Le Forum Catholique
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( 931730 )
Monseigneur de Moulins-Beaufort, par Tryphène (2021-10-14 21:05:51)

( 931744 )
Démission inéluctable. Combien de jours tiendra-t-il ? par Gaspard (2021-10-15 09:56:49)
[en réponse à 931730]
C'est lamentable.

( 931747 )
Comme quoi la confession a bon dos par Philippilus (2021-10-15 10:07:53)
[en réponse à 931730]
Le problème est manifestement ailleurs.
S'en prendre à la confession est une aubaine pour les ennemis déclarés de l’Église: attaquer un sacrement.
Faire croire que le problème tourne autour de la confession est une aubaine pour faire diversion et protéger ceux qui en position de responsabilité n'ont pas su agir.
Philippilus

( 931762 )
La confession est un phantasme des républicains de gauche depuis un siècle ! par JVJ (2021-10-15 13:58:38)
[en réponse à 931747]
Les radicaux refusaient le droit de vote aux femmes sous le prétexte non avoué que les femmes obéissaient à leurs curés... de droite ou royalistes, et qu'elles étaient manipulées en confession pour ne pas devoir avouer un vote honteux.
De fait, être catholique pratiquant et voter pour les républicains et/ou les radicaux en 1880 ou 1905 étaient incompatible...
Dans l'entre-deux-guerres, c'était les mêmes sénateurs radicaux de gauche qui bloquaient, le parti de saint Jean Zay. Les députés ont voté pour, plusieurs fois.
Les maçons et les républicains haïssaient le catholicisme dans ses sacrements et la confession relevait selon eux, on peut comprendre, de la manipulation de masse. Les voeux monastiques étaient une autre horreur, depuis 1790 et tout au long du XIXe s. (même sous la Restauration).
Aujourd'hui la confession est un sacrement encore plus moribond que la confirmation.
Les évêques d'aujourd'hui, pour certains impeccables et même plus, vont un jour finir par payer la note salée laissée par cinquante ans et plus de cirque et de renoncements.
La persécution des tradis est une honte. Des évêques ont su être très légers avec les chrétiens communistes, socialistes, syndiqués, du parvis etc. Tout d'un coup, il faudrait militer pour l'observance du NOM ! Quelle blague. Et le niveau de catéchisation est tellement bas, à supposer qu'on puisse y enseigner quoi que ce soit avec des formateurs légers et des parents indifférents sinon hostiles.

( 931764 )
Certes oui, mais ce qui est nouveau par Philippilus (2021-10-15 14:24:15)
[en réponse à 931762]
C'est qu'elle devienne un alibi commode pour masquer les insuffisances générale du haut clergé dans la sanction des fautes graves dont il a eu connaissance.
On en paye les conséquences:
" Je ne connais un seul criminel que le sentiment d'impunité ait amené à s'amender" Cal de Richelieu, Testament politique.
Philippilus

( 931787 )
Pas que les évêques, toute l'Eglise était "complice" par JVJ (2021-10-15 17:30:00)
[en réponse à 931764]
du moins les pratiquants et les impliqués.
Les évêques avaient et ont des conseils et des conseillers. Dans les villages et les villes, les choses se savent et se savaient.
En certains diocèses, le parapluie s'ouvre depuis quelques années au moindre soupçon, quitte à ne pas conserver la présomption d'innocence du prêtre ou du quidam. Cela a conduit à des suicides, et je ne parle pas même pas de l'opprobre, des suspicions, de la mise en cause de l'honneur qui est rarement rétabli ensuite.
Dans un domaine qui n'a rien de sexuel, mais qui concerne deux adultes consentants, il y a des cas nombreux de prêtres qui ont leur moitié avec eux ou des diacres veufs qui vivent avec quelqu'un. Cela se fait, on ferme les yeux. Ceux qui fréquentent une célèbre bibliothèque religieuse de Paris savent que l'un des anciens responsables vit de longue date extra conventum avec son copain. J'ai sur mes rayons de nombreux livres de Bruckberger, qui défend aussi la messe traditionnelle. Cela ne l'empêchait pas de vivre avec une femme en Suisse et de venir chez Pivot en habit. D'autres morts sont assez troublantes, de Riobé à un cardinal parisien (je sais qu'on a dit qu'il avait un apostolat auprès des prostituées...).
Dans les années 80-90, je le répète. Un parent qui massacrait son enfant, par les coups ou en couchant avec, le faisait en toute impunité. Et cela continue, n'ayez crainte.
L'Eglise, dans son empyrée, aurait dû être impeccable. Mais l'Eglise ce n'est pas seulement le clergé ! Je suis un pauvre type, aussi, à mes heures. Et je ne vais pas refaire la liste des fondateurs et autres supérieurs qui ont gravement péché, en ayant durant de nombreuses années prêché la nouvelle évangélisation de Jean-Paul II.
C'est vrai, j'aimerais que beaucoup d'évêques, au lieu de persécuter les tradis et la messe de St-Pie V avec le caté et le reste, s'occupent des véritables déviances. On ne les a jamais vus corriger ou interdire un prêtre pour sa manière de célébrer le NOM ou dégommer des catéchistes qui transmettent du flan, et parfois, des hérésies.

