Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=928203

( 928203 )
le dernier édito d'Etudes par Réginald (2021-09-06 23:09:32)
La plume est aigre, le ton, polémique et le proposn affligeant....
On aimerait que les jésuites dénoncent avec autant de vigueur la déliquescence de notre monde et non qu'elle l'accompagne ....
Le 16 juillet 2021, paraissait la lettre apostolique sous forme de motu proprio du pape François, Traditionis Custodes, sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970. Cette lettre limite l’usage des rites liturgiques de la messe dite tridentine (ou messe autorisée par le pape Jean XXIII en 1962) en conférant à l’évêque du lieu l’autorisation de célébrer selon cet usage, et non plus en laissant à des fidèles la possibilité de demander une telle célébration. Comme toujours en matière « inflammable » des rites liturgiques, les réactions des milieux dits « traditionalistes » ne se sont pas fait attendre. Plus curieusement, Michel Onfray, éloigné de toute pratique religieuse et de toute croyance, selon ses propres dires, a formulé une critique radicale de la décision papale, reproduite dans Le Figaro du 19 juillet. Texte si excessif qu’il réclame une repartie parce qu’il est révélateur d’une ambiance anticatholique délétère en France.
On savait déjà qu’on peut tout se permettre en matière de grossièretés contre le catholicisme. Mais l’article d’Onfray dépasse les bornes de la décence, de la sottise et de l’ignorance. De la décence d’abord qui concerne aussi, et peut-être même essentiellement, une rédaction qui n’hésite pas à publier un tel texte, sans commentaire, sans explication, sans mise au point, ce qui revient à assumer pleinement les propos injurieux d’un polémiste. Indécence d’Onfray lui-même qui s’en prend au récent motu proprio en ne voyant dans les rites les plus sacrés (le sacrifice eucharistique, donc la messe) qu’un héritage à sauvegarder, un « patrimoine », alors qu’il s’agit d’un espace de louange et non d’un trésor à enfermer dans un musée. Or si le pape restreint fortement la pratique de la messe tridentine, il ne la supprime pas pour autant, mais il juge sa pratique habituelle contraire à l’unité de l’Église et autorisant toutes les oppositions au concile Vatican II. Onfray y voit une atteinte au patrimoine de notre civilisation : indécence d’un athée qui se permet des jugements déplacés et faux. « Le travail du pape », comme il dit vulgairement, est bien de veiller à l’unité et à mettre en garde contre les interprétations fallacieuses du Concile. Or, prétendre que ce Concile a « congédié tout sacré et toute transcendance » est une contre-vérité et une bêtise sans nom, à vrai dire un lieu commun répété sans intelligence. Il faut ne pas avoir lu les textes conciliaires pour avancer, sans preuves, une telle affirmation massive. À l’indécence s’ajoute la sottise : celle qui reproduit les clichés les plus éculés, comme d’opposer deux papes, Benoît XVI et François, en évoquant de manière caricaturale et grotesque un prétendu passé politique (antinazisme d’un côté, fascisme de l’autre) ; or ils ne cessent de proclamer haut et fort leur proximité dans leurs différences mêmes. Sottise encore de dénoncer la « rouerie jésuitique » chez le pape François sous prétexte qu’il a pris le nom du Poverello. On le voit : l’obscurantisme fait feu de tout bois, étranger qu’il est à la finesse intellectuelle. Ignorance enfin quand on considère une langue que plus personne ne parle, le latin, comme un témoin du sacré et de la transcendance. Autant dire que la transcendance tiendrait dans l’incompréhension, dans l’obscurité du langage, dans un jargon impénétrable, sauf aux yeux de quelques lettrés… Certes, le latin a ses lettres de noblesse, ni plus ni moins d’ailleurs que toute langue des hommes. Or, par l’incarnation du Christ, tout chrétien tient que la parole de Dieu se dit dans la langue des humains, dans les mots tout simples, comme le langage des évangiles, mots qui nous permettent la communication et la découverte de la beauté de la création et du Créateur, non dans une langue morte, estimable évidemment, mais qui n’est plus source du commerce entre humains. Le chrétien catholique tient aussi que la transcendance ne se signifie jamais plus que dans les visages, et les visages crucifiés ou blessés, entre autres dans ceux de ces réfugiés qu’Onfray regarde avec une distance supérieure. Il indique d’ailleurs par là à quel éloignement il se tient du message évangélique.
Au total, l’article d’Onfray démontre peut-être surtout qu’une certaine forme d’athéisme vulgaire étouffe l’intelligence et la sensibilité. Mais peut-être prouve-t-il aussi que le catholicisme reste une provocation vivante qui appelle une culture de l’esprit qui fait défaut aux polémistes superficiels. Est-on si loin d’un maurrassisme qui ne voit dans la religion qu’un patrimoine à sauvegarder ? Contre l’Église elle-même ?
https://www.revue-etudes.com/article/anticatholicisme-primaire-23684

