par Scrutator Sapientiæ (2021-11-05 11:47:56) 
[en réponse à 932736]

Bonjour Nemo,

J'approuve ce que vous écrivez, en le complétant par ce qui suit.

Sommes-nous en présence d'adultes, libres et responsables, ayant gardé toutes leurs capacités de réflexion personnelle, ou sommes-nous en présence d'esprits faibles, qui ont été choisis puis formés compte tenu et en fonction de leur aptitude, sinon de leur aspiration, à accepter, à apprécier, voire à approuver, notamment à l'occasion de tel "temps fort" destiné aux "ados", du grand n'importe quoi, pleinement propice à du bougisme, à du jeunisme, à du festivisme et/ou à du narcissisme ?

Or, imaginons que sur cent "esprits faibles", il y ait ne serait-ce qu'un seul "être faux" ? Est-il impossible de prévoir, est-il interdit de voir quelles sont les conséquences, non seulement doctrinales, liturgiques, pastorales et spirituelles, mais aussi comportementales et managériales, quand des diocèses sont dirigés par de tels évêques ?

A partir de là, on est même en droit de se demander si les principaux intéressés ont bien conscience du fait qu'ils ne sont pas devenus évêques par hasard, sous l'angle de leur aptitude à approuver tel "ambiançage", ou ont bien conscience du fait qu'ils ont été choisis puis formés, notamment, parce qu'ils approuvent cet "ambiançage".

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 932757 )Je crains que vous n'ayez largement raison par JVJ (2021-11-05 12:10:16) 
[en réponse à 932755]

et vous écrivez très bien, si vous permettez.

Je pense seulement à des évêques fort solides qui n'ont pas pu se retrouver dans ce cirque (seulement 3 minutes, mais pot-pourri suffisant).

NNSS Rougé, Rey, Aillet, Bozo, de Germay, pour ne citer qu'eux. Et je connais pas tous les évêques.

Je pense à d'autres auxquels mes amis lecteurs penseront aussi.

Quand cela frappe dans les mains au chant final (même dans une paroisse tenue par la CSM qui ne veut pas se mettre à dos la chorale et certaines vieilles), je ne frappe pas des mains et si je peux partir des bancs avec les miens, je pars pour bien montrer que je ne suis pas d'accord.
Là, ce sont des... pauvres qui sont embrigadés et on a dû dire aussi qu'ils avaient préparé chant et déco.

Que des évêques qui écoutent uniquement RCF et France Inter, se retrouvent dans ce cirque, c'est fort possible.

C'est une sensibilité...

A titre personnel, et n'étant pas encore évêque, je ne fais jamais la queue leu leu en privé et je ne tape jamais dans mes mains dans des fêtes familiales (sauf pour souffler quelques bougies). Voir des adultes, revêtus de l'épiscopat, lever les bras en l'air me désole. Il est plus délicat de faire un esclandre au sujet de la déco.

L'archevêque, avec son micro fixé à la tête et pivotant sur son pied, faisait le show comme à la télé et sur recommandation des communicants de la CEF, de toute évidence.
Ce n'est pas du tout son genre, mais que premier duc et pair de France accepte d'être manipulé de la sorte en dit long.

La prochaine fois, des semelles qui clignotent et une langue de belle-mère ?

Au synode orléanais, le système força les prêtres, comme les laïcs, à enfiler un maillot rouge (immonde) sur leur habit (ecclésiastique pour certains). C'était la fiesta dans la cathédrale ! Je crois que des prêtres ont refusé, mais on a dû penser d'eux qu'ils ne jouaient pas le jeu... Que l'esprit festif du synode était heurté... Je connais aussi un excellent prêtre qui a mis le maillot, comme quoi tout cela est une question de... sensibilité.

J'ai vu le cardinal Ricard récemment avec les fameux badges indiquant le nom des participants. Même le pape en porte autour du cou, au bout d'une ficelle parfois ! On ose imposer cela aux évêques, qui ont l'air très content. Les intrus déguisés en évêque sont donc si nombreux à Lourdes ?! Il faut un pass ! Comme dans les entreprises.
Certains le cachent dans leur chemise, donc laissent ce pass laid et superfétatoire en concurrence avec leur croix pectorale.

