Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=932334

( 932334 )
François s'en va-t-en guerre. par Justin Petipeu (2021-10-27 13:02:13)
A l'audience de ce matin.
Pope Francis at General Audience: "Sometimes, those who approach the Church get the impression that they are dealing with a dense mass of rules and regulations: but no, this is not the Church! This can be whatever association."
Pope Francis continued: "In reality, the beauty of faith in Jesus Christ cannot be grasped on the basis of so many commandments or of a moral vision developed in many layers which can make us forget the original fruitfulness of love nourished by prayer."
Pope Francis at General Audience: "Even today, many are looking for religious security, rather than the living and true God, focusing on rituals and precepts instead of embracing the God's love with their whole being".
Pope Francis continued: "And this is the temptation of the new fundamentalists, of those to whom it seems the path forward is scary and they do not go forward but backwards because they feel safer: they seek the security of God and not the God of security."
Pope Francis: "And those who seek security, this small group, the things that were clear as they were back then, they live 'as it was back then', they distance themselves from the Spirit, they do not permit the freedom of the Spirit to enter into them."

( 932337 )
Merci de respecter la charte par Leopardi (2021-10-27 13:36:14)
[en réponse à 932334]
Et de nous présenter un résumé.

( 932338 )
Traduction par vistemboir2 (2021-10-27 13:49:22)
[en réponse à 932334]
(
À l'aide de deepl.com).
Le Pape François à l'audience générale : « Parfois, ceux qui s'approchent de l'Église ont l'impression d'avoir affaire à une masse dense de règles et de règlements : mais non, ce n'est pas l'Église ! Ce peut être n'importe quelle association.»
Le pape François poursuit : « En réalité, la beauté de la foi en Jésus-Christ ne peut être saisie sur la base de tant de commandements ou d'une vision morale développée en de nombreuses couches qui peuvent nous faire oublier la fécondité originelle de l'amour nourri par la prière.»
Le pape François lors de l'audience générale : « Aujourd'hui encore, beaucoup cherchent la sécurité religieuse, plutôt que le Dieu vivant et vrai, en se concentrant sur les rituels et les préceptes au lieu d'embrasser l'amour de Dieu de tout leur être ».
Le pape François poursuit : « Et c'est la tentation des nouveaux fondamentalistes, de ceux à qui il semble que le chemin à suivre est effrayant et ils n'avancent pas mais reculent parce qu'ils se sentent plus en sécurité : ils cherchent la sécurité de Dieu et non le Dieu de la sécurité.»
Pape François : « Et ceux qui cherchent la sécurité, ce petit groupe, les choses qui étaient claires comme à l'époque, ils vivent 'comme à l'époque', ils s'éloignent de l'Esprit, ils ne permettent pas à la liberté de l'Esprit d'entrer en eux.»

( 932339 )
Tout cela est bien rigide par Roger (2021-10-27 14:01:43)
[en réponse à 932338]
On ne sait pas très bien si le saint père vise Benoit, jean Paul ou Paul.
En tout cas il confirme la faiblesse intrinsèque de son enseignement : il ne cesse de condamner l existence des règles... tout en en produisant beaucoup et dont il exige l application stricte ...

( 932341 )
Il est rigide envers les tradis.. par vistemboir2 (2021-10-27 14:15:00)
[en réponse à 932339]
et mou envers les progressistes et les Puissants : à s'en prendre ainsi "aux préceptes et aux commandements", il contredit Mt 28,19-20 : "Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé " rt Mt 19,17 :"(...) Que si tu veux entrer dans la vie, garde les commandements (...)

( 932346 )
Le lien exact (en français) par AVV-VVK (2021-10-27 15:12:30)
[en réponse à 932338]

( 932340 )
Une relique des années 70 par Jean-Paul PARFU (2021-10-27 14:11:14)
[en réponse à 932334]
qui est dans la logique de la guerre civile dans l'Eglise.
Il n'évangélise pas, mais se contente de déverser sa bile contre la partie de l'Eglise restée fidèle avec des arguments au raz des pâquerettes : Nous, on est des chafouins étriqués et peureux et lui il respire large et voit loin !
Ce pape est une caricature sortie tout droit du musée Grévin ou du musée de l'homme des années 60-70. C'est un dinosaure de l'ère Vaticanaire II !