( 928204 )
amusant par jejomau (2021-09-06 23:29:21)
[en réponse à 928203]
de voir les Jésuites passer du temps à répondre à Onfray, athée, qui se moque comme de l'an quarante du catholicisme
On aurait pu les penser préoccupés de leurs frères traditionalistes ou soucieux de leur état d'esprit. Non. Ce qui les préoccupe c'est ce que pense le "monde" de TC. C'est ce que dit le "monde" de TC et du pape.
Alors là, ça les tracasse... Que le "monde" ait pu rejoindre la cause des catholiques Traditionalistes contre François devant un texte aussi cynique et dur les perturbe

( 928205 )
Petit bijou de malhonnêteté intellectuelle... par Cristo (2021-09-06 23:30:37)
[en réponse à 928203]
... et quasi reductio ad hitlerum via la mention des clandos : après le jesuitisme du pape pointé par Onfray, Études nous en fournit une nouvelle illustration!
Merci pour ce moment, chers Jés' ...

( 928206 )
oui par Réginald (2021-09-06 23:40:07)
[en réponse à 928205]
Mutatis mutandis, c'est à peu près du même niveau que l'abbé Toulza dénonçant Valeurs Actuelles !

( 928208 )
On devrait les enfermer ensemble ! par Athanase (2021-09-06 23:46:00)
[en réponse à 928206]
J’imagine ce qu’il en ressortirait !

( 928242 )
Et Saint Ignace ? par Rothomagus (2021-09-07 11:22:33)
[en réponse à 928205]
Ce texte est en effet d'une mauvaiseté effarante.
Si c'était une œuvre d'art, il faudrait l'intituler : "Symptome du déclin jésuitique".
Ignorance enfin quand on considère une langue que plus personne ne parle, le latin, comme un témoin du sacré et de la transcendance. Autant dire que la transcendance tiendrait dans l’incompréhension, dans l’obscurité du langage, dans un jargon impénétrable, sauf aux yeux de quelques lettrés… Certes, le latin a ses lettres de noblesse, ni plus ni moins d’ailleurs que toute langue des hommes.
Elle est forte, celle-là !
Le latin est seulement la langue liturgique de l'Eglise latine depuis toujours. Une paille !
Le latin n'était pas plus la langue vernaculaire pratiquée par un peuple, tant hier, du temps de Saint Ignace, que de nos jours...
Saint Ignace n'était pas un affreux jojo ignorant. Nous mêmes non plus.
La catéchisme, ça existe. Les traductions sur le missel, aussi. Et encore plus aujourd'hui que du temps de Saint Ignace, où les livres coutaient cher.
Le clergé de l'époque de ce rédacteur a tout fait pour que le latin soit le moins utilisé possible. Les séminaristes ne l'apprennent presque plus. Et après, l'auteur de cet article a le culot de nous dire que la langue est élitiste et réservée à "quelques lettrés". Mais à qui la faute ?
Ce qui est amusant, c'est que le naturel jésuite est revenu au galop involontairement. Puisque par opposition, on en déduira que ceux qui ne connaissent pas le latin lui semblent illettrés.

( 928257 )
Inculturation par Roger (2021-09-07 13:00:50)
[en réponse à 928242]
Nos jésuites ne voient ils pas que le latin est aussi la langue mère du français ? Que le chant grégorien est aussi ancré dans notre culture ?
Voilà des théologiens qui s'enthousiasment pour le rite zaïrois ou la Panchamama mais ne pensent pas que nous ayons droit à la sauvegarde de nos traditions culturelles ?

