Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=931401
images/icones/coeur.gif  ( 931401 )Deo gratias! par Balbula (2021-10-11 07:43:48) 

Deux bonnes nouvelles : Entrée Flavigny. Vos prières pour un de nos fils qui fait partie de la cohorte seront appréciées.
Je suis officiellement docteure en éducation musicale depuis vendredi dernier! Merci pour vos prières,
Balbula
images/icones/bravo.gif  ( 931402 )Félicitations par Peregrinus (2021-10-11 07:54:25) 
[en réponse à 931401]

Il se trouve que je me demandais justement comment s'était passée votre soutenance.

Félicitations à vous !

Peregrinus
images/icones/fleur.gif  ( 931404 )Merci par Balbula (2021-10-11 08:12:45) 
[en réponse à 931402]

Ma soutenance s'est très bien passée, même si j'étais nerveuse, car je n'avais pas eu de temps que je souhaitais pour me préparer et exercer ma présentation en raison du départ de notre fils à Flavigny. J'avais anticipé dans ma présentation les questions que les évaluations écrites laissaient poindre et aucune question ne m'a déstabilisée (2 tours X 5 professeurs, plus la professeure des États-Unis en ligne qui en a posé une troisième).
Merci de votre intérêt!
Union de prières,
Balbula
images/icones/bravo.gif  ( 931412 )Félicitations pour votre doctorat... par Sacerdos simplex (2021-10-11 10:03:24) 
[en réponse à 931401]


Comme quoi, malgré ce que...


Il y a des gens cultivés et bien diplômés sur le Forum...




images/icones/fleur.gif  ( 931434 )C'est un grand bonheur par ptk (2021-10-11 13:25:27) 
[en réponse à 931401]

et un grand honneur que d'avoir un fils appelé aux ordres.

Dieu vous bénisse et le garde.

Bravo aussi pour votre doctorat.
images/icones/neutre.gif  ( 931438 )Félicitations par Vox clamantis (2021-10-11 13:44:38) 
[en réponse à 931401]

Pour la nouvelle qui est un aboutissement !

Et bonne continuation pour celle qui est un commencement...
images/icones/neutre.gif  ( 931480 )Félicitations par Paroissien (2021-10-11 22:15:04) 
[en réponse à 931401]

Félicitations à vous pour le doctorat en cette discipline bien intéressante !
Union de prières également pour votre fils.
images/icones/fleur.gif  ( 931487 )Félicitations par Vassilissa (2021-10-11 22:44:03) 
[en réponse à 931401]

Tout est dans le titre
images/icones/bravo.gif  ( 931503 )Deux jolies nouvelles ! par Glycéra (2021-10-12 11:01:35) 
[en réponse à 931401]


Bravo pour les fruits de ces persévérances !

Que Dieu continue à garder vos jours !

Glycéra
images/icones/fleur.gif  ( 931507 )Sans être indiscret... par Fenestri (2021-10-12 11:41:49) 
[en réponse à 931401]

Pourriez-vous nous dire en quelques mots comment a germé la vocation de votre fils ? L'aviez-vous perçue ? Et, encore plus indiscret, que ressent une mère de famille quand son fils lui annonce qu'il veut devenir prêtre ?

Toutes mes félicitations en tout cas !
images/icones/coeur.gif  ( 931571 )Tout est grâce par Balbula (2021-10-13 06:19:33) 
[en réponse à 931507]

Tout petit, il voulait devenir moine. Puis, ces dispositions se sont estompées peu à peu, les épreuves et les tentations de la vie ont fait leur bout de chemin et vous m'auriez dit qu'il rentrerait au séminaire il y a deux ans, j'aurais cru que vous divaguiez.
Le Bon Dieu lui a envoyé une grâce de conversion extraordinaire, la nuit de la fête de saint Joseph 2020, alors qu'il travaillait dans une mine d'or du Guyana. Rentré au pays, il a fait une retraite de St-Ignace qui l'a confirmé dans sa conversion et il a passé la dernière année à faire du bénévolat dans plusieurs maisons de la FSSPX et à prier pour savoir ce que le Bon Dieu attendait de lui. Il est entré à Flavigny dans l'idée de devenir frère, mais a beaucoup hésité pour la prêtrise.
Ce que je ressens? Beaucoup de gratitude et de joie, énormément moins d'inquiétude de le savoir à Flavigny que dans la jungle du Guyana, dans les blizzards du Nunavut, à 250 km/h en moto ou dans d'autres circonstances dangereuses qu'il affectionnait particulièrement à mon grand désespoir! Sa conversion et son parcours ont une influence extraordinaire sur ses frères, soeurs et amis. D'autres conversions suivent, c'est merveilleux!
Deo gratias!
Balbula
images/icones/fleur.gif  ( 931686 )Merci pour ce témoignage ! par Fenestri (2021-10-14 14:18:05) 
[en réponse à 931571]

