Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=930179
images/icones/find.gif  ( 930179 )Procès lundi de l'ex-école de l'Angelus par JVJ (2021-09-25 14:22:39) 

à Bourges.

Cette école avait été reconnue par le diocèse. On sait que le rectorat, aux ordres, y était allé de son enquête à charge. L'Etat n'a pas d'a priori favorable devant un tel type d'école...

La travail dissimulé est une accusation facile, car on sait dans l'Eglise et certaines associations, on bricole et on s'arrange dans l'intérêt de la structure quand elle est fragile, sans penser à mal. Des parents et des prêtres se dévouent pour tenir à bout de bras des écoles. C'est incompréhensible pour les bureaucrates de la laïque qui, de leur côté, n'ont jamais réglé les problèmes de harcèlement à l'école ou d'islamisme, le cirque phénoménale dans la plupart des classes, les notes trafiquées...

Nous verrons et les médias seront bien inspirés de dire à la fin des fins le résultat, surtout s'il n'y a rien. Or le mal est fait...
Si des enfants étaient des têtes de turc, difficile à prouver. Mais certaines méthodes un peu rudes n'ont rien à faire dans une oeuvre d'Eglise. Entre la pétaudière laxiste du public et le camp para-militaire, il devrait exister un enseignement rigoureux et formateur sans privation de repas ou humiliation. Un enfant mis à l'internat à 12 ans est à prendre avec précaution, surtout si on lui met un crucifix dans chaque salle.
On n'a en revanche plus le droit, et c'est dommage, de faire balayer la cour ou de faire laver une table qu'un élève aurait souillé. Des parents sourcilleux doivent considérer que les écoles hors contrat doivent aussi avoir le même caractère laxiste que le public, d'autant qu'ils paient !

Le Figaro et l'AFP (dont on sait ce que cela vaut)

Je suis surpris que les madrassas qui existent en France (métropole et Mayotte, par exemple) ne soient jamais l'objet d'enquête bien poussée. Apprendre ses versets à coup de trique est formateur chez certains. Et l'UNESCO s'émeut rarement des enfants martyrs à cause de la religion de leurs parents. J'ai lu cet été une longue étude sur les enfants tabassés par l'islam sénégalais, au su de tous.

Que les catholiques soient impeccables, surtout ceux qui ont la religion à la bouche du lever au coucher. Les cours d'histoire par exemple ne doivent pas faire l'éloge seulement des années 40 en France, or je sais que cela existe. Ce n'est parce que des profs du public louent 1789 et 1917, qu'il faut se venger dans l'autre sens. Un jour, certains enfants comprennent que la propagande existe aussi dans l'apologétique bas du front de certains catholiques, et si ces enfants sont formés, ils s'en vont de toute pratique.
Un prof d'histoire en école catholique ou à l'Université n'est pas d'abord catholique.
Or je crains que ce soit souvent cela, et surtout cela dans certains milieux qui se piquent de faire de l'Histoire.

Jean Delumeau dir., L'historien et la Foi, Fayard, 1996.

Livre d'une vingtaine de déclarations d'historiens chrétiens, loué par Cuchet. Je déteste Delumeau et ses vieilles marottes, sa méconnaissance du Moyen Age sur lequel il écrivait cependant en pontifiant. Les historiens conservateurs ou tradis ne sont pas interrogés. Chaunu ne répond pas à la question du livre et s'emporte dans des choses fumeuses. La contribution la plus intéressante est celle d'un Alsacien luthérien de stricte obédience. D'autres sont sans intérêt et Vatican II apparaît souvent, comme un mantra. Quand on fait de l'Histoire, on apprend à relativiser et à périodiser. On ne recrache pas des choses en bloc et on ne pose pas de grilles comme un philosophe ou un théologien.

J'avais croisé dans le train un jeune prêtre en soutane qui enseignait à l'Angelus, et la conversation avait été charmante. J'espère qu'il est actuellement heureux, là où il est. Des civils ont perdu aussi leur métier, et pas des farfelus, sans parler de la tache et de l'honneur provisoirement perdu.
images/icones/c_nul.gif  ( 930186 )débile par jejomau (2021-09-25 17:06:32) 
[en réponse à 930179]

Ce propos :

«Les enfants pouvaient rester.... plusieurs semaines sur une chaise, sans manger, à la vue de tous»


Ils sont peut-être même "rester plusieurs mois sur leur chaise, sans manger".. Allez savoir !
images/icones/fleche2.gif  ( 930195 )Qu'en est devenu son aumônier ? par AVV-VVK (2021-09-25 21:00:28) 
[en réponse à 930179]

N' était-il pas un membre de l' IBP ?
images/icones/neutre.gif  ( 930198 )Il était par Marie-France (2021-09-25 21:16:18) 
[en réponse à 930195]

jusqu'à cet été chez l'abbé de Durat en Vendée.
images/icones/c_nul.gif  ( 930202 )Bien triste de voir Me Doumic s'y impliquer par Cristo (2021-09-25 22:43:14) 
[en réponse à 930179]

Avec des arguments aussi c...
images/icones/neutre.gif  ( 930323 )Le procès de l'Angelus par Marie-France (2021-09-27 12:50:31) 
[en réponse à 930202]

est une nouvelle fois reporté en raison de l'hospitalisation de l'avocat d'un des avocats de l'abbé Spinoza
images/icones/carnet.gif  ( 933951 )procès ces jours-ci finalement par Cristo (2021-11-22 23:15:15) 
[en réponse à 930179]


prions pour que les juges soient justes ...



Bourges : l'abbé Spinoza devant les juges dans le procès de l'Angélus
Lundi 22 novembre 2021 à 17:04 - Par Michel Benoît, France Bleu Berry
Bourges

Le directeur de l'Angélus, l'institution catholique hors contrat, fermée par les autorités à Presly dans le Cher, en juin 2017 comparait pour violence habituelle et travail dissimulé. Deux enseignants sont également poursuivis pour violence sans incapacité.

Le directeur de l'Angélus a répondu aux nombreuses questions de la présidente du tribunal correctionnel de Bourges

Le procès du directeur de l'Angélus, une institution catholique hors contrat du Cher fermée par les autorités à Presly, a débuté ce mardi devant le tribunal correctionnel de Bourges. Son ex-directeur, l’abbé Régis Spinoza, et deux surveillants comparaissent pour violence habituelle et travail dissimulé. Devant la cour, l'abbé Spinoza a tenté de démontrer que la violence, les brimades et les conditions d'hébergement difficiles avaient été exagérées par certains enfants et leurs familles.

Qu'il aille en prison

L'enquête a désigné une cinquantaine d'enfants victimes mais on ne compte que quatre parties civiles à l'audience, comme cet élève qui a passé deux ans à l'Angélus qui s'exclame, "Qu'il aille en prison. Qu'il subisse à son tour, ce qu'il nous a fait subir : ne pas manger et vivre dans le froid." Le jeune homme assiste à l'audience avec ses parents, "tous les lundis quand je l'emmenais, il pleurait " se rappelle sa maman. "Ce n'est pas digne que le directeur soit encore abbé ! Le pire, c'est qu'il prenait notre enfant par l'épaule pour le réconforter. Il cachait très bien son jeu. Lors de l'entretien pour l'inscription de notre enfant, il ne nous a jamais dit qu'il allait le gifler ou le battre, sinon, on ne l'aurait jamais inscrit. On a eu confiance, et on a été trahis."

L'avocat de l'abbé remet en cause les faits

Le directeur de l'Angélus reconnait avoir donné quelques claques parfois, mais de manière ponctuelle. Pour son avocate, Me Lamoure, les témoignages à charge ne sont pas étayés, "vous n'avez pas de date, vous n'avez pas de fait précis. Les conditions d'audition de ces enfants sont très contestables. Ce que reconnait l'abbé, c'est que c'était des enfants très compliqués. Ils étaient placés dans un établissement privé, catholique, avec des règles. Il ne reconnait absolument pas des violences habituelles, telles qu'elles sont rapportées. Un établissement privé fera de l'éducation en plus de l'instruction. Un établissement public ne fait que de l'instruction."

Une "pédagogie de la trouille"

Et pour l'abbé Spinoza, donner parfois une gifle relève d'un acte d'éducation. La présidente du tribunal a évoqué une "pédagogie de la trouille". C'est une expression utilisée par certains enfants dans leurs dépositions, entendez par là, une violence qui aurait été institutionnalisée à l'Angélus. L'abbé Spinoza, en longue soutane noire à la barre, relativise.

Il reconnait avoir donné quelques coups de pied aux fesses, parfois une gifle mais de manière ponctuelle. Pareil pour la brimade du poireau : l'élève reste isolé plusieurs heures, près de la vie scolaire, parfois une journée entière debout les mains sur la tête, affirment certains enfants. A peine une heure ou deux, reconnait l'abbé. Des vers dans le fromage ou la brioche ? "C'est arrivé une seule fois", clame le directeur de l'Angélus, d'ailleurs les autorités n'ont délivré aucun pv sanitaire argumente Me Lamoure pour la défense.

L'abbé est prolixe : il bat en brèche chaque accusation. Les salles peu chauffées ? La chaudière était sous-dimensionnée, elle a d'ailleurs été changée. Quant au ménage que les jeunes devaient faire tout au long du weekend ? "Là encore ils exagèrent, ce n'est pas possible puisqu'ils devaient aller à la messe et faire leurs devoirs." Le procès se poursuit ce mercredi.


https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/bourges-l-abbe-spinoza-devant-les-juges-1637596720