Le Forum Catholique

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images/icones/radioactif.gif  ( 930681 )Rapport de la CIASE : 100 000 victimes ? par Gereo (2021-10-03 15:34:36) 

En regardant le compte twitter de l'abbé fribourgeois Dominique Fabien Rimaz, par exemple cette vidéo : j'ai compris ce qui avait déclenché la panique de la CEF ces derniers jours : prière universelle improvisée à la hâte pour ce dimanche, allocutions des évêques lues par les curés, documents transmis aux enseignants du privé diocésain, articles alarmistes dans la presse. Là où la CIASE en mars dernier annonçait plus de 10 000 victimes, le nombre serait revu d'un facteur 10 dans le rapport final. Cet article de vendredi semble être à la source de cette information qui circule sur les réseaux sociaux. Au-delà du nombre, qui est peut-être une extrapolation statistique, mais qui va être repris par tous les médias, la phrase que j'ai soulignée va être sans doute la ligne de mire.


Abus sexuels dans l'Eglise : il y aurait plus de 100.000 victimes
Le rapport de la commission indépendante qui sera rendu public mardi va provoquer un séisme

La commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église a recueilli 10.000 signalements de victimes sur les 70 dernières années. Mais il y en aurait en fait beaucoup plus. L'étude qu'elle a mené en parallèle sur la population générale montre qu'il faut multiplier le nombre de victimes par dix. Révélations.

L’Église retient son souffle dans l'attente de la publication du rapport de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase) présidée par l'ancien vice-président du Conseil d’État, Jean-Marie-Sauvé.

Commandée par la Conférence des évêque de France et la Conférence des religieuses et religieux de France, cette enquête démarrée en 2019, porte sur les abus sexuels commis sur des mineurs et des personnes vulnérables depuis 1950. Elle doit aussi regarder comment ont été traitées ces affaires par l’Église, et principalement les évêques qui ont la responsabilité de suivre les prêtres. On sait déjà que des évêques ont cherché à étouffer des scandales sexuels dans leur diocèse et n'ont pas dénoncé le auteurs à la Justice. La commission Sauvé a réalisé un travail considérable qui représente plus de 25.000 heures de travail, selon un de ses membres. Elle a non seulement écouté les victimes, mais aussi réalisé une plongée dans les archives des diocèses de France et conduit une étude sur les violences sexuelles en population générale.

L’Église catholique prépare depuis quelques jours ses fidèles à des chiffres qui s'annoncent cataclysmiques. Le président de la conférence de France, Eric de Moulins-Beaufort a reconnu que l'ampleur du phénomène était « plus grand que ce qu'on pouvait craindre » et il a invité les prêtres et les évêques à accueillir les faits sans se braquer ou les contester. [...]

images/icones/hein.gif  ( 930684 )Bah si Monseigneur, il faut interroger les chiffres par Tibère (2021-10-03 15:52:25) 
[en réponse à 930681]

que cette commission "indépendante" bien sûr donne.

Ça n'a pas l'air de susciter des interrogations du côté de Mgr de Moulin-Beaufort.

On indique 10 000 signalements d'abus mais on décrète qu'il faut certainement multiplier par 10. Ah bon ? Et d'après quelle méthodologie ? Et pourquoi pas par 20 ou 100 ?
images/icones/1g.gif  ( 930685 )Jean-Marie-Sauvé ! par JVJ (2021-10-03 15:52:28) 
[en réponse à 930681]

Eh ben...

Jean-Marc Sauvé.

Quand on se plante sur le nom du président du rapport, on ne joue pas au journalisme.

Les sites de réinformation disent afficher la couleur, ils donnent un son de cloche de plus, c'est tout.

Attention aussi à ceux qui diront que tel évêque n'a pas dénoncé etc.

Avant les années 2000 en gros, personne ne dénonçait à personne, dans la vie civile ou dans l'Eglise. Au pire, l'évêque réglait cela en interne. Jamais les procureurs n'auraient trouvé bizarre qu'on ne fasse pas appel à eux.

Un prof qui dénonçait un collègue à son chef d'établissement parce que ce collègue disait coucher avec une élève, se voyait recadrer très sèchement en 2000. Tous les collègues le savaient.
Aujourd'hui, il faut réfléchir à deux fois avant de signaler une suspicion de parent violent avec un enfant. Et ensuite, la chose est compliquée à régler.

Et attention aux évêques qui ont l'ouverture de parapluie facile. Ce ne sont pas eux qui doivent subir les atteintes irréparables faites à leur honneur. Des gens peuvent être accusés gratuitement ou sans preuve, sans preuve possible (la prescription existe).

La France ne doit pas être une île, et multiplier cela dans les pays dits autrefois catholiques !

Et ce n'est pas lié au concile...

On verra au degré de sérieux de la CIASE si des théologiens et théologiennes rappliquent pour l'instrumentaliser et en appeler au mariage des prêtres. Ce serait totalement déplacé et hors sujet. Mais certains préparent leur coup d'avance. La Croix va nous sortir des entretiens et des pistes de réflexion, comme elle dit...