Regardez moi ce cirque à St-Patern d'Orléans. La video de la CEF ne se déroulait pas dans une église. Mais les synodes ont leur liturgie festive, avec renfort de batterie, les grands panneaux devant le maître-autel, de micros, de maillots, frapper les mains, transformer une église en zenith ...

Merci de prendre le temps de regarder ces cinq minutes, même Nemo ! Je vomis surtout la fin. Et mes enfants, tant qu'ils vivent sous mon toit, n'iront pas à cela.
L'évêque de dire "vous êtes tous formidables !". Ouah.

clic

Des gens pas du tout chrétiens, du Patrimoine, pensent que les catholiques sont souvent indignes des églises dont ils sont affectataires. Sans parler du mauvais goût esthétique.

J'ai vu Mgr Gaillot servir des cacahuètes après un baptême en faisant le tour de la famille, avec un chapeau fait de ballons multicolores sur la tête. Par charité, je n'ai pas sorti mon appareil photo, mais je vous prie de me croire. Les gens étaient ravis. Le père de l'enfant était maçon, ce qui fit même l'objet d'un petit mot amical durant le laïus de la voix melliflue du "petit Jacques" (son surnom à Langres avant qu'il ne soit évêque).

Ici photo enjouée des Orléanais qui votent je ne sais quoi, car le synode, c'est une démocratie ! Moi, on ne m'a rien demandé et je n'entre pas dans leur jeu. Surtout pour pondre le texte qu'ils ont pondu !

images/icones/4a.gif  ( 932777 )Je souscris, mais... par Abbé Jacques Olivier (2021-11-05 22:10:53) 
[en réponse à 932757]


La video de la CEF ne se déroulait pas dans une église. Mais les synodes ont leur liturgie festive, avec renfort de batterie, les grands panneaux devant le maître-autel, de micros, de maillots, frapper les mains, transformer une église en zenith ...



Hélas, la video festive de la CEF a bien été réalisée dans une église. L'église Sainte-Bernadette, une horreur des années 80, au bord du gave en face de la grotte. Je concède qu'elle ressemble à une salle de spectacle polyvalente. Mais cela ne rend guère la chose plus acceptable.

Les jolies cagettes romanes ont été mises sur l'estrade de la photo ci-dessous, où l'on voit mieux la configuration ordinaire (n'y voyez aucun lien intentionnel avec le rite du même nom qui s'y déroule ordinairement).

images/icones/5b.gif  ( 932780 )Mea culpa ! Vous voyez, j'étais prêt à leur trouver des excuses par JVJ (2021-11-05 22:34:24) 
[en réponse à 932777]

Je n'aurais jamais pensé que des évêques (tous ?) auraient toléré une queue leu leu et des cagettes, une tribune et un micro tenu par le premier duc et pair, en un lieu consacré.

Vous voyez, cher Monsieur l'abbé, je suis encore trop tiède et trop bienveillant.

Je ne suis jamais allé à Lourdes non plus et quidam amicus qui aurait dû m'inviter s'en est allé. Quand je serai évêque...

On comprend mieux certains aménagements liturgiques depuis un demi-siècle en voyant "les" évêques de France.

On devrait en rire, mais c'est à pleurer. Même une église assez immonde dans sa forme comme celle de Lourdes (un stade couvert de basket ou un zenith), peut être aménagée dans un sens catholique tout à fait acceptable. Je pense par exemple à Dijon à Ste-Jeanne d'Arc remaniée par les Oratoriens ou à St-Bernard. Ste-Jeanne d'Arc d'Orléans, s'il vous est donné de venir prochainement en cette ville, est en revanche totalement irrécupérable et les messes qui s'y disent ne valent pas mieux. Pauvre Jeanne... J'étais en l'église de Sandillon près de laquelle repose Isabelle Romée, mardi dernier. Qu'on le sache ! Sandillon est surtout l'endroit où existe un dentiste pour les enfants qui se cassent une dent... Ce n'est pas sous l'effet de ma piété johannique que j'y suis allé.

clic
images/icones/fleche2.gif  ( 932789 )D'où la question cruciale sur la notion de style synodal. par Scrutator Sapientiæ (2021-11-06 09:57:43) 
[en réponse à 932757]

Bonjour et merci, JVJ.