( 931753 )
Démission pour lui et d’autres… par Nemo (2021-10-15 11:53:41)
[en réponse à 931730]
Les évêques veulent laver leur linge sale en public.
Ce sera une bonne chose s’ils sont les premiers à prendre conscience de leurs responsabilités écrasantes.
Pas plus qu’autrefois je ne peux m’associer aujourd’hui à leur incurie présente et passée.
Oui, la démission du président de ses fonctions à la CEF et à la tête de son diocèse est inéluctable.
Ces gens se trompent de combat. Ils pourchassent les traditionalistes, négligent horriblement les enfants, et se justifient derrière des textes qui n’ont toujours pas fait leurs preuves 60 ans après.
Et on pourrait aussi parler de la gestion des diocèses qui les mène à la faillite.

( 931779 )
On voit surtout par Rothomagus (2021-10-15 16:38:55)
[en réponse à 931730]
Une évolution, dans ce cas précis, du témoignage de la victime, et de la réponse de la justice elle-même.
Mgr de Moulins-Beaufort s'est trouvé dans cette situation compliquée à gérer, alors que la justice avait aussi connaissance de l'affaire. Je signale que ça fait des années qu'il leur est recommandé de se positionner en fonction du juge pénal. Et que désormais en France, nous avons la présomption d'innocence. Vous faites comment pour justifier des mesures conservatoires dans ce cas-là ?
D'autant qu'évêques comme prêtres, personne ne rentre dans les ordres pour se retrouver obnubilé par des affaires de ce genre. Ils ont aussi autre chose à faire de leur temps. En plus du rythme quotidien, avoir à régler des embêtements pareils, qui doivent être très déstabilisants : je les plains beaucoup.
Alors, les "il le savait" un peu, beaucoup, pas du tout, voir entre ceux qui disent la vérité ou qui mentent : la barbe ! La plupart des évêques sont parfaitement innocents, bon sang ! Ils ont vent d'un cas potentiel et leur ministère est gêné voire gâché par ces histoires qui les placent devant de décisions à prendre, sans avoir "toute connaissance de cause".
Mais qui sommes-nous pour les juger ?
Pour Mgr de Moulins Beaufort, il aurait fallu qu'il fasse quoi ? Quelle est la solution miracle des donneurs de leçons a posteriori ?
Virer un prêtre sur un soupçon, et se laver les mains de ce qu'il deviendra ensuite ?
Comprimer le prêtre dans un ministère qui n'en est presque plus un, et le condamner de facto à se cloitrer toute sa vie ?
Le mettre dans une prison ecclésiastique, qui n'existe pas ?
Les prêtres en France sont aussi des citoyens comme les autres, l'évêque n'est pas leur tuteur ou leur curateur, ni une forme de juge permanent chargé de ne faire régner que la discipline. Sinon ce qu'il reste de vocations ne fera pas long feu.
Il y a tout de même un monde entre faire comme si de rien n'était, et s'exonérer de la justice des hommes pour condamner et brimer a priori tous ceux sur qui un jour le soupçon s'abat.
Taper globalement sur les évêques, c'est faire le jeu de ceux qui veulent la destruction de l'Eglise.