( 928207 )
Les Jésuites n'ont plus de vocations en France par JVJ (2021-09-06 23:43:52)
[en réponse à 928203]
Ils ont été obligés de fusionner plusieurs provinces pour faire semblant d'exister encore pour une méga-province impensable encore dans les années 50...
Je me demande qui lit cette revue lamentable de longue date. Y. Raison et G. Cuchet y ont été débauchés ponctuellement, on se demande pourquoi.
Depuis quand un jésuite français dit du mal d'un philosophe matérialiste ?
Sans quelques asiatiques, les chiffres "français" des vocations de la Compagnie seraient pire encore.
J'admire beaucoup cet ordre au long de son Histoire, mais pas pour ce genre de prose.
J'ai connu un prêtre ouvrier jésuite qui ne disait sa messe que le dimanche, et en paroisse comme auxiliaire. Et il faisait lire le canon en partie par les enfants à l'autel avec lui. Et personne n'y trouvait à redire, certainement pas l'évêque qui est dit-on le maître de la liturgie. Ce jésuite était très sympathique par ailleurs, mais ce chauffeur de bus, à mes yeux, prenait le travail d'un père de famille. Ce que je raconte a à peine dix ans. Etre jésuite et prêtre pour conduire des bus, faut oser.
Si Les études sont aussi énervées, c'est que cela a touché juste. En principe, en bon jésuite conciliaire, on ne relève pas à ce point les fautes de son supposé adversaire et contradicteur. On se réjouit d'intéresser encore un peu...
Citez-moi un seul jésuite qui soit réputé pour ses travaux ou ses prédications, en France ? Encore une fois, la mort et le désert. Et on laissera les xavières avec leur pull des années 70.

( 928216 )
Il y a quand même plus de jeunes qu'à la Mission de France par Ptitlu (2021-09-07 00:55:01)
[en réponse à 928207]
Les braises, la flamme ne doit pas s'éteindre, tout ça.

( 928227 )
Portrait d'un Jésuite, ancien liseur par Ion (2021-09-07 08:31:06)
[en réponse à 928216]

( 928220 )
La gauche est morte par Jerailu (2021-09-07 05:02:05)
[en réponse à 928203]
vive la gauche.

( 928223 )
Encore bête et méchant, c'est toujours Paul Valadier sj, 88 ans par Gaspard (2021-09-07 07:42:55)
[en réponse à 928203]
Assez drôle, ce refus que des fidèles de base puissent demander la messe de toujours. C'est pô bien les communautés de base quand ça déplait à Monsieur le jésuite.
Assez drôle aussi, ce regret de la censure qui aurait due être appliquée à Michel Onfray. C'est pô bien la liberté d'expression quand ça déplait à Monsieur le jésuite.
Assez drôle enfin, cette référence à la finesses intellectuelle et aux textes de Vatican II de Monsieur le jésuite qui se croit manifestement encore en 1965. Mais après deux générations, 56 ans après ! on voit le résultat de Vatican II, si on ouvre les yeux... mais Paul Valadier les garde obstinément fermés. En 2021, ce n'est plus le moment de spéculer mais de regarder la réalité : 1,8% de pratiquants, âgés, en France. On reconnaît l'arbre à ses fruits. Un triste résultat auquel Monsieur le jésuite aura bien contribué.

( 928234 )
Traditionis Custodes est le texte qui fait diversion par Athanase (2021-09-07 10:18:27)
[en réponse à 928223]
Traditionis Custodes, c'est un peu comme en politique: quand cela va mal, que le navire tangue, il faut attirer l'attention sur autre chose... Faire diversion en utilisant un sujet sensible, capable de diviser, mais aussi de fédérer. Comme avec l'antiracisme qui a permis, dans les années 80, de faire oublier la gestion calamiteuse ou routinière de la mitterrandie au pouvoir. Alors on attire l'attention sur autre chose... Et le résultat ne se fait pas attendre ! La momie Valadier - plutôt des années 80 - réapparaît au grand miracle !
Alors que personne ne lui demandait son avis, TC permet de refaire vivre un "Jurassic park". On se replonge dans l'univers des années 70, dans les propos sirupeux et les dialogues foisonnants qui ne sont que des logorrhées ennuyantes... Et en oubliant au passage que le monde traditionnel est plus structuré, davantage aidé (les réseaux sociaux) que facilement destructible, nonobstant les coups portés ici et là.
La seule difficulté est que cela ne dure pas longtemps et qu'il faut vite revenir à la réalité.

( 928263 )
Tres bon cher Gaspard par Roger (2021-09-07 13:51:50)
[en réponse à 928223]
Merci beaucoup

( 928228 )
Pourquoi affligeant ? par Ion (2021-09-07 08:35:34)
[en réponse à 928203]
Bien au contraire, il fallait dénoncer l'absurdité du Figaro de laisser une tribune pour commenter un Motu Proprio à une personne éloignée volontairement de l'Eglise et de toute pratique religieuse.
Ion

( 928229 )
Ah bon, vous plaidez pour la censure et l'auto-référentialité ?! par Gaspard (2021-09-07 09:00:53)
[en réponse à 928228]
Où est passée l'ouverture aux autres, le dialogue, l'accueil inconditionnel de l'autre ? Vous plaidez pour qu'un des intellectuels les plus connus de France soit interdit de tribune sur tel ou tel sujet ? C'est ça la pastorale de François ?!

( 928231 )
Pas sur le principe ... par Ion (2021-09-07 09:23:21)
[en réponse à 928229]
... mais quand cette tribune se révèle excessive, caricaturale, grossière et révélatrice d'une méconnaissance du sujet, il est normal de dénoncer le choix du Figaro de laisser sa tribune à quelqu'un d'incompétent sur la matière traitée !

( 928239 )
non par Réginald (2021-09-07 11:13:38)
[en réponse à 928231]
L'argument de Michel Onfray est purement culturel. En soi, il est bien entendu insuffisant. Ce qui ne va pas en revanche, c'est que le père Valadier disqualifie cet argument au nom de la foi. On est typiquement dans une dialectique blondélienne qui oppose les défenseurs de la culture chrétienne à la foi comme en témoigne sa dernière phrase qui fait référence à Maurras.

( 928261 )
Onfray a touché très juste. Extraits choisis : par Gaspard (2021-09-07 13:26:50)
[en réponse à 928231]
Je viens de relire
la tribune d'Onfray. Non, elle ne mérite pas vos insultes disqualifiantes ni celles atrabilaires de Paul Valadier 88 ans et toujours aussi plein de ressentiment contre tout ce qui est catholique - cf sa réaction à l'élection de Benoit XVI.
Ainsi, Onfray écrit :
[François] ne manque pas de la rouerie jésuitique qui fait que, venant de la Compagnie de Jésus, il choisit pour nom de souverain pontife celui qui se trouve le plus à l’opposé des intrigues et des antichambres du pouvoir où les jésuites aiment à se trouver, à savoir celui de François d’Assise.
et :
Jorge Mario Bergoglio, chimiste de formation, vient du péronisme ; Joseph Ratzinger, théologien de formation, de l’antinazisme.
et :
Dans Summorum pontificum, Benoît XVI libéralisait la messe dite de Pie V. Dans Traditionis custodes, François efface cette libéralité. Benoît XVI voulait dépasser le schisme avec les traditionalistes, François va le restaurer en prétextant bien sûr, jésuite un jour, jésuite toujours, qu’il entend de cette façon réunir ce qu’il sépare.
et :
les religieux qui conservent le rite latin ne connaissent pas la désaffection,mieux, ils remplissent les séminaires. Le pape François préfère les églises vides avec ses thèses que pleines avec celles de Benoît XVI.
et :
Séparer n’est-ce pas la fonction dévolue… au diable? L’étymologie témoigne. Si j’avais la foi catholique, je ne pourrais m’empêcher de penser à l’Épître de Jean qui dit: «Tout esprit qui divise Jésus-Christ n’est point de Dieu ; et c’est là l’Antéchrist, dont vous avez entendu dire qu’il doit venir ; et il est déjà maintenant dans le monde.» (I.4:3).
et :
Ce qui se joue dans cette affaire, c’est la suite de Vatican II, autrement dit l’abolition du sacré et de la transcendance. La laïcisation du rite réduit à une liturgie dont La vie est un long fleuve tranquille a montré toute la puissance avec son curé cool qui joue de la guitare et chante bêtassement «Jésus, Jé-é-é-é-sus, reviens». On peut préférer le chant grégorien sans être pour autant un nostalgique de Vichy…
et :
les chrétiens élaborent l’herméneutique populaire, pour les fidèles à qui l’on raconte des histoires à déchiffrer avec l’histoire sainte. Notre civilisation de l’image, de la raison explicative, de la philosophie séparée de la théologie, procède de ce monde-là.
La messe en latin est le patrimoine du temps généalogique de notre civilisation. Elle hérite historiquement et spirituellement d’un long lignage sacré de rituels, de célébrations, de prières, le tout cristallisé dans une forme qui offre un spectacle total - un Gesamtkunstwerk,pour utiliser un mot qui relève de l’esthétique romantique allemande.
et enfin :
Pour ceux qui croient en Dieu, la messe en latin est à la messe du Long fleuve tranquille celle que semble affectionner le pape François, ce qu’est la basilique romaine contemporaine de saint Augustin à une salle polyvalente dans une barre d’immeubles à Aubervilliers: on y chercherait en vain le sacré et la transcendance.
Bien sûr, Onfray est excessif car on peut toujours trouver une messe de Paul VI correctement célébrée - mais Onfray est également très indulgent car l'étude des textes du missel de Paul VI montre leur très grande faiblesse - voir le livre à paraître cette fin de mois
ici.

( 928258 )
Absurdité ? par Roger (2021-09-07 13:04:33)
[en réponse à 928228]
Quand un eveque explique que l islam n est pas violent...est il plus légitime qu un philosophe français qui explique que la forme extraordinaire ancrée dans notre culture - tout comme l art gothique ou roman...
Allez vous interdire aux francs-maçons de défendre l architecture gothique ?

( 928232 )
Le lien direct par AVV-VVK (2021-09-07 10:05:38)
[en réponse à 928203]

( 928233 )
Un édito qui ne grandit pas la Compagnie par vistemboir2 (2021-09-07 10:14:33)
[en réponse à 928203]
On attendait autre chose qu'une réponse polémique de vieillard aigri, là où il fallait une réplique intelligente et argumentée, façon défense et illustration de la religion catholique - mais les fils de saint Ignace le sont-ils encore ? - : elle est bien à l'image de leur maître romain, l'esprit corporatiste ayant pris le dessus sur l'esprit évangélique.
Bref, l'édito de la revue Esprit en manque cruellement et m'incite à relire Pascal !...

( 928235 )
Pardon, je voulais dire revue Études par vistemboir2 (2021-09-07 10:19:24)
[en réponse à 928233]
mais il est vrai que les deux revues ne sont pas intellectuellement si éloignées. Quant à la revue jésuite, son édito dément le titre : encore moins d'"études" que d'"esprit"...

( 928253 )
ni le rédacteur en chef des Études François Euvé sj par Gaspard (2021-09-07 12:43:38)
[en réponse à 928233]
qui a pris la décision de publier le texte acariâtre de Paul Valadier sj 88 ans en édito, ouvrant donc la livraison de septembre sur une page de haine - mais la haine anti-tradis paraît donc une bonne action. Études, la revue la plus anti-tradi de France ? Comme jadis La Croix se vantait d'être le journal le plus antisémite de France ? La cible change, mais le mécanisme de pensée reste le même.
En revanche le même François Euvé laisse publier dans le même numéro une longue recension du roman "Les amants de Jésus", tout un programme. La recension décrit le sujet du roman : un novice jésuite vivant mal son homosexualité, et la recension ne manque pas de déplorer l'attitude de l'Église envers les homosexuels et de demander un changement. On dirait que pour toute une partie de l'Église aujourd'hui la charité ne doit s'exercer qu'envers les homosexuels. Les autres, les tradis par exemple, on peut leur cracher dessus.
La livraison d'Études de septembre conspue les traditionalistes et met donc ceci en valeur :


( 928250 )
Etudes s'oppose donc à Vatican II et critique le pape François par Regnum Galliae (2021-09-07 12:31:11)
[en réponse à 928203]
D'après eux, il faudrait être catholique pratiquant pour avoir un avis légitime et intéressant ?
En outre, on les sent moins gênés quand l'athée Scalfari répand dans la Repubbblica les plus effroyables hérésies en les attribuant (faussement je suppose) au pape !

( 928267 )
Pas étonnant de la part des Etudes et des Jésuites par baudelairec2000 (2021-09-07 15:36:22)
[en réponse à 928203]
Le monde est déliquescent, mon cher Réginald. Mais les Jésuites le sont encore plus, cela bien avant le début de la Modernité.
Leur spécialité: couper les cheveux en quatre. Leur vice profond: le volontarisme - j'en veux pour preuve les Exercices de Saint Ignace qui laissent peut de place à la grâce divine. Résultat: à peine un siècle tout au plus après leur création, les voilà embourbés dans une polémique interminable, polémique qu'ils ont sinon créée du moins aggravée: le Jansénisme. Sans jésuites pour mettre de l'huile sur le feu, il n'y aurait peut-être pas eu de querelle; on peut même dire que la face d'une partie du monde, de la France en particulier,eut été changée. Pas de collusion en effet entre les Gallicans, les Jansénistes et les Philosophes des Lumières pour saper l'autorité de l'Eglise et le pouvoir royal. Les Jésuites ont eu leur récompense: la dissolution de leur compagnie.
A leur actif, cela n'est pas à négliger: leurs missions, notamment en Amérique du sud.
baudelairec2000 à peine de mauvaise foi.

( 928283 )
La grâce divine par jean-marie dobrée (2021-09-07 17:56:21)
[en réponse à 928267]
Vous écrivez : "les Exercices de Saint Ignace qui laissent peut de place à la grâce divine"
Elle est bien bonne, celle-là, comme la faute d'orthographe.
Trente jours, quatre à cinq heures d'oraison chaque jour, cela met en œuvre un grand volontarisme, en effet.