Tout est dans le titre !
images/icones/ancre2.gif  ( 931574 )Que de grâces ! par Paterculus (2021-10-13 08:59:41) 
[en réponse à 931401]

On prie pour votre fils.
On rend grâce pour votre doctorat.
Mais, de grâce, épargnez-nous le "e" à la fin de docteur.
Qu'auriez-vous dit si votre fils, à ses quinze ans, avait déclaré qu'il ne voulait plus qu'on mette un "e" à élève, quand il s'agit de lui, parce qu'il est un garçon ? Que c'était ridicule, je présume. Alors pourquoi ne pas voir le ridicule dans le "e" à la fin de professeur et autres docteur ?
Bien des bonnes choses à vous et votre famille.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/1a.gif  ( 931615 )Désolée par Balbula (2021-10-13 18:59:56) 
[en réponse à 931574]

de vous avoir contrarié. Je n'ai pas pensé que la féminisation des noms n'était pas une chose aussi établie en France qu'elle ne l'est au Québec. C'est devenu aussi naturel pour moi d'écrire docteur, docteure que prieur, prieure ou supérieur, supérieure. Cela ne fait que suivre la règle générale des féminins en ajoutant le -e au masculin. Ce n'est pas le cas pour élève ou fidèle, qui ont une forme non-genrée.
Union de prières,
Balbula
images/icones/fleur.gif  ( 931626 )Justement ! par Paterculus (2021-10-13 20:44:04) 
[en réponse à 931615]

"Elève" n'est pas "genré", dites-vous.
Mais pourquoi donc "genrer" les mots comme "professeur" ?
Car alors pourquoi ne pas "genrer" le mot élève ?
VdP
images/icones/1a.gif  ( 931702 )Je ne comprends pas par Balbula (2021-10-14 17:01:48) 
[en réponse à 931626]

trop votre argumentation. Élève a déjà un "e" muet, on ne peut pas lui en ajouter un pour le féminiser. Enlever le "e" muet pour le masculiniser? Je ne connais pas d'exemple de mots français masculins qui terminent avec un "èv" qui deviendrait "ev" pour le coup, l'accent n'ayant plus sa raison d'être. Je ne vois pas l'intérêt de compliquer les choses davantage et de mettre des exceptions où il n'y en a pas.

La forme féminine -eure existe déjà, où est le problème? Cela peut éviter des incongruités comme : Le (ou la?) docteur Dupont est compétente.
Ce serait l'objet de quiproquos d'écrire, s'il s'agit d'une femme : "Le docteur Dupont est compétent."
En tous cas, je ne vois vraiment pas l'inconvenance dans : "La docteure Dupont est compétente."

Mais tout ceci nous éloigne passablement du sujet de ce fil. L'important est de rendre grâces à Dieu, pas de pinailler sur des féminins ou des masculins.

Union de prières,
Balbula
images/icones/1b.gif  ( 931703 )A vrai dire par Rémi (2021-10-14 17:06:59) 
[en réponse à 931702]

une femme docteur en médecine est en français une doctoresse, inutile donc ici d'inventer des mots.
images/icones/1b.gif  ( 931704 )Doctoresse n'est pas utilisé au Québec par Balbula (2021-10-14 17:13:21) 
[en réponse à 931703]

Comme l'atteste cet article de la Banque de dépannage linguistique, qui fait autorité ici en la matière : Docteur
Bien à vous,
Balbula
images/icones/1a.gif  ( 931705 )Ah, c'est une autre question par Rémi (2021-10-14 17:15:12) 
[en réponse à 931704]

alors. Notez que c'est un peu vieillot chez nous, cela dit.
images/icones/livre.gif  ( 931714 )Sur le sexe des mots par Regnum Galliae (2021-10-14 18:21:22) 
[en réponse à 931702]

C'est l'occasion de rappeler l'excellent texte de Jean-François Revel sur la question