( 931789 )
Amusant... par Don Rodrigue (2021-10-15 17:49:36)
[en réponse à 931779]
Comprimer le prêtre dans un ministère qui n'en est presque plus un, et le condamner de facto à se cloitrer toute sa vie ?
N'est-ce pas ce que la majorité des prêtres traditionnels ont subi depuis le concile et la réforme liturgique ?
Nous sommes hélas les témoins privilégiés de l'extrême sévérité pratiquée envers les prêtres traditionnels qui est inversement proportionnelle à la mansuétude pratiquée envers les prêtres abuseurs.

( 931794 )
Des prêtres qui furent curés pendant 40 ans d'un même lieu par JVJ (2021-10-15 18:36:46)
[en réponse à 931789]
ont été priés par l'évêque de dégager, car sa présence gênante dans le presbytère était un contre-témoignage de l'Evangile, sicut dixit. Par méthodologie, je renonce à citer l'Evangile, étant donné le nombre de bêtises que j'ai entendues, au nom de l'Evangile, pour justifier tout et n'importe quoi.
Il fallait laisser la place à un jeune curé pour qu'il puisse absorber sereinement la paroisse, quitte à fermer les yeux sur la voiture qui venait de temps à autre le soir devant son presbytère... On interdit au vieux d'avoir les clés de l'église voisine et on l'obligea à siéger dans la nef avec les familles lors d'obsèques malgré la demande du défunt de procéder aux funérailles. Les laïcs étaient très contents de jouer au curé. Comme ils n'allaient pas au cimetière, le vieux donnait l'absoute, librement.
Le jeune dira par lettre ouverte que le vieux tapait dans la caisse, sans préciser que le vieux n'avait pas de douche et un mauvais poêle qui enfumait sa cuisine, que le vieux n'avait jamais investi dans un dentier et devait se contenter de trois pièces sans se plaindre (non pas demander comme le vieux un presbytère refait à neuf avec les appartements à l'étage, à une mairie socialiste ; presbytère qui ne sera occupé que quelques années avant d'être déserté définitivement).
L'évêque d'alors, un lâche, voulait garder le sang neuf et se débarrasser du vieux. C'est le même évêque qui ferma la maison de retraite diocésaine quinze jours avant la trêve hivernale. Ce scandale est passé à peu près comme une lettre à la poste. Pour expier, le délégué épiscopal chargé de veiller sur cette maison et pas fichu d'empêcher cela partit fidei donum dans la foulée !
Moralité : le jeune n'a pas eu la peau du vieux, et le jeune, comme c'est l'usage, est parti passer ses nerfs ailleurs, en demandant un changement d'incardination. Cela réglait aussi le problème du nicolaïsme. Le vieux a été enterré dans son ancienne paroisse et fut enterré par le nouvel évêque, qui avait, lui, un coeur de prêtre et d'évêque, un vrai.
Don Rodrigue était aux orgues et j'ai porté le cercueil.
Le traitement des vieux prêtres en certains diocèses est au-delà de l'odieux et révèle le degré réel de charité. C'est un critère essentiel. La semaine dernière, j'ai déjeuné avec un ami prêtre de 87 ans, toujours curé, d'un village célèbre entre tous. Voilà un diocèse intelligent.
ces vieux curés NOM ont tout vécu : l'eau froide et les mauvais repas au séminaire, le séminaire payant, la guerre, mille occasions de défroquer, un simple nom dans la semaine religieuse quand ils étaient ordonnés, la charge de 2e vicaire d'un curé parfois méprisant et les fins de mois difficiles, le concile, les leçons des laïcs, le co-gouvernement des paroisses, la mise à l'écart, les persécutions.
Combien de vieux prêtres étaient très mal reçus de l'EAP quand ils avaient le malheur de vouloir revenir la messe dans leurs anciennes paroisses ! J'ai des dizaines de cas. Plutôt une adap que la messe de l'ancien curé ! Qu'il dise sa messe chez ses invités !

