Le Forum Catholique
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( 930967 )
Menace sur le secret de confession ? par Athanase (2021-10-06 09:38:52)
Si l’on en croit
Mgr de Germay qui admet la réflexion sur son caractère absolu.

( 930969 )
Salut les psychorigides par Rikiki (2021-10-06 09:50:05)
[en réponse à 930967]
L’idée que les évêques ou ceux qui ont bossé sur le sujet soient bouleversés au point d’envisager cette hypothèse ne vous effleure pas ? C’est tabou ?
C’est génial. On révèle un fléau gigantesque, on met en évidence la complicité de fait de la hiérarchie, du clergé et des fidèles (tous ceux qui savaient mais n’ont rien fait), mais vous vous ne voyez de scandale que dans la discussion sur la confession ?

( 930972 )
Salut par Luc de Montalte (2021-10-06 10:00:24)
[en réponse à 930969]
Vous oubliez cet autre scandale qui est de prétendre que le célibat des prêtres aurait un quelconque rapport avec la pédophilie, comme si on devenait pédophile faute de femme. Et ceci alors que 80% des victimes sont des garçons soit dit en passant.
Un moyen efficace de rendre officiellement suspects tous les prêtres.

( 931010 )
Le secret de la confession n'est pas un tabou, mais un sanctuaire inviolable ! par Ubique Fidelis (2021-10-06 13:59:38)
[en réponse à 930972]
Si les voix des victimes ne peuvent être étouffées, qui nous bouleversent tous et à qui va notre compassion, le secret des consciences ne peut être brisé.
Le secret de la confession est absolu et inviolable, il ne peut être levé, fût-ce de manière exceptionnelle ou circonstanciée, et ne doit pas céder devant le code pénal, sans quoi c'est le sacrement de pénitence même qui s'effondre et, avec lui, l'économie du Salut.
La justice c'est rendre ce que l'on doit à qui on le doit ; la justice veut que l'on fasse payer les coupables, pas les innocents.
A bien des égards, les recommandations du rapport de la Ciase manquent cruellement à la justice qui est une vertu, pas un concept administratif froid.
En union de prières pour l'Eglise, de nouveau, battue par les flots déchaînés du monde.

( 930973 )
pas d'accord avec vous par jejomau (2021-10-06 10:25:14)
[en réponse à 930969]
Tout est dit

( 930974 )
Et on décanonise saint Jean Népomucène aussi ? par Fenestri (2021-10-06 10:28:36)
[en réponse à 930969]
L’idée que l'Église sache depuis des siècles que des voleurs, des meurtriers, viennent se confesser, mais maintienne quand même le secret de la confession car elle aurait éventuellement de bonnes raisons ne vous effleure pas ?
La monde n'est pas binaire. Ce n'est pas soit :
- on dénonce le scandale des abus et on veut la levée du secret de confession
- ou on tait le scandale des abus et on dénonce la volonté de lever le secret de confession.
Vous me mettez dans quelle case, moi qui suis horrifié par ce rapport mais qui ne veut en aucun cas que soit levé le secret de confession ? Semi-rigide ?
Car une confession n'est pas une discussion avec son avocat ou son médecin, ni même une discussion entre amis. La confession est un sacrement. Le pénitent ne parle pas au prêtre, il parle à Dieu : "Le confesseur n’est pas le maître, mais le serviteur du pardon de Dieu" (CEC 1466). Le Catéchisme rajoute bien : "Il ne peut pas non plus faire état des connaissances que la confession lui donne sur la vie des pénitents. Ce secret, qui n’admet pas d’exceptions, s’appelle le " sceau sacramentel ", car ce que le pénitent a manifesté au prêtre reste " scellé " par le sacrement."
Vouloir lever le sceau sacramentel de la confession, c'est accepter qu'on puisse être "débaptisé", "déconfirmé", "désordonné", "démarié"...
Et on pourra peut-être décanoniser saint Jean Népomucène alors, mort pour rien !