Le sexe des mots
Jean-François Revel commente la féminisation des mots :

Byzance tomba aux mains des Turcs tout en discutant du sexe des anges.
Le français achèvera de se décomposer dans l’illettrisme pendant que nous discuterons du sexe des mots.
La querelle actuelle découle de ce fait très simple qu’il n’existe pas en français de genre neutre comme en possèdent le grec, le latin et l’allemand. D’où ce résultat que, chez nous, quantité de noms, de fonctions, métiers et titres, sémantiquement neutres, sont grammaticalement féminins ou masculins. Leur genre n’a rien à voir avec le sexe de la personne qu’ils concernent, laquelle peut être un homme.
Homme, d’ailleurs, s’emploie tantôt en valeur neutre, quand il signifie l’espèce humaine, tantôt en valeur masculine quand il désigne le mâle. Confondre les deux relève d’une incompétence qui condamne à l’embrouillamini sur la féminisation du vocabulaire. Un humain de sexe masculin peut fort bien être une recrue,?une vedette, une canaille, une fripouille ou une andouille.
De sexe féminin, il lui arrive d’être un mannequin, un tyran ou un génie. Le respect de la personne humaine est-il réservé aux femmes, et celui des droits de l’homme aux hommes??
Absurde!
Ces féminins et masculins sont purement grammaticaux, nullement sexuels.
Certains mots sont précédés d’articles féminins ou masculins sans que ces genres impliquent que les qualités, charges ou talents correspondants appartiennent à un sexe plutôt qu’à l’autre. On dit: «Madame de Sévigné est un grand écrivain» et «Rémy de Goumont est une plume brillante». On dit le garde des Sceaux, même quand c’est une femme, et la sentinelle, qui est presque toujours un homme.
Tous ces termes sont, je le répète, sémantiquement neutres. Accoler à un substantif un article d’un genre opposé au sien ne le fait pas changer de sexe. Ce n’est qu’une banale faute d’accord.
Certains substantifs se féminisent tout naturellement: une pianiste, avocate, chanteuse, directrice, actrice, papesse, doctoresse. Mais une dame ministresse, proviseuse, médecine, gardienne des Sceaux, officière ou commandeuse de la Légion d’Honneur contrevient soit à la clarté, soit à l’esthétique, sans que remarquer cet inconvénient puisse être imputé à l’antiféminisme. Un ambassadeur est un ambassadeur, même quand c’est une femme. Il est aussi une excellence, même quand c’est un homme. L’usage est le maître suprême.

Une langue bouge de par le mariage de la logique et du tâtonnement, qu’accompagne en sourdine une mélodie originale. Le tout est fruit de la lenteur des siècles, non de l’opportunisme des politiques. L’Etat n’a aucune légitimité pour décider du vocabulaire et de la grammaire. Il tombe en outre dans l’abus de pouvoir quand il utilise l’école publique pour imposer ses oukases langagiers à toute une jeunesse.
J’ai entendu objecter: «Vaugelas, au XVIIe siècle, n’a-t-il pas édicté des normes dans ses remarques sur la langue française??». Certes. Mais Vaugelas n’était pas ministre. Ce n’était qu’un auteur, dont chacun était libre de suivre ou non les avis. Il n’avait pas les moyens d’imposer ses lubies aux enfants. Il n’était pas Richelieu, lequel n’a jamais tranché personnellement de questions de langues.
Si notre gouvernement veut servir le français, il ferait mieux de veiller d’abord à ce qu’on l’enseigne en classe, ensuite à ce que l’audiovisuel public, placé sous sa coupe, n’accumule pas à longueur de soirées les faux sens, solécismes, impropriétés, barbarismes et cuirs qui, pénétrant dans le crâne des gosses, achèvent de rendre impossible la tâche des enseignants. La société française a progressé vers l’égalité des sexes dans tous les métiers, sauf le métier politique. Les coupables de cette honte croient s’amnistier (ils en ont l’habitude) en torturant la grammaire.
Ils ont trouvé le sésame démagogique de cette opération magique: faire avancer le féminin faute d’avoir fait avancer les femmes.

images/icones/coeur.gif  ( 931720 )Excellent texte! par Balbula (2021-10-14 18:39:36) 
[en réponse à 931714]

Je le garde sous le coude, merci beaucoup!
Balbula
images/icones/neutre.gif  ( 931722 )[réponse] par Yves Daoudal (2021-10-14 18:52:37) 
[en réponse à 931714]

J’ai sursauté en voyant que même sur le Forum catholique quelqu’un se disait content d’être devenu « docteure ». Je n’ai pas réagi, parce que je me dis que si on en arrive à voir cela même sur le FC c’est que ce combat-là est lui aussi définitivement perdu.