( 932342 )
C’est si beau par
Le Webmestre (2021-10-27 14:15:27)
[en réponse à 932340]

( 932350 )
Tout de même! par Etienne (2021-10-27 16:44:31)
[en réponse à 932342]
Cachez ce Sein que je ne saurais voir!

( 932410 )
Ou un précurseur des années 2020... par Scrutator Sapientiæ (2021-10-29 19:09:49)
[en réponse à 932340]
Bonjour Jean-Paul PARFU,
J'espère me tromper, mais je crois que le pape François, il est vrai en fonctions depuis mars 2013, peut aussi bien être un redoutable et remarquable précurseur de ce que sera une grande partie de l'Eglise catholique, au niveau de l'épiscopat, pendant toutes les années 2020.
J'en suis vraiment désolé, mais enfin c'est ainsi : il est d'ailleurs possible que ce que je constate ait commencé à se concrétiser depuis le début des années 2000, ou, en tout cas, celui des années 2010 : nous sommes en présence d'évêques qui, dans leur assez grande majorité, vivent apparemment assez bien le passage
- de la réconciliation montinienne de l'Eglise catholique avec la modernité dite humaniste, libérale, rationaliste et universaliste,
- à la subordination bergoglienne de l'Eglise néo-catholique post-conciliaire à la mondialisation et à la postmodernité, laquelle
a) est anti / post humaniste, libérale, rationaliste et universaliste,
et
b) insiste, ad nauseam,
. d'une part sur une égale dignité entre presque toutes les identités et/ou orientations, dans les domaines de la morale et de la religion,
. d'autre part sur la déconstruction et la destitution "émancipatrices" de "stéréotypes" provenant d'un passé "forcément" dépassé et porteurs de "discriminations" illégitimes.
Manifestement, depuis le début des années 2010, il est encore moins question qu'avant de résister à la tentation de transformer, d'une manière presque complète et quasi définitive, l'Eglise, en tant que Mère et Maîtresse au service de la vérité, en une "autre" Eglise, ou en une Eglise "différente", Soeur et servante au service du consensus.
Il est vrai que bien des équivoques, notamment pontificales, des décennies 1960 aux décennies 2010, facilitent quelque peu la tâche du pape François, dans la mesure où il peut toujours dire qu'il ne fait jamais qu'actualiser au XXI° siècle ce qui a été formalisé au XX° siècle, mais il est également vrai que cette stragégie d'actualisation n'est pas dépourvue d'habileté, sous l'angle de la "contemporanéité" de certains sujets ou thèmes, comme dans Laudato si et Fratelli tutti.
En d'autres termes, je doute fort que nous soyons en présence d'un "queue de comète" des années 1960-1970, et je crois au contraire que l'actualisation bergoglienne, notamment, du "gaudium-et-spisme", soit la marque de fabrique du néo-catholicisme post-conciliaire pour toute cette décennie.
Bonne journée.
Scrutator.

( 932343 )
Plus on lit le Souverain Pontife par ptk (2021-10-27 14:47:32)
[en réponse à 932334]
piteusement régnant,
mieux on comprend pourquoi il nie l'existence de l'Enfer.

( 932344 )
Pas d accord par Roger (2021-10-27 15:02:10)
[en réponse à 932343]
Si l Enfer n existe pas, à quoi bon se fatiguer à accueillir des migrants ? Et pourquoi opter pour la decr?
L extrême rigidité de l enseignement de ce pontificat novateur ne peut s expliquer que par ma crainte de l Enfer...
Ou alors cette rigidité n est pas spirituelle mais simplement humaine ?

( 932347 )
C'est moi par Tibère (2021-10-27 15:27:43)
[en réponse à 932344]
ou on n'a rien compris à ce que vous avez écrit?

( 932348 )
un parfait marxiste par jejomau (2021-10-27 15:33:19)
[en réponse à 932334]
Qui veut faire table rase du passé, fidèle à ses choix de jeunesse envers la théologie de la Libération... condamnée comme doctrine hérétique!

