Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=932111

( 932111 )
Synode diocésain Rennes par olive (2021-10-20 04:32:46)

( 932114 )
"La folie, par Justin Petipeu (2021-10-20 08:48:40)
[en réponse à 932111]
c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent". Albert Einstein.
Ce vent des années 70 que fait souffler François sur l'Eglise va être catastrophique. Je plains les prêtres et les évêques lucides.

( 932123 )
C'est l'Eglise Shadok par Yves Daoudal (2021-10-20 10:56:47)
[en réponse à 932114]

( 932137 )
est plutôt que "va être" par Luc Perrin (2021-10-20 13:45:17)
[en réponse à 932114]
Ce vent de Super "Renouveau" souffle de plus en plus fort depuis 2013. Soyons juste il vient de bien avant, il a démarré avant Vatican II et n'a fait que prendre de la force depuis.
Ses fruits, qui ne les voit ? Désolation, sécheresse, stérilité la Vigne du Seigneur est livrée aux herbes folles, aux OGM de tout acabit, aux animaux sauvages et domestiques et son fruit dépérit année après année.
Des pieds de la vigne résistent encore malgré les injections toxiques dans leur sève et les polluants variés dont on les asperge.
Les premières phrases de la bulle de Léon X, Exsurge Domine, reviennent à l'esprit.
La Vigne du Seigneur est à l'image du monde covidiste. L'Église a toujours été dans le monde de son temps mais elle avait bien soin de garder comme boussole la parole de saint Jean dans sa première épitre chapitre 2, versets 15 et 16.

( 932145 )
Je me demande.... par Mauwgan (2021-10-20 17:53:55)
[en réponse à 932137]
si c'est comme pour le socialisme...vu que le but des modernistes n'a pas été complètement atteint grace à V2, il nous refond le coup avec un V3 sous couvert de synode du synode...un concile du concile...
Pour ceux qui prennent note...en Caroline du Nord du côté droit de l'état, la Messe traditionnelle ne peut plus être offerte avant 13 heures dans les paroisses, c'est bizarre mais c'est comme ça.
On n'a déjà pas l'embarras du choix, mais alors
Là, ça réduit dur.
On nous dit de dire merci puisque cela aurait pu être pire. Sans doute, comme pour une opération chirurgicale, on dit merci au monsieur pour nous avoir gardé la tete mais nous avoir coupé les bras et les jambes.
Mon humeur hier!

( 932146 )
zut ma photo n'est pas passee!!!! par Mauwgan (2021-10-20 17:55:22)
[en réponse à 932145]

( 932147 )
a l'aide par Mauwgan (2021-10-20 17:56:47)
[en réponse à 932146]

( 932190 )
en marche ... vers une "Église" Trudeau-Pelosi-l'amiral(e) "Rachel" Levine par Luc Perrin (2021-10-21 11:38:21)
[en réponse à 932145]
on est très au-delà de la question de l'accès à la messe et aux sacrements traditionnels.
Maritain disait en 1966 (!) que le modernisme avait été un rhume des foins en comparaison de la crise qui émergeait alors.
Aujourd'hui le néo-modernisme est partout et sans frein, mieux il est encouragé d'en haut.
Il y a, je crois, un grand parallélisme entre le nouvel "ordre" covidiste mondial, l'individualisme extrême et en même temps totalitaire qui se déploie avec une radicalisation de la destruction des familles, de l'identité sexuelle homme/femme, d'une violence inouïe déversée sur les enfants et les jeunes par l'école (le CRT états-unien... le Trudisme ...) et les Pouvoirs covidistes - un amendement déposé par O. Véran lève le secret médical pour les mineurs adopté à la sauvette dans le projet de loi de dictature "sanitaire" perpétuelle - et l'anglicanisation accélérée du catholicisme à laquelle procède l'actuel Pontife et ses collaborateurs.
Le prochain pape ou déjà l'actuel si son pontificat a les années de Léon XIII, Pie IX ou Jean Paul II; sera une sorte d'archevêque de Cantorbéry avec dans un premier temps plus de pouvoirs mais la logique de l'anglicanisme étant un patchwork ecclésial tenu par une vague allégeance, Cantorbéry sera Rome tôt ou tard.
Il y a une similarité frappante dans le processus d'autodestruction de l'Amérique lancé par les néo-catholiques militants avortement et LGBTQ+++ Joseph Biden et Nancy Pelosi, grands amis du Pontife régnant, et la transformation du catholicisme en une sorte d'anglicanisme "romain".
La messe traditionnelle c'est un peu comme image le Dr Zelenko ou le Gouverneur Ron De Santis (Floride) qui tentent de défendre la Bible et l'humanité (et la science d'ailleurs). Un ilot face à un assaut puissant et général.
NB. il existe aussi heureusement dans le rit ordinaire des croyants sincères et des témoins de la foi. Comme dans les rits orientaux, comme au-delà de l'Église catholique dans des Églises chrétiennes séparées et des croyants dans d'autres religions. Mais le Malin est passé à la vitesse supérieure brusquement avec l'opération covid.
La nouvelle de Soloviev paraît chaque jour plus actuelle.