Grâce à vous, j'ai visionné la vidéo relative au happening consternant qui s'est déroulé à Saint Patern, à Orléans, en juin 2019.

A partir de là, on doit s'interroger sur la direction donnée et sur les domaines soumis à la notion de style synodal.

Je me demande s'il n'y a pas un lien entre ce que le théologien jésuite Theobald appelle "le christianisme comme style" et cette notion de "style synodal".

Ici.

Ici..

Mais je me demande aussi, et surtout, si la notion de style synodal est la plus appropriée, et s'il ne faut pas plutôt lui préférer la notion de praxis pentecostale.

Je précise que quand je parle de praxis, je ne pense pas à cette expression dans son acception marxiste et/ou léniniste, et que, quand je parle de praxis pentecostale, je ne pense pas à une praxis qui serait pentecostale dans la mesure où elle imiterait ou s'inspirerait exactement ou globalement d'une praxis protestante pentecôtiste.

A mes yeux, une praxis ecclésiale pentecostale, une praxis diocésaine pentecostale, est une praxis au contact et au moyen de laquelle on donne à croire, ou on laisse entendre aux fidèles que la canalisation de leur expérience, de leur foi vécue, grâce à une convivialité démesurée, dérégulée, désordonnée ou désorientée, est en mesure de leur permettre de faire en sorte que l'Eglise du Christ commence "aujourd'hui" ou commence "ici et maintenant".

Or, à qui et à quoi donc ces fidèles sont-ils fidèles, ou en quoi donc sont-ils continuateurs et héritiers, non amnésiques ad intra ni acritiques ad extra, s'ils s'en remettent ou s'ils se soumettent à une praxis pentecostale qui les amène à concevoir qu'ils vivent ensemble un happening à caractère, pour ainsi dire, fondationnel ?

En tout cas, à qui donc fera-t-on croire qu'il est facile ou possible, pour des catholiques conservateurs ou traditionnels, d'avoir voix au chapitre au point d'avoir une influence plus ou moins importante, puis au point de pouvoir "faire passer des amendements" porteurs de maintien en vie d'un minimum de fondamentaux du catholicisme, dans le cadre d'une praxis pentecostale indirectement plus transformatrice en profondeur que rénovatrice en surface ?

En effet, je ne suis pas sûr qu'il soit possible de contribuer d'une manière féconde à "l'assagissement" de néo-catholiques, plus partisans qu'opposés à l'inclusivisme périphériste, et dont on peut penser, grâce à cette vidéo sur le synode à Orléans, qu'ils sont "en roue libre"...

Je n'en dis pas davantage, remerciant dès à présent tout liseur, ayant plus de connaissances que moi, qui voudra bien compléter ou corriger les éléments de réflexion qui précèdent.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 932790 )Jésus n'a pas donné comme consigne d'aller infiltrer lespharisiens pour les amender ... par Glycéra (2021-11-06 10:20:55) 
[en réponse à 932789]



Voilà la réplique qui me vient à vous lire.

Si Jésus avait désiré amender et modifier de l'intérieur les actes de la société des prêtres juifs, il l'aurait dit et enseigné. Il fit tout autrement : vin nouveau, levain neuf, allez à toutes les nations, le fils du maître qu"on massacre, etc.

Nous avons à vivre, agir et prier, c'est à dire trouver notre relation au Seigneur là où il nous a mis.

"Tout arbre ne porte fruit que dans le verger où le Seigneur l'a planté" (St François de Sales)



Il me semble que les gens tenants de l'infiltration efficace ont plusieurs défauts (manques) de jugement ou d'intention :

- ils minimisent les volontés et les capacités techniques présentes "en face", bien acquises ;
- ils maximisent leurs potentialités : avoir vu, avoir même compris, voir les failles ne suffit pas à corriger : sinon nous n'aurions plus rien à dire en confession car nous aurions déjà tout corrigé en nous-même ; C'est de la présomption, même si elle est inconsciemment mal remplie de vrai désir de servir.
- ils ne voient pas les différentes de désir : tel qui aime se bouger, car trop sédentaire en semaine aimera "danser" sa prière en se balançant ou en lançant les bras, tel qui est trop isolé (avec sa seule télé comme interlocuteur) aura envie de contacts humains, enfin, etc.
- ils sont prêts à aller "se flageller eux-mêmes" en souffrant de l'écart entre leur intention et les moyens d'y faire parvenir autrui. Dieu demande-t-il de choisir sa souffrance, ou bien désire-t-il nous voir aimer celle qu'il permet sur notre route ?