( 932406 )
La théologie du peuple n'est pas d'inspiration marxiste par Scrutator Sapientiæ (2021-10-29 17:30:52)
[en réponse à 932348]
Bonjour jejoyau
Allez donc sur le blog Le terrorisme pastoral pour y prendre la mesure du fait que la théologie du peuple constitue une composante tout à fait particulière de la théologie de la libération, une composante dont on ne peut pas dire qu'elle soit marxiste, du point de vue de plus compétents que moi.
Bonne journée.
Scrutator

( 932411 )
Voici le lien internet qui permet d'en savoir plus. par Scrutator Sapientiæ (2021-10-29 19:29:32)
[en réponse à 932406]
Bonjour jejomau,
D'une part, je vous prie de bien vouloir m'excuser, car j'ai récemment écorché votre pseudonyme.
D'autre part, à votre attention et à celle des autres liseurs, j'insère ici le lien internet qui permet d'en savoir plus, sur les origines du "bergoglionisme" :
https://terrorismepastoral.blog4ever.com/articles
En particulier, je vous recommande les deux séries de textes suivantes :
- "la dissimulation des sources de la théologie du pape", qui commence par ce texte :
https://terrorismepastoral.blog4ever.com/la-dissimulation-des-sources-de-la-theologie-du-pape
- "le pape qui vient de loin", qui commence par ce texte :
https://terrorismepastoral.blog4ever.com/le-pape-qui-vient-de-loin-1
Bonne soirée.
Scrutator.

( 932413 )
Le lien par Jean-Paul PARFU (2021-10-29 19:47:36)
[en réponse à 932411]

( 932419 )
[réponse] par jejomau (2021-10-29 22:50:24)
[en réponse à 932406]
Merci beaucoup pour cet utile rappel. Je reçois régulièrement le "blog pastoral" extrêmement documentés et.. passionnants !
Du très beau travail

( 932376 )
Tout fout l’camp par Rikiki (2021-10-28 17:08:15)
[en réponse à 932334]
J’ai connu ce forum quand ne pas préciser Mgr, M. l’abbé ou autre valait sanction. Maintenant, même les plus puristes peuvent se contenter de « François » pour parler du pape...
O tempora o mores !
????

( 932377 )
Ben non. par
Le Webmestre (2021-10-28 17:24:32)
[en réponse à 932376]
François est a priori on ne peut plus révérencieux puisqu’a priori on ne doit pas écrire François Ier…

( 932378 )
Et il faudrait dire quoi ? par Meneau (2021-10-28 19:06:59)
[en réponse à 932376]
Il est d'usage courant de désigner le pape par son nom d'élection.
On dit Benoît XVI comme on dit François.
Bien sûr, on pourrait ajouter "Sa Sainteté". Sa Sainteté François. Mais en même temps, quand on désigne un évêque on ne dit pas toujorus "Son Excellence, Mgr X", on dit simplement "Mgr X" (ou Monsieur de [la ville]" pour JVJ.
Bref, je ne vois pas vraiment ce qu'il y aurait d'irrespectueux à appeler le pape règnant par le patronyme qu'il s'est choisi.
Cordialement
Meneau

( 932441 )
en effet c'est l'usage en dehors des documents à caractère protocolaire par Luc Perrin (2021-10-30 15:20:36)
[en réponse à 932378]
le FC n'est pas différent des media, des auteurs, en la matière.
Et cela n'a rigoureusement rien de récent.

( 932391 )
Tout le monde y trouve son compte par Candidus (2021-10-29 08:36:38)
[en réponse à 932376]
Le respect c'est traiter les gens comme ils souhaitent l'être. Dans le cas de François, il n'existe aucune ambiguïté, il déteste les formes traditionnelles de respect (baiser de l'anneau, titres, trône, formalités), elles le rendent "physiquement malade" (sic).
Comme de notre côté nous ne sommes pas très portés à manifester respect et affection envers celui qui nous traite de "mange m...." et qui agit en fossoyeur de notre liturgie et des valeurs traditionnelles qui y sont attachées, tout le monde y trouve son compte.