( 932196 )
Analogie Americaine par Mauwgan (2021-10-21 16:36:17)
[en réponse à 932190]
Vous avez écrit: "Il y a une similarité frappante dans le processus d'autodestruction de l'Amérique lancé par les néo-catholiques militants avortement et LGBTQ Joseph Biden et Nancy Pelosi, grands amis du Pontife régnant, et la transformation du catholicisme en une sorte d'anglicanisme "romain".
La messe traditionnelle c'est un peu comme image le Dr Zelenko ou le Gouverneur Ron De Santis (Floride) qui tentent de défendre la Bible et l'humanité (et la science d'ailleurs). Un ilot face à un assaut puissant et général."
Pour jouer le jeu, je dirai même plus: de santis c'est plutôt Archbishop Schneider et Cardinal Burke, Dr. Zelenko ce serait Vigano, et la messe traditionnelle le fusil: très régule, de plus en plus difficile à obtenir, mais ne peut être banni... En fait notre dernière arme de défense contre Bidon, comme la Messe Trad contre le neo modernisme de celui qu'on sait qui non seulement l'encourage mais le promu...
La première "femme" la plus décorée militairement (what a sick joke!) est pour les Pelosi/biden ce que la Pachamama est à un clergé "catholique", c’est-à-dire une fausse idole.
Anglicalism? définitivement! La messe n'est plus le centre du coeur de la paroisse "Catholique": les mois de l'année ne sont plus dédies à Notre Seigneur et aux vraies devotions mais à la promotion culturelle de minorités ethniques non blanches.
Le dernier "little Dirty secret"? l'évêque demande, ordonne que ses prêtres et personnel soient immunisé non pas contre le néo modernisme en rétablissant "the Oath" de Pius X, mais contre le big C, qui donne carte blanche pour en finir avec ces pesky MAD trad. prêtres! Demandez donc autour de vous...
Heureusement, la consolation c'est de savoir que Notre Seigneur est dans la barque, il nout faut uniquement nous accrocher a nos bretelles!

( 932132 )
Sur la "synodalité" par Jean-Paul PARFU (2021-10-20 13:14:59)
[en réponse à 932111]
Dans l'Eglise, on peut lire
ceci
Par ailleurs, il faut bien voir que cette manière de gouverner l'Eglise est aussi, et tout simplement, un faux-semblant. C'est une façon pour François de manipuler et donc de laisser croire aux membres du Synode et de l'Eglise que les décisions viennent d'en bas, ont été prises par eux, alors qu'elles le sont, par lui, dès le début !

( 932135 )
Excellent ! par lumineux (2021-10-20 13:34:26)
[en réponse à 932132]
La remarque du cardinal Ottaviani :
Comme le notait avec humour le cardinal Ottaviani, la collégialité n’a pour fondement scripturaire qu’une action peu glorieuse des apôtres au moment de la Passion : « Alors les disciples, l’abandonnant (Jésus), s’enfuirent tous [2]. »

( 932142 )
Il ne laisse pas croire par Justin Petipeu (2021-10-20 15:10:24)
[en réponse à 932132]
C'est très officiel depuis son interview à une TV argentine (?). Il applique le programme. Point barre. Et il ira jusqu'au bout même si ses anciens copains de la mafia Saint-Gall le supplient d'arrêter le carnage.

( 932250 )
Personne ne pourra dire que le n° 21 du DP n'a pas été écrit. par Scrutator Sapientiæ (2021-10-24 15:27:33)
[en réponse à 932132]
Bonjour Jean-Paul PARFU,
Voici :
https://eglise.catholique.fr/vatican/le-synode-2023/synode-des-eveques-sur-la-synodalite-2021-2023/518172-document-preparatoire-pour-une-eglise-synodale-communion-participation-et-mission/
" 21. Il existe aussi l’acteur “ de plus ”, l’antagoniste, qui apporte sur la scène la division diabolique entre les trois autres. Face à la perspective perturbatrice de la croix, certains disciples s’en vont et des foules changent d’humeur. Le piège qui divise – et qui entrave donc un cheminement commun – se manifeste aussi bien sous les formes de la rigueur religieuse, de l’injonction morale, qui se présente comme plus exigeante que celle de Jésus, ou sous celles de la séduction d’une sagesse politique mondaine qui se veut plus efficace qu’un discernement des esprits. Pour se soustraire aux tromperies du “ quatrième acteur ”, une conversion permanente est nécessaire. L’épisode du centurion Corneille (cf. Ac 10), qui précède le “ concile ” de Jérusalem (cf. Ac 15) et constitue une référence cruciale pour une Église synodale, est ici emblématique.En dépit de nos infidélités, l’Esprit continue à agir dans l’histoire et à manifester sa puissance vivifiante. C’est précisément dans les sillons creusés par les souffrances en tout genre endurées par la famille humaine et par le Peuple de Dieu que de nouveaux langages de la foi sont en train de germer, ainsi que de nouveaux parcours capables non seulement d’interpréter les événements d’un point de vue théologal, mais de trouver dans l’épreuve les raisons pour refonder le chemin de la vie chrétienne et ecclésiale. Le fait que de nombreuses Églises aient déjà entrepris des rencontres et lancé des processus plus ou moins structurés de consultation du Peuple de Dieu constitue un motif de grande espérance. Là où ceux-ci ont été organisés dans un style synodal, le sens de l’Église a refleuri et la participation de tous a donné un nouvel élan à la vie ecclésiale. Le désir des jeunes d’agir à l’intérieur de l’Église et la demande d’une plus grande valorisation des femmes trouvent également une confirmation, ainsi que leur requête d’espace de participation à la mission de l’Église, déjà signalés par les Assemblées synodales de 2018 et de 2019. C’est également dans cette perspective que s’inscrit la récente institution du ministère laïc de catéchiste et l’ouverture aux femmes de l’accès aux ministères institués du lectorat et de l’acolytat. "
Bon après-midi.
Scrutator.