Merci de votre remarque, j'aime apprendre et approfondir, et vous m'avez permis de préciser avec des mots ce que je sentais.

Avec mes bonnes salutations
Glycéra
images/icones/fleur.gif  ( 932796 )Encore trois paragraphes bien vus par JVJ (2021-11-06 11:18:13) 
[en réponse à 932789]

A mes yeux, une praxis ecclésiale pentecostale, une praxis diocésaine pentecostale, est une praxis au contact et au moyen de laquelle on donne à croire, ou on laisse entendre aux fidèles que la canalisation de leur expérience, de leur foi vécue, grâce à une convivialité démesurée, dérégulée, désordonnée ou désorientée, est en mesure de leur permettre de faire en sorte que l'Eglise du Christ commence "aujourd'hui" ou commence "ici et maintenant".

Or, à qui et à quoi donc ces fidèles sont-ils fidèles, ou en quoi donc sont-ils continuateurs et héritiers, non amnésiques ad intra ni acritiques ad extra, s'ils s'en remettent ou s'ils se soumettent à une praxis pentecostale qui les amène à concevoir qu'ils vivent ensemble un happening à caractère, pour ainsi dire, fondationnel ?

En tout cas, à qui donc fera-t-on croire qu'il est facile ou possible, pour des catholiques conservateurs ou traditionnels, d'avoir voix au chapitre au point d'avoir une influence plus ou moins importante, puis au point de pouvoir "faire passer des amendements" porteurs de maintien en vie d'un minimum de fondamentaux du catholicisme, dans le cadre d'une praxis pentecostale indirectement plus transformatrice en profondeur que rénovatrice en surface ?


Même si j'abuse peu de "praxis pentecostale". Vous enlevez le circonflexe par anglicisme ou par amour du XVe s. Je prends quand même...

J'en ai assez de l'invocation du St-Esprit. Il sert à valider toute déviance ou toute innovation, Jacques-a-dit-a-dit, le concile-a-dit-que (Mgr Gaume-a-dit-que-, Trente-a-dit-que marchent aussi !). Un jour je vais aller claquer le chanteur à guitare en pleine messe et lui dire que c'est une monition de l'Esprit-Saint. Les chachas me soutiendront.

Vous aurez noté que l'évêque d'Orléans, comme ceux de son rang dont un prêtre, croise les jambes dans l'église. La devotio moderna nous a appris (mais ce n'est qu'une option, je sais) que la tenue du corps induit des choses sur la tenue de l'âme. Je vois beaucoup de personnes à la messe croiser les jambes, mettre les pieds sur la chaise de devant (y compris VOM). Je ne demande pas d'être raide comme la justice, mais je songerai à mettre mon bras sur la chaise de mon voisin la prochaine fois, à mettre ma capuche...

Happy few ferait autant l'affaire que votre praxis...
Ces gens répondent à l'invitation du clergé et du père évêque, sans avoir le début de la moindre connaissance du synode, de ce que cela implique, des limites qu'ils doivent s'imposer, sans piper en voyant le cirque dans l'église jusqu'au choeur. Ils s'en f... !!! On transforme l'église, on l'a fait vivre, on fait la teuf avec l'évêque, on met un pull rouge, on est "ensemble-de-gauche" comme dirait Lucchini... Je vais finir par comprendre les prêtres qui refusent de concélébrer à cent autour de l'autel avec une longue vue, sans prononcer les paroles du début à la fin de la messe !
Je suggère à ces gens de pondre un synode provincial ! Ce sera encore plus fou. Chacun aura son foulard aux couleurs d'un diocèse avec un badge autour du cou. Ce sera pro. On élira des délégués, cela leur donnera de l'importance. M. Machin sera à la commission liturgie, cela tombe bien, il adore Fort Boyard le samedi soir et il a déjà lu un livre en 1989. Que peut-on faire pour nos belles liturgies festives ? Claquer dans les mains ? Retour en force en ce moment. Mettre du tam-tam car il y a des africains dans l'assemblée (entendu dans deux paroisses récemment, de mes oreilles). Arrêter les orgues au nom du patriarcat occidental ? Mettre des écrans sur les piliers pour suivre les paroles comme au karaoké et pour éviter les feuilles en vertu de Laudato Si (vu dans plusieurs paroisses) ?! Mettre le wifi dans l'église ?