( 931898 )
Questions à JVJ par Roger (2021-10-17 04:33:36)
[en réponse à 931794]
J au deux questions cher Monsieur
1- pourquoi parlez vous toujours par énigmes et sans citer vos sources rendant ainsi vos propos invérifiables ? De quel diocèse, de quel évêque, de quels prêtres parlez vous ?
2- comment un simple professeur des écoles de Langres ou d Orléans peut il connaître autant de secrets ecclésiastiques ? A la longue c est curieux : avez-vous créé un réseau de renseignement ou fabulez vous ?
Ceci étant dit sans agressivité- juste pour comprendre (je pense ne pas être le seul sur ce forum)

( 931990 )
Je confirme... par Don Rodrigue (2021-10-18 08:57:21)
[en réponse à 931898]
...les propos de JVJ quant au prêtre mentionné dans son message précédent puisque je l'ai bien connu moi-même (à une exception près : ce prêtre avait bien une douche). Et il est tout à fait exact de souligner que de nombreux prêtres, y compris diocésains et sans aucune pratique traditionnelle, ont été victimes de terribles vexations sur la base parfois de mensonges, alors que des prêtres abuseurs ont pu bénéficier au contraire d'une grande indulgence.
Pour le reste, et pour connaître personnellement JVJ, je ne vois pas pourquoi il viendrait à inventer des choses. Quant à ne pas citer de noms, même de personnes décédées, cela semble évident. D'ailleurs, je ne vois pas ce que cela apporterait de savoir le nom des prêtres ou de l'évêque concernés quand les faits rapportés sont authentiques, vérifiables par une autre source et qu'ils sont une leçon malheureusement très éclairante sur des problèmes que l'on feint de découvrir aujourd'hui (mansuétude envers les abuseurs) alors que de tous temps des prêtres ont été mis de côté sans aucun scrupule et pour des motifs plus que légers. En résumé : il était tout à fait possible de prendre des mesures radicales pour faire cesser les abus, encore fallait-il que ce fusse dans les intentions de l'époque, ce qui n'était clairement pas le cas.

( 931992 )
Désolé pour l'énorme faute par Don Rodrigue (2021-10-18 09:02:32)
[en réponse à 931990]
Que ce fût... Évidemment... Et pas " que ce fusse"...

( 931997 )
Ca devient agaçant par Roger (2021-10-18 09:29:44)
[en réponse à 931990]
Ce côté secret du forum...certains comprennent des allusions transparentes et d autres pas
D ailleurs quand pour ma part j annonce une visite canonique à venir dans les instituts ED , on me demande des "preuves"...
Si vous connaissez JVJ expliquez nous d ou bient son omniscience ecclésiastique : un réseau d espionnage inter diocésain depuis sa classe de CM2 ?

( 931998 )
Cela dit par XA (2021-10-18 09:47:50)
[en réponse à 931997]
Avez-vous lu Michel de Saint-Pierre ?

( 932001 )
En l'occurrence par Don Rodrigue (2021-10-18 10:59:12)
[en réponse à 931997]
JVJ parle ici de faits réels et passés. La comparaison avec une hypothétique visite canonique ne tient donc pas.
Pour le reste, je crois que JVJ a assez expliqué qu'il ne vivait pas avec des barrières. De fait, son cercle de relation est effectivement très large.

( 932046 )
J'ai aussi un réseau de chats... ni barrière, ni oeillère ! par JVJ (2021-10-18 20:41:46)
[en réponse à 932001]
Beaucoup de personnes ici parlent de prêtres, mais ils n'en ont vu que de loin, ou seulement au compte-gouttes, à condition qu'ils entrent dans un ou deux moules.
Même un prêtre de la Mission avec Libé sous le bras serait reçu avec l'honneur dû à son rang à ma table et au milieu des miens. Je ne lui cacherais pas si le propos se faisait plus précis, mais je sais aussi offrir trois heures au calme à des personnes qui parfois ne sont jamais invités nulle part (et pas dans de jeunes familles) et/ou mangent très mal.
Je ne réponds pas aux interrogations de Roger ou d'autres personnes mal léchées.
Avec les lecteurs prêtres qui doivent me lire (sans parler de laïcs amis ou connaissances...), si j'inventais quoi que ce soit depuis tant de mois, ceux-ci me déserteraient ou me prendraient pour un mythomane. Roger, vous auriez dû y penser depuis un bout de temps. Don Rodrigue a bien compris, évidemment, que citer des noms est inutile.
Même Luc Perrin avait mis en doute un séjour romain en lieu choisi, avant de rétropédaler. Quand je parle de mes souvenirs au premier étage via santa Chiara, les anciens séminaristes au moins comprennent de ce dont il s'agit.
J'ai beaucoup de défauts, mais je parle à tout le monde, y compris dans l'Eglise.
Le mot réseau est totalement impropre, car je n'en use nullement pour des avantages personnels. C'est seulement celui de l'amitié et de la reconnaissance pour chacune de ces personnes, vivantes ou hélas déjà mortes. Je sais que je peux compter sur elles, elles savent qu'elles peuvent venir en pleine nuit ou une semaine à la maison.