Le texte de Revel est et demeurera une référence pour l’histoire. Et il dit l’essentiel : les titres de beaucoup de fonctions ne sont pas genrés.

On en est au point où ceux qui veulent tout « dégenrer » en arrivent précisément à « genrer » des mots qui ne l’ont jamais été !

Il y a encore, mais sans doute pour plus très longtemps, des femmes à qui on doit dire « Madame le Maire », et il y a Pascale Andreani, qui est « ambassadeur de France » à Budapest.

Elle tient à ce titre d’ambassadeur, car on peut voir plus haut dans la liste une autre femme qui, en 1986, se disait ambassadrice.

La photo ci-dessous m’a réjoui autant qu’elle a fait pousser des hurlements à gauche : on voit Pascale Andreani avec Katalin Novak, secrétaire d’Etat à la Famille (traditionnelle) et vice-présidente du parti d’Orban, qui vient de se faire décorer de la Légion d’honneur. (La légende de la photo est celle de l’ambassade de France.)

« Benoît Puga, Grand Chancelier de la Légion d’honneur, Katalin Novák, Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la Famille, Pascale Andréani, Ambassadeur de France, et Frédéric Petit, député des Français établis hors de France. »
images/icones/ancre2.gif  ( 931727 )Bien d'accord avec vous ... par Paterculus (2021-10-14 20:00:50) 
[en réponse à 931702]

... quand vous dites :

Je ne vois pas l'intérêt de compliquer les choses davantage et de mettre des exceptions où il n'y en a pas.


La complication est venue de ce qu'on a voulu ajouter des "e" où ils sont inutiles.
Je maintiens que c'est aussi ridicule d'ajouter des "e" aux mots qui désignent des femmes que cela le serait si on voulait les supprimer aux mots qui désignent des hommes.
Va-t-on dire un sentinel ou un estafet ? - Grotesque !

La langue française vient du latin, et elle doit sa formidable homogénéité au fait que ceux qui l'ont mise en règle, à l'âge classique, s'en sont souvenus.
Par exemple, il a fallu un jour déterminer si l'on devait mettre un "s" à "parmi". On a établi que la syllabe "mi" ne venait pas du participe passé de "mettre" : "parmi" venant du latin per medium ne prend pas de "s". Sinon il faudrait dire une personne parmisE les autres, etc...
Grâce à l'Académie Française qui a maintenu ce raisonnement, le français du XVIème siècle est toujours compréhensible dans tous les pays francophones.

Donc pour la discussion qui nous occupe, on aurait dû suivre l'usage latin. Nauta, ae, qui signifie le marin, est masculin, alors que la plupart des mots latins en a, ae sont féminins : on ne dit pas nautus quand il s'agit d'un homme !
Ainsi bonus nauta signifie un bon marin, et bona nauta une bonne ... marinette. (C'est l'appelation reçue dans notre marine nationale, mais elle n'a rien d'officiel ! - Et on ne peut pas dire "matelotte" mais c'est pour d'autres raisons.)
La règle est qu'un mot latin peut désigner un homme ou une femme indifféremment, sa forme ne change pas, c'est son genre qui change et cela se voit à l'adjectif qui l'accompagne.

Je ne vois donc pas d'inconvénient à ce qu'on dise "Madame la ministre". Certains disent que "député" est un nom masculin, et doit le rester même s'il s'agit d'un femme : c'est idiot, car en réalité "député" est un participe passé substantivé : on peut donc le mettre au féminin et le substantiver ensuite.
Dans cet ordre d'idée, je signale que si prieure ou supérieure ont pu être féminisés, c'est parce qu'ils dérivent d'adjectifs latins (ce sont des comparatifs sans positifs, dérivés de prépositions ou adverbes (super ou supra donnent superior, prior dérivé sans doute de prae donne primus au superlatif - on a prius et superius au neutre des comparatifs). Ces deux mots féminins ne peuvent donc pas servir de modèles pour une féminisation des noms comme docteur ou professeur...

VdP