Ils ont l'impression de refaire l'Eglise avec ce genre d'assemblée qui touche d'ailleurs très peu de monde (aussi peu que la messe traditionnelle), uniquement des initiés et au moins les salariés du diocèse du "père évêque".
Je suis certain d'avoir lu un texte du Père Minnerath expliquant ce qu'est un synode diocésain et pourquoi il n'en ferait pas un.

Qu'on photocopie au nom de l'économie des moyens, les décisions du synode d'Orléans pour le reproduire dans les diocèses qui font diversion en organisant sur deux ans un tel cirque. Les décisions creuses se retrouveront partout.
A Orléans, il faut faire attention aux nouvelles personnes à la messe ! On tiendrait donc des fichiers !? Qu'on f... la paix aux gens. Je ne vais pas toujours dans ma paroisse et je ne vois pas au nom de quoi une dame âgée viendrait, toute mielleuse, me demande qui je suis, où je vis.
Demande-t-on aux gens installés dans une paroisse de se la fermer une fois pour toutes ?! De ne pas passer dix fois devant l'autel. Dimanche dernier la dame sémaphore septuagénaire a distribué un psaume deux minutes avant le début de la messe (je lui ai refusé sèchement et silencieusement le papier, faisant comprendre que je voulais du calme). Tout le long de la messe, comme une gamine, sans masque, elle parlait à l'organiste, s'agitait derrière le pilier (mais je ne voyais qu'elle). Les miens et moi n'avons fait aucun bruit de toute la messe et même avant, mais nous avons souffert du bruit chronique et des mouvements. A notre gauche, une dame BCBG lisait les lectures sur son téléphone (comme Nemo), pieds sur la chaise de devant. Elle est môderne.
Après un synode, un évêque prétend qu'il va le faire appliquer (appliquer du vent, c'est difficile à évaluer). Là, il a trouvé la ciase sur laquelle il va falloir méditer et partager. Ouf, on est... sauvé.

Hier, l'abbé Cellier au club des hommes en noir disait qu'il faudrait que l'Eglise fasse son travail. Oui, son travail. Pas réinventer des choses qui par ailleurs intellectuellement sont d'une indigence crasse.

Un bon ami qui n'a rien contre la Tradition et qui est solide, a participé au synode. Pour voir. Il a plus d'espérance que moi, et Dieu sait si j'aime les choses vaines et perdues d'avance. Il y a des expressions assez vulgaires que je n'écrirai pas ici, mais j'ai dit à cet ami (proche d'un cardinal dont nous parlons souvent ici) qu'il aurait dû... dans un violon. Que cela aurait eu le même effet.

Pas question de noyauter quoi que ce soit.

1 "nous" sommes très peu nombreux et même divisés, à commencer par ceux qui refuseraient d'assister à une messe NOM (je partirais de ce rite si c'était la foire, et mon seuil de tolérance est déjà bien élevé à mes yeux, car quand je vais à la messe, je ne suis pas tout seul...). Imaginez l'évêque appelé en urgence dans les groupes où on aurait demandé la diffusion de la messe de St-Pie V, que la messe soit dite au moins une fois par jour dans la cathédrale qui est morte au possible ? qu'on arrête de mettre des panneaux immondes, qu'on cesse sur le champ la déco synodale à St-Patern ?!!