( 932161 )
"en périphérie de l' Eglise" par AVV-VVK (2021-10-20 19:47:21)
[en réponse à 932111]
Uniquement les fidèles attachés à la forme extraordinaire du rite romain ? Disons simplement: tous les catholiques traditionnels

( 932177 )
Là encore par XA (2021-10-21 07:28:48)
[en réponse à 932161]
Relisez sans a priori ce qui est écrit.
Néanmoins, au risque de me répéter pour la 666ème fois, je vous redis que ce forum entend promouvoir la liturgie traditionnelle et non le Nouvel ordo, et par conséquent les catholiques dits traditionnels partageant cet objectif.

( 932224 )
Investissez-vous dans ces synodes diocésains par Paterculus (2021-10-22 21:57:07)
[en réponse à 932111]
Si nous laissons la parole aux adeptes de la rupture, il ne faut pas s'étonner du résultat.
Il faut dire son attachement aux formes traditionnelles de la liturgie, à la foi du credo, à la morale de l'évangile...
Et profiter de ce qu'on parle d'écoute pour se faire entendre.
Votre dévoué Paterculus

( 932227 )
Exact par AVV-VVK (2021-10-22 23:42:21)
[en réponse à 932224]
La synodalité appartient à tous.

( 932235 )
Vain et inutile, pire dangereux par ptk (2021-10-23 19:22:04)
[en réponse à 932227]
Ces machins sont totalement entre les mains de la faction moderniste et de leurs remue-méninges ne sortiront que les lunes habituelles:
- hommages au Souverain Pontife (Pachamachin, tutti fratelli, périphérie)
- hommage au Sacrosaint second concile du Vatican, (lumière boussole etc),
- constat de la nécessaire adaptation au monde nouveau (transectionnel) et remise en cause d'une structure patriarcale et hiérarchique,
- ordination des femmes, fin du célibat sacerdotal, etc.
Participer à ces absurdités revient à les cautionner.

( 932238 )
convergence par olive (2021-10-24 04:28:38)
[en réponse à 932235]
Je partage votre point de vue : ne pas cautionner

( 932260 )
Cautionner ? par Paterculus (2021-10-24 16:58:43)
[en réponse à 932238]
C'est le silence qui est caution : qui ne dit mot consent.
Ayant participé, vous pouvez contester les résultats officiels. Pas autrement.
VdP

( 932257 )
Vous aurez certainement raison... par Paterculus (2021-10-24 16:49:13)
[en réponse à 932235]
... si personne d'entre nous ne participe.
Laissez les partisans de la rupture sans opposition, et ne venez pas vous plaindre ensuite.
VdP

( 932243 )
C'est un leurre. par Yves Daoudal (2021-10-24 11:17:44)
[en réponse à 932224]
Il y a longtemps maintenant qu'il y a des synodes diocésains (avant les synodes diocésains pour le synode romain sur la synodalité).
Je m'étais intéressé de près à l'un d'eux il y a quelque temps. Juste pour vérifier que c'est évidemment un leurre, que tout est décidé d'avance, et pour avancer vers une Eglise plus "moderne", plus dégagée de toute tradition.
Ces synodes sont organisés, comme toutes les assemblées censées apporter plus de "démocratie", selon les principes du centralisme démocratique codifié par Lénine, et selon les principes de la dynamique des groupes clairement mis au jour par Roger Mucchielli. C'est soigneusement verrouillé par les organisateurs, sous la surveillance de l'évêque qui les a nommés.
Ce n'est pas un hasard si Mgr Haas a décidé qu'il n'y aurait pas de "synode sur le synode" dans son diocèse. D'autres évêques font de même sans le dire.

( 932244 )
Sans compter que... par Meneau (2021-10-24 11:43:37)
[en réponse à 932243]
François (ou la clique romaine qui le pilote) n'a rien à faire des avis diocésains et que, tout comme Traditionis Custodes était déjà écrit avant l'enquête diocésaine, et comme le rapport du synode sur la famille était déjà écrit avant même les sessions plénières, le rapport final de ce synode-ci est lui aussi sans doute déjà sous presse...
Cordialement
Meneau

( 932259 )
Oui mais... par Paterculus (2021-10-24 16:56:29)
[en réponse à 932244]
... si quelqu'un a participé, il peut faire valoir, le cas échéant, que son avis n'a pas été écouté et contester en conséquence les conclusions officielles. Sinon, il ne peut rien contester.
La politique de la chaise vide est désastreuse. Pour moi, dans ce cas, c'est une démission.
VdP