( 931977 )
Bien vu. par Paterculus (2021-10-17 23:16:25)
[en réponse à 931779]
Je suis toujours outré qu'une simple dénonciation sans preuve suffise parfois pour qu'un prêtre soit renvoyé par son évêque et donc brisé pour le reste de ses jours : le cas s'est vu de prêtres innocentés par la justice, mais qui n'ont pas pu reprendre de ministère à cause des mesures hâtives prises par leur évêque. Et à un autre niveau, voyez le cas du Cardinal Pell.
Il est donc facile de critiquer mais ce cas avec des déclarations évolutives de la victime (bien compréhensibles d'ailleurs puisque cela touche à l'intimité) a dû être particulièrement difficile à gérer.
La critique de certaines décisions me paraît infondée (l'envoi au Maroc, dans une communauté isolée, n'était pas une mauvaise idée).
En revanche, peut-être quelque chose m'échappe, mais je ne vois pas ce qu'il fait dans un presbytère alors qu'il n'a pas le droit de célébrer les sacrements.
Ceci dit, il est vrai que ce prêtre a désobéi à plusieurs reprises, et que cela aurait dû donner lieu à des sanctions spécifiques.
Votre dévoué Paterculus

( 932000 )
des cas particuliers et un phénomène systémique par Luc Perrin (2021-10-18 10:41:08)
[en réponse à 931779]
Rothomagus, avocat du Diable ici, nous explique à travers le prisme d'un cas particulier - que j'ignore pour ma part et donc qui n'est pas le centre de la question - que tout est uniquement cas particulier et que les évêques français, irlandais, américains, argentins, canadiens, allemands, belges ... jusqu'en Inde, en Afrique bref partout dans le monde "Ils ont aussi autre chose à faire de leur temps." (Rothomagus).
Les évêques seraient impuissants comme dans une famille, comme dans une école, comme dans X ou Y groupe social : un crime est commis ou a peut-être été commis, présomption d'innocence, mais le "bon réflexe" serait celui du Pharisien et haro sur le "bon Samaritain" qui en cherchant à arrêter un crime ou à prévenir de futurs crimes, perdrait son temps ou pire "Taper globalement sur les évêques, c'est faire le jeu de ceux qui veulent la destruction de l'Eglise."
Pour Rothomagus, circulez il n'y a rien à voir voilà la substantifique moelle de l'Écriture. Passez votre chemin, n'écoutez que les puissants, ignorez les enfants, écrasez les justes fidèles qui ne demandent qu'une messe, découragez les vocations sacerdotales et religieuses ... Je ne sais pas où vous avez lu cette Bible Rothomagus, de quelle étrange version vous usez mais cela sent le souffre plus que l'odeur de sainteté.
En êtes-vous encore en 2021 après les épais rapports, les travaux de commission type Sauvé qui s'accumulent depuis 20 à 30 ans au quatre coins du globe à être dans un tel déni ?
Je sais que la sinistre époque que nous vivons est au refus des évidences (cf. le délirant et désastreux vaxisme romain et laïque) mais quand même Rothomagus depuis Boston 2002 et l'empilement de tant et tant de victimes avérées en être encore à un raisonnement comme le vôtre, c'est plus que tristounet, Ecclesia Dei adflicta.
Votre discours est celui de 1970 ou 1990 et avant qui, précisément, a contribué à donner à des cas particuliers une dimension systémique à l'échelle de l'Église catholique (échelle mondiale) et c'est ce même discours - on se serre les coudes et on ferme les yeux je résume - qui a gangrené les autres Églises chrétiennes et autres religions car le phénomène n'est pas spécifique au catholicisme.