2 on ne discute pas comme au PS à coup de motions ou d'unanimité factice de "faut mettre plus d'écologie", "faut être plus attentif aux personnes en situation de pauvreté" (ah bon ? on avait oublié ?!)

3 jamais ces assemblées globalement folles et odieuses (l'utilisation qu'ils font des lieux consacrés, qu'ils aillent au zenith à coup de milliers d'euros de location comme c'était prévu initialement) ne s'interrogent sur... la nature des lieux consacrés, la place du silence avant le début de la messe, la manière d'entrer dans une église et dans un banc (maintenant le gel prévaut sur le signe de croix quand on entre ! et gare à celui qui refuse ce gel donné par un vieux qui a trouvé le rôle de sa vie), la tenue des chants et leur contenu (et je parle du NOM seulement !), le contenu du catéchisme (pas facile de catéchiser des enfants dont les parents ne sont pas pratiquants, ou alors des enfants de parents pratiquants qui croisent les jambes à la messe ou frappent des mains... et enfants qui partiront de la messe après leur première communion).
Beaucoup de gens y retrouvent leur jeunesse à la JOC ou dans leurs élans de 68, dans les associations de village où on fête le Beaujolais nouveau et la galette des rois en-toute-convivialité. Il y a un fossé culturel abyssal. Les gens modestes qui ont la foi du charbonnier et une messe par an (et encore, pas toujours) dans leur village ne sont en rien concernés par cela. Ils vont mourir enterrés par des laïcs pendant que trois prêtres concélébreront. Les synodes en général avalisent les équipes de laïcs pour les funérailles qui font du bon travail (ils rapportent aussi l'oseille et c'est du travail non-déclaré !).

De bons amis curés fort sérieux subissent et me disent, à juste titre, qu'ils font avec les moyens du bord (je pense à un ami en campagne qui doit subir un orgue bontempi qui produit des sons de clochettes à chaque note et la voix haut perchée atroce de cet organiste ; mais il est le seul organiste volontaire des 40 villages, très dévoué par ailleurs et même orthodoxe dans ses croyances...).
D'autres ont changé les choses à l'autel et ici et là, mais jamais de latin, jamais de silence (la CSM organise un moment de prière avant le début de la messe, mais du coup le bordel est répercuté dans les minutes qui précèdent, quand même ! tel curé excellent sort de sa sacristie pour faire chut au micro, mais cela recommence après, de la part d'une partie des plus de 65 ans, les seuls dans la nef)
Un excellent curé et solidissime, bi-ritualiste, avait demandé deux secondes avec le credo de faire une génuflexion au moment que vous savez. Il l'a demandé poliment. Moralité ? Si vingt personnes ont obéi, ce sera bien. Ce fut la dernière fois qu'il le demanda.

Quel évêque aura le courage d'exiger de ses fidèles, puisqu'il est le liturge par excellence, de s'agenouiller au Sanctus ?
J'attends...
En général, j'ai un mur de vieux devant moi. Il me faut alors aller sur les côtés ou au premier rang. Il n'y a pas toujours de clochette et de servants. Je me rappelle alors que la clochette n'a pas toujours existé, ni l'Elévation. Et je m'égare au moment le plus important de la messe. Le champ de vision est dégagé au moment de la communion qui est devenue obligatoire.

Quel évêque rappellera que le concile a demandé que l'on sache par coeur certains passages de la messe et que le grégorien, et que les orgues ?

Tout cela est fi-chu.

Le repli dans nos chapelles n'est pas la solution non plus. Et pensons aux diocèses qui n'ont aucune chapelle, une chapelle, deux chapelles... aux gens qui n'ont pas de voitures, qui sont vieux... et à ceux qui débarquent dans une chapelle et qui sont regardés de biais ou à qui on n'adressera jamais un petit bonjour à la fin de la messe...

L'Eglise depuis quelques décennies en France est une machine à dégoûter de toute pratique et même de croire (le clergé prédateur en a remis une couche. Que des évêques blancs comme neige remercient le ciel qu'on ne leur fasse pas remarquer qu'ils ont continué de nommer des curés à présent réduits à l'état laïc et dont ils connaissaient les dossiers. Heureusement que les journalistes de La Croix sont nuls et pas du tout indépendants...).