( 932251 )
L'Eglise a-t-elle toujours été constitutivement synodale ? par Scrutator Sapientiæ (2021-10-24 15:39:32)
[en réponse à 932243]
Bonjour Yves Daoudal,
Merci beaucoup pour tout éclairage sur la question de savoir si l'Eglise catholique a toujours été constitutivement synodale, dans l'acception de ce terme qui semble vraiment caractériser ce texte, y compris à d'autres endroits de ce document préparatoire :
https://eglise.catholique.fr/vatican/le-synode-2023/synode-des-eveques-sur-la-synodalite-2021-2023/518172-document-preparatoire-pour-une-eglise-synodale-communion-participation-et-mission/
" II. Une Église constitutivement synodale
« Ce que le Seigneur nous demande, en un certain sens, est déjà entièrement contenu dans le mot “ Synode ” »[8], qui « est un mot ancien et vénéré dans la Tradition de l’Église, dont la signification évoque les contenus les plus profonds de la Révélation »[9]. C’est le « Seigneur Jésus qui se présente lui-même comme “ le chemin, la vérité et la vie ” (Jn 14, 6) », et « les chrétiens, à sa suite, sont à l’origine appelés “ les disciples de la Voie ” (cf. Ac 9, 2 ; 19, 9.23 ; 22, 4 ; 24, 14.22) »[10]. Dans cette perspective, la synodalité est bien plus que la célébration de rencontres ecclésiales et d’assemblées d’évêques, ou qu’une question de simple organisation interne à l’Église ; elle « désigne le modus vivendi et operandi spécifique de l’Église Peuple de Dieu qui manifeste et réalise concrètement sa communion en cheminant ensemble, en se rassemblant en assemblée et par la participation active de tous ses membres à sa mission évangélisatrice »[11]. Ainsi s’imbriquent ce qui constituent les piliers d’une Église synodale : communion, participation et mission. Dans ce chapitre, nous illustrons synthétiquement plusieurs références théologiques fondamentales sur lesquelles se fonde cette perspective.
11. Durant le premier millénaire, “ marcher ensemble ”, c’est-à-dire pratiquer la synodalité, constituait la façon de procéder habituelle de l’Église conçue comme « Peuple rassemblé par l’unité du Père, du Fils et du Saint-Esprit »[12]. À ceux qui divisaient le corps ecclésial, les Pères de l’Église opposaient la communion des Églises dispersées de par le monde, ce que saint Augustin qualifiait de « concordissima fidei conspiratio »[13], à savoir l’accord dans la foi de tous les baptisés. C’est ici que s’enracine le vaste développement d’une pratique synodale à tous les niveaux de l’Église – local, provincial, universel –, dont le Concile œcuménique a représenté la manifestation la plus haute. Dans cet horizon ecclésial, inspiré par le principe de participation de tous à la vie de l’Église, saint Jean Chrysostome pouvait dire : « Église et Synode sont synonymes »[14].
Durant le deuxième millénaire non plus, quand l’Église a mis davantage l’accent sur la fonction hiérarchique, cette façon de procéder n’a pas disparu : si, au Moyen-Âge et à l’époque moderne, la célébration de synodes diocésains et provinciaux est bien attestée en plus de celle des Conciles œcuméniques, lorsqu’il s’est agi de définir des vérités dogmatiques les Papes ont voulu consulter les évêques pour connaître la foi de toute l’Église, recourant ainsi à l’autorité du sensus fidei de l’ensemble du Peuple de Dieu, qui est « infaillible “in credendo” » (EG, n° 119).
12. C’est à ce dynamisme de la Tradition que s’est ancrée le Concile Vatican II. Celui-ci met en relief que « le bon vouloir de Dieu a été que les hommes ne reçoivent pas la sanctification et le salut séparément (…) ; il a voulu en faire un peuple qui le connaîtrait selon la vérité et le servirait dans la sainteté » (LG, n° 9). Les membres du Peuple de Dieu ont en commun le Baptême et « même si certains, par la volonté du Christ, sont constitués docteurs, dispensateurs des mystères et pasteurs pour le bien des autres, cependant, quant à la dignité et à l’activité commune à tous les fidèles dans l’édification du corps du Christ, il règne entre tous une véritable égalité » (LG, n° 32). Par conséquent, tous les baptisés participent à la fonction sacerdotale, prophétique et royale du Christ, et « dans l’exercice de la richesse multiforme et ordonnée de leurs charismes, de leurs vocations, de leurs ministères »[15], ce sont des sujets d’évangélisation actifs, tant individuellement que comme totalité du Peuple de Dieu.