( 930979 )
On envisage de rompre avec la Tradition apostolique: une hérésie ! par Athanase (2021-10-06 10:55:56)
[en réponse à 930974]
Au nom de la lutte contre un mal qui a brisé des vies, on déplace le problème sur le secret de la confession. Ce secret au nom duquel certains ont préféré perdre la vie. Mais là, en raison d'une transparence qui n'admet aucune exception, on discute sereinement d'un point qui relève bien de la doctrine de l'Eglise, qui n'est pas disciplinaire. Si on admettait qu'il fût écorché, que se passerait-il ? Une hérésie avec une conséquence grave pour toute l'Eglise et pour ceux qui la promeuvent.
J'ai vaguement parcouru le rapport de Jean-Marc Sauvé. Il est intéressant et les récits nous éclairent sur bien des problèmes et des pratiques contestables et scandaleuses. Je n'ai pas envie, sur ce point, de rajouter un laius dans l'indignation puisqu'elle est si évidente qu'elle est devenue une posture obligée. Mais j'avoue être sceptique sur les qualités théologiques de Jean-Marc Sauvé, qui me paraît plus doué sur les rapports du droit interne et du droit international, que sur la théologie sacramentelle...

( 930976 )
Non, ce genre de réponse ne... par Sacerdos simplex (2021-10-06 10:40:35)
[en réponse à 930969]
Une réponse de ce genre est agressive et méprisante,
et une telle attitude ne favorise pas la recherche - et la découverte ! - de la vérité.
Il y a certes un gros scandale, on est d'accord.
Mais il faut arriver à sortir du cercle infernal de répéter en boucle :
"Oh qu'est-ce c'est scandaleux !..."
C'est vrai que c'est scandaleux, mais on a le droit aussi de réfléchir sur d'autres aspects !
D'autant que la commission est constituée de laïcs.
On peut craidre que leur formation théologique soit encore plus catastrophique que celle de bien des prêtres.
Là, il s'agit de toucher à l'essence d'un sacrement (oui, parce que le secret fait partie de ce sacrement, et il y a eu des prêtres tués plutôt que de trahir ce secret).
Cela doit nous faire bondir.
C'est comme si on disait que de temps en temps on pourra profaner tel ou tel sacrement.
Pour l'instant, les évêques sont affolés.
L'évêque de Strasbourg (sauf erreur) a déclaré, presque sur le champ, sur une radio, qu'il acceptait tout de suite toutes les propositions du rapport.
Je suppose qu'il ne les avait même pas lues toutes ?
(et même alors, il faudrait longuement réfléchir. Parce qu'en plus, ça encourage l'Etat et les ennemis de l'Eglise à pousser dans ce sens, et là on ne sait pas où ça pourrait s'arrêter.)
C'est, me semble-t-il, d'une grande imprudence.

( 930980 )
Le réflexe premier des évêques français par Jean-Paul PARFU (2021-10-06 10:58:31)
[en réponse à 930976]
est toujours de se coucher devant le politiquement correct. Ils ont peur de "la République", ils ont peur de leur ombre. C'est aussi pourquoi ils n'ont rien dit, et continuent de ne rien dire, contre l'avortement.

( 930982 )
Confession auriculaire par Rikiki (2021-10-06 10:59:01)
[en réponse à 930976]
Je n'ai nullement dit que j'étais favorable à cette idée de "désabsolutiser" le secret de la confession. A ce stade c'est plutôt le contraire.
Je dis que la question ne devrait pas être taboue, et que pousser des cris d'orfraie de façon réflexe quand quelqu'un pose la question n'a pas de sens (surtout quand on trahit la proposition initiale, qui n'est pas de mettre fin au secret de la confession mais d'introduire une exception au caractère absolu... on peut imaginer le cas où c'est une victime qui parle et qu'elle est d'accord pour que le prêtre intervienne, par exemple ?).

( 930984 )
Vous confondez "tabou" et "non-négociable". par Fenestri (2021-10-06 11:06:56)
[en réponse à 930982]
La question des abus a été taboue.
La question du secret de la confession est non-négociable.
Ce n'est pas parce qu'on ne veut pas discuter de quelque chose de non-négociable qu'on la met sous le tapis. Dans nos sociétés, on ne discute pas par exemple de la possibilité de légaliser l'inceste. Il ne s'agit pas d'un tabou, mais d'un interdit qui a été posé.
On ne parle pas de la possibilité de retirer le sacrement du baptême et d'être "débaptisé", tout simplement parce que l'Église enseigne que le sacrement est indélébile.
Ainsi, on parle pas de la possibilité de lever le secret de confession, car l'Église enseigne que la discussion est placée sous un sceau sacramentel.