L'Eglise catholique a viré protestante (je ne découvre rien), avec des pratiques et une doctrine à la carte. Un historien ou sociologue honnête dira qu'il y a plusieurs religions d'une paroisse à l'autre, et même entre deux évêques (je ne donnerai pas de nom). Il y a plus de différence entre moi et un type du MCR qui installe d'autorité un panneau le Vendredi Saint sur l'autel pour faire un chemin de croix statique (!!!! sur ce coup-là, nous sommes partis !), qu'entre moi et un luthérien canal historique. Et je ne m'érige pas en mètre étalon, étant donné que je suis un vilain bi-ritualiste grâce à Benoît XVI.

En un mot : ras - le - bol.

J'y inclus le pape ou le jésuite (que j'ai souvent croisé, sympathique, très cordial avec un vieil ami prêtre qui n'était pas de son bord, mais qui conduisait les bus scolaires en prenant le travail d'un chômeur, qui ne disait la messe que le dimanche et le samedi soir parfois, qui faisait parfois réciter le canon par les enfants avec lui à l'autel sans aucun problème) qui faisait sa grève de la faim à Calais dans une église. Les évêques n'ont pas demandé leur expulsion... J'attends que cela donne des idées à Paris et partout. Je ne peux pas me lancer dans une grève de la faim contre TC, car il faudrait un an avant de voir les premiers effets de l'amaigrissement.
images/icones/1j.gif  ( 932768 )D'anciens officiers par Glycéra (2021-11-05 17:58:26) 
[en réponse à 932755]



disaient la même chose pour les promotions, que :

- Seuls les mous, ne dérangeant pas, étaient promus.

J'ai entendu il y a 10 ans, un général de presque 80 ans discuter longuement avec ses vieux amis, généraux aussi, pour affirmer qu'ils avaient joué souvent profil bas, disant parfois le contraire de leur conviction, pour passer le grade, et ne pas laisser des collègues "nocifs" passer à des grades où ils auraient eu plus de liberté de nocivité. Mais agir ainsi n'est-il pas pervers ? N'est-ce pas se livrer pieds et poings liés au système ?


Cela fait mal.
Grand mal ...
Surtout quand on sait les misères et les calomnies lancées depuis des décennies sur les militaires qui voulaient rester droits dans leurs bottes !


Pourquoi la hiérarchie ecclésiale serait-elle autrement quand elle copie le mode sociétal profane au lieu de prêcher de relier à Dieu les vertus intérieures et de Lui offrir avec discernement généreux les actions qui en découlent ?

Oui, j'ai honte et mal à notre épiscopat.
Comment faire accroire à quelqu'un d'intelligent et d'influent socialement qu'il y a de la dignité juste et de l'intelligence élevée dans ces gesticulations ?

Prières, prières, en pleurant toutes nos larmes aux pieds de Notre-Dame

Glycéra
images/icones/fleche2.gif  ( 932791 )Des clercs convaincus que la conformation au zeitgeist est chrétienne. par Scrutator Sapientiæ (2021-11-06 10:34:11) 
[en réponse à 932768]

Bonjour Glycéra,

Le carriérisme, qui existe dans toutes les corporations, dans tous les secteurs d'activité, n'explique pas en totalité la dégradation de la situation à laquelle nous sommes confrontés, dans l'Eglise catholique.

Le zitgeist, c'est l'air du temps, c'est l'esprit du temps, et en termes chrétiens c'est l'esprit du monde présent, en ce qu'il inspire le monde présent, ou en ce qu'il découle du monde présent.

En effet, encore plus depuis le début des années 1960 que depuis celui des années 1930, nous sommes en présence de clercs qui sont convaincus que la conformation "humaniste", progressive, à la mentalité ambiante, ou à l'évolution des mentalités et à l'orientation de la moralité, est d'inspiration chrétienne, en ce qu'elle est plus attentive, plus bienveillante, plus charitable, plus généreuse, mieux intentionnée, que la vigilance et la résistance catholiques, face à un air du temps qui a longtemps été anti-chrétien, et qui est, à présent, post-chrétien.