13. Le Concile a souligné qu’en vertu de l’onction de l’Esprit Saint reçue au Baptême, la totalité des fidèles « ne peut se tromper dans la foi ; ce don particulier qu’elle possède, elle le manifeste moyennant le sens surnaturel de la foi qui est celui du Peuple tout entier lorsque, “ des évêques jusqu’au dernier des fidèles laïcs ”, elle apporte aux vérités concernant la foi et les mœurs un consentement universel » (LG, n° 12). C’est l’Esprit qui guide les croyants « dans la vérité tout entière » (Jn 16, 13). Par son œuvre, « cette Tradition qui vient des Apôtres progresse dans l’Église », car tout le Peuple saint de Dieu grandit dans la compréhension et dans l’expérience de « la perception des réalités aussi bien que des paroles transmises, soit par la contemplation et l’étude des croyants qui les méditent en leur cœur (cf. Lc 2, 19 et 51), soit par l’intelligence intérieure qu’ils éprouvent des réalités spirituelles, soit par la prédication de ceux qui, avec la succession épiscopale, ont reçu un charisme certain de vérité » (DV 8). De fait, ce Peuple, rassemblé par ses pasteurs, adhère au dépôt sacré de la Parole de Dieu confié à l’Église, persévère constamment dans l’enseignement des Apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans la prière, « si bien que pour le maintien, la pratique et la profession de la foi transmise, s’établit, entre pasteurs et fidèles, un remarquable accord » (DV, nº 10).
14. Les pasteurs, agissent comme d’« authentiques gardiens, interprètes et témoins de la foi de toute l’Église »[16] ; ils ne craignent donc pas de se mettre à l’écoute du Troupeau qui leur est confié : la consultation du Peuple de Dieu n’entraine pas que l’on se comporte à l’intérieur de l’Église selon des dynamiques propres à la démocratie, basées sur le principe de la majorité, car à la base de la participation à tout processus synodal se trouve la passion partagée pour la mission commune de l’évangélisation et non pas la représentation d’intérêts en conflit. En d’autres termes, il s’agit d’un processus ecclésial qui ne peut se réaliser qu’« au sein d’une communauté hiérarchiquement structurée »[17]. C’est dans le lien fécond entre le sensus fidei du Peuple de Dieu et la fonction de magistère des pasteurs que se réalise le consensus unanime de toute l’Église dans la même foi. Tout processus synodal, dans lequel les évêques sont appelés à discerner ce que l’Esprit dit à l’Église, non pas seuls mais en écoutant le Peuple de Dieu qui « participe aussi à la fonction prophétique du Christ »(LG, n° 12), est la forme évidente de ce “ marcher ensemble ” qui fait grandir l’Église. Saint Benoît souligne que « souvent le Seigneur révèle la meilleure décision »[18] à ceux qui n’occupent pas de positions importantes dans la communauté (dans ce cas le plus jeune) ; aussi les évêques auront-ils soin de toucher tout le monde pour que, dans le déroulement ordonné du chemin synodal, se réalise ce que l’Apôtre Paul recommande aux communautés : « N’éteignez pas l’Esprit, ne dépréciez pas les dons de prophétie ; mais vérifiez tout : ce qui est bon, retenez-le » (1 Th 5, 19-21).15.
15. Le sens du cheminement auquel nous sommes tous appelés est avant tout celui de redécouvrir le visage et la forme d’une Église synodale où « chacun a quelque chose à apprendre. Le Peuple fidèle, le Collège épiscopal, l’Évêque de Rome, chacun à l’écoute des autres ; et tous à l’écoute de l’Esprit Saint, l’“ Esprit de Vérité ” (Jn 14, 17), pour savoir ce qu’il “ dit aux Églises ” (Ap 2, 7) »[19]. L’Évêque de Rome, comme principe et fondement de l’unité de l’Église, demande à tous les évêques et à toutes les Églises particulières, dans lesquelles et à partir desquelles existe l’une et unique Église catholique (cf. LG, n° 23), d’entreprendre avec confiance et courage le chemin de la synodalité. Dans ce “ marcher ensemble ”, nous demandons à l’Esprit de nous faire découvrir que la communion, qui assemble dans l’unité la diversité des dons, des charismes et des ministères, existe pour la mission : une Église synodale est une Église “ en sortie ”, une Église missionnaire, « aux portes ouvertes » (EG, n° 46). Cela inclut l’appel à approfondir les relations avec les autres Églises et communautés chrétiennes, auxquelles nous sommes unis par l’unique Baptême. Par ailleurs, la perspective du “ marcher ensemble ” est encore plus vaste et étreint l’humanité tout entière, dont nous partageons « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses » (GS, n° 1). Une Église synodale est un signe prophétique surtout pour une communauté des nations incapable de proposer un projet commun, qui permettrait de poursuivre le bien de tous : pratiquer la synodalité est, aujourd’hui, pour l’Église, la façon la plus évidente d’être « sacrement universel de salut » (LG, n° 48), « signe et instrument de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (LG, n° 1). "
Bon après-midi.
Scrutator.