( 932390 )
Audience générale: revenir à l'essentiel de la foi, le Christ crucifié par Cathether (2021-10-29 07:20:59)
[en réponse à 932334]
Cette audience du Pape mérite-t-elle tant d'indignité ? faut-il surréagir à tout ce que dit le Pape ?
D'une part, de cette audience, il n'en est donné que quelques extraits, sortis de leur contexte.
D'autre part "revenir à l'essentiel de la foi, le Christ crucifié" ne me parait pas relever d'un progressisme échelevé.
Par ailleurs, si je ne prends que la phrase sur les commandements, ne peut-on simplement dire qu'elle fait écho à la parabole du jeune homme riche ?
Enfin, au cours de la même audience, j'ai lu que le Pape avait béni deux cloches apportées par une fondation polonaise, pour les enfants "non nés".
Pour l'instant, je n'ai pas trouvé le texte complet et ne saurait donc porter un jugement sur le discours de cette audience

( 932392 )
[réponse] Le voici ! par Francis Dallais (2021-10-29 09:15:14)
[en réponse à 932390]
13e catéchèse du pape François sur l’Epître aux Galates, 27 octobre 2021 ( Texte disponible sur Zenit, Agence officielle du Saint-Siège)
Chers frères et sœurs, bonjour !
La prédication de saint Paul est centrée sur Jésus et sur son mystère pascal. En effet, l’Apôtre se présente comme héraut du Christ, et du Christ crucifié (cf. 1 Co 2, 2). Aux Galates, tentés de fonder leur religiosité sur l’observance des préceptes et des traditions, il rappelle le centre du salut et de la foi : la mort et la résurrection du Seigneur. Il le fait en plaçant devant eux le réalisme de la croix de Jésus. Il écrit ceci : « Qui vous a enchanté ? Justement vous, aux yeux de qui Jésus-Christ crucifié a été représenté vivant ! » (Ga 3, 1). Qui vous a enchanté pour vous éloigner du Christ crucifié ? C’est un mauvais moment pour les Galates…
Aujourd’hui encore, beaucoup recherchent la sécurité religieuse plutôt que le Dieu vivant et vrai, se concentrant sur les rituels et les préceptes plutôt que d’embrasser complètement le Dieu de l’amour. Voilà la tentation des nouveaux fondamentalistes, ceux pour qui le chemin à parcourir semble effrayant et qui n’avancent pas mais reculent parce qu’ils se sentent plus en sécurité : ils recherchent la sécurité de Dieu et non le Dieu de la sécurité. C’est pourquoi Paul demande aux Galates de revenir à l’essentiel, à Dieu qui nous donne la vie dans le Christ crucifié. Il en témoigne en première personne : « J’ai été crucifié avec le Christ, et je ne vis plus, mais c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20). Et vers la fin de la Lettre, il affirme : « Quant à moi, qu’e je n’aie d’autre gloire que dans la croix de notre Seigneur Jésus-Christ » (6, 14).
Si nous perdons le fil de la vie spirituelle, si mille problèmes et pensées nous hantent, faisons nôtre le conseil de Paul : plaçons-nous devant le Christ Crucifié, repartons de Lui. Prenons le Crucifix dans nos mains, tenons-le serré sur nos coeurs. Ou arrêtons-nous en adoration devant l’Eucharistie, où Jésus est le Pain rompu pour nous, le Crucifié ressuscité, puissance de Dieu qui déverse son amour dans nos cœurs.
Et maintenant, toujours guidés par Saint Paul, faisons un pas de plus. Demandons-nous : que se passe-t-il lorsque nous rencontrons Jésus Crucifié dans la prière ? Ce qui s’est passé sous la croix se produit : Jésus remet l’Esprit (cf. Jn 19, 30), c’est-à-dire qu’il donne sa vie. Et l’Esprit, qui jaillit de la Pâque de Jésus, est le principe de la vie spirituelle. C’est Lui qui change le cœur : pas nos œuvres. C’est Lui qui change le cœur, pas les choses que nous faisons, mais l’action du l’Esprit Saint en nous change nos cœurs ! C’est lui qui guide l’Église, et nous sommes appelés à obéir à son action, qui souffle où et comme il veut.