( 930988 )
Oui, si quelque est non-négociable, il faut le dire d'emblée !... par Sacerdos simplex (2021-10-06 11:25:52)
[en réponse à 930984]
Si on commence dire qu'il faut réfléchir, etc.,
l'adversaire va se sentir en position de force, il voit qu'on n'est pas très ferme, pas très convaincu ; et il va vouloir négocier, ou plutôt imposer son point de vue !...
Et des catholiques se diront qu'après tout, peut-être qu'on pourrait quand même négocier.

( 930987 )
Aucune différence par Luc de Montalte (2021-10-06 11:19:13)
[en réponse à 930982]
Entre mettre fin au secret de la confession et y introduire des exceptions. Ce n'est pas négociable, point.

( 930992 )
Tabou ou non négociable par LeStéph (2021-10-06 12:10:12)
[en réponse à 930982]
c'est la même chose. Cela s'applique aux principes et non aux faits.
Overton avec sa fameuse fenêtre avait bien compris le principe qu'applique en l'occurrence ici Mgr de Germay : passer de l'impensable au radical, du radical à l'acceptable, de l'acceptable au raisonnable, du raisonnable au populaire et du populaire à la politique publique.
Nous en sommes au stade 1, parlons-en même si c'est tabou. Dès lors qu'on en parle, le sujet n'est plus tabou. La digue est en train de céder.
Vive les tabous !
Fenêtre d'Overton

( 931000 )
"Introduire une exception au caractère absolu" par Paterculus (2021-10-06 13:02:29)
[en réponse à 930982]
Vous m'avez bien fait rire !
Merci !
Un petit conseil de
lecture.
Votre dévoué Paterculus

( 931034 )
Le cas que vous évoquez par Vincent F (2021-10-06 19:56:55)
[en réponse à 930982]
on peut imaginer le cas où c'est une victime qui parle et qu'elle est d'accord pour que le prêtre intervienne
Il n’y a pas besoin de lever le secret de la confession dans ce cas là. Il suffit que la victime en parle au prêtre dans un autre cadre que celui de la confession.

( 931013 )
Les psychorigides par Eti Lène (2021-10-06 14:15:27)
[en réponse à 930969]
Vous envoient bouler.
La violation du secret de confession est un des péchés les plus graves. Les damnés ont cette chance : Celle sur le point des péchés graves, de ne pas être psycho-rigides. Gardez votre mollesse pour vous.

( 930981 )
Incroyable, un archevêque ose dire cela ? par Regnum Galliae (2021-10-06 10:58:58)
[en réponse à 930967]
Can. 1388 - § 1. Le confesseur qui viole directement le secret sacramentel encourt l'excommunication latae sententiae réservée au Siège Apostolique; celui qui le viole d'une manière seulement indirecte sera puni selon la gravité du délit.
L'évêque qui suggère de lever le secret de la confession ne viole-t-il pas ce dernier d'une manière indirecte ?
En outre, le motif invoqué est purement humain : "Dans une société, c'est très important d'avoir des lieux où est sûr que quoi qu'on dise, ça ne sortira pas." et est de toutes manières annulé par le "mais" qui suit. Rien sur Dieu, l'intimité du pénitent et le sacrilège qui reviendrait à faire de Dieu un parjure !
J'ai de plus en plus l'impression que nous avons deux religions différentes.

( 930994 )
Mgr de Moulins Beaufort est plus courageux par Athanase (2021-10-06 12:22:17)
[en réponse à 930967]

( 931024 )
Il n'y a rien là que de très banal par Tibère (2021-10-06 16:52:10)
[en réponse à 930967]
dans la subversion moderniste, néo-moderniste ou libérale, appelez-la comme vous voulez.
On prend une situation scandaleuse mais qui reste minoritaire et on attaque grâce à ce cheval de Troie un principe sacro-saint. Et bien entendu, le bal des idiots utiles catholiques est ouvert.