( 932254 )
C'est une fantasmagorie. par Yves Daoudal (2021-10-24 16:32:59)
[en réponse à 932251]
Je pense que pour anéantir cette logorrhée idéologique il suffit de se référer à la citation de saint Jean Chrysostome.
Selon les scribouillards vaticanesques, saint Jean Chrysostome, qui fut le martyr de l'Eglise synodale de son temps (le "synode du chêne" qui le condamna à l'exil et à la mort), aurait dit: "Église et Synode sont synonymes", dans son commentaire du psaume 149.
C'est tout simplement grotesque. Saint Jean Chrysostome commente le premier verset du psaume: "Chantez au Seigneur un chant nouveau, (que) sa louange (soit) dans l'Eglise des saints." Il souligne que la louange est une œuvre collective, que tout le monde doit chanter ensemble la louange du Seigneur, "parce que "Eglise" est le nom d'une réunion et d'une assemblée".
ἐκκλησία γὰρ συστήματος καὶ συνόδου ἐστὶν ὄνομα.
Ce que Migne traduit en latin:
Ecclesia enim est nomen conventus et congregationis.
Saint Jean Chrysostome utilise le mot συνὀδος, synode, pour désigner l'assemblée réunie pour la prière, pour souligner que toute l'assemblée, qui est l'Eglise, doit chanter de façon unanime la louange du Seigneur. Ce qui est en rapport avec la liturgie (le psaume 149 est le deuxième psaume des LAUDES), mais sans rapport avec les fantasmagories de la clique de François.