D’autre part, c’est précisément le constat que l’Esprit Saint descendait sur tous et que sa grâce opérait sans exclusion qui convainquit même les plus réticents des Apôtres que l’Évangile de Jésus était destiné à tous et non à quelques privilégiés. Et ceux qui cherchent la sécurité, un petit groupe, des choses claires comme alors, s’éloignent de l’Esprit, ils ne laissent pas entrer en eux la liberté de l’Esprit. Ainsi, la vie de la communauté est régénérée dans l’Esprit Saint ; et c’est toujours grâce à lui que nous nourrissons notre vie chrétienne et que nous menons notre combat spirituel.
Le combat spirituel c’est justement un autre grand enseignement de la Lettre aux Galates. L’Apôtre présente deux faces opposées : d’une part les « œuvres de la chair », d’autre part les « fruits de l’Esprit ». Quelles sont les œuvres de la chair ? Ce sont des comportements contraires à l’Esprit de Dieu. L’Apôtre les appelle œuvres de la chair non pas parce qu’il y aurait quelque chose de mal ou de mauvais dans notre chair humaine; au contraire, nous avons vu comment il insiste sur le réalisme de la chair humaine portée par le Christ en croix ! La chair, c’est un mot qui désigne l’homme dans sa seule dimension terrestre, enfermé sur lui-même, dans une vie horizontale, où l’on suit les instincts mondains et où l’on ferme la porte à l’Esprit, qui nous élève et nous ouvre à Dieu et aux autres. .
Mais la chair rappelle aussi que tout cela vieillit, que tout cela passe, pourrit, tandis que l’Esprit donne la vie. Paul énumère donc les œuvres de la chair, qui renvoient à l’usage égoïste de la sexualité, aux pratiques magiques qui sont de l’idolâtrie et à ce qui mine les relations interpersonnelles, comme « la discorde, la jalousie, les dissensions, les divisions, les factions, l’envie… » (Ga 5 , 19-21). Tout cela c’est le fruit – pour ainsi dire – de la chair, d’un comportement qui n’est qu’humain, humain de façon« maladive », car l’humain a ses valeurs, mais tout cela est humain de façon « maladive » .
Le fruit de l’Esprit, d’autre part, est « amour, joie, paix, magnanimité, bienveillance, bonté, fidélité, douceur, maîtrise de soi » (Ga 5,22), dit Paul. Les chrétiens qui, dans le baptême, « sont revêtus du Christ » (Ga 3,27), sont appelés à vivre de cette manière. Ce peut être un bon exercice spirituel, par exemple, de lire la liste de saint Paul et de regarder sa propre conduite, pour voir si elle correspond, si notre vie est vraiment selon l’Esprit Saint, si elle porte ces fruits. Ma vie produit-elle ces fruits d’amour, de joie, de paix, de magnanimité, de bienveillance, de bonté, de fidélité, de douceur, de maîtrise de soi ? Par exemple, les trois premiers énumérés sont l’amour, la paix et la joie : à cela nous reconnaissons une personne habitée par l’Esprit Saint. Une personne qui est en paix, qui est joyeuse et qui aime : à ces trois traces on voit l’action de l’Esprit.
Cet enseignement de l’Apôtre pose un grand défi à nos communautés aussi. Parfois, ceux qui s’approchent de l’Église ont l’impression d’être confrontés à une masse dense de commandements et de préceptes : mais non, cela ce n’est pas l’Église ! Cela peut être n’importe quelle association. Car, en réalité, on ne peut pas saisir la beauté de la foi en Jésus-Christ en partant de trop de commandements et d’une vision morale qui, en se développant dans de nombreux courants, peut faire oublier la fécondité originelle de l’amour, nourri par la prière qui donne la paix, et d’un témoignage joyeux.
De même, la vie de l’Esprit qui s’exprime dans les sacrements ne peut être étouffée par une bureaucratie qui empêche l’accès à la grâce de l’Esprit, auteur de la conversion du cœur. Et si souvent nous-mêmes, prêtres ou évêques, nous faisons beaucoup de bureaucratie pour donner un sacrement, pour accueillir les gens, qui par conséquent disent : « Non, celui-là ne me plaît pas », et ils s’en vont, et ils ne voient pas en nous, si souvent, la force de l’Esprit qui régénère, qui nous rend nouveaux. Nous avons donc la grande responsabilité d’annoncer le Christ crucifié et ressuscité animés par le souffle de l’Esprit d’amour. Car seul cet amour a la force d’attirer et de changer le cœur de l’homme.
© Traduction de Zenit, Anita Bourdin