Cette conviction a longtemps été dissimulée par le fait

- qu'elle ne se mettait en oeuvre, effectivement, qu'au sein des réflexions et des relations des hommes d'Eglise en direction des catholiques modernistes, des chrétiens non catholiques, des croyants non chrétiens et des non croyants,

et

- qu'elle ne s'en prenait pas, officiellement, à la morale chrétienne et aux sacrements de l'Eglise.

Mais depuis la fin des années 1980 ou le début des années 1990, c'est-à-dire depuis la déclaration de Cologne, en 1989, ou depuis le début de la non réception conscience et volontaire, dans une grande partie des apparatchiki et de l'intelligentsia néo-catholiques, du Magistère correspondant à la deuxième partie du pontificat de Jean-Paul II, à partir de Veritatis splendor, le doute n'est plus possible sur les intentions de certains, qui veulent vraiment faire aller l'Eglise et les fidèles en direction d'une conformation "évangélique" de la morale chrétienne et des sacrements de l'Eglise à l'air du temps.

Il n'est ni facile, ni impossible, mais il est nécessaire et salutaire, voire, parfois, CRUCIFIANT, de résister, en Jésus-Christ, à l'air du temps, ou à l'esprit du monde présent...

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/fleur.gif  ( 932756 )Votre texte remarquable mériterait d'être dans le courrier des lecteurs par JVJ (2021-11-05 11:48:56) 
[en réponse à 932736]

de La Croix, sinon dans un éditorial qu'on vous donnerait.
Val'Ac' donna longtemps la place à Olivier Duhamel pour une rubrique "vu de gauche". C'était très honnête.

Vous seriez le Dumahel de La Croix !

Mais La Croix n'a pas cette ouverture malgré ce qu'elle raconte.
Ce journal pourrait être intéressant, mais en changeant totalement ses salariés et sa ligne Modem-LaRem-PS-Secours catholique.
J'imagine qu'ils sont à genoux devant le nouveau Goncourt, qu'ils vont nous faire un reportage sur un village sénégalais qui utilise les panneaux solaires et reprendre la phrase du catholique Martin Hirsch (copain de l'abbé Pierre) disant qu'un Français sera bien intégré quand il appellera son fils Mohammed...
Mohammed de Gaulm*, c'est euphonique, pas de doute. Comme Oustrille, Cénugonde et Audovère, je sais...

J'ai du mal à croire que tel évêque auquel nous pouvons penser tous deux, se retrouve dans cette laideur et ce cirque. J'ai eu la charité de ne pas scruter les images plus de deux fois. Mais dans ce que j'ai vu, je n'ai vu que des mains levées épiscopales. Les cagettes resteront dans les annales de la bêtise et de la laideur. Ils auraient pu faire cela dans une église, comme cela se fait. L'archevêque de Reims n'a pas voulu heurter ceux qui avaient passé du temps à faire cela... Et le chant ! Un pauvre-en-situation-de-pauvreté n'a pas droit à Bach ou à Widor !? Leur soupe était bonne une veillée de la JOC ou du MRJC.

J'aimerais entendre des prêtres dimanche dire ce que vous avez écrit, mais j'ai des doutes. Peur de la gestapo locale qui dénoncerait. Et je crois qu'en dehors de "nous", personne ne s'intéresse à ce qui se goupille à Lourdes.

J'ai entendu, certes avec un certain malaise mêlé de gourmandise, l'abbé Fleury (curé de Marzy depuis 1963, nord de Nevers, peut-être connu de certains lecteurs) tirer à boulet très rouge contre son évêque (qui le laissait pourtant tranquille).
La virulence était presque gênante.
Si je résumais, cela consistait à dire que "Mgr est un mécréant et un jean-foutre". N'a pas été aumônier à Nanterre en 68 qui veut !
J'avais un peu de peine de voir des enfants un peu ternes et compassés. J'avais l'impression de voir des amishs et on me regardait de biais, car je n'étais pas du cru et étiqueté. Le choc a dû être très rude quand il fut démis.

Si quelqu'un a des nouvelles de l'abbé ? Je suis preneur. Il disait aussi la messe pour les fidèles de la FSSPX dans un château royaliste du Cher.