( 932305 )
proparoxyton par Lycobates (2021-10-26 00:04:22)
[en réponse à 932254]
Saint Jean Chrysostome utilise le mot συνὀδος, synode, pour désigner l'assemblée réunie pour la prière
σύνοδος.
Le mot est proparoxyton (il a l'accent, au nominatif, sur la syllabe avant l'avant-dernière).
Quand la dernière syllabe devient longue (comme au génitif, dans votre citation), l'accent avance d'une syllabe et devient paroxyton.
On le prononce bien entendu comme-ça. C'est ainsi qu'on retient les accents.
Plus de détails dans le petit livre très utile de Michel Lejeune,
Précis d'accentuation grecque, édité chez Hachette à partir de 1945 et utilisé, me dit-on de source sûre, dans les classes des collèges français pour le thème grec, aux pp. 30-31.
(Je sais que le parlement grec, se croyant souverain des accents, a tout fichu en l'air en 1982, mais j'ai appris mon grec bien avant cette date, avec un autre petit livre pour les accents, et pour le thème grec, mais peu importe.)
Dans l'acception générale d' "assemblée", σύνοδος existe depuis Hérodote et Thucydide.
Cela fait un petit moment.
Saint Jean Chrysostome savait bien entendu ce qu'il écrivait. Il était catholique de surcroît.
Merci de l'avoir rappelé. Ce n'est pas inutile par les temps qui courent.

( 932258 )
Organisez-vous ! par Paterculus (2021-10-24 16:52:48)
[en réponse à 932243]
Dans l'expérience dont vous parlez, vous étiez seul.
Allez en groupe et faites du bruit, et vous gripperez la machine.
Faites connaître vos positions aux autres participants : même si finalement vous êtes évincés, vous aurez gagné en visibilité.
Et une fois évincés, vous pouvez faire un communiqué dénonçant les procédés employés.
VdP

( 932295 )
Oui par Roger (2021-10-25 20:07:40)
[en réponse à 932258]
Bien d accord avec vous cher Paterculus

( 932262 )
Oui et merci Yves ! par Jean-Paul PARFU (2021-10-24 18:14:50)
[en réponse à 932243]
Tout est dit et bien dit sur la manipulation qui est évidente !
Par ailleurs, il fait bien voir que les assemblées, les soviets, la parlotte à n'en plus finir, sont une maladie de la Gauche.
Pourquoi ? Parce que pour la Gauche, tout se joue ici-bas, tout est dans l'homme et par l'homme. Il n'y a pas pas d'ordre naturel et encore moins d'ordre surnaturel.
La Gauche n'aime pas le silence. Elle croit changer le monde en se saoulant de mots et de déclarations !

( 932289 )
Vaincu d avance ? par Roger (2021-10-25 17:57:13)
[en réponse à 932243]
Quand on renonce à se battre on est sur de perdre !

( 932288 )
Oui par Roger (2021-10-25 17:55:54)
[en réponse à 932224]
Sans compter la peine de mort, l Eglise de Chine, ...
Il y a beaucoup de sujets à mettre sur la table.

( 932245 )
Les continuateurs de néo-catholiques dont le cerveau a été lavé ds les années 1960 par Scrutator Sapientiæ (2021-10-24 12:18:49)
[en réponse à 932111]
Bonjour olive,
L'hypothèse interprétative est à peu près la suivante.
Les néo-catholiques d'aujourd'hui, notamment plus philo-mondialistes qu'anti-mondialistes et plus philo-postmodernes qu'anti-postmodernes, sont les continuateurs d'autres néo-catholiques, ceux des années 1960-1970, dont le cerveau a été lavé, non seulement au contact et au moyen des "intuitions prophétiques" du Concile, mais aussi au contact de bien des concepts et des valeurs qui viennent du monde contemporain.
Il est possible de le formuler autrement :
- dans les années 1960-1970, un lavage de cerveau de haute intensité s'est manifesté par une rupture doctrinale, liturgique, pastorale et spirituelle, or ce lavage de cerveau, du point de vue de ses partisans et de ses promoteurs, a été cruellement nécessaire, pour faire en sorte que l'Eglise et les fidèles (fidèles à quoi, du coup, au fait ?) accèdent "enfin" à une conception "adulte" de la foi, de l'espérance, de la charité et des fondamentaux, renouvelés, du catholicisme,
et
- depuis la fin des années 1970 ou le début des années 1980, un lavage de cerveau de haute intensité ou une deuxième rupture par un Concile n'est plus nécessaire, là où l'inscription dans la durée d'une espèce de suivisme, amnésique à l'égard du catholicisme ante-conciliaire et acritique vis-à-vis du néo-catholicisme post-conciliaire, est suffisante pour continuer à manipuler ceux qui sont pour et à neutraliser ceux qui sont contre l'irréversibilisation du néo-catholicisme, cette irréversibilisation demeurant l'objectif principal du parti iréniste ad extra qui a pris le pouvoir à l'automne 1962.
A partir de là, quand on entend un évêque affirmer que l'Eglise catholique est, "par nature", synodale, et quand on sait que ce n'est que depuis le premier synode des évêques, réuni sous Paul VI, que l'Eglise catholique est synodale dans l'acception conciliaire de cette expression, est-il encore nécessaire de s'interroger sur l'ampleur et la portée du changement de la nature de l'Eglise catholique ?
Tout ceci ne découle-t-il pas de la nature même du Concile Vatican II, dont on rappellera ici qu'il n'a pas fonctionné sous le régime de la régulation définitoire et/ou disciplinaire, mais sous celui de la libération, de l'incitation à la libération, ou de l'ouverture sur bien des perspectives de libération, à l'égard de toute une conception, pour ainsi dire ortho-catholique ante-conciliaire, des définitions et de la discipline ?
Mais, par ailleurs, ce passage de "l'Eglise du Concile" à "l'Eglise du synode", voire à l'Eglise des synodes, à la faveur de la pérennisation d'un suivisme fort peu propice, pour des raisons de forme et de fond, à la réflexion personnelle, ne risque-t-il pas de provoquer l'éloignement croissant du néo-catholicisme post-conciliaire,
- non seulement à l'égard du néo-catholicisme ante-conciliaire qui s'est manifesté chez les philosophes et les théologiens qui ont inspiré, complètement ou non et directement ou pas, le Concile Vatican II,
- mais aussi vis-à-vis de ce qu'il y a de plus porteur du catholicisme ante-conciliaire, ou de moins porteur du consensualisme fraternitaire, dans certains textes du Concile Vatican II, voire dans certains textes de papes néo-catholiques post-conciliaires (Jean-Paul II, Benoît XVI) ?
D'où le paradoxe du suivisme actuel, du suivisme ambiant : ne risque-t-il pas de déboucher sur un "Concile Vatican III par morceaux" ou sur une "rupture au carré" qui sera d'autant plus discrète, mais aussi efficace, qu'elle ne se manifestera pas par un Concile, comme dans les années 1960 ?
Voici une autre manière, peut-être un peu plus brutale, de dire plus ou moins la même chose : en quoi un archevêque, qui a été lustigérien en d'autres temps, et qui est devenu bergoglien dès l'année 2013, au point de refuser de voir où est le problème, avec le pape et le pontificat actuels, peut-il voir ce qui ne va pas, avec ce suivisme ?
Bon dimanche.
Scrutator.

