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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 932666 )04/11 St Charles Borromée, évêque et confesseur par ami de la Miséricorde (2021-11-03 21:31:27) 



St Charles Borromée, évêque et confesseur

La Prière de Charles Borromée devant le Saint Sacrement « Nous voici en votre Présence, ô Jésus » :

« Nous voici en votre Présence, ô Jésus, Vous êtes là, nous le savons, nous le proclamons: notre foi ne saurait nous tromper. Et cependant nous n'osons lever les yeux vers Vous : ah ! Vous, du moins, arrêtez sur nous ces Regards de tendresse et de Miséricorde que Vous jetiez sur Pierre. Nous sommes là avec nos misères, incapables de rester plus longtemps à Vos pieds, si Vous ne nous pardonnez nos iniquités. N’êtes-Vous pas le Sauveur qui Seul purifie ? N'êtes-Vous pas le Médecin qui Seul guérit ? Purifiez donc nos âmes, guérissez-les, sauvez-les, et qu'ainsi nous devenions moins indignes de votre Grâce ».

Ainsi soit-il.

Autres prières

Sermon de Saint Charles Borromée

Les éléments essentiels de l'état religieux - La pauvreté est-elle requise à l'état religieux ?

Objection 4. L'ultime perfection de l'homme réside en la béatitude. Or les richesses contribuent à la béatitude. " Bienheureux l'homme riche qui a été trouvé sans tache. " (Si 3 l, 8). Et le Philosophe déclare que les richesses sont d'utiles moyens de félicité. La pauvreté volontaire n'est donc pas requise pour la perfection de la vie religieuse.

En sens contraire, S. Grégoire a écrit : " Il y a des justes qui, s'étant ceint les reins pour atteindre le sommet de la perfection, abandonnent tous les biens extérieurs dans leur désir des biens intérieurs plus relevés. " Mais c'est justement le fait des religieux de se ceindre les reins pour entreprendre l'ascension de la perfection, nous l'avons dit. Donc il leur convient de tout abandonner, en fait de biens extérieurs, par la pauvreté volontaire.

Réponse : Nous avons défini plus haut l'état religieux un régime de vie où l'on s'exerce et se forme à la perfection de la charité. Pour y parvenir, il est nécessaire de renoncer entièrement à l'amour du monde, car S. Augustin parle ainsi à Dieu : " Celui-là t'aime moins, qui aime en dehors de toi quelque chose qu'il n'aime pas en toi. " C'est ce qui lui fait dire ailleurs : " L'aliment de la charité, c'est la diminution de la convoitise ; sa perfection, l'absence de convoitise. " Or, du fait qu'on possède des biens terrestres, le cœur est attiré à les aimer. D'où ce mot encore de S. Augustin : " Les biens de la terre sont aimés davantage quand on les possède que quand on les désire.

Pourquoi, en effet, ce jeune homme s'en alla-t-il tout triste, sinon parce qu'il avait de grands biens ? Il est bien différent de ne pas s'approprier ce qu'on ne possède pas, et de rejeter ce qu'on s'est déjà approprié. Dans le premier cas, ce ne sont jamais que des choses extérieures que l'on repousse; dans le second, ce sont comme des membres qu'il faut se retrancher. " S. Jean Chrysostome e écrit aussi : " L'afflux des richesses active la flamme, et la convoitise en devient plus vive. " C'est pourquoi, pour acquérir la perfection de la charité, le fondement premier est la pauvreté volontaire, qui fait vivre sans rien avoir en propre. Le Seigneur lui-même l'a dit (Mt 19, 21) : " Si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres, puis viens et suis-moi. "

Ad 4. La béatitude ou félicité est double : la béatitude parfaite que nous attendons dans l'autre vie, et cette béatitude imparfaite qui vaut à certains, dès cette vie, le nom d'hommes heureux. La félicité de la vie présente est elle-même double: celle de la vie active et celle de la vie contemplative, comme Aristote l'a montré. A la félicité de la vie active, qui consiste en des opérations extérieures, la richesse concourt à titre d'instrument. En effet, observe Aristote : " Nous faisons beaucoup de choses, par nos amis, par la richesse, par la puissance publique, qui représentent autant de moyens d'action. "

En revanche, la richesse a peu de valeur pour la félicité de la vie contemplative. Elle est même plutôt un empêchement, en tant que son souci empêche la tranquillité de l'âme, nécessaire par-dessus tout à celui qui contemple. C'est ce que dit Aristote : " Beaucoup de choses sont nécessaires pour l'action. L'homme qui contemple n'a pas besoin de tout cela ", c'est-à-dire des biens extérieurs. " Indispensables pour l'action, ils sont des obstacles à la contemplation. "

En ce qui regarde la béatitude future l'homme y est ordonné par la charité. Et parce que la pauvreté volontaire représente un exercice efficace pour parvenir à la parfaite charité, son pouvoir est grand pour obtenir la béatitude céleste. Aussi le Seigneur a-t-il dit : " Va, vends tout ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres ; tu auras ainsi un trésor dans le ciel. " Au contraire, la possession des richesses est de nature à empêcher la perfection de la charité, principalement en ce qu'elle séduit le cœur et le distrait.