Etrange vision de l'évêque aussi qui serait, selon vous, privé de tout moyen d'action. Ah bon le droit canonique a été supprimé ? Quand ça ? Vous avez la date ça m'intéresse.
Les évêques de France ont rédigé des guides pour les cas d'abus supposés : les règles existent et depuis de nombreuses années. Ces règles ont même été étendues, avec une efficacité douteuse d'ailleurs, à la hiérarchie elle-même par l'actuel Pontife romain : la Lettre au peuple de Dieu (été 2018) dans le feu de l'affaire McCarrick - McCarrick l'ex-cardinal condamné par la procédure canonique et réduit à l'état laïc vous vous souvenez non ? - et en mai 2019, la Lettre Vos est lux mundi précise les dispositions à suivre pour les prêtres et les évêques.
Au plan du cas particulier, la seule chose à regarder, ce sont les procédures, une fois l'évêque dûment averti, ont-elles été suivies ? Sinon pourquoi ? Il y avait peut-être de bonnes raisons de droit à cela. J'ai parfaitement conscience que des clercs innocents ont été entraînés dans des procédures calomnieuses à leur égard : le prêtre d'Outreau, le cardinal Barbarin, le cardinal Pell sont des exemples connus. (la justice humaine les a reconnus innocents après une terrible épreuve)
J'ai aussi parfaitement conscience de l'énormité du scandale à échelle mondiale et de la culpabilité de beaucoup trop de Preynat et d'évêques façon Roger Vangheluwe (Bruges 1984-2010 démissionnaire après aveux couvert par le cardinal Danneels et le reste de la hiérarchie belge), de l'ex-évêque d'Oran en Argentine ou les nombreux cas américains, de cardinaux façon Keith O'Brien et McCarrick.
Je n'ai pas oublié le procès Pican, alors évêque de Bayeux-Lisieux (+ 2018), condamné par la justice des hommes en 2001 à 3 mois de prison avec sursis.
Non fermer les yeux n'est pas l'attitude prescrite par NSJC ni pour un prêtre ni a fortiori pour un évêque. Non les clercs et les évêques, ou supérieurs religieux car il y a de ce côté tant de cas remontés tragiquement à la surface (Macial Maciel etc.) et supérieurs de sociétés de prêtres (et cela inclut "la Tradition" qui a connu certaines affaires), non dis-je ils ne sont pas impuissants et certainement moins en 2021 qu'en 1970-1990 et avant.
Des procédures existent intra-ecclésiales et en coopération avec la justice civile, les enquêtes sont à mener, la calomnie est toujours possible et la présomption d'innocence doit être respectée.
Mais c'est le bon Samaritain qui doit être notre guide partout et toujours et pas le Pharisien dont Rothomagus prend la défense.
Plus la charge est grande, successeur des Apôtres excusez du peu !, plus l'autorité est large (cf. le Code de 1983 qui n'a pas été abrogé), plus la responsabilité aux yeux de Dieu d'abord est lourde. Vous savez Dieu, la Sainte Trinité, qui semblent les grands "oubliés" du christianisme contemporain. In fine, nous comparaîtrons tous et toutes devant notre Juge, et ce point capital paraît ne plus inquiéter personne en Occident au sens large.
Oh il est vrai que des théologiens mal inspirés (ex. Mgr Baron) nous incitent à croire que la justice divine ne passera pas. Toute la Bible et la Tradition démontrent pourtant le contraire.
Méditons et reméditons sans cesse Luc 17, 1-10.

