Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=930545
images/icones/livre.gif  ( 930545 )Curé du diocèse de Chartres disparu en 1906 par JVJ (2021-10-01 18:43:43) 

On fit ses obsèques en absence du corps, puis on apprit qu'il allait être papa et il quitta son amoureuse quelques jours avant la naissance...
Et il expia dans des abbayes.

C'est assez cruel que cet homme ne reconnut jamais son enfant. Aujourd'hui, l'Eglise est moins hypocrite et on pense davantage à l'enfant, à son éducation et son équilibre psychique, plutôt qu'à une respectabilité de façade.

"Dans « Le Roman vrai du curé de Châtenay » (éditions Ella), l’historien et conférencier Alain Denizet exhume un fait divers rocambolesque, perdu dans la mémoire collective des habitants d’Eure-et-Loir : la disparition soudaine de l’abbé Joseph Delarue, le 24 juillet 1906.

Les faits avaient tenu en haleine toute la presse nationale de l’époque. Dans le contexte explosif de la loi de séparation de l’Église et de l’État, de nombreuses voix s’accordaient alors à penser que l’ecclésiastique avait été victime d’un crime crapuleux.

Le 24 septembre 1906, deux mois après sa disparition, la famille se résolvait à accepter la tenue d’une cérémonie funèbre, sans cercueil. Ce même jour, coup de théâtre : l’abbé Delarue, qui s’est en réalité établi à Bruxelles avec Marie Frémont, l’institutrice du village, sa maîtresse, enceinte de six mois, redonnait signe de vie. Le couple prit la décision de se séparer fin novembre 1906, deux semaines avant l’accouchement. Contraint de partir expier sa faute à l’abbaye de Bonnecombe (Aveyron), pendant neuf ans, puis dans le monastère de San Isidro en Espagne, l’abbé ne verra jamais la petite Jeanne, fruit de cet amour interdit."

Les spécialistes chercheront s'il y avait encore des moines à Bonnecombe en 1906...
Le livre ne dit pas ce qu'est devenue la petite Jeanne, que des catholiques aujourd'hui encore qualifieraient d'enfant du péché, à peine moins fréquentable que Satan...

Echo républicain

Un livre sort ces jours-ci : on ne devrait pas le taxer d'anticléricalisme. La délinquance du clergé est un sujet chronique pour toutes les époques. Il y eut des époques où les curés étaient en certains endroits tous concubinaires avec l'approbation de leurs ouailles, d'autres où les fidèles faisaient pression sur les déviants.

Quand il y avait un curé dans chaque petit village du diocèse de Chartres, statistiquement, les chances d'avoir un clergé déviant étaient plus importantes.
Avant-bouche pour le rapport de la CIASE le 5 octobre qui va encore pointer un problème réel et des crimes longtemps tus par une Eglise parfaitement conciliaire.

Avant le concile, on se souvient aussi d'un horrible curé lorrain, qui finit ses jours à Kergonan.
Et du livre assez mauvais de Jean Raspail là-dessus.

Ceux qui aiment la littérature du XIXe s. et qui se moquent de feu l'index, ont lu évidemment "Un prêtre marié", livre magnifique parmi tous les autres magnifiques de Barbey d'Aurevilly.
Et "La puissance et la gloire" de Graham Greene.

Ces livres sont empreints de la grâce de Dieu et de sa miséricorde pour les pires (apparemment) des prêtres, en théologie beaucoup moins tarte que ce qu'on l'entend aujourd'hui à Rome, croyez-moi. Et le style !

images/icones/neutre.gif  ( 930548 )Épilogue différent selon l'Écho Républicain par Candidus (2021-10-01 18:53:45) 
[en réponse à 930545]

Je cite le dernier paragraphe de l'article :

"Marie Frémont se maria en 1909 avec le jardinier du barde breton Botrel. Sa famille avait recueilli la fille dont elle avait accouché en décembre 1906. Et [l'abbé] Joseph Delarue, reconverti en « homme de lettres », fit de même, en 1917."
images/icones/neutre.gif  ( 930561 )L enfant ? par Roger (2021-10-02 08:53:40) 
[en réponse à 930545]

Est il bon pour un enfant de connaitre tous les détails d une conception scandaleuse ?

N est ce pas plutôt traumatisant de savoir que votre père est prêtre ? Ou militant communiste alcoolique? Ou milicien collabo ? Ou sergent de la Wehrmacht ? Ou ouvrier musulman?

Ne faut il pas mieux rêver et croire qu il s'agissait d un émir ? Ou d un prince russe ?...voire d un cardinal !

Et quand le père naturel est votre oncle ? Est ce bon à savoir ?

Ce n est pas hypocrite de ne pas toujours tout dire !
images/icones/1f.gif  ( 930565 )Vous avez des problèmes avec la Vérité... par JVJ (2021-10-02 10:27:52) 
[en réponse à 930561]

Les temps anciens étaient moins hypocrites dans notre pays qu'aujourd'hui avec la contraception.

Un prêtre qui est devenu papa doit se débrouiller pour se mettre en règle et assumer sa paternité. Les enfants de prêtres ou de religieux disent assez combien leur vie a été fichue.

Dans les villages, nous connaissons tous des mamans qui sont tombées enceintes et ces enfants qui n'avaient pas de papas. Parfois on sait même que le papa habite à 300 m de l'enfant, et que jamais ils ne se sont touchés ou reconnus. Notamment quand le papa était déjà marié... Moralité, à l'enterrement, on voit l'enfant bénir le cercueil de son père, sous le regard de tous, sans pouvoir verser une larme et sans avoir serré son père pendant tant d'années.

La vie est ce qu'elle est, les parcours droits sont sans intérêt (et je me méfie des cathares).

J'ai connu et je connais d'anciens prêtres ou moines qui, parce que l'époque fut ainsi ou parce que leur vocation fut forcée et conditionnée (chose dégoûtante de méthodes d'avant le concile : j'insiste !), ont abandonné leur état, parfois brutalement. Leur vie n'a pas dû être simple.

On ne peut bêler sur les droits de filiation contre la PMA et la GPA, et vouloir que des enfants de prêtres se la bouclent pour sauver l'honneur de la boutique.
L'Eglise n'a pas ouvert sa bouche quand on a tondu des femmes de manière odieuse en 1944. Elle avait peut-être des choses à se faire pardonner...

Aucun laïc n'est à l'abri de fautes lourdes en matière de moeurs et de paternité ou maternité. Mais une visite en pharmacie sauvera les apparences...

Ceux qui n'ont pas de père ou qui ont été abandonnés par leur mère, devraient être l'objet de toute notre sollicitude. Il y a assez de presbytères vides (combien de curés de campagne morts ou retirés sont remplacés désormais ?) pour que l'Eglise y place des familles au parcours difficile. En raison du nombre de prêtres, je pense que les enfants de prêtres seront de plus en plus rares... Mais ceux qui ont 40 ou 60 ans, en veulent beaucoup à l'hypocrisie cléricale et catholique, ce en quoi ils ont parfaitement raison. Les traumatismes sont là et les années fichues ne se récupèreront jamais.
images/icones/croix_byzantine.png  ( 930571 )Vous ne parlez que sentiments et droit de l'Homme par Accipiter (2021-10-02 11:43:42) 
[en réponse à 930565]

Le problème dans votre vision naturaliste c'est que vous oubliez toute dimension spirituelle. L'ordre est un sacrement, le mariage est un sacrement, la religion procède d'un voeu qui est un engagement devant Dieu, ce ne sont pas seulement des "états", au sens naturel du terme, comme le pensent les laïcards. Vous êtes bien trop instruit pour l'ignorer, bien sûr, mais vous l'occultez dans vos exposés. Et au fond, ce que ce prêtre doit à Dieu semble moins important dans votre bouche que ce qu'il doit à cet enfant illégitime - devoir bien réel, ce n'est pas la question.

Ainsi, lorsqu'un prêtre, une religieuse, un religieux, a commis des actes incompatibles avec son "état", le problème n'est pas juste de démissionner et de changer d'état pour "assumer". C'est cela qui pose un problème beaucoup plus complexe que ce que vous dites, problème qui n'a sans doute pas de bonne solution. Les sentiments de la femme (ou de l'homme) séduits sont de fait aussi incompatibles avec "l'état" du prêtre ou du religieux qu'un amour adultère. Comment l'homme marié qui met enceinte une autre femme doit-il aussi assumer, selon vous ? En formant une famille recomposée à trois, en quittant la première pour la seconde, ou bien en se partageant (au prorata temporis du nombre d'enfants avec chacune de ses maîtresses, peut-être ?)

Alors bien sûr, il serait trop facile de dire qu'il fallait réfléchir avant, on connaît tous notre faiblesse humaine, le péché originel, et le péché tout court. Néanmoins, je trouve assez indécent d'affirmer qu'un prêtre qui est devenu papa doit se débrouiller pour se mettre en règle et assumer sa paternité. Il doit aussi assumer son ordination. "Tu es sacerdos in aeternum, secundum ordinem Melchisedech".

La mise en retrait de la vie publique de ces prêtres et religieux est certes probablement une nécessité, pas une hypocrisie : il y a un gouffre entre assumer une faute et la brandir comme un étendard ; leur réduction à l'état laïc comme tout le reste doit être étudié au cas par cas, avec l'ordinaire ou les supérieurs concernés, et certainement pas à coups de jugements définitifs et d'affirmations péremptoires du fond de notre fauteuil.

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Accipiter
images/icones/2e.gif  ( 930579 )Pharisaïsme et hypocrisie bourgeoise par JVJ (2021-10-02 12:00:44) 
[en réponse à 930571]

Qui vous dit de militer pour le mariage des prêtres ou de le brandir comme un drapeau ?

Un petit bébé qui naît avec sa seule mère, alors que le père est à une réunion de sa paroisse, c'est monstrueux en 2021, comme ce le fut en 1950 ou 1980.

Une femme n'est pas un tapis ou un réceptacle dont on se sert.

Tu es sacerdos, je peux vous le chanter sous différents airs ! Notamment Vivaldi.

Les curés gréco-melkites ou maronites sont pleinement catholiques, comme les anciens anglicans.

Si un prêtre refuse de reconnaître sa paternité mais continue de bénir ses paroissiens en chape avec l'ostensoir, c'est vraiment que la religion est un truc formel digne de la Synagogue ou du Grand Orient.

Miséricorde pour ces prêtres, ces femmes, ces enfants.

Nos amis, familles et paroisses sont faits de toute l'humanité, pas uniquement de purs (suspects par nature).
images/icones/mitre4.png  ( 930794 )Quand on sali sa soutane, par Jerailu (2021-10-04 13:27:57) 
[en réponse à 930571]

on l'enlève pour la nettoyer ! Bien sûr que si, il faut que les prêtres réparent en demandant proprement à Rome de les réduire à l'état laïc et de les autoriser au mariage, la dignité du sacerdoce n'est pas sensée remplacer les devoirs naturels, un prêtre directeur d'école est tout aussi responsable qu'un directeur laïc, ils ont les mêmes devoirs, Richelieu quand il dirigeait la France devait remplir ses devoirs d'État comme tout les dirigeants du monde.

De la même façon, un jeune homme qui met une femme enceinte se doit d'assumer sa responsabilité, donc c'est le mariage et on élève la petite, prêtre ou pas. Et si il veut vraiment expier, il n'a qu'a faire un mariage angélique c'est-à-dire parfaitement continent !
images/icones/neutre.gif  ( 930592 )Et vous avec la brièveté ? Cher JVJ par Roger (2021-10-02 12:58:41) 
[en réponse à 930565]

Bien que soyez universitaire, pourriez vous essayer de synthétiser vos propos ?

Ne pensez vous pas qu il faille protéger les enfants de certaines informations qui peuvent les déstabiliser gravement ?

J en ai eu un exemple voici quelques années...
images/icones/fleche2.gif  ( 930614 )Je ne suis pas ce que vous dîtes, par ailleurs par JVJ (2021-10-02 14:49:45) 
[en réponse à 930592]

chacun fait bien comme il veut avec son ascendance et sa descendante si cela le concerne.

Mais on ne hurle pas contre la PMA et la GPA si on veut entretenir le mensonge.

Quand on se met pour x raison, parfois très humaine (et je peux la comprendre !), dans de beaux draps, il faut ensuite assumer.

Vous voulez peut-être qu'une femme avorte à la demande de son directeur spirituel pour sauver les apparences ?

Les enfants de clercs ou de religieuses ont le droit de savoir. L'ordination, les voeux et leur petite boutique passent après.

Deux papas, deux mamans, monsieur le curé est ton oncle... C'est du kif kif.

Je me garde bien de juger d'ailleurs ceux qui sont tombés. J'ai cité Barbey, j'aurais pu parler de Chateaubriand, Balzac, Dumas, Greene et tant d'écrivains bien plus aptes à faire comprendre la grâce divine que bien des sermons et articles secs de catéchisme.

Le Christ est venu pour la brebis égarée, pas pour ceux qui cochent toutes les cases et le font savoir.

J'ai une grande compassion pour les femmes tombées enceintes (et cela peut toucher tous les milieux) avant le mariage, et parfois même peu de temps avant d'être abandonnés par le salop.

Maudit soit le temps, pas si lointain, où on les regardait de biais, où le curé leur donnait une leçon sempiternelle, où les voisins regardaient si les linges périodiques séchaient au vent ou pas dans le jardin, où on envoyait une fille enceinte chez sa tante pendant quelques mois avant de caser l'enfant chez des religieuses, etc.

Beaucoup d'entre nous ne seraient pas là si leur ancêtre avait avorté pour que le premier enfant naisse bien neuf mois après le mariage.

J'ai eu un grand ami prêtre qui a appris au séminaire que son vrai père était un soldat américain en 1917. Avant de recevoir le sous-diaconat, on lui a dit cela et qu'il ne serait jamais évêque, le droit canon le bloquait à la prêtrise (on était moins regardant dans les siècles passés bien propres sur eux...). On notera que sa mère avait dit la vérité au curé du village, à l'insu du mari violent. L'enfant portait le nom de ce père légal.
images/icones/croix_byzantine.png  ( 930634 )votre credo est clair par Accipiter (2021-10-02 17:44:25) 
[en réponse à 930614]

Vous confirmez ce que je disais plus haut :

"Les enfants de clercs ou de religieuses ont le droit de savoir. L'ordination, les voeux et leur petite boutique passent après."



Droits de l'enfant, droits de l'homme, mais fondés sur quoi ? Jamais les droits de l'homme ou même de l'enfant ne pourront passer avant les devoirs envers Dieu dont ils découlent ; l'opinion contraire, fondement révolutionnaire, est anti-chrétienne.

Comprenez-bien : je ne défends pas l'hypocrisie "bourgeoise" qui veut sauver la face (et pas seulement bourgeoise : je ne crois pas que les familles nobles, ouvrières, ou paysannes cachaient moins les bâtards y compris quand le père était un clerc ou de la famille, mais ça fait bien de qualifier cette mentalité de bourgeoise, comme cela on pense que ça ne nous concerne pas, on n'est pas des bourgeois nous, puisqu'on les montre du doigt). Dieu sait quoi penser de ceux qui ont préféré le trahir pour sauver des apparences humaines, qu'ils soient clercs ou laïcs. Au moins, à cette époque dont vous parlez, les hommes savaient où étaient les valeurs qu'ils auraient dû conserver, ils savaient quand ils avaient franchi la ligne rouge. Malheureusement, vous avez bien sûr raison là-dessus, certains regardaient trop si leur voisin franchissait la ligne au lieu de se préoccuper de leurs propres fautes quelles qu'elles soient : c'est "humain". Mais de nos jours, les hommes estiment qu'il n'y a plus de bien et de mal, qu'il n'y a plus de faute, plus de morale, que chacun peut bien faire comme il veut tant qu'il l'assume. Est-ce mieux ?

La PMA que vous évoquez est hors sujet : il s'agit de faire intervenir la science quand la conception naturelle n'est pas possible. La GPA n'est pas non plus du même ordre, il s'agit de décider de faire faire un enfant à quelqu'un d'autre pour le récupérer ensuite (car l'hypocrisie de la GPA est bien d'inverser l'intention et la temporalité, il ne s'agit pas d'adopter l'enfant qui existe, mais de le faire concevoir pour le récupérer après). Deux sujets graves, donc, mais qui n'ont pas grand chose à voir avec l'objet de ce fil.

Vous n'avez rien compris à mon propos si vous pensez que je souhaite cette hypocrisie d'ajouter un meurtre au péché : le directeur spirituel qui pousserait sa "complice" ou pire encore sa victime à un avortement sauverait sans doute les apparences aux yeux des hommes, ce que je dénonce comme vous, mais justement, il commettrait un péché plus grand encore aux yeux de Dieu, ce qui vous semble "passer après"... L'argument est aussi peu recevable que de justifier la contraception comme rempart aux avortements, ou l'avortement légal pour éviter les avortements clandestins plus dangereux.

Il n'est même pas question pour moi de proposer que le religieux continue son service aux yeux de tous, après avoir juste écarté la femme et l'enfant, j'ai même écrit le contraire : que le prêtre devrait d'abord être mis en retrait, et pas pour sauver la face, ni pour le condamner sans jugement, mais simplement parce que le culte divin ne doit pas être entaché par le doute. Ce prêtre qui a fauté sera d'abord et toujours prêtre, même s'il a perdu la dignité sacerdotale, et n'est donc plus apte au culte public. Il me semble que dans le cas de cet abbé Joseph Delarue ce soit justement ce qu'a fait l'église, quand il a été retrouvé avec sa maîtresse. Et vu tout ce que la presse avait déjà publié avant l'accouchement, ne me dites pas qu'il restait une face à sauver !

Je ne dis pas non plus que l'enfant, lui, ne doit pas savoir qui est son père, mais il a aussi le "droit" à la discrétion sur ses origines, pour reprendre vos éléments de langage, et pour le protéger de la société justement. Je dis que faire comme si tout était normal, que les prêtres et les religieuses qui ont conçu des enfants "assument" et les élèvent en couple comme si de rien n'était, cela serait une hypocrisie encore plus grande : on est religieux célibataires, mais bon, si jamais on a glissé, ben voilà, on fonde une famille (et votre argument sur le clergé oriental marié en dit long sur ce que vous pensez du célibat sacerdotal, mais le magistère traditionnel de l'Eglise n'est malheureusement pas de cet avis, est-ce ce débat que vous souhaitez rouvrir par ce fil ?).

Que dans les siècles passés, l'église se soit fourvoyée, que des hommes aient été ordonnés indument, qu'il y ait eu des fautes graves, et qu'il y en ait encore beaucoup : soit, j'espère que vous ne pensez pas nous apprendre là quelque chose, Professeur ? Les saints qui ont eu des visions de milliers d'âmes sacerdotales qui tombaient comme la pluie dans les flammes de l'Enfer sont là pour nous rappeler la gravité de leur situation ; les péchés de chair n'en sont pas la seule cause, mais ils en font évidemment partie, tout comme la vanité et l'orgueil, le meurtre, etc... On peut parfois se cacher aux yeux des hommes, ce que vous appelez leur petite boutique, bien sûr qu'elle est déjà condamnée. Mais c'est d'abord devant Dieu que ces prêtres ont à assumer. Et non, le caractère indélébile de leur Sacerdoce éternel (dont on est très content de savoir que vous savez chanter les psaumes, comme beaucoup de bons bourgeois qui assistaient aux vêpres tous les dimanches) ne passe pas après, au contraire, il sera sans doute leur plus grand fardeau au jour du jugement, la meule de moulin attachée à leur cou pour ceux qui auront mal assumé, mais d'abord devant Dieu, pas d'abord devant les hommes. On doit juste espérer s'être nous-mêmes repentis assez tôt de nos propres fautes, pour ne pas les accompagner...

Encore une fois, votre vision n'est qu'humaine et manque totalement de spiritualité. C'est bien dommage. Mais c'est dans l'air du temps, visiblement sur le Forum Catholique comme ailleurs.

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Accipiter
images/icones/4b.gif  ( 930852 )Sed contra par Vincent F (2021-10-05 00:21:05) 
[en réponse à 930634]

Les devoirs qu'à un prêtre ayant eu un enfant envers celui-ci ne fait-il pas justement partie des devoirs envers Dieu ?


le culte divin ne doit pas être entaché par le doute.


Dans le VOM, le doute n'est pas permis, il est clair que le prêtre est pécher et indigne de célébrer. Dans le NOM c'est moins clair.
images/icones/2e.gif  ( 930567 )Oh mon Dieu… par XA (2021-10-02 11:19:03) 
[en réponse à 930561]

Mais quelle horreur. Quelle misère.
images/icones/4b.gif  ( 930602 )Vous avez bu ? par Luc de Montalte (2021-10-02 14:16:37) 
[en réponse à 930561]

C'est n'importe quoi votre liste à la Prévert. Le mensonge n'est jamais préférable à la vérité.
images/icones/1i.gif  ( 930603 )Ah! par XA (2021-10-02 14:19:36) 
[en réponse à 930602]

Ouf.

On n’est jamais au bout de ses surprises avec certains.

XA
images/icones/1d.gif  ( 930613 )Bah franchement par Luc de Montalte (2021-10-02 14:47:13) 
[en réponse à 930603]

Vous avez vu la liste des traumatismes terribles ?
images/icones/1g.gif  ( 930615 )Ben oui par XA (2021-10-02 14:52:16) 
[en réponse à 930613]

Comment peut-on dire que mentir est préférable à la vérité et s’affirmer catholique ?
A ce rythme, on peut aussi légitimer l’euthanasie voire même l’avortement.
images/icones/neutre.gif  ( 930680 )Toute vérité n est pas bonne à dire par Roger (2021-10-03 15:25:13) 
[en réponse à 930615]

En 1944 et après beaucoup de mères sont restées discrètes sur le géniteur réel de leur enfant. Ont elles eu tort ?
images/icones/neutre.gif  ( 930795 )Il y'a une différence par Jerailu (2021-10-04 13:40:44) 
[en réponse à 930680]

entre être discret et mentir.

In Christo,
Jerailu.
images/icones/fleche3.gif  ( 930618 )La vraie question ? par Glycéra (2021-10-02 15:07:52) 
[en réponse à 930561]


Si vous refusez l'ascendance, assumée, comme est celle de Jésus, pas bien belle pour certains des ancêtres ...

Si vous refusez à un homme de savoir ce qu'il porte en lui, de quoi il est fait, ce qui était là, présent en lui, dès son enfance ...

Si vous assénez une vérité crue, médisante, mal dite, sous prétexte de tout déballer bien en évidence ...


c'est mauvais fruits !



Il n'y a pas à juger l'acte de dire ou de ne pas dire, mais à évaluer les conséquences de cacher/révéler : à qui ? quand ? par qui ? pour quel but ? avec quelle aide à recevoir ?


Il se dit avec justesse :

Un secret ?

On en est malade si prisonnier de celui qu'on cache.
On est grandi si gardien de celui qu'on protège.

Tout est dans le discernement des effets : bénéfiques ? demandés ?
images/icones/neutre.gif  ( 930627 )On note que pour vous par Vox clamantis (2021-10-02 16:08:24) 
[en réponse à 930561]

Avoir un prêtre prêtre c'est du même ordre qu'avoir un père milicien collabo.

Franchement.

Quant au fait de ne pas le dire : il y a suffisamment d'études en psychologie qui montrent que les secrets de famille sont délétères pour ne pas y recourir.

Et accessoirement, je connais quelqu'un qui a dit "la Vérité vous rendra libres", mais je suppose que c'est bon pour les laïcs, pas pour les prêtres...

J'ai connu une collègue dont l'arrière grand mère avait été à quinze ans séduite par le prêtre de la paroisse. Silence radio complet. La collègue l'a découvert par hasard. Le prêtre ne s'est jamais soucié de l'enfant, et la mère et l'enfant ont vécu une vie de misère. Ça n'a pas empêché le prêtre d'avoir une très belle carrière, finissant chanoine de la cathédrale, avec une nécrologie célébrant abondamment ses vertus dans le bulletin diocésain. Tu parles d'un saint homme !

Résultat, quatre générations d'anticléricaux. Le salut des âmes, tout ça...
images/icones/fleche2.gif  ( 930645 )Crise de politiquement correct ? par Cristo (2021-10-02 20:36:32) 
[en réponse à 930561]

Il y a des profils très bien dans votre liste, M. Roger ! Je ne vous ferai pas l'insulte de vous sussurrer lesquels.
images/icones/1y2.gif  ( 930664 )En fait, quand je relis vos lignes… par XA (2021-10-03 11:02:50) 
[en réponse à 930561]

Je les trouve vraiment monstrueuses et ignobles.
Cette façon d’agir est celle qui a prévalu pendant des lustres pour couvrir les actes les plus abjects.
Oh ! C’est confortable pour celui que l’on protège. On en trouve encore pour trouver des circonstances atténuantes aux défaillants, du fait de leur statut ou parce qu’ils sont « prêtres pour l’éternité » dans le cas de clercs.
Que de scandales pourtant.
Un jour ou l’autre, la poussière soigneusement cachée sous le tapis refait surface.
L’Église en fait l’expérience amère. L’automne s’annonce chaud.
En fin de semaine, on parlera vraisemblablement un peu moins de Zemmour à la télévision.
images/icones/fleche2.gif  ( 930671 )Les premiers chiffres du rapport ... par Cath...o (2021-10-03 11:58:29) 
[en réponse à 930664]

... de la CIASE (mon Dieu, quel acronyme affreux !) faisaient déjà les gros titres de BFM à l'aube. La mort de Tapie les a relégués dans les profondeurs d'internet, mais ils ressortiront bien vite ...