Les obsèques de M. Tapie dans la cathédrale de Marseille, avec messe j'espère et archevêque, vont passablement couvrir le rapport.


images/icones/idee.gif  ( 930695 )Les évêques anticipent la polémique et dramatisent donc par Athanase (2021-10-03 18:20:02) 
[en réponse à 930681]


Depuis quelques jours, on entend de la bouche des évêques ou de leurs proches la crainte de moments difficiles à cause du fameux rapport de la CIASE qui serait accablant (il l'est, visiblement). La stratégie pourrait être la suivante: comme ce sera dur, on anticipe donc et on en rajoute, quitte à s'accuser encore plus (cela n'enlève rien à la souffrance réelle des victimes et au scandale du silence) et à se répandre en messages dramatiques. D'où ces articles et ces tribunes qui annoncent quelque chose de terrible. Alors les évêques prennent des mines terribles, déconfites, ou sonnées...

On assiste à ces dépêches qui sortent des chiffres. Et quand on sort un chiffre, c'est quelque chose qui a l'effet d'une massue, comme les 20 000 victimes citées par le président (et ancien vice-président du Conseil d'Etat), Jean-Marc Sauvé. Au passage, il y a quelque chose qui n'est guère souligné: on annonce 3200 abuseurs (mais ce peut être plus), mais sur un total de 115 000 prêtres et religieux. Le ratio est, si j'en crois les réseaux sociaux, de 2,7%. Donc cela reste statistiquement faible, même si les cas sont scandaleux à eux seuls, tant on sait la souffrance irréparable des victimes. Involontairement, on pourra dire que l'Eglise n'est pas massivement "abuseuse" en ce sens que ces comportements restent le fait d'une minorité.

Mais l'actualité est un domaine où l'on est en concurrence, où le "buzz", la polémique du moment peut effacer un autre "buzz". Je m'explique: un événement en chasse l'autre, dès lors que le nouveau a quelque chose de plus inouï. Ainsi, il m'a semblé que le décès de Bernard Tapie a éclipsé les éléments qui tombaient publics aujourd'hui. Et le dimanche, les gens se reposent un peu et dramatisent moins.

Qu'en sera-t-il de la semaine à venir ?

images/icones/1f.gif  ( 930699 )ratio faible !?!? par JVJ (2021-10-03 18:57:31) 
[en réponse à 930695]

Il est à combien votre ratio de prêtres ou religieux ou clercs criminels sur des enfants et des femmes ?
2 %, cela vous va ?!
3 %, c'est encore supportable ?

Que l'Etat ne cherche pas trop du côté des enseignants, des éducateurs (en maison psy par exemple), d'une autre religion réputée pour ses manières douces..., n'est pas le problème.

Les catholiques se devaient d'être impeccables.

J'imagine que vous n'avez pas d'enfants pour parler ainsi.

Comment peut-on se confesser et dire la messe, tout en continuant de vivre avec ses déviances et de se servir de chairs comme dans un supermarché, surtout quand ce sont de jeunes personnes qui font a priori confiance ?!

Je ne vois pas comment on peut faire des calculs.

Le plus grave est la complicité de parents, de confrères prêtres, de tout un village ou un quartier, d'évêques. Des méthodes d'un autre temps. Quand un jeune garçon rentrait de vacances de son séminaire, les parents n'étaient pas à lui demander si tout allait bien dans les années 50-60. Estime-toi heureux qu'on te paie tes études et ta grand-mère sera fière quand tu seras prêtre ! La famille et le village aussi !

Les témoignages d'hommes de 60 ans existent, par des livres fort sérieux, de ce qui se passaient en certains séminaires.

Fréquentant régulièrement une maison de retraite de prêtres, le supérieur et ami m'avait dit une fois : tu n'entreras jamais seul dans la chambre d'untel. Ce qui ne m'empêchait pas d'embrasser ce prêtre dont j'appris plus tard qu'il fut écarté de sa cure pour avoir touché à plusieurs enfants. La justice ne s'intéressait pas à cela, dans les années 80. Les gens du village se souviennent bien de ce prêtre, qui fut d'ailleurs leur dernier curé. Je n'en trouve pas un pour lui trouver des excuses, heureusement. Et inutile de dire ce que peuvent penser les familles éloignées de l'Eglise...

La complicité passive dans un registre moins grave, mais tout de même, existait aussi, avant et après le concile, au sujet de curés qui pouvaient dormir dans le même lit que leur gouvernante.

Les amitiés particulières nouées dans ces lieux contenant un crucifix tous les 10 mètres sont encore autre chose.

Je plains les séminaristes d'aujourd'hui, surtout ceux qui en institut traditionnel. Ils savent que le pape ne les aime pas du tout, et ils se prennent aussi sur le nez la légèreté d'une partie de leurs prédécesseurs.

Certains évêques préparent le terrain médiatique, et comme des pieds au demeurant. Les choses sont déjà sorties depuis quelques années. Ce ne sont pas les synodes et l'aide aux migrants qui suffiront à faire diversion.

Courage aux prêtres et curés, religieux et clercs, qui ont une vie droite et qui vont se prendre tout cela sur le coin du nez...
Le padamalgam n'est entonné dans les médias que pour une seule religion.