( 932401 )
Le Dieu de la sécurité par Roger (2021-10-29 15:07:45)
[en réponse à 932392]
"Aujourd’hui encore, beaucoup recherchent la sécurité religieuse plutôt que le Dieu vivant et vrai, se concentrant sur les rituels et les préceptes plutôt que d’embrasser complètement le Dieu de l’amour. Voilà la tentation des nouveaux fondamentalistes, ceux pour qui le chemin à parcourir semble effrayant et qui n’avancent pas mais reculent parce qu’ils se sentent plus en sécurité : ils recherchent la sécurité de Dieu et non le Dieu de la sécurité. "
FRANCHEMENT, dans nos églises vides sans prêtres et sans fidèles, le problème présent est que les fidèles aspirent à la sécurité religieuse ?
Les jeunes que j ai rencontrés à Wigratzbad ou à la Castille choisissent ils la sécurité ?et les jeunes couples qui ont six enfants à 30 ans?ont ils choisi la sécurité ?
Et les fidèles assassinés à Nice il y a un an ?

( 932415 )
Un nouvel exemple de la schizophrénie pontificale par ptk (2021-10-29 22:02:32)
[en réponse à 932392]
Citons le Saint-Père:
"De même, la vie de l’Esprit qui s’exprime dans les sacrements ne peut être étouffée par une bureaucratie qui empêche l’accès à la grâce de l’Esprit, auteur de la conversion du cœur. Et si souvent nous-mêmes, prêtres ou évêques, nous faisons beaucoup de bureaucratie pour donner un sacrement, pour accueillir les gens, qui par conséquent disent : « Non, celui-là ne me plaît pas », et ils s’en vont, et ils ne voient pas en nous, si souvent, la force de l’Esprit qui régénère, qui nous rend nouveaux. Nous avons donc la grande responsabilité d’annoncer le Christ crucifié et ressuscité animés par le souffle de l’Esprit d’amour. Car seul cet amour a la force d’attirer et de changer le cœur de l’homme".
Que fait-il d'autre que de s'opposer à la force de l'Esprit qui se manifeste dans toutes les communautés tradies, en subordonnant leur accès à la Sainte Eucharistie à des dispositions bureaucratiques qu'il impose?
Comment ne voit-il pas que qu'il risque de voir des fidèles s'en aller qu'il aura lui-même chassés?
Nous espérons que l'Esprit d'amour saura changer le coeur du Pape.

( 932433 )
le "coeur" est trompeur quand il est l'otage du Monde par Luc Perrin (2021-10-30 15:09:15)
[en réponse à 932415]
il n'est qu'une feuille ballotée à la surface de l'eau.
Une méditation pour l'évêque de Rome et nous tous, l'Écriture nous met en garde contre le coeur de l'homme prisonnier du Prince de ce monde.
"07 Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance.
08 Il sera comme un arbre, planté près des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur : son feuillage reste vert. L’année de la sécheresse, il est sans inquiétude : il ne manque pas de porter du fruit.
09 Rien n’est plus faux que le cœur de l’homme, il est incurable. Qui peut le connaître ?
10 Moi, le Seigneur, qui pénètre les cœurs et qui scrute les reins, afin de rendre à chacun selon sa conduite, selon le fruit de ses actes."
Jérémie 17, 7-10
selon sa conduite, selon le fruit de ses actes.
La "sécurité religieuse" est l'arbre, enraciné dans la Révélation, l'arbre ne change pas d'espèce au fil du temps, au gré des vents.
Qu'est-ce qu'une prétendue "foi" sans racine ? Rien qu'un coeur d'homme jouet de la fausseté du démon.

( 932436 )
Zenit n'est pas, sauf changement, une agence "officielle" par Luc Perrin (2021-10-30 15:14:43)
[en réponse à 932392]
du Saint-Siège.
Le site du Vatican l'est.
Zenit avait été fondée dans l'orbite des Légionnaires du Christ au départ tout en étant une association indépendante.
C'est néanmoins une bonne source pour l'actualité du St-Siège.