( 932248 )
Les dix pôles thématiques essentiels à approfondir. par Scrutator Sapientiæ (2021-10-24 15:00:20)
[en réponse à 932111]
Rebonjour,
Voici ce que l'on peut trouver ici :
https://eglise.catholique.fr/vatican/le-synode-2023/synode-des-eveques-sur-la-synodalite-2021-2023/518172-document-preparatoire-pour-une-eglise-synodale-communion-participation-et-mission/
" Dix pôles thématiques essentiels à approfondir
Pour faciliter la mise en lumière d’expériences et favoriser de manière plus riche la consultation, nous indiquons également ci-après dix pôles thématiques qui ont trait à diverses facettes de la “ synodalité vécue ”. Ces pistes devront être adaptées aux divers contextes locaux et, selon les situations, intégrées, explicitées, simplifiées, approfondies, en accordant une attention spéciale à ceux qui ont le plus de difficulté à participer et à répondre : le Vademecum qui accompagne ce Document Préparatoire offre à cet égard des ressources, des parcours et des suggestions afin que les différents domaines de questions inspirent concrètement des moments de prière, de formation, de réflexion et d’échange.
I. LES COMPAGNONS DE VOYAGE
Dans l’Église et dans la société, nous sommes sur la même route, côte à côte. Dans votre Église locale, quels sont ceux qui “ marchent ensemble ” ? Quand nous disons “ notre Église ”, qui en fait partie ? Qui nous demande de marcher ensemble ? Quels sont les compagnons de voyage avec qui nous cheminons, même en dehors du cercle ecclésial ? Quelles personnes ou quels groupes sont-ils laissés à la marge, expressément ou de fait ?
II. ÉCOUTER
L’écoute est le premier pas, mais demande d’avoir l’esprit et le cœur ouverts, sans préjugés. Vers qui notre Église particulière a-t-elle “ un manque d’écoute ” ? Comment les laïcs sont-ils écoutés, en particulier les jeunes et les femmes ? Comment intégrons-nous la contribution des personnes consacrées, hommes et femmes ? Quelle place occupe la voix des minorités, des marginaux et des exclus ? Parvenons-nous à identifier les préjugés et les stéréotypes qui font obstacles à notre écoute ? Comment écoutons-nous le contexte social et culturel dans lequel nous vivons ?
III. PRENDRE LA PAROLE
Tous sont invités à parler avec courage et parrhésie, c’est-à-dire en conjuguant liberté, vérité et charité. Comment favorisons-nous, au sein de la communauté et de ses divers organismes, un style de communication libre et authentique, sans duplicités ni opportunismes ? Et vis-à-vis de la société dont nous faisons partie ? Quand et comment réussissons-nous à dire ce qui nous tient à cœur ? Comment fonctionne le rapport avec le système des médias (pas seulement les médias catholiques) ? Qui parle au nom de la communauté chrétienne et comment ces personnes sont-elles choisies ?
IV. CÉLÉBRER
“ Marcher ensemble ” n’est possible que si ce chemin repose sur l’écoute communautaire de la Parole et sur la célébration de l’Eucharistie. De quelle façon la prière et la célébration liturgique inspirent et orientent effectivement notre “ marcher ensemble ” ? Comment est-ce que cela inspire les décisions les plus importantes ? Comment encourageons-nous la participation active de tous les fidèles à la liturgie et à l’exercice de la fonction de sanctification ? Quelle place est donnée à l’exercice des ministères du lectorat et de l’acolytat ?
V. CORESPONSABLES DANS LA MISSION
La synodalité est au service de la mission de l’Église, à laquelle tous ses membres sont appelés à participer. Puisque nous sommes tous des disciples missionnaires, de quelle manière chaque baptisé est-il convoqué à être un acteur de la mission ? Comment la communauté soutient-elle ses membres qui sont engagés dans un service au sein de la société (engagement social et politique, engagement dans la recherche scientifique et dans l’enseignement, au service de la promotion des droits humains et de la sauvegarde de la Maison commune, etc.) ? Comment la communauté aide-t-elle à vivre ces engagements dans une dynamique missionnaire ? Comment se fait le discernement concernant les choix missionnaires et qui y participe ? Comment ont été intégrées et adaptées les diverses traditions en matière de style synodal, qui constituent le patrimoine de nombreuses Églises, en particulier des Églises orientales, en vue d’un témoignage chrétien fécond ? Comment fonctionne la collaboration dans les territoires où sont présentes des Églises sui iuris différentes ?
VI. DIALOGUER DANS L’ÉGLISE ET DANS LA SOCIÉTÉ
Le dialogue est un chemin qui demande de la persévérance, et comporte aussi des moments de silences et de souffrances, mais qui est capable de recueillir l’expérience des personnes et des peuples. Quels sont les lieux et les modalités de dialogue au sein de notre Église particulière ? Comment sont gérées les divergences de vue, les conflits et les difficultés ? Comment encourageons nous la collaboration avec les diocèses voisins, avec et entre les communautés religieuses présentes sur le territoire, avec et entre les associations et mouvements de laïcs, etc. ? Quelles expériences de dialogue et d’engagement en commun mettons-nous en œuvre avec des croyants d’autres religions et avec ceux qui ne croient pas ? Comment l’Église dialogue-t-elle et apprend-elle d’autres instances de la société : le monde de la politique, de l’économie, de la culture, la société civile, les pauvres… ?
VII. AVEC LES AUTRES CONFESSIONS CHRÉTIENNES
Le dialogue entre chrétiens de diverses confessions, unis par un seul Baptême, occupe une place particulière sur le chemin synodal. Quels relations entretenons-nous avec les frères et sœurs des autres Confessions chrétiennes ? Quels domaines concernent-ils ? Quels fruits avons-nous recueillis de ce “ marcher ensemble ” ? Quelles difficultés aussi ?
VIII. AUTORITÉ ET PARTICIPATION
Une Église synodale est une Église de la participation et de la coresponsabilité. Comment sont définis les objectifs à poursuivre, la voie pour y parvenir et les pas à accomplir ? Comment est exercée l’autorité au sein de notre Église particulière ? Quelles sont les pratiques de travail en équipe et de coresponsabilité ? Comment sont encouragés les ministères laïcs et la prise de responsabilité de la part des fidèles ? Comment fonctionnent les organismes de synodalité au niveau de l’Église particulière ? Constituent-ils une expérience féconde ?
IX. DISCERNER ET DÉCIDER
Dans un style synodal, les décisions sont prises via un processus de discernement, sur la base d’un consensus qui jaillit de l’obéissance commune à l’Esprit. Avec quelles procédures et avec quelles méthodes discernons-nous ensemble et prenons-nous des décisions ? Comment peuvent-elles être améliorées ? Comment favorisons-nous la participation de tous aux décisions au sein de communautés structurées d’une manière hiérarchique ? Comment conjuguons-nous la phase consultative et la phase délibérative, le processus menant à la prise de décision (decision-making) et le moment de la décision (decision-taking) ? De quelle façon et avec quels instruments encourageons-nous la transparence et la responsabilité (accountability) ?
X. SE FORMER À LA SYNODALITÉ
La spiritualité du marcher ensemble est appelée à devenir le principe éducatif de la formation humaine et chrétienne de la personne, la formation des familles et des communautés. Comment formons-nous les personnes, spécialement celles qui occupent des rôles de responsabilité à l’intérieur de la communauté chrétienne, pour les rendre davantage capables de “ marcher ensemble ”, de s’écouter mutuellement et de dialoguer ? Quelle formation au discernement et à l’exercice de l’autorité offrons-nous? Quels instruments nous aident-ils à lire les dynamiques de la culture dans laquelle nous sommes immergés et leur impact sur notre style d’Église ? "
Bon après-midi.
Scrutator.

( 932261 )
Révélateur : en son et images par olive (2021-10-24 17:12:35)
[en réponse à 932248]
La clé de compréhension est donnée dans ce reportage par l'archevêque lui même : "l'enjeu majeur de ce synode est d'évacuer tout ce qui pourrait donner prise à un pouvoir " en clair la courant traditionnel revivifié par le Pape Benoit XVI avec Summorum Pontificum a été perçu comme un pouvoir ; il a été neutralisé par Traditionis Custodes.
Ce qui permet de dire à la référente du diocèse de Rennes " à nous écouter les uns les autres" ; on est tellement mieux entre soi !
En clair nous sommes virés de l'Eglise.
lien =>
https://www.youtube.com/watch?v=bJ0y4ICZpm4
nota : merci Scrutator Sapientiæ pour vos messages