Les vieux de la vieille vont sortir leur mariage des prêtres, l'ordination des femmes, les confessions en présence des parents pendant qu'on y est...
images/icones/1b.gif  ( 930707 )Buvez une tisane JVJ par Tibère (2021-10-03 20:18:52) 
[en réponse à 930699]

Notre camarade Athanase a simplement voulu montrer par les chiffres que ces abus ont été le fait d'une infime minorité oui. Tout simplement rien de plus. Pas de quoi monter sur vos petits poneys.

Déjà que vous lire est une épreuve - mais qui accomplie dans un véritable esprit d'humilité peut nous aider à gagner le Paradis
- mais si c'est en plus pour supporter vos vapeurs...

Athanase a voulu mettre un peu de proportions dans ce débat passionné. Et il a, à plusieurs reprises, rappelé l'atrocité de ces faits. Donc pas de panique. Et arrêtez votre char.
images/icones/bravo.gif  ( 930709 )Merci Tibère ! par Jean-Paul PARFU (2021-10-03 20:32:18) 
[en réponse à 930707]

Tout est dit et on ne saurait mieux dire !
images/icones/fleur.gif  ( 930710 )2,7 % de prédateurs, c'est de la gnôle infecte, pas de la tisane par Gaspard (2021-10-03 20:34:35) 
[en réponse à 930707]

2,7% de prédateurs cela voudrait dire que sur les 1200 prêtres parisiens actuels par exemple, il y aurait une trentaine de prédateurs et que cela ne serait pas inquiétant ? Et si la proportion était de 1 pour mille, ce serait encore une belle couleuvre, pas une tisane.
images/icones/abbe5.gif  ( 930934 )Et 97,3 % : qu'est-ce que c'est ? par Paterculus (2021-10-05 21:22:05) 
[en réponse à 930710]

Oui, ces crimes sont extrêmement graves.
Oui, commis par des prêtres, c'est encore plus abject.
Et qu'ils soient en cette proportion fait très mal.
Malgré tout, cela ne doit pas masquer que sur ce plan ce n'est pas une majorité qui n'a pas fauté, c'est une quasi-unanimité.
(Je dis bien "sur ce plan" ! - et les vrais saints sont rares.)
Alors oui, il faut mettre en perspective et cesser de dire que par la faute de quelques-uns c'est l'ensemble qui doit être condamné : l'ensemble du clergé, de l'Eglise, etc.

Là où il y a eu quelque chose de grave d'un point de vue institutionnel c'est au niveau des évêques qui n'ont pas puni les coupables, et qui ont laissé dans les séminaires des professeurs partisans de la rupture y compris au niveau de la morale.
Mais l'Eglise a réagi, et depuis au moins vingt ans les pendules sont à l'heure sur ce sujet - au niveau de l'institution, donc.

Votre dévoué Paterculus

PS Ceux qui, même bien intentionnés, en rajoutent, sont coresponsables des agressions que subissent les prêtres en rapport avec ces faits, alors même qu'ils sont innocents.
images/icones/fleche2.gif  ( 930714 )Auriez-vous une tunique de Nessus ? par JVJ (2021-10-03 20:54:21) 
[en réponse à 930707]

Pour minorer des chiffres accablants et qui prouvent le caractère généralisé et chronique de clercs gravement déviants et indignes de leur fonction ?

Pour une fois, on ne pourra pas mettre une déviance sous l'effet du concile...

Les petits séminaires et les noviciats n'étaient pas uniquement des lieux de haute tenue morale.

Dites-moi un peu de combien de prêtres vous êtes ou avez été l'ami ? Et dans quels milieux ? Un seul je présume ou dans tous les horizons possibles ?

Combien de prêtres avez-vous hébergé dans l'année passée ?

Bref, ce n'est pas en taisant des choses atroces et en finassant sur des pourcentages, que vous rendez service aux prêtres irréprochables. Et parmi ceux-là, ceux qui ont été accusés à tort.

Un catholique ne défend pas une boutique par une apologétique d'assiégé.
images/icones/2e.gif  ( 930803 )"infime minorite".... par FilsDeMarie (2021-10-04 15:02:05) 
[en réponse à 930707]

On ne parle pas ici de relations entre adultes consentants, meme deviantes, on parle d'abus sexuels avec des mineurs, il me semble, de viols et donc d'actes pedo-criminels.

Je trouve ce chiffre effarant, d'autant plus qu'on peut largement le multiplier si on tient compte des autres pays!



images/icones/abbe5.gif  ( 930935 )Oui, minorité ! par Paterculus (2021-10-05 21:26:59) 
[en réponse à 930803]

Je viens de le dire plus haut dans ce fil c'est une faible minorité : ce mot indique une proportion. Et moins de 3 % c'est peu dans une population.
La gravité des faits ne doit pas conduire à majorer la proportion de ceux qui les ont commis.
Plus de 97 %, c'est plus que ce qu'on appelle une majorité simple.
VdP
images/icones/fleche3.gif  ( 930716 )Oui, et... par Sacerdos simplex (2021-10-03 21:02:14) 
[en réponse à 930695]

1) On voit combien il est difficile de revenir à des arguments raisonnables !... Certains voudraient remplacer toute discussion par la répétition en boucle du "C'est effroyable !... C'est terrible !...
- Je dirais même plus, c'est scandaleux !..."
C'est vrai que c'est scandaleux. Voilà, je l'ai dit.
Maintenant, on peut peut-être réfléchir un peu !

2) Comment cela a-t-il pu arriver ?
Je fais des suppositions, mais qui me semble raisonnables :

Je pense qu'à l'époque, personne n'a compris la gravité du problème, parce que personne n'en parlait.
Les victimes n'en parlaient pas (bien entendu, je ne le leur reproche pas, je constate).
Du coup, ni les coupables, ni les confesseurs, ni les supérieurs ne prenaient conscience de la gravité du problème : puisque les victimes n'en parlent jamais c'est qu'elles oublient, donc ce n'est pas d'une grande gravité pour la victime (mais pour le prêtre ça reste un sacrilège par rapport à Dieu et à son choix de la chasteté complète), et je vais sanctionner le coupable en l'envoyant dans une autre paroisse.

Juger cela aujourd'hui alors que tout le monde en parle, c'est commettre un anachronisme.
Il y a dans l'Ancien Testament des faits et des condamnations qui nous paraissent complètement dingues.
Par exemple le coup de la fille de Jephté.
Une autre affaire, que je n'ai pas réussi à retrouver :
Les descendants de je ne sais plus quel personnage célèbre demandèrent à un roi (De Juda ? d'Israël ? David ?) que des descendants d'un roi sangunaire leur soit livrés pour être crucifiés (?...) en réparation des fautes de leur ancêtre.
Le roi à qui cette demande était faite considéra que cette demande était légitime et il leur livra une douzaine de descendants, parfaitement innocents, qui furent donc exécutés.
Un bon exemple d'une évolution des mentalités !

C'est à partir de l'an 2000, en gros, qu'on en parle beaucoup, et je pense que les évêques ont réellement fait un très gros effort dans ce domaine. Il est juste d'en tenir compte, et de ne pas additionner les cas de 1950 et ceux de 2010.

Cela dit, c'est vrai que tout ça est scandaleux et indigne.
images/icones/tao.gif  ( 930720 )D'accord avec vous, sauf quand vous dites que personne n'en par JVJ (2021-10-03 21:24:50) 
[en réponse à 930716]

parlait, et que donc le problème n'était pas connu.

Je ne sais quel âge vous avez, mais moi qui ai la petite quarantaine, je connais des dizaines de personnes qui savaient que tel ou tel n'était pas blanc bleu dans les années 50 et encore 90.

Ces personnes qui savaient sont pour une large part des prêtres, de mes amis, pour certains morts à présent.

Les prêtres qui vivaient sous le même toit qui prétendent ne rien connaître des déviances et des pratiques du confrère, me laissent pantois. Je ne les crois pas pour tout dire. Il y a des évêques qui ont pu vivre, quand ils étaient prêtres, au contact de tels prédateurs (pour certains réduits à l'état laïc ou en prison ou sortis de prison), et qui feraient bien d'y aller doucement...

On ne tombe pas de l'armoire.

La pression sociale et ecclésiale faisait qu'on n'en parlait pas, comme de l'alcoolisme ou des femmes et des enfants battus, des femmes trompées... Mais à la campagne, par exemple, tout se savait.

Il y a d'autres tabous dont on a parlé ici cet été. La violence psychique et même physique exercée par des évêques, des abbés, des maîtres des novices. Et des prêtres sur des religieuses !
J'ai connu un vieux prêtre en soutane qui a perdu la tête pendant 50 ans, notamment après été roué de coup par son évêque (en soutane). Je l'atteste et je me le suis fait expliquer par plusieurs prêtres de différents bords tant je ne croyais pas la chose possible. Il a même perdu la capacité d'articuler. Cet évêque s'est démis plus tôt que prévu sous pression de Rome et des prêtres solides du diocèse, a pleuré amèrement comme en témoigne sa lettre d'adieu. J'étais aux obsèques de l'abbé Aimé Laurent (personne ne trouvera le nom de l'évêque). L'homélie évoqua la chose, avec quelque courage.
Avant le concile, les deuxièmes vicaires de certains gros curés étaient traités comme des chiens, avec un salaire très inférieur, sans espérer dire les beaux mariages ou les beaux obsèques. Le curé pouvait manger avec sa gouvernante, et les vicaires n'avoir qu'une soutane rapiécée, et avoir faim !
Il n'y a ni archives ni mémoires écrits pour cela. Seulement les confidences de prêtres amis qui savent que cela doit être su. Ils n'ont rien inventé.
Je n'ai pas dit : tous les curés traitaient ainsi. J'ai dit que cela se faisait en toute impunité, ici et là. Bravo pour la charité du curé avec ses vicaires. Il me revient que les trois vicaires déjeunaient une fois l'an avec leur curé et ne lui parlaient jamais de pastorale : ils étaient les exécutants. Cesbron parle bien de cela pour défendre un peu ses prêtres-ouvriers.

J'insiste effectivement sur l'absence de judiciarisation de ses affaires de "moeurs" avant les années 90-2000. Je le sais par les avocats et procureurs, par ailleurs catholiques, qui m'en parlent et qui trouvent que l'Eglise s'y prend encore en ce moment comme des manches.

Maintenant les indemnités financières ! Comme aux Etats-Unis...

Les accusations légères et les déléguées épiscopales chargées de détecter dans chaque presbyterium les déviants sont aussi une chose immonde.

Un clou en chassant un autre, on n'en parlera plus dans une semaine.
images/icones/fleche3.gif  ( 930732 )Justement !... par Père M. Mallet (2021-10-03 22:35:52) 
[en réponse à 930720]

On s'y prend comme des manches ?
J'ai justement cette semaine une réunion avec mon évêque au sujet du rapport Sauvé (et une autre sur le Motu Proprio).

Si vous avez des idées et propositions constructives sur cette affaire, je suis très intéressé.

Merci d'avance.
images/icones/heho.gif  ( 930736 )L' abbé Roger Matassoli dans l'Oise par Gereo (2021-10-03 23:28:14) 
[en réponse à 930732]

c'est je crois votre diocèse. Privé de tout ministère public par votre évêque en 2015, qui a engagé une enquête canonique à laquelle a mis fin sa mort à l'âge de 91 ans, tué par un crucifix enfoncé dans la gorge le 4 novembre 2019 par un jeune homme de 19 ans.

40 ans d'abus sexuels en toute impunité sans aucune réaction des évêques qui se sont succédé. Son histoire a été racontée en détail par Le Parisien. Pour les non-abonnés, il existe un plugin signalé sur le FC.

Voici le lien vers le premier d'une série d'articles qui sont une plongée dans ce que la CIASE a forcément découvert, multiplié par des dizaines, des centaines, des milliers de prédateurs et leurs victimes dans l’Église en France entre 1950 et 2020 ?

https://www.leparisien.fr/faits-divers/cure-de-l-oise-40-ans-de-silence-un-pretre-etouffe-avec-son-crucifix-22-01-2020-8241597.php
images/icones/fleche2.gif  ( 930828 )Tout dépendra du tact et de la charité de votre évêque par JVJ (2021-10-04 19:08:56) 
[en réponse à 930732]

Je connais des évêques qui souffriront avec leurs prêtres irréprochables et qui éventuellement souffrent avec leurs prêtres tombés, morts ou encore vivants.

Il y a aussi les évêques qui voudront des gages à Libé (l'honneur de l'épiscopat, la veille de l'ouverture du procès concernant son prédécesseur !!!!!) et qui ont nommé des femmes anciennes victimes depuis 40 ans (tout de même), déléguées épiscopales, logées dans un presbytère.

Ceux qui prennent la pause, contre ceux qui sont des frères, pères et amis de leurs prêtres.

Les magistrats que je connais de près trouvent que l'Eglise se donne bonne conscience en signant des conventions creuses et bidons avec les parquets pour l'avenir, et que l'existence même de la CIASE devrait à tout jamais détruire toute crédibilité à la justice ecclésiastique.

Quand un prêtre est accusé à tort par un évêque, quelles sont ses ressources à l'intérieur de l'Eglise ? Je sais les réponses. Mais les amis du presbyterium vont se coucher, d'autres diront qu'il n'y a pas de fumée sans feu.

Certains évêques ont oublié qu'ils ont été curés ou aumôniers.

Je plains par avance tous les aumôniers dans le scoutisme qui se verront accusés d'avoir confessé de manière trop appuyée, d'avoir mis la main sur l'épaule, d'avoir regardé à 300 m à vol d'oiseau d'une tente dans laquelle se déshabillaient des filles.

Un enseignant hésite à circuler entre les chaises quand il y a des dizaines de décolletés plongeants et des nombrils à l'air. En deux secondes, il peut être cloué au pilori. On sera plus sévère avec un mâle, comme si, pour ce coup, des femmes ne pouvaient désirer des jeunes femmes...

Le rapport n'est pas un nouveau clou sur un cercueil. Certains évêques feraient bien de penser à leurs derniers séminaristes ou au fait qu'ils n'ont plus de séminaristes. Se sentir accusé d'être un déviant par nature, à l'intérieur même de l'Eglise, est insupportable.

Tout le Vérité, et en même temps, on n'érige pas des barrières supplémentaires. Je continuerai de voir les miens embrasser nos amis prêtres et mon curé, quand cela se trouve. Et si un évêque devait l'interdire, je le soupçonnerais d'avoir peu de vertus et aucune confiance en ses prêtres.

Il existe de nombreux procureurs et procureurs généraux catholiques très solides, parfois même frères de prêtres ou de religieux/religieuses. Ils sont aussi navrés de voir certains évêques ouvrir le parapluie et faire peu de cas du suicide de prêtres. Ce ne sont pas les conventions signées devant la presse locale qui résoudraient le problème encore actuel, ici et là, de criminels.

Si un prêtre venait à toucher mes enfants et que j'en aurais la preuve, il se prendrait en premier lieu un bon coup de poing dans la figure puisqu'il s'est abaissé à l'hommerie. Et il ne dirait plus la messe le lendemain et avant longtemps. Je me moque des arguties en vertu desquels il est un alter Chritus. Le Christ n'a jamais mis ses mains ou sa bouche où il ne faut pas. Trop longtemps on a vécu sur l'immunité conférée par l'ordination. On a connu récemment des prêtres qui absolvaient les hommes avec lesquels ils péchaient lourdement. Fastoche !

images/icones/neutre.gif  ( 930851 )Fastoche ? par Alexandre (2021-10-05 00:19:51) 
[en réponse à 930828]


On a connu récemment des prêtres qui absolvaient les hommes
avec lesquels ils péchaient lourdement. Fastoche !



Non, pas "fastoche" : tout simplement invalide.


Code de Droit Canonique (1983)
Can. 977 - En dehors du cas de danger de mort,
l’absolution du complice d’un péché
contre le sixième commandement du Décalogue
est invalide.

images/icones/livre.gif  ( 930723 )L'index était aussi très commode par JVJ (2021-10-03 21:47:48) 
[en réponse à 930716]

cela permettait de ne pas lire Roger Peyrefitte...

Pourtant, son roman de 1943 (!!!) Les amitiés particulières parlent excellemment du huis clos insupportable qu'étaient certains collèges religieux où la sexualité suintait de partout. Et comment n'en aurait-il pas été ainsi, d'ailleurs ?!

Il parle de son expérience et n'a pas de comptes spécifiques à régler avec l'Eglise de 1943. Je peux vous donner la liste des romanciers catholiques qui lève aussi le voile, bien avant les années 2000.

Peyrefitte parle certes de son goût pris là-dedans pour certains garçons de son âge, tant ils étaient condamnés à ne croiser des filles qu'aux vacances...

Mais les confessions dans le bureau (pratique qu'une prudence élémentaire aurait dû interdire de longue date !), les visites nocturnes des préfets prêtres et autres clercs surveillants de nuit, les sous-entendus et les enfants jugés accessibles, les péchés graves commis après ou avant la messe, les mises à l'écart de ceux qui se sentaient mal... Tout cela ne relève pas seulement de l'anticléricalisme de l'auteur.

On ne fait pas plus clérical que moi !

Interdire de lire cet ouvrage façon ligne Maginot n'aidait certes pas à poser le problème.

Tout le monde savait pour l'ex-cardinal américain, mais on ne balance pas un cardinal en 2000 !
Alors a fortiori un curé ou un supérieur en 1950 ou 1960.

A supposer que seul le collège du jeune Peyrefitte ait été seul concerné, une attention aurait pu être portée sur ce genre de lieux par ceux qui savent lire...

C'est comme si il y avait eu un droit à salir enfants et femmes chez certains, et que, ma foi !, c'était comme ça...

Les châtelains qui se servaient de domestiques comme de la chair captive, ne s'en vantaient pas non plus.

Quand Peyrefitte parle des turpitudes romaines, dans l'ordre de Malte et ailleurs, il est très bien informé et c'est avant le concile.

Ce sont des romans, certes, mais qui comme ceux de Balzac renseignent sur leur temps.
images/icones/neutre.gif  ( 930769 )Un peu de nuance semble quand même nécessaire par Mandrier (2021-10-04 10:58:18) 
[en réponse à 930723]

Il me semble qu'il y a quand même un monde entre l'index et l'époque de Peyrefitte le visionnaire qui avait prophétisé l'ouverture démocratique de la Chine et le monde des rapports publics de notre temps.

Cet étalage et cette généralisation me met quand même mal à l'aise.
Certes, les temps ont changé et un certain laxisme avéré ou une minimisation de fautes nous paraissent impardonnable, surtout, et je ne peux qu'aller dans votre lorsque l'on devient parent.

Mais d'un autre côté, il me semble que les affaires condamnables doivent être condamnées avec toute la dureté nécessaire et le sens de la justice par la justice ecclésiastique et la justice civile. C'est cela la vertu de justice. Faire un rapport qui semble plus être à destination des médias (pourquoi le publier dans les journaux sinon), facteur de généralisation et comme l'a dit un autre liseur d'anachronismes fait porter sur l'institution mais aussi sur tous les prêtres un soupçon général dans l'esprit zappeur et simplificateur du jour. On va renvoyer tous les prêtres face à ces turpitudes insupportables. Quand à ces péchés qui sont certes inqualifiables, les voilà replacés au panthéon de l'enfer, tout le reste devenant ainsi détail et chipoterie. Je ne parle pas du commun des commentateurs qui s'étonneront de voir l'église continuer à "interdire" le mariage aux prêtres, sorte de mantra pratique et grotesque puisque bon nombres de ces crimes consistent en des actes homosexuels, mais solution qui va bien au téléspectateur au faible espace de réflexion disponible.

Il me semble que sans sortir les grand mots du cover up, un minimum de nuance serait nécessaire, mais j'ai l'impression que nous nous sommes américanisés et que la nuance est morte avec le siècle dernier.
images/icones/1f.gif  ( 930836 )Evitez de confondre Roger et Alain pour parler par JVJ (2021-10-04 20:28:51) 
[en réponse à 930769]

de littérature...
images/icones/neutre.gif  ( 930856 )effectivement par Mandrier (2021-10-05 09:08:43) 
[en réponse à 930836]

effectivement je vous ai lu trop rapidement mes excuses.
Ça n'en change pas moins le fond de mon propos qui est une vraie interrogation qui ne se laissera pas disqualifier par une diversion aussi rapide
images/icones/tele.gif  ( 930810 )Pour le moment, l'actualité médiatique semble ignorer le rapport par Athanase (2021-10-04 15:31:43) 
[en réponse à 930716]

Ca parle de Tapie , des intempéries ou même de la France et de ses rapports avec l'Algérie.. Mais le rapport de la CIASE fait juste l'objet d'un bandeau sur certaines chaînes d'information. Alors que les évêques s'inquiétaient de la déflagration et qu'ils s'étaient préparés à une semaine dure. Si dans quelques jours, il n'y a pas d'événements insignifiants, cette attente redoutée aura débouché sur un pétard mouillé...

J'ai l'impression que les évêques raisonnent comme si le pays était massivement chrétien et sensible à ces aspects ou comme si on les écoutait encore, alors que beaucoup de gens ne savent plus ce qu'est une mitre ou une crosse. En plus, les polémiques récurrentes sur le sujet depuis des années lassent l'opinion. Il y a eu tellement de polémiques que le sujet intéresse moins."Ils sont tous pédophiles, on le sait ! En plus vous ne faites que le redire !" Telle pourrait être la réaction face à ce genre de propos.
images/icones/c_nul.gif  ( 930751 )cette commission ne vaut rien par jejomau (2021-10-04 09:14:27) 
[en réponse à 930681]

Lors du 3° dîner de la GLDF en septembre 2013, Mr Sauvé à planché devant les frères trois points sur la laïcité. Il a surtout "souligné le manque de mosquées en France, souhaité une meilleur concertation entre pouvoirs publics et communautés religieuses et invité la République à plus de pluralisme laïc. Sauf qu’il n’a pas tracé de pistes précises pour reconnaître le pluralisme sans ouvrir la porte au communautarisme."(blog La Lumière)

Comme indépendance et objectivité envers l'église, on fait nettement mieux ! Et c'est cet homme qui dirige une commission à la recherche de salissures contre l'église !
images/icones/3b.gif  ( 930760 )"à la recherche de salissures contre l'Eglise" ??? par XA (2021-10-04 10:12:58) 
[en réponse à 930751]

Employons les bons mots, jejomau, s'il vous plait.

A la recherche éventuelle de salopards qui ruinent le message de l'Eglise en le rendant inaudible, et de possibles complicités internes, actives ou passives. Une recherche qui peut conduire alors à la réparation des victimes.

Rien que cela.

Arrêtez de vous voiler la face. Et si vraiment c'est trop dur pour vous, épargnez-nous vos messages sur cette question ici-même.

XA
images/icones/fleche2.gif  ( 930762 )[réponse] par jejomau (2021-10-04 10:27:02) 
[en réponse à 930760]

Ben... j'aurais dû dire - ce qui était le sens de ma phrase quant à l'intention que je voulais signifier mais que vous n'avez pas perçu - "à la recherche de salissures qui blessent l'Eglise"

Il me semble que c'est le cas,non ?

Je suis bien conscient de la chose mais dites vous que même si j'étais seul contre tous, je répéterai aussi que celà continuera toujours car l'homme est par nature pêcheur. Le prêtre donc.

Et cette mise en accusation permanente de notre Église ne trouvera donc jamais de fin. Que les catholiques comprennent aussi qu'il y a peut-être un autre but derrière tout cela...
images/icones/neutre.gif  ( 930777 )10 000 ou 100 000? par Roger (2021-10-04 12:02:10) 
[en réponse à 930681]

Si je comprends bien, il n y a eu que 10 000 victimes (c est certes beaucoup) mais on décide d office de multiplier par 10 ?

Sans savoir si parmi les 10 000 il n y a pas des affabulateur ???
images/icones/2a.gif  ( 930780 )et si par jejomau (2021-10-04 12:10:55) 
[en réponse à 930777]

On faisait le même travail dans toutes les communautés musulmanes, leurs centres culturels, leurs 3 000 mosquées en France... alors qu'on sait que la pédophilie est quasi-institutionnalisee dans les pays où l'islam régne ?

Comme si ça ne touchait pas les enfants de France ?

Idem pour les laïcards de l'Education Nationale avec une commission indépendante qui serait dirigée par un évêque ... en toute objectivité!
images/icones/iphone.jpg  ( 930804 )Il peut y avoir beaucoup d’abus avec peu d’abuseurs par Athanase (2021-10-04 15:02:44) 
[en réponse à 930777]

si ces 3200 abuseurs et plus sont en contact avec des enfants. Il suffirait de 3 victimes par prêtre ou religieux abuseur pour que l’on se rapproche du chiffre de 10 000 victimes.
images/icones/carnet.gif  ( 930784 )La flambée dans les années 70 de ces affaires par Mandrier (2021-10-04 12:51:00) 
[en réponse à 930681]

L'article de JM Guénois du Figaro de ce jour met en perspective ces chiffres ébouriffants et le contexte est intéressant. Hélas l'article est payant je n'en donne donc qu'un extrait significatif

"À l'échelle du catholicisme mondial, l'Église de France fait figure de bon élève dans la mise à jour et le traitement de ces affaires. Leur fréquence n'a plus rien à voir avec celle des années 70.
De 2018 à 2020 - derniers chiffres disponibles de la Conférence des évêques de France - 70 prêtres incriminés pour abus sexuels ont été suspendus ou écartés définitivement du sacerdoce. Soit 35 prêtres par an sur 13 775 en exercice ; un taux de 0,25%, à comparer aux 2,6% des années 1950 à 2020 et au pic des années 1970 qui pouvait atteindre 8% à 10% selon des études antérieures."

Article intéressant qui n'exonère en rien la période actuelle ou les années d'avant Concile, mais qui note un pic franc consécutif à la Nouvelle Pentecôte dont les prêtres d'aujourd'hui payent en partie les pots cassés. ce qui ne veut évidemment pas dire qu'il n'y a pas de cas chez les prêtres plus classiques ou Tradi etc. mais les chiffres bruts sans contexte ont tendance à desservir la cause qu'ils tentent d'éclairer et incitent à jeter le bébé avec l'eau du bain.
images/icones/1r.gif  ( 930844 )Les victimes d'avant 1950 auront de la peine par JVJ (2021-10-04 21:41:31) 
[en réponse à 930784]

à témoigner en 2021...

Et je ne vois pas pourquoi tout d'un coup le clergé serait devenu délinquant.

colloque sur le clergé délinquant XIIIe-XVIIIe s.

images/icones/heho.gif  ( 930857 )L'étude porte sur une période précise par Mandrier (2021-10-05 09:21:13) 
[en réponse à 930844]

vous me reprochiez de mal lire dans un post précédent, je vous renvoie le compliment : le rapport évoqué porte sur la période allant des années 50 à l'époque actuelle. Je ne vois donc pas ce qu'apporte votre remarque sur le XIIIe siècle, si ce n'est d'expliquer que des prêtres ont pu commettre des fautes et des crimes dans l'histoire ce dont personne ne doute. À moins que votre propos soit de nous expliquer que les abus sexuels sont consubstantiels à l'instauration du clergé catholique mais j'en doute également.

Je me borne à citer l'article de JM Guénois qui constate un pic dans les années 70 qui dit pic dit plus qu'avant et plus qu'après. Or cela correspond à une tendance générale de la société, déviante, minoritaire, mais existante et mise en avant par certains milieux, certains courants de pensée. À cet égard le journal Libération qui conspue l'Église de France dans son journal d'aujourd'hui, la traite de lâche et réclame la démission de tous les évêques pourrait tout à fait regarder dans son passé proche et se demander si il n'a pas participer de cette inversion des valeurs qui nous fait horreur aujourd'hui en militant dans ces mêmes années pour l'amour libre entre adultes et enfants.

Bien entendu, cela n'exonère en rien les abus avant et après et cela n'en constitue pas, loin s'en faut, l'unique raison.
images/icones/neutre.gif  ( 930870 )Oui cher Mandrier par Roger (2021-10-05 12:12:36) 
[en réponse à 930857]

Je me demande si une certaine pastorale du pardon inconditionnel , souvent de mise dans les homélies des années 1970, n a pas facilité cette dérive.

images/icones/neutre.gif  ( 930937 )Attention par Vox clamantis (2021-10-05 21:43:46) 
[en réponse à 930870]

Si le pic est dans les années 1970, c'est par définition que jusque là ça monte (depuis les années 1950, qu'on qualifiera difficilement de soixante-huitardes), et que c'est précisément pendant ces "années folles" que ça a commencé de baisser.

Donc que ce qui fait baisser s'est mis en place dans les années 1970.

(L'hémorragie des pratiquants et des clercs y est probablement pour quelque chose).
images/icones/neutre.gif  ( 930785 )Le phénomène est mondial par LeStéph (2021-10-04 12:51:49) 
[en réponse à 930681]

Cf. cette étude approfondie d'un prêtre polonais dans le nº 364 du Courrier de Rome mars avril 2013. Les chiffres sont impressionnants surtout aux USA.

Courrier de Rome
images/icones/hein.gif  ( 930909 )de qui se moque-t-on ? par Tryphène (2021-10-05 18:02:37) 
[en réponse à 930681]

« Quant aux nombres, de qui se moque-t-on? On nous dit “en même temps” que 243 victimes ont été auditionnées et que l’estimation du nombre global de victimes est de 216 000 victimes, c’est-à-dire pratiquement 1000 fois plus. Les prétendus “faits” documentés relèvent en réalité du sondage.»

Guillaume de ThieulloyLe salon beige