D'où cette parole (Mt 13, 22) : " Le souci du siècle et la séduction des richesses étouffent la parole de Dieu ", parce que, remarque S. Grégoire, " en fermant l'accès du cœur au bon désir, ils y interdisent l'entrée du souffle vivifiant ". C'est pourquoi il est difficile de conserver la charité parmi les richesses. Le Seigneur l'a dit (Mt 19, 23) : " Le riche entrera difficilement dans le Royaume des cieux. "

Ce qu'il faut entendre de celui qui possède effectivement des richesses. Car pour celui qui a mis son cœur dans la richesse, il déclare la chose impossible, d'après S. Jean Chrysostome, quand le Seigneur ajoute : " Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume des cieux. "

C'est pourquoi ce n'est pas le riche qui est appelé bienheureux, mais " celui qui a été trouvé sans tache et n'a pas couru après l'or " (Si 31, 8). Et cela, parce qu'il a fait une chose difficile, car on ajoute : " Qui est-il, pour que nous lui décernions des louanges ? Il a réalisé dans sa vie, un prodige ", lorsque, se trouvant entouré de richesses, il n'a pas aimé les richesses.

Source : clerus.org



Mémoire de Sts Vital et Agricola, Martyrs

diocèse de Nancy et Toul : St Charles Borromée, patron du clergé diocésain, messe propre

images/icones/marie.gif  ( 932667 ) Méditation sur la vie intérieure de la Très Vierge Marie avec Monsieur Olier par ami de la Miséricorde (2021-11-03 21:34:01) 
[en réponse à 932666]

CHAPITRE II. CONCEPTION ET NATIVITÉ DE LA TRÈS-SAINTE VIERGE

PRATIQUES. DE M. OLIER POUR HONORER LA CONCEPTION ET LA NATIVITÉ DE MARIE


2° On remerciera la très-sainte Trinité de tous les bienfaits dont elle a comblé le genre humain, en le tirant du néant, en le rachetant par Jésus-Christ, et en le sanctifiant par son divin Esprit. Surtout, on la bénira d'avoir choisi, de préférence à tant d'autres créatures possibles, la fille de sainte Anne et de saint Joachim, pour être l'épouse bien-aimée ; du Père, la digne mère du Fils, le temple le plus auguste du Saint-Esprit, enfin la mère la plus aimable et la plus miséricordieuse de tous les hommes.

3° Honorant ensuite le saint mystère de la nativité de Marie, on adorera le Saint-Esprit qui porte cette incomparable créature, dès qu'elle commence à faire usage de ses facultés, non-seulement à s'offrir elle-même, pour jamais, à la gloire de Dieu, en tout ce qu'elle est et en tout ce qu'elle pourra faire et souffrir, mais aussi à lui consacrer toute la sainte Église, comme une portion d'elle-même; enfin â ne cesser plus, depuis ce moment, de la lui offrir; cette divine Vierge sanctifiant ainsi incessamment l'Église entière, pour n'être avec elle qu'une même hostie à la gloire de Dieu.

En vue de ratifier cette offrande, on s'abandonnera à l'esprit saint de Jésus-Christ, afin qu'en Marie il prenne possession de nous, comme étant quelque chose d'elle-même, et qui lui appartient par un million de titres : lui offrant tout ce que nous sommes, tout ce qui nous appartient ou peut dépendre de nous, comme nos pensées, nos désirs, nos paroles et nos oeuvres; condamnant et détestant, comme indigne d'un enfant dé Dieu, toute notre vie passée, qui n'a pas été employée à son service, et ne voulant plus avoir de vie que pour la lui consacrer entièrement.

Nous le supplierons, pour cela, qu'il fasse de nous tel usage qu'il lui plaira, tous les jours de notre vie; qu'il use de telle puissance qu'il voudra sur notre intérieur et sur notre extérieur; qu'il en soit le, seul et unique directeur : nous détachant totalement de nous-mêmes, vivifiant notre esprit de sa foi, notre coeur de sa charité, et toutes nos facultés de sa sainte vertu, pour être d'autres Jésus-Christ en sa mère et par sa mère : étant ravis d'être redevables à Marie de tout ce que nous recevrons de grâces à l'avenir, comme jusqu'ici nous avons tout reçu par elle.

4° On invoquera le même Esprit pour entrer soi-même en participation de la vie et des sentiments de Jésus-Christ répandus en Marie : entre autres, de ce profond anéantissement devant Dieu, dont elle n'est jamais sortie; de sa pénitence intérieure pour tous les hommes, qu'elle n'a jamais interrompue, par l'amour qu'elle portait à Dieu et au genre humain; de son abnégation totale d'elle-même; demandant à Dieu , en la très-sainte Vierge, qu'il lui plaise nous faire la grâce de passer cette journée, et tous les jours de notre vie, dans ces mêmes dispositions et en union parfaite à l'esprit de son fils, pour marcher dans la perfection de ses voies.

Nous trouvons tout, en effet, dans le saint mystère de la nativité de Marie: nous y trouvons la force et la puissance que nous pouvons souhaiter dans nos infirmités; la lumière désirable dans nos obscurités et nos erreurs; toute bonté pour nous soulager dans nos misères; toute sainteté pour nous purifier et pour nous guérir de nos mauvaises habitudes.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde