Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=929741
images/icones/neutre.gif  ( 929741 )Connaissez-vous Dietrich von Hildebrand ? par Meneau (2021-09-21 01:05:09) 

En faisant des recherches pour XA, je découvre Dietrich Von Hildebrand, 1889 - 1977


Le pape Pie XII a qualifié Hildebrand de "docteur de l'Église du vingtième siècle". Le pape Jean-Paul II a également beaucoup admiré l'œuvre de Hildebrand, faisant remarquer une fois à sa veuve, Alice von Hildebrand, "Votre mari est l'un des grands éthiciens du XXe siècle". Benoît XVI a également une admiration et une considération particulières pour Hildebrand, qu'il a connu en tant que jeune prêtre à Munich. Le degré d'estime du pape Benoît XVI est exprimé dans l'une de ses déclarations sur Hildebrand : "Lorsque l'histoire intellectuelle de l'Église catholique au XXe siècle sera écrite, le nom de Dietrich von Hildebrand figurera en bonne place parmi les figures de notre temps."

Critique virulent des changements apportés à l'église par le concile Vatican II, Hildebrand devient vice-directeur de la Chiesa viva de Luigi Villa et supporte particulièrement mal la nouvelle liturgie : "En vérité, si l'un des diables de "The Screwtape Letters" ["Tactique du diable", en français] de C. S. Lewis avait été chargé de la ruine de la liturgie, il n'aurait pas pu mieux s'y prendre."

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)


SOURCE

Est-ce que quelqu'un a déjà lu une de ses oeuvres ?

On trouve un court texte de lui en anglais sur la nouvelle messe ICI

Cordialement
Meneau

images/icones/fleche2.gif  ( 929742 )Oui par Gereo (2021-09-21 02:12:49) 
[en réponse à 929741]

De lui, j'ai lu Le cheval de Troie dans la Cité de Dieu et La Vigne ravagée.

C'est dans ce dernier livre (au chapitre VIII intitulé "La grande déception") que l'on trouve une attaque en règle de la nouvelle liturgie avec cette phrase que vous mentionnez faisant allusion au roman de C.S Lewis.
images/icones/neutre.gif  ( 929749 )La Vigne ravagée, de Dietrich von Hildebrand par Diafoirus (2021-09-21 08:37:00) 
[en réponse à 929742]

En 1973, le philosophe allemand Dietrich von HildebrandLa publiait un livre au titre explicite : The Devastated Vineyard. Cette vigne, c’était celle du Seigneur, c’est-à-dire son Église, alors sous la conduite du Pape Paul VI. Philosophe, Hildebrand ne se contentait pas de dresser un constat ni d’élever des plaintes devant le ravage que subissait l’Église visible. Il en analysait les causes et il explorait la portée des effets, le tout porté par une foi profonde et une assurance donnée par la fréquentation assidue de la sagesse. Publié une première fois en France en 1983, La Vigne ravagée vient d’être réédité par les éditions Dominique Martin Morin, 35 ans après le décès de l’auteur dans l’État de New York aux États-Unis.

par Christophe Saint-Placide

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Mais l’un des aspects les plus passionnants du livre – et, étrangement d’une criante actualité – concerne ses propos sur la nouvelle liturgie. Dietrich von Hildebrand dénonce notamment la mise à sac de l’Année liturgique, semblant répondre ainsi, des décennies à l’avance, à ceux qui aujourd’hui veulent modifier l’année liturgique de la forme extraordinaire (cf. mon précédent article).

Très justement, le philosophe remarque : « Pourra-t-on croire que la communion avec les contemporains puisse être renforcée par le fait même que sera affaiblie la communion avec les saints des temps passés ? » Il semble aujourd’hui que de bons évêques, des prêtres apôtres et plein de miséricordes, des moines ardents, le pensent.

Hildebrand souligne également que la messe n’est pas le lieu pour découvrir la richesse et l’étendue des Saintes Écritures. « La raison d’être de la lecture de l’Épître et de l’Évangile au cours du Saint-Sacrifice de la messe, écrit-il, est bien plutôt de préparer spirituellement notre âme au sacrifice et à la communion. Nous ne sommes pas là pour apprendre, mais pour nous laisser pénétrer dévotieusement de la lecture de la Révélation. »

L
a structure organique de la liturgie traditionnelle

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https://www.riposte-catholique.fr/archives/90164ICI
images/icones/carnet.gif  ( 929759 )« La Communion à la main devrait être interdite » (8 novembre 1973) par Vianney (2021-09-21 09:30:04) 
[en réponse à 929741]

Il ne fait aucun doute que la communion à la main est l’expression de cette tendance à la désacralisation au sein de l’Eglise en général et d’un manque de respect, lorsque l’on approche de la Sainte Eucharistie en particulier. Le mystère ineffable de la présence réelle du Christ dans l’hostie consacrée nécessite une attitude de profonde déférence. (Saisir le Corps du Christ dans nos mains qui ne sont pas consacrées, comme si c’était juste un bout de pain est en soi une chose profondément irrespectueuse et néfaste pour notre Foi) Avoir affaire avec ce mystère infini comme si nous avions simplement affaire à rien d’autre qu’un bout de pain, chose que nous faisons naturellement tous les jours avec du simple pain, rend plus difficile la pleine expression de la Foi en la présence réelle du Christ. Un tel comportement envers l’hostie consacrée érode notre Foi en la présence réelle et renforce l’idée qu’il ne s’agit que d’un simple symbole du Christ. Prétendre que recevoir le pain dans les mains permet de se rendre compte de la réalité du pain est un argument absurde. La réalité du pain n’est pas ce qui importe, même un athée peut le constater. C’est uniquement le fait que l’hostie est réellement le Corps du Christ qui importe.

Les arguments défendant la Communion dans la main se fondent sur le fait que cette pratique remonte aux premiers temps du Christianisme ne sont pas réellement valables. Ils font fi des dangers inhérents à la réintroduction de cette pratique de nos jours. Le Pape Pie XII condamnait très clairement et sans ambigüité l’idée que l’on puisse réintroduire de nos jours des coutumes du temps des catacombes (Période de l’Eglise primitive sous la persécution). Nous devons par contre renouveler les âmes des catholiques contemporains de cet esprit de ferveur et cette dévotion héroïque que nous trouvons dans la Foi des premiers Chrétiens et de tant de martyrs issus de leurs rangs. Mais adopter simplement leurs coutumes c’est encore autre chose ; ces coutumes ont une toute autre fonction aujourd’hui et nous ne pouvons ni ne devons simplement les réintroduire.

A l’époque des catacombes le danger de désacralisation et d’irrévérence qui sévit aujourd’hui n’existait pas. La distinction entre le séculaire et la Sainte Eglise était constamment présent dans l’esprit des Chrétiens. Ces coutumes qui ne présentaient aucun danger à l’époque constituent un grave danger pastoral de nos jours.

Observons maintenant combien Saint François considérait l’extraordinaire dignité du Prêtre qui résidait exactement en ce qu’il pouvait toujours le Corps du Christ de ses mains consacrées. Saint François disait : « Si je devais rencontrer en même temps un Saint résidant au Paradis et un pauvre Prêtre, il conviendrait que je présente en premier lieu mes respects au Prêtre et que j’embrasse rapidement ses mains. Ensuite je dirais : Attendez, Saint Laurent, les mains de cet homme touche le Verbe Vivant et possède un bien qui surpasse tout ce qui est humain. »

Quelques uns diront : Saint Tarcisius n’a-t-il pas bien donné la Communion alors qu’il n’était pas Prêtre ? Pourtant nul ne s’est scandalisé alors qu’il avait touché de ses mains les Hosties consacrées. Et de nos jours un laïc est autorisé à donner la Communion, en cas d’urgence.
Mais cette exception en cas d’extrême urgence n’est pas quelque chose qui implique un manque de respect pour le saint Corps du Christ. C’est un privilège justifié par l’urgence qui ne devrait pas être accepté sans avoir le cœur tremblant (et doit rester un privilège strictement réservé pour une urgence).

L’enseignement traditionnel de l’Eglise et le Code du Droit Canon de 1917 nous le dit.

Plus particulièrement :

Canon 845, § l déclare que le ministre ordinaire de la Sainte Communion est uniquement le Prêtre. Canon 845, § 2 déclare que le ministre extraordinaire ne peut être que le Diacre.

Le livre de théologie sacramentelle, L’Administration des Sacrements (édition de 1963) de Nicholas Halligan, O.P., explique :

« C’est un enseignement des plus certains que seul le Prêtre est le ministre ordinaire de la Saint Communion » (Nicholas Halligan, O.P., L’Administration des Sacrements, 1963, p. 107, Imprimatur : Cardinal Spellman)

« Seul le Prêtre a le droit exclusif de délivrer le Saint Viatique, aussi bien en public qu’en privé à un malade, qu’il soit de sa paroisse ou non. » (p. 108)

« De par son ordination le Diacre est le ministre extraordinaire de la Sainte Communion, sous réserve d’autorisation de l’Ordinaire du lieu ou du Prêtre conféré sous réserve d’un motif sérieux, mais cette permission peut être présumée en cas de besoin. Hors de la stricte nécessité un Diacre ne pourra en aucun cas se justifier d’avoir agi ainsi sans permission. » (p. 108)

Mais il y a une grande différence entre le cas où l’on est exceptionnellement autorisé à toucher l’hostie consacrée de nos mains non consacrées et celui on l’on reçoit la Communion dans la main en toute occasion. Être autorisé à toucher l’hostie consacrée de ses mains non-consacrées représente un privilège qui doit nous inspirer une crainte réelle. Si recevoir la Saint Communion dans la main devient la forme normale, alors cette attitude irrespectueuse travaille à l’érosion de la Foi en la présence réelle du Christ.

C’est tenir pour acquis que tout le monde peut recevoir l’hostie consacrée dans ses mains. Le laïc à qui il est donné ce grand privilège, pour des raisons spéciales, de toucher l’hostie a évidemment le droit. Mais il n’y a aucune raison pour recevoir la Communion dans la main : il s’agit uniquement d’un esprit immanent de familiarité inacceptable avec Notre Seigneur.

Premièrement, il y a beaucoup plus d’occasions que des parcelles, même infimes, de l’hostie consacrée puissent tomber. Dans les temps anciens le Prêtre observait avec grand soin qu’aucune parcelle ne tombe sur le sol, et si cela arrivait il prenait alors immédiatement le plus grand soin à ramasser et consommer avec déférence chaque parcelle sacrée. De nos jours, sans raison apparente, certains désirent exposer plus encore l’hostie consacrée à ces dangers. Ceci alors que de nos jours l’hostie est faite pour ressembler de plus en plus à du pain et s’effrite plus facilement.

Deuxièmement, et c’est un problème incomparablement plus grave, le risque qu’un communiant, lorsqu’il ne reçoit pas l’hostie consacrée dans sa bouche, la mette dans sa poche ou la cache d’une quelconque autre manière et ne la consomme point. C’est malheureusement ce qui arrive de nos jours où le satanisme connait un certain regain d’activité. Il est de notoriété que des hosties consacrées sont revendues pour des usages blasphématoires. A Londres le prix à l’unité peut atteindre 30 £, ce quoi peut nous rappeler les 30 pièces d’argent que Judas à reçu en livrant Notre Seigneur.

Est-il concevable qu’à défaut de prendre les mesures les plus scrupuleuses pour veiller sur la Très Vénérable Hostie Consacrée, qui est le vrai Corps du Christ, Dieu fait homme, contre toutes les sortes de sévices possible, qu’il y ait tant de gens qui désirent exposer le Corps du Christ à ces risques ? Avons-nous oublié l’existence du diable « qui erre en cherchant qui il pourrait dévorer » ? Son œuvre dans le monde et dans l’Eglise n’est-elle pas suffisamment visible ? Qu’est-ce qui nous donne le droit de présumer que des sévices envers l’Hostie Sainte n’auront pas lieu ?

Plus grand sera notre respect et plus grand sera notre amour, plus grande sera notre prise de conscience de l’infinie sainteté de l’Eucharistie ; plus grande sera notre horreur qu’elle puisse être souillée, et plus grande sera notre ardeur à la défendre des souillures blasphématoires.

Pourquoi, pour l’Amour de Dieu, la Communion à la main devrait-elle est introduite dans nos églises alors qu’il est évident qu’elle est pastoralement néfaste, lorsqu’elle n’engage pas à adopter une déférence à la hauteur de ce que nous recevons, et lorsqu’elle expose l’Eucharistie à toutes ces terribles sévices diaboliques ? Ainsi n’y a-t-il vraiment aucun argument sérieux pour la Communion dans la main, alors que les arguments contre sont des plus graves.

Source : https://constantiam.wordpress.com/tag/protestantisme/
 
images/icones/livre.gif  ( 929760 )Ses ouvrages dont la Vigne ravagée par Anne Charlotte Lundi (2021-09-21 09:30:49) 
[en réponse à 929741]

Dans La Vigne ravagée Dietrich von Hildebrand expose clairement, les erreurs fondamentales de l'« esprit post-conciliaire » notamment, et présentées, de nos jours, comme un moyen d'atteindre les hommes modernes à qui ont ne pourrait plus présenter l'enseignement de l'Église dans sa forme antérieure.

En second lieu, il démasque les erreurs plus cachées et subtiles qui se sont introduites, le plus souvent, sous des titres attrayants et apparemment nobles, et dont le danger n'est pas toujours perçu, même par des catholiques croyants. Il traite aussi du réveil de beaucoup de gens, de tout ce qui doit nous remplir d'espérance dans les circonstances actuelles, de l'opposition à la falsification du véritable esprit de l'Évangile et de la Sainte Église, qui grandit chaque jour.

Plus d'informations sur l'auteur sur Livres en Famille
images/icones/iphone.jpg  ( 929805 )Il est connu par Athanase (2021-09-21 15:36:56) 
[en réponse à 929741]

Il a pesté contre le crise de l’Église. Il me semble que Danielou avait préfacé - II approuvé - son livre sur La vigne ravagée.
images/icones/neutre.gif  ( 929893 )Oui j'avais lu à l'époque "le cheval de Troie dans la cité de Dieu" par jl dAndré (2021-09-22 09:50:46) 
[en réponse à 929741]

Un ouvrage remarquable !
Bien plus récemment, j'ai lu "la vigne ravagée" qui ne faisait d'ailleurs que reprendre en les amplifiant parfois ses critiques du "cheval de Troie".
Ce qui m'a stupéfié, c'est de voir qu'il était à ce point loué par les papes Jean-Paul II et Benoît XVI alors qu'il critiquait le concile Vatican II et les réformes post-conciliaires de façon tout aussi virulente que Mgr Lefebvre lui-même. Il y a là pour moi un grand mystère que je ne m'explique pas.