( 932003 )
Cela me rappelle par Leopardi (2021-10-18 12:14:45)
[en réponse à 932000]
Votre citation:
Plus la charge est grande, successeur des Apôtres excusez du peu !, plus l'autorité est large (cf. le Code de 1983 qui n'a pas été abrogé), plus la responsabilité aux yeux de Dieu d'abord est lourde.
Me rappelle celle-ci:
"Partout où il y a grandeur, grandeur du souverain ou du pouvoir, et même de la pensée et des passions, l'erreur elle aussi est grande. Et la grandeur aujourd'hui, c'est Rome"
(Le procurateur Ponce Pilate dans Ben Hur)

( 932007 )
Systématique ou systémique ? par Meneau (2021-10-18 12:39:52)
[en réponse à 932000]
Autrement dit, le problème est-il lié à la constitution de l'Eglise, comme le suggère le rapport Sauvé, ou à des dérives systématique (et systématiquement couvertes) des hommes d'Eglise ?
Cordialement
Meneau

( 932026 )
Je confirme par Rothomagus (2021-10-18 16:35:09)
[en réponse à 932000]
que vous avez raison sur la majorité de votre développement.
Mais au point où nous en sommes, on a besoin d'esprit pratique.
Nous fidèles, n'avons aucun rôle dans le traitement par l'évêque du cas d'un prêtre sur qui le doute émerge. A moins de placer des conversations privées sur écoute. Nous sommes donc en situation de devoir faire confiance à son discernement et à son jugement, qui peut être faussé lorsqu'on lui cache une partie de la vérité.
Les scandales passés ou plus récents de couverture de ces faits sont mis au jour progressivement. Et ils ne devraient pas tous être mis au même niveau. Vous voyez quand même bien que tous ces faits sont montés en épingle depuis quelques années, suite à des cas d'abus massifs avec des complicités épiscopales.
Dans un passé pas si lointain, et rien qu'en France, des cas de ce genre (prêtres ou pas) ne sont pas tous passés aux assises. Des délits plutôt que des crimes, dans un certain nombre de cas. Et il n'y avait pas mort d'homme.
Côté Eglise, dans l'échelle du péché, je ne me risquerai pas à faire des comparaisons. Mais c'est certain : il s'agit du scandale et du problème numéro 1, médiatiquement parlant.
En effet, le droit canonique existe toujours et il semble être mal utilisé. Mais très franchement, un retour en arrière me paraît peu probable aujourd'hui. La procédure canonique n'ira jamais extraire un prêtre pédophile de la société, ou un futur ex-prêtre de l'approche de victimes potentielles à l'avenir. L'exclusion des ordres ou de l'Eglise est une chose ; or, ce n'est pas seulement ce qui est demandé aujourd'hui. Et même, la société civile et les victimes s'en fichent complètement. L'Eglise de France ne peut enfermer un prêtre ou un fidèle !
Or, il est demandé de mettre des pédophiles hors d'état de nuire. Parler du droit canonique, pour notre population qui ne croit plus en grand chose, c'est comme brasser du vent.
Il y a aussi tendance à considérer, pour l'Eglise seule, qu'une forme de lien de subordination entre l'évêque et le prêtre, crée un partage de culpabilité. C'est choquant.
C'est pourquoi je trouve que la patience des évêques français, et le fait qu'ils continuent de chercher des solutions pour la prise en compte de ces situations, est admirable.
S'ils cherchaient à se couvrir, à leur place je ferai partir tout courrier reçu à ce sujet sur le bureau du procureur de la république, en indiquant aux correspondants que les individus sont responsables de leurs actes. Ce n'est pas ce qu'ils font, ils ne s'en lavent pas les mains. A tort ? Car la république le sait très bien. Aussi, cette dernière ne se défausse-t-elle pas de ses responsabilités de protection des citoyens, en désignant si facilement le bouc émissaire qu'est l'évêque, victime évidente de cette incurie ?
Lorsqu'une mauvaise solution a été trouvée par l'évêque (ce que l'on ne sait qu'a posteriori, bien sûr), son choix initial devient alors complicité ou dissimulation. Ca n'est pas logique. Je répète donc que la solution de facilité, serait de tout coller sur les bureaux de la Justice de l'Etat, charge à l'évêque, ultérieurement, de tirer les conséquences d'une indisponibilité temporaire de l'individu, ou de sa condamnation.
Plutôt que de prendre des initiatives canoniques parallèles comme ils le font aujourd'hui, ils devraient recourir à l'Etat immédiatement pour se dédouaner de la suite des événements. Pour forcer l'Etat, via le juge, à prendre ses responsabilités. Mais sur quel fondement juridique en droit français ? Il me semble bien qu'avoir interdiction de travailler en contact des mineurs suppose d